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 Job : La cueillette !

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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Dim 13 Juin - 15:04

Liam laissa ses collègues faire leur caca nerveux dans leur coin, filant le plus vite que lui permettait sa mauvaise maitrise de son corps vers le marais. Ils devaient probablement se sentir trahis, délaissés, ils n'avaient à n'en pas douter l'impression que le chien de prairie leur laissait tout le boulot sauf que... soyons réalistes. Yoru et Melena n'avaient rien fichu pour le premier ingrédient. Pire que ça, le varan avait refusé de bosser, de peur de se faire mal. Et maintenant il les entendait persifler dans son dos parce qu'il faisait la même chose : la bonne blague !

A quoi servait d'avoir des dents pointues quand on refusait de faire le moindre effort lorsqu'il présentait un risque ? A quoi servait d'être l'animal le plus imposant quand on était capable que de porter un sac à dos et de rebondir ? Ils n'étaient probablement même pas capables de récupérer le matériel dans le sac sans son aide. C'était d'un pathétique...

L'odeur soufrée se faisait de plus en plus présente, au point d'en donner mal au crâne au taulard. Il n'y avait pas de doute, il touchait au but. Les premiers trous d'eau putride commençaient à se dessiner entre les branches, avec leur lot d'insectes bourdonnant, de vapeurs fétides et d'étranges lueurs. Le brouillard qui régnait dans ce coin de la forêt donnait l'impression que la nuit était tombée tant les rayons solaires avait du mal à le percer. C'était le moment de ralentir l'allure et de faire attention où l'on posait les pattes. On était jamais trop prudent.

Le rongeur se faufilait entre les roseaux et autres plantes non identifiées telle une anguille, manquant de temps à temps de faire un plongeon dans les eaux boueuses. Il finit par repérer les lumières rougeâtres qu'il avait vu de son perchoir et s'en approcha avant d'afficher ce qui devait être un sourire en version chien de prairie. Ça ressemblait comme deux gouttes d'eau au dessin qui figurait à côté de la légende « tige de feu ». Son intuition avait donc été la bonne...

Liam toucha le plan du bout d'une griffe, s'attendant à voir la plante lui exploser au visage mais elle ne lâcha qu'un sifflement de cocotte minute. Bon, après tout il fallait bien la cueillir, il n'avait pas le choix. Les notes ne signalaient pas de danger particulier alors que les amanites avaient été notée venimeuses. Les druides ne s'étaient probablement pas amusés à mettre la moitié des indications, il ne devait donc pas y avoir de risque à couper les tiges avec les dents.

- Qui ne tente rien n'a rien...

Le chien de prairie de pencha après avoir déposé le sachet qu'il tenait entre ses dents et précautionneusement coupa la tige à l'aide de ses longues incisives. Un jet de vapeur tiède au goût soufré s'échappa lorsque la tige de feu fut sectionnée mais mis à part un désagréable arrière goût aucune mauvaise chose n'arriva. Liam en coupa donc quelques autres afin de les glisser dans le sachet qu'il reprit en bouche, prêt à retrouver ces deux tirs au flanc qui avaient avalé des manuels de botanique.

Il se remit donc en route, sans perdre en prudence mais ce qui devait arriver arriva : il croisa quelqu'un. Ou plutôt quelque chose. Une bestiole pleine de poils, de dents et de griffes jaillit d'un trou d'eau alors qu'il le contournait, avec la ferme intention de faire du taulard son quatre heure. Tout ça était loin d'être dans les projets d'avenir de Liam qui poussa le célèbre cri du chien de prairie par pur réflexe ce qui eut pour effet de faire sursauter le prédateur qui revint malgré tout rapidement à la charge. Le tueur n'eut plus alors en tête que courir, courir, se relever, courir, esquiver des coups de dents mais surtout courir.

Après une folle course poursuite, le rongeur finit par quitter le marais et la bestiole inconnue stoppa là sa poursuite au grand soulagement du trentenaire. Il avait plus l'habitude d'être la proie depuis un petit moment et ce retour aux sources était loin d'être de son goût. Après avoir reprit son souffle il se hâta de rejoindre le lieu où il avait laissé le kangourou et le varan qui avaient... bah tiens... disparus. Avec ses boules de gui en plus. Bien la première fois que quelqu'un se permettait de se tirer avec ses boules, ça se passerait pas comme ça.

Heureusement le hasard faisait bien les choses, et les kangourous n'étaient pas du tout taillés pour vivre en forêt. Suivre la trace de Yoru était donc d'une simplicité enfantine : il suffisait de suivre les buissons écrabouillés, l'herbe piétinée et les énormes traces de pattes laissées dans le sol humide. Liam ne mit donc pas longtemps avant d'apercevoir les silhouette de Monsieur inutile et Madame froussarde, en pleine discussion sur la manière de s'y prendre pour cueillir des amanites-tue-mouche. Comme d'habitude le varan refusait de prendre des risques et le kangourou ne semblait pas fait pour ce job. Liam avait presque envie d'enfiler une cape et de bondir en proclamant que leur héros était arrivé.

A défaut d'une entrée théâtrale, il se contenta de rétorquer comme si de rien était dans le dos de ses comparses :

- Suffit de les mettre dans des sachets puis dans le sac à dos. Allez, ne me dites pas que je suis la seule personne à pouvoir le faire non ? Déjà que je me suis tapé deux ingrédients à moi seul...
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Yoru Nakatomi
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Mer 16 Juin - 2:52

Yoru n’était pas dupe, il reçu la 1ere réflexion de Melena, à l’allure ou elle commença sa phase, il pu aisément la finir comme s’il avait lu dans ses pensées (mais bon c’était évident) :

-On est mal barré… c’est ça ?

Melena avait la fâcheuse manie de ne pas pouvoir s’empêcher de sortir des remarques tranchantes et blessantes à tout va et à tout le monde (en particulier l’asiatique), tout comme Yoru ne pouvait s’empêcher, dans une phrase, de caser des « bordel », « conneries » et des « putain » à tout bout de champs. C’est pour dire !! >.< Le kangourou Souria, ce n’était pas bien méchant cette fois. Il avouait intérieurement qu’il n’était pas très fort en ce qui concernait le sens de l’orientation et tout le sujet botanique sur les champignons. A vrai dire, il redoutait, les champignons, tous colporteurs de nombreux microbes affreux !! O__o Malheur !

Le sac dérangeait Yoru qui n’arrêtait pas de bouger. Ses petits sauts faisaient rebondir le sac qui tapait son dos à chaque fois ce qui était, pour l’animal, fort désagréable. Mais comme il ne servait qu’a tout porter tel un âne, il ne se plaignait pas et avançait avec le peu de grâce et de légèreté qu’il pouvait donner de sa personne. Sa démarche était lourde et pas encore bien assurée, en somme c’était un kangourou bancale quoi..

Yoru faisait comme il pouvait et avançait sur ce chemin qui devenait de plus en plus ombragé, il observait d’un air intrigué (sourcil relevé ô__O), Melena qui s’amusait à éviter les zones exposées au soleil, cette vision du varan inquiet d’attraper des coups de soleil le faisait marrer intérieurement. Déjà qu’elle était pale comme un c*l en temps normal.. enfin bref !! Il lança a Melena qui mettait tout ses points de réflexions à débattre à haute voix :

-Je sais pas où t’as apprits tout ça mais apparemment t’en connais un rayon en botanique.. Il nous faut une 15ène de pied j’crois, ou moins je sais pu. Euhh bah pour mon sac, j’préfèrerai pas le retirer de mon dos parce que j’pourrai pas le remettre après, j’ai les bras trop courts ! C’est rigide un kangourou n’empêche, enfin au niveau du buste..


Le chien de prairie arriva alors pour faire une énième remarque à la manière d’un sauveur, on y croyait tous -__- ! Yoru le trouva.. il n’avait pas l’adjectif approprié pour le qualifier tellement il était exécrable, égocentrique, vantard et méprisant donc méprisable ! Le kangourou répliqua alors :

-T’as pas entendu c’ke j’viens de dire ? J’ai pas choisi ma transformation alors oui je sert juste à porter le sac, mais j’aimerai bien t’y voir toi ! Avec la taille et le poids k’tu fais, c’ke ça donnerai une fois que tu serai en dessous ! Tiens vas-y mets ton sachet dans le sac et profites-en pour mettre ça aussi !

Le kangourou prit de sa poche, les mandragores trouvées précédemment et les posa au sol devant le chien de prairie. C’était lui, il fallait l’avouer, l’animal le plus habile d’entre eux 3. Yoru en profita pour faire une pause, il n'avait pas arrêté de sautiller depuis tout à l’heure, ça crevait à la fin..
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Mer 16 Juin - 4:47

Melena continuait de scruter les alentours de sa vue aiguisée, l’allure plus lente pour ne pas rater un groupement de champignons au passage. A ses cotés, le kangourou qui sautillait à sa hauteur finit par répondre à ce qu’elle avait avancé.

- Bah… j’adorais juste passer de longs moments en forêt plus jeune. Et… quand la plupart des enfants de mon âge lisaient des romans, moi j’ouvrais des livres de botanique… et je t’interdis de dire que je suis bizarre !

Elle n’eut pas le temps de poursuivre, puisque leur collègue chien de prairie fit remarquer sa présence avec une remarque des plus malvenues. L’irlandaise fit volte face pour s’approcher de lui.

- Bah faut croire que si, on ne peut pas tous avoir pris l’apparence d’un gros rongeur. Bravo pour les tiges.

La jeune fille se retint d’ajouter qu’elle ne pensait pas le revoir vivant pour se contenter de prendre vivement dans sa gueule la fiche d’indications que tenait le taulard et s’en aller poursuivre la route qu’elle avait entamé quelques instants auparavant avec Yoru. Après tout, pourquoi chercher à discuter avec lui ? Il estimerait toujours avoir raison et l’heure n’était pas aux discussions de sourds. Si il avait réussit à trouver deux des ingrédients, tant mieux pour lui si c’était suffisant à nourrir son égo surdimensionné.
Le varan s’éloignait donc de ses deux collègues, agitant parfois les pattes avec irritations quand des feuilles mortes venaient s’accrocher à ses griffes sans manifester l’envie de s’en déloger. Elle-même eut le loisir de croiser un lapin qui émit un hennissement significatif avant qu’un hérisson ne meugle à pleine voix.

*Cet endroit va me rendre complètement folle…*

Enfin, à l’écart du sentier, elle aperçut une petite forêt de chapeaux rouges mouchetés qui n’attendaient visiblement qu’une main pour les cueillir. Melena se faufila sous les buissons pour s’en approcher avec un petit sentiment de satisfaction personnel. Jusqu’ici, il semblait que les conditions de cultures des éléments naturels étaient conformes à ceux du monde réel, même dans cette forêt étrange. Une fois arrivée face à ce qu’elle cherchait, au prix de nombreux efforts pour dégager ses pattes prises dans des racines ou ses griffes prisonnières de grosses épaisseurs de feuilles dont elle avait involontairement fait une brochette, elle appela vaguement ses compagnons en posa le papier qu’elle tenait dans sa gueule sur le sol, de manière à prendre connaissance de ce qui leur manquait.

- De la pulpe de… pocitron ? Qu’est-ce que c’est que ça ?

Elle regardait le dessin qui était associé et si elle avait été sous sa forme humaine aurait haussé un sourcil. Les varans n’en ayant pas, sa perplexité ne se lisait pas plus sur son visage que sur l’écorce rigide de l’arbre à ses cotés. On aurait dit une sorte de mélange entre un potiron et un citron, mais quand bien même c’était le cas, la necrophobe n’avait aucune idée d’où elle pourrait dénicher ce fruit purement made in dreamland.

*Et ils veulent juste la pulpe en plus… ils n’auraient pas put demander des pocitrons et se débrouiller ensuite ? J’me demande bien lequel de nous sera capable d’ouvrir le bocal… et de le remplir tient…*

Enfin, ses compagnons qui avaient fini de s’envoyer des remarques sur le coin de la figure l’avait rejoint pour la cueillette des amanites. Laissant ce travail aux bons soins du chien de prairie qui était manifestement le seul à pouvoir glisser les champignons dans le sachet approprié sans risquer l'empoisonnement, la jeune fille regardait les alentours avec espoir. Elle commençait sérieusement à avoir faim, et n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait bien avaler l’animal dont elle avait emprunté les traits. Mais après tout, n’importe qu’elle truc comestible conviendrait non ?!
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Ven 25 Juin - 15:47

Ses camarades n’étaient visiblement doués qu’en insultes, ce qui aurait tiré un sourire narquois à Liam s’il avait encore été en capacité de sourire. Il se contenta donc de le faire intérieurement tout en jaugeant l’imposant postérieur du kangourou, avant de rétorquer sa voix suintant d’auto-satisfaction pour le moins horripilante :

- Tu m’écrases et après ? T’auras l’air bien con de pas pouvoir finir le boulot avec ton gros cul et tes p’tits bras ridicules.

Le chien de prairie s’avança tout de même pour doser les mandragore et abandonner au sol celles en trop, avant de grimper sur le dos de Yoru pour enfouir tous les sachets qu’il tenait dans sa bouche dans le sac. Il devenait presque agile avec l’entrainement et commençait à se faire à son corps de bête. Il risquait même de devoir se réhabituer à son vrai corps à la sortie de la forêt… une chance qu’il n’ai pas à faire ça tous les jours !

Le varan relativement radin en remarque cette fois ci ce contenta d’arracher la liste à Liam, maintenant que ça ne servait plus à grand-chose. Melena s’éloigna dans une démarche comique en agitant ses pattes régulièrement, dès que ses griffes récoltaient feuilles et racines comme des pics à déchets. Elle les appela au bout d’une petite minute et en le rejoignant ils tombèrent face à une petite colonie d’amanite-tue-mouche que le reptile n’avait pas daigné toucher.

Et c’est pour qui le boulot ? Pour Bibi, comme d’habitude…

- Bah j’aurais dû m’en douter hein… ça me rappelle la chasse aux truffes. Le maitre qui ramasse les champignons, et la truie qui les trouve.

Ca remarque risquait de très mal passer, et en prenant en compte son apparence actuelle et la longueur des dents de Melena ça se révèlerait peut-être dangereux. Le taulard s’en rendit bien vite compte et ajouta afin de semer le doute dans l’esprit de la nécrophobe, comme il savait si bien le faire :

- Et là tu vas encore me menacer de me bouffer je suppose. Enfin si tu veux prendre le risque c’est ton problème, j’te rappellerais juste qu’à la sortie on récupèrera notre apparence originelle, et je ne pense pas que ton estomac ait la capacité de contenir un être humain. Après si t’es masochiste et que tu rêves de mourir implosé ça te regarde, mais je préfèrerais pas y être mêlé.

Sans porter attention à la réponse du reptile il sauta une nouvelle fois sur Yoru qui devait en avoir plein le dos (arf arf arf) pour y piocher un nouveau sachet dans lequel fourrer les amanites, et deux autres plus petits juste au cas où. Après tout on ne savait pas si les amanites étaient les même que dans leur monde, et un simple contact suffisait peut-être à finir empoisonné. Il retomba au sol en un craquement de feuilles mortes et fila jusqu’au lieu de la récolte avant… d’enfiler un petit sachet sur chacune de ses pattes avant, non sans difficultés.

Ses collègues pouvaient bien se moquer, ça lui passait au dessus de la tête ! Il se mit alors à décrocher laborieusement le nombre suffisant de champignons pour les glisser dans le sachet, non sans pester sur ses membres antérieurs loin d’être fait pour ce genre de travaux. Liam finit malgré tout par réussir et aller ajouter sa cueillette au reste, sur le dos de leur bête de somme.

Le chien de prairie secoua ensuite les pattes pour se débarrasser de ses « protections » en les abandonnant sur le sol, aucunement soucieux de l’environnement, surtout de celui d’un autre monde. Il s’assit alors pour lâcher non sans que sa lassitude ne soit perçue :

- Bon, il reste la pulpe non ? J’espère que le bocal à un couvercle type pot de moutarde parce que sinon on est mal.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Sam 26 Juin - 0:14

A peine le chien de prairie eut-il pointé son museau près des champignons qu’il commençait déjà à faire montre de ses remarques désagréables. Il était la réincarnation d’une fille en plein période de règle ou quoi ? Qu’il réplique quand on le provoque était sans nul doute toute à faire normal ; mais qu’il se permette d’en rajouter à chaque fois qu’il ouvrait sa petite gueule de rongeur dépassait et agaçait Melena plus que de raison. D’autant plus qu’il y glissait des menaces de morts dissimulées qui n’étaient pas sans faire réagir la jeune fille. Elle attendit patiemment qu’il eut finit de récolter les amanites-tue-mouche en contenant l’irritation qui la démangeait, puis sauta sûr l’occasion qui se présenta lorsqu’il se débarrassait de ses protections en râlant pour l’ouverture du bocal. Elle se planta devant lui et l’envoya d’un coup de patte vigoureux s’écraser contre l’arbre le plus proche.

- T’as pas finit de faire le malin ? A la rigueur, que tu t’embrouilles avec Kangoo et que vous vous envoyer sur la figure à longueur de temps, c’est vous que ça regarde. Mais en ce qui me concerne, tes pics puérils me tapent sérieusement sur le système. Je ne vais pas te tuer, parce qu’on est une équipe et que malheureusement ou heureusement, il n'y a que toi qui ait des pattes pouvant remplacer des mains. Mais si ça ne te plait pas, tire toi et recommence la cueillette tout seul.

A ces mots la necrophobe commençait à se détourner, mais elle avait oublié un détail qu’elle désirait soulever : les sachets plastiques qu’il abandonnait à même le sol. Avant de prendre la parole, par un reflexe reptilien qui commençait à s’imprégner en elle, sa langue jaillit de sa gueule pour humer l’air et lui rapporter les signaux olfactifs des alentours. Une odeur particulière attira son attention à tel point qu’elle perdit le fil de sa réprimande. Une fragrance fauve, forte, qui n’annonçait rien de bon. Scrutant soudainement les alentours d’un œil vifs, le varan finit par apercevoir à une vingtaine de mètres, à couvert d’un voile de feuilles et de buissons verts, quatre pupilles brillantes qui fixaient la petite équipe mal accommodée.

- Oh merde, courrez ! Cria-t-elle un peu trop tard.

Deux lionnes avaient brusquement bondi des fourrés pour se précipiter vers les voyageurs. Par chance, puisqu’ils se trouvaient dans la forêt de l’incarnation, il ne s’agissait pas véritablement félins et qui plus est, ils ne semblaient pas encore avoir la total maitrise de leur corps de bête chasseuse, ce qui laissait aux trois proies le temps de prendre la poudre d’escampette. Yoru n’avait pas demandé son reste pour se mettre à sauter aussi vite qu’il pouvait pour sauver sa vie, alors que Melena prenait la fuite dans la direction opposée.

La peur donne des ailes disait-on, et l’inventeur de ce dicton aurait été certain de ne pas avoir menti en voyant le gros lézard se déplacer à une vitesse qu’il ne pouvait atteindre que rarement. Mais la fatigue et la douleur que l’adolescente commençait à ressentir dans ses membres d’animaux en témoignaient : son corps d’emprunt n’était pas fait pour ce genre d’exercice extrême, et il serait bientôt à bout de souffle. Pour se permettre de réduire sa vitesse et en même temps tenter de semer la lionne maladroite, la necrophobe se faufilait en zigzagant parmi les buissons et les plantes les plus basses, cherchant à causer la perte de sa poursuivante dans les jeux de lianes et de racines qui abondaient et se retournaient parfois contre elle, lui faisant perdre quelques précieux mètres sur son avance.

Au détour d’un arbre, la fuyarde trébucha contre une pierre postée en guet-apens et s’écroula durement sur un lit de fleurs rougeâtres qui ressemblaient vaguement à des pâquerettes. La douleur de la chute ajoutée à la fatigue paralysait tout son être qui se voyait incapable de donner lieu au moindre mouvement concret. Sa peur commençait désormais à l’envahir, alors qu’elle parvenait fébrilement à se remettre sur ses pattes. Si le fauve l’attrapait, elle allait mourir, c’était certain, et ce n’était pas DU TOUT dans le goût de Melena, qui sentait déjà son pouvoir pointer le bout de son nez.
La lionne venait d’arriver, se réceptionnant d’un saut mal assuré, avant de lentement s’approcher de sa proie qu’elle espérait visiblement voir transformé en quatre-heure. Consciente qu’elle n’avait désormais plus aucune chance de fuite, l’irlandaise paniquait en s’efforçant vainement d’utiliser ses membres endoloris et engourdis. Lorsque la lionne s’était stoppée à environ deux mètres pour se préparer à son saut de chasse final, le varan sentit son cœur imploser de terreur et son pouvoir s’activa. Dans un élan désespéré, une illumination se fit dans son esprit non figé par la mort qui l’envahissait. A défaut de revêtir son apparence de charogne roide mais fraiche, son corps de lézard se décomposait à vue d’œil pour apparaitre pourri, asséché et dévoré de l’intérieur. C’était la pire des sensations de mort qu’avait put expérimenter la jeune fille, mais elle eut l’effet escompté : la lionne surprise avorta son élan et s’approcha pour renifler son repas qui s’était affaissé sur lui-même en moins de temps qu’il n’en faut pour rugir. Décidément, l’odeur et l’allure du lézard ne lui convenaient plus du tout. Prestement, elle abandonna là sa chasse, déçue.

Dégoutée mais encore trop paniquée pour oser souhaiter reprendre vie, Melena resta encore un temps interminable sous ses traits de vieux cadavre animal, avant de se décider à revenir d’entre les morts. Une fois dressée sur ses pattes, elle était agitée de frissons glacés qui l’empêchaient encore de se déplacer convenablement ; mais manifestement, la voie était libre. Elle allait devoir retrouver ses compagnons désormais, ce qui n’allait pas s’avérer évident du tout. Mais tout ce qu’elle espérait, c’est que Yoru ne se soit pas faire dévorer par le félin qui l’avait lui aussi pris en chasse.
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Yoru Nakatomi
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Dim 4 Juil - 22:13

Quoi? L'écraser? Mais Yoru n'avait aucune envie d'écraser le rat! O__o Il voulait simplement souligner l'incapacité du rongeur de pouvoir porter le sac a dos et par conséquent, affirmer qu'il était le seul en tant que Kangourou à pouvoir le faire. L'asiatique souffla alors d'une manière a peine audible:

-Tsss il a rien compris..

Par la suite, le varan et encore une fois le rat se mirent à s'engueuler de plus belle. S'envoyant des remarques et critiques tranchantes, on aurait presque dit une scène de ménage! Yoru ne prit pas part au jeu, il en avait marre de cette cueillette, encore plus de la composition de son équipe et était pressé que cela se termine pour retrouver son vrai corps, son argent et se barrer! Une fois de plus le chien de prairie grimpa sur le dos du Kangourou pour accéder à l'ouverture de son sac. Il en extrait alors ce qui servirait à la récolte des champignons et se mit au travail. Le sac en question d'ailleurs commençait à devenir lourd pour les épaules du kangourou, non homologuée à un tel poids. Mais à la différence des autres, il était bien le seul à pouvoir porter ce sac a dos, il n'était pas si inutile que ça finalement. Le plus inutile serai, suivant les pensées de Yoru, le varan (=p sans rancune!).

Cette réflexion fut interrompu et mis à mal par ce qui allait suivre: Tandis que l'asiatique attendait de poursuivre son chemin l'air lasse et agacé, Melena interrompis d'elle même sa querelle avec le castor pour observer d'un œil vif et inquiet les alentours. Tout de suite, l'hypocondriaque su que quelque chose de mauvais allait se passer. Et en effet, 2 lionne bondir dans leur direction avec la ferme intention de les bouffer >.<! Yoru ne se fit pas prier pour prendre ses jambes à son cou le plus vite possible. Une lionne le prit en chasse et la course contre la mort pouvait commencer.

Zigzaguer entre les arbres et les buissons était u exercice difficile pour le kangourou aussi bien que la lionne ce qui l'épuisait plus qu'autre chose. Au maximum de ses capacités physiques le kangourou pouvait atteindre 60kms/heure de même que la lionne, avec le ralentissement du à l'environnement il devait en faire beaucoup moins.

*merde merde mais BORDEL je fais quoi moii!!*

Au loin un courant d'eau coupait la forêt en deux, une chance pour Yoru qui savait nager et qui savait également que les félins n'en étaient pas friand! S précipitant vers cette chance, l'asiatique sauta sans réfléchir et une fois dans l'eau se rendit compte que ce n'était pas si profond qu'il ne l'aurait voulu. Prit de cours, la lionne s'abattit sur lui et l'agrippa dans le dos mordant son sac avec férocité. Alerté par la possibilité que le sac s'ouvre et se déverse dans l'eau, Yoru hurla et se débâtie avec vitesse et rage, et une fois dégagé, frappa la lionne à coup de savate avec toute la puissance qu'il pouvait avoir. La lionne surprise par le contact de l'eau et la défense du kangourou, s'affala un moment tandis que le marsupial en profita pour la noyer. Le félin déjà mal à l'aise dans l'eau, succomba à cet élément et aux coups répétés du kangourou. Le cœur battant et l'esprit perturbé, Yoru attendit un moment immobile et choqué. Apparemment, il avait réussit. Mais son sac était trempé. -__- Il sortie alors du courant d'eau qui l'avait rafraichit et nettoyé un peu, se secoua et lança à qui voudrait bien l'entendre:

-Je suis laa!
*Et voilà.. j'suis perdu dans la fôret maintenant.. *
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Lun 5 Juil - 2:22

Melena était éreintée, et opta pour se poser à l'ombre dans grand arbre pour se reposer. Elle était encore sur ses gardes et craignait de voir son prédateur surgir d'un buisson pour cette fois ne lui laisser aucune chance de s'échapper. Elle se sentait affamée, mais la dernière réflexion de Liam lui revenait en tête avec un réalisme dérangeant : si jamais elle ingurgitait un animal qui s'avérait être hors de la forêt quelque chose d'énorme - comme un éléphant ou un bison - elle ne tenait pas à mourir éventrée par son festin. Elle n'entendait absolument rien qui pourrait s'apparenter à l'un de ses compagnons d'infortune, et se sentait plus que jamais perdue et isolée. Saurait-elle seulement trouver la sortie si elle la cherchait ? Être un varan jusqu'au restant de sa vie n'était pas vraiment parmi ses hypothèses d'issue de consultation psychologique.

- Hé ! Kangoo ! Le rat ! Y'en a un de vous deux qui m'entend ?

Pas de réponse.
La jeune fille pesta et se remit lentement en route, cherchant des fruits ou autres denrées comestibles qui n'était pas un animal. Elle n'avait aucune idée de si la bête qu'elle incarnait était frugivore ou pas, mais qu'importe : elle devait avaler quelque chose si elle ne voulait pas mourir de faim, ce qui n'était pas non plus une de ses perspectives d'avenir. Son sens olfactif lui rapporta bientôt une fragrance qu'elle identifia comme des mûres et s'enquit de la suivre jusqu'à obtention de son bien, seulement à quelques mètres du sentier qu'elle parcourait. Ce qui était sûr, c'est que sa dentition de reptile charognard n'était pas fait pour s'attaquer à des végétaux, et l'adolescent eut un mal fou à faire glisser dans sa gorge les petits fruits mauves qui stimulaient son appétit humaine. Elle n'en avait pas mangé énormément qu'elle sentait déjà son estomac lourd, et jugea bon se stopper là sa nutrition pour reprendre la route.

Au détour d'un énième sentier, Melena se sentit réellement mal, et dû faire un arrêt, tremblante. Si elle avait été dans son corps normale, elle serait sûrement apparue blafarde et couverte de sueur. Avec un haut-le-cœur irrépressible, elle rendit sous forme d'une bouillie verte et violette tout ce qu'elle avait mangé une trentaine de minutes plus tôt. Elle se sentit immédiatement de nouveau affamée et plus faible que jamais, pourtant elle du se rendre à une évidence : son estomac reptilien ne supportait pas les végétaux. Sifflant de mécontentement dans un simili de soupir agacé, elle se remit à marcher en s'efforçant d'oublier la sensation qui tiraillait son ventre.

*Voyons ma grande, dis toi que tu n'as pas faim. Un humain peut survivre plus de deux semaines sans manger n'est-ce pas ? Je suis certaine que même sous cette forme, tu peux faire la même chose. Il faudra juste trouver à boire.*

A peine eut-elle pensé ce souhait qu'un clapotis régulier lui parvint faiblement, quelque part derrière la rangée d'arbres qui lui faisait face en coupant son sentier. Le varan traversa la haie naturelle tant bien que mal pour rejoindre un petit cours d'eau peu profond, sur lequel se reflétaient le soleil qui étirait progressivement sa course vers le couchant. Melena qui avait déjà compris le fonctionnement ingestion du lezard lorsqu'elle mangeait les mûres plongea sa gueule de manière à ce qu'elle se remplisse d'eau, puis renversa la tête en arrière pour que celle-ci glisse dans sa gorge. Elle répéta plusieurs fois l'opération pour se désaltérer convenablement à défaut de pouvoir se nourrir, puis scruta les alentours. Toujours personne, mais elle espérait que ses compagnons poussés par la soif trouveraient à leur tour ce ruisseau... si jamais ils étaient toujours en vie.

- Oh Kangoo ! Hurla-t-elle. T'as pas intérêt à être mort avec les récoltes !

Cette idée la fit frissonner, lui rappelant impitoyablement comment elle-même avait échappé in-extremis à son sort funeste. Elle observa le courant aquatique pour savoir dans qu'elle sens il coulait. Si elle le suivait vers l'aval, elle finirait sans doute par trouver la lisière de la forêt, à défaut de rencontrer ses compagnons. Elle entreprit donc de marcher sur l'herbe légèrement glissante, rafraichie mais seulement un peu moins sur les crocs.

*Grrr... pourquoi c'est pas moi qui me suit retrouvée à porter le sac ? Au moins j'aurais put finir la mission seule et sortir toucher mon dû...*

Cette fois-ci, la chance ne lui sourit pas. Au détour d'un léger virage qu'amorçait le ruisseau, elle ne trouvait pas le kangourou, ni le chien de prairie. Il n'y avait rien d'autre qu'un daim qui décampant effrayée à la vue du varan.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Sam 17 Juil - 23:12

Le chien de prairie se relevait non sans difficulté tout en jetant un regard aussi menaçant que son corps ridicule le lui permettait vers Melena. Ce varan de mes deux le paierait dès la sortie du bois, qu’il s’amuse de sa supériorité physique pendant ce temps ! Et puis ses remarques à deux balles, comme si Liam allait partir reprendre tout du début alors qu’il avait ramassé la moitié des ingrédients ! L’espoir faisait vivre.

- C’est le plus gêné qui s’en va. Moi ça me gêne pas de trainer avec un porte bagage et un complexé d’la p’tite quequette.

Et c’était vrai. Après tout il ne voyait pas souvent de valeur dans les gens, peu importait qui lui tenait compagnie ça revenait au même. Ils étaient tous pareils, égoïstes, hypocrites et inutiles, juste bons à souffrir pour compenser leur comportement nombrilique. Il se voyait déjà leur infliger les traitements habituels, qu’ils soient hommes ou femmes, pas de jaloux hein ? Mais il contenta de sourire autant que possible avec son visage animal, retirant du bout des griffes les brindilles accrochées à ses poils. La vengeance est un plat qui se mange froid.

Mais il fallait croire qu’il risquait de ne pas pouvoir en profiter car deux… lionnes… sortirent de nulle part pour prendre en chasse le kangourou d’un côté et le varan de l’autre. Ce n’était probablement pas des vrais félins mais ils avaient l’air de vouloir se servir de leurs crocs et griffes plus que jamais, partant à la poursuite de leur proie avec une touchante maladresse.

Seul au pied de son arbre Liam resta quelques secondes sans rien faire en profitant de sa chance de cocu, avant de se rendre compte d’un détail gênant qu’il ne se priva pas d’exprimer à voix haute :

- C’est le kangourou qui a le sac.

Il jeta un vague regard en direction des taillis écrasés du côté où avait fuis Yoru et poussa un profond soupir. Il était sensé faire quoi maintenant ? Trouver un slip rouge, une cape et faire le super chien-chien à la rescousse du japonais à poche ? Il se fichait bien du sort de Melena mais il fallait bien qu’il fasse en sorte de récupérer ce qu’il avait acquis par l’effort et la douleur. Il se convainquit donc de partir à la poursuite du marsupial et de son prédateur, chose relativement aisée vu qu’ils avaient ni plus ni moins tracé une autoroute avec leurs gros culs dans les buissons.

Suivre la piste se révéla facile mais il n’avait pas la vitesse du lion et du kangourou, il n’arriva donc à eux que lorsque Yoru noya le roi de la jungle dans un cours d’eau qui tenait plus du ruisseau que de la rivière. Une chance que son adversaire n’ait pas été une vraie lionne car l’exploit aurait été impossible. Depuis l’ombre des arbres le taulard regarda Yoru s’égosiller en bondissant, et finit par répondre avec aigreur :

- On se doute, on pourrait pas te louper. Reviens par là on retourne au point de départ, tu nous as laissé une jolie piste que même un aveugle pourrait suivre et avec un peu de chance c’est la même chose pour l’autre… s’il a survécu.

Sans un mot de plus il fit volte face pour revenir au point de départ pour embrayer ensuite vers la deuxième tranchée creusée dans la verdure. De l’autre côté plus personne, mais une fois connue au loin raisonna. Kangoo… ça pouvait être que l’autre imbécile vindicatif. Lui et Yoru n’eurent donc qu’à suivre la voix pour tomber sur le reptile trop occupé à boire pour faire un truc utile comme revenir à leur point de départ.

Le chien de prairie se dressa sur ses pattes elle jaugea la bête avec mépris. Comme quoi malgré ses paroles ce truc servait vraiment à rien, à se demandé pourquoi il avait cherché à le retrouver. Probablement un stupide réflexe qu’il se ferait un plaisir de réprimer la prochaine fois.

- Au lieu de hurler, tu pouvais revenir sur tes pas, ça nous aurait évité une marche inutile. A croire que vous avez tous les deux perdus votre cerveau en même temps que vos corps, à condition d’en avoir eu un à la base.

Et bam, encore une pique, à croire qu’il ne pouvait s’en empêcher ! Mais il n’attendit pas une nouvelle baffe du varan et préféra s’éloigner pour s’enfoncer dans la forêt en espérant que les autres auraient la présence d’esprit de le suivre. Il en avait ras-le-bol de ce boulot et ne rêvait que de le finir, et parfois les rêves deviennent réalité…

Un arbre fruitier aux branches chargées de pocitron le surplombait de toute sa hauteur. Liam leva la tête à s’en donner le torticolis, obsédé par une chose : oui ils en avaient besoin mais non il ne monterait pas là-haut pour mâcher le travail à ces ploucs. Il attendit donc sagement de sentir le sol vibrer sous la démarche lourde de Yoru pour lui dire avec sérieux :

- Je compte sur toi pour taper là-dedans et en faire tomber assez pour remplir un bocal, parce que ni moi ni le lézard ne monterons là-haut. Une fois m’a suffit et l’autre à trop les foies.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Dim 18 Juil - 0:46

Finalement, une voix malheureusement trop connue retentit dans le dos de l’adolescente. Le kangourou et le chien de prairie venaient à sa rencontre, sauf et sans aucune blessure. Elle aurait voulu répondre à la pique de Liam, mais elle du admettre qu’il avait eut tout à fait raison ; la frayeur qui avait été inhibée dans ses veines avaient anesthésié sa capacité de réflexion. Avec une mine boudeuse qui devait étrangement s’afficher sur son faciès de reptile, elle suivit le chien de prairie en bougonnant qu’ils devraient se remettre en route. Depuis le temps qu’ils erraient tous les trois sous forme animal, il était grand temps qu’elle puisse recouvrir son corps humain et qu’elle puisse s’en aller loin de ses deux acolytes, les poches pleines.

Comme si la forêt l’avait entendu, ou bien cherchait à lui faire une farce, voilà qu’au dessus de leur petit groupe se tenaient sagement un arbre couvert de pocitrons qui n’attendaient sûrement qu’à être cueilli. Une fois assurée qu'il ne s'agissait pas d'un mirage, Melena se demandait comment ils allaient bien pouvoir en décrocher quelques uns, mais voilà que le chien de prairie émettait une idée tout à fait acceptable, au détail près que…

- Je n’ai juste pas envie de reproduire ton expérience de la chute libre. Siffla le varan. T’as bien eut de la chance d’avoir un champignon pour t’amortir.

Elle se garda bien d’ajouter que c’était aussi extrêmement dommage et se tourna vers le kangourou pour lui faire un signe de tête qui allait de lui aux fruits jaune/orangés aux rondeurs de gros melons.

- Aller vas-y…

Contraint d’obéir devant l’unanimité de ses camarades, et peut-être plus devant les rangées de dents qu’arborait toujours la necrophobe, Yoru s’exécuta et fit plusieurs bons sur ses pattes animal avant de parvenir à mettre un coup de tête dans un des pocitrons qui pendait paresseusement plus bah que les autres. Il s’écrasa mollement au sol en se fendillant, laissant un jus translucide s’échapper et ruisseler doucement sur l’herbe que foulaient les trois voyageurs. Melena s’en approcha, avisant le fruit, elle se servit de des griffes pour élargir l’entaille et ouvrir en deux l’objet de leur intérêt pour révéler une grande quantité d’une pulpe rousse à l'allure semblable à celle d’un citron. L’irlandaise toujours affamée s’octroya le droit à une léchouille qui lui passa immédiatement l’envie de déguster du pocitron : c’était plus acide encore qu’elle ne l’aurait crut et les picotements désagréables de sa langue fourchues lui en laissait un souvenir qu’elle n’oublierait pas.
Frustrée de ne pouvoir effectuer la grimace qui allait de rigueur avec les circonstances, elle commença, comme à titre de vengeance personnelle, à extraire la pulpe du fruit avec ses griffes.

- Préparez le bocal, je me charge d’en extraire assez pour le remplir.

Par chance, le récipient n’était pas très gros, de sorte que Liam put le porter même sous sa forme diminuer. Ils auraient eut tous les trois l’air bien malin si le seul capable de tirer et sortir le bocal du sac se voyait trop faible pour le porter.
La necrophobe s’affairait donc à sa tâche un certain temps – ce n’était pas facile d’utiliser de grandes griffes courbes pour une mission aussi délicate – puis quand elle eut finit d’éventrer le pauvre pocitron, elle laissa sa place au taulard pour qu’il puisse accomplir sa part du travail. Pour une fois, ils avaient tous les trois eut un rôle à jouer et, plus important, Yoru n’avait pas fait que porter le sac en bonne mule rouspéteuse. Melena émit un bruit étrange qui, dans son corps originel, aurait été un soupir de soulagement, mais s’avérait dans celui d’un varan être un étrange gargouillis qu’on pouvait vaguement rapprocher d’un ronronnement. Sans se laisser démonter, elle jeta un regard aux alentours, à la recherche d’une piste quelconque.

- Bien, on a terminé… il ne reste plus qu’à trouver le chemin de la sortie désormais.

Avant que Liam ne le suggère, elle se dit que peut-être, encore une fois, ils n’auraient eut qu’à suivre les traces qu’ils avaient eux-mêmes laissé, en sens inverse pour retrouver le point de départ de leur aventure, où l’adolescente n’avait pas intérêt à oublier ses vêtements si elle tenait à ne pas sortir nue de la forêt de l’incarnation.
Sans un mot, elle fit donc demi-tour en observant scrupuleusement le tracé laissé par les bonds de Yoru sur la végétation peu habituées à accueillir de tes animaux. Après quelques pas, elle s’arrêta et regarda en arrière pour s’assurer que ses acolytes la suivaient.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Lun 19 Juil - 15:34

La varan l’avait fermé malgré les remarques acerbes de Liam et ça tenait du miracle, à croire que se faire poursuivre par une lionne lui avait apprit l’humilité. Ce n’était pas pour déplaire au taulard qui commençait à en avoir ras-le-bol de ce reptile caractériel qui tentait de les diriger à la baguette juste parce qu’il avait des arguments pour, j’ai nommé ses dents. Au moins maintenant qu’il arrêtait de jouer au dictateur il redevenait supportable mais comme toutes les bonnes choses ont une fin il avait fini malgré tout par retrouver sa langue.

Aux vues de ce qu’il disait et du ton employé, on aurait presque cru que la pelote d’épingle regrettait qu’il ne se soit pas écrasé au sol la dernière fois. Le chien de prairie laissa s’échapper un rire sarcastique en se retenant bien de souligner que c’est lui, le dictateur à écailles, et kangoo qui se seraient sentit bien stupide sans lui pour leur mâcher le travail. Même pas capables de prendre un sachet dans un sac à dos et ça se permettait de parler… c’était d’un comique !

Mais la troupe entière étant forcée de constater que l’idée de Liam étant bonne, se décida à l’appliquer, Yoru ébranlant le tronc à force de coup de tête et de pattes. S’il n’avait pas laissé des neurones dans l’opération ce serait un miracle mais le résultat était là : des fruits étaient tombés au sol, fendillés. Alors que Melena s’occupait d’agrandir l’ouverture le taulard bondit une nouvelle fois sur le dos de Yoru pour saisir avec difficultés le bocal, manquant de le faire tomber.

Une fois à terre il ôta le couvercle de caoutchouc avec les dents dans un « plop » ridicule. Ne restait plus alors qu’à retirer la pulpe ce qui ne fut pas bien dur avec les pattes pourvues de griffes du trentenaire, et de remplir le pot. Il s’en tira bien mais avec les pattes horriblement collantes. Il se sentait un peu comme un balais swiffer récoltant la poussière à la différence qu’il traînait pour sa part des agrégats de feuilles mortes et autres saloperies sylvestres. Ce fait ne fit que rendre le chien de prairie d’autant plus désagréable, augmentant l’agacement qu’il ressentit lorsque le varan parla de retrouver le chemin de la sortie.

- T’es con ou tu le fais exprès ? T’as rien re…

Mais visiblement si, le reptile venait d’avoir une illumination et suivait le précepte enseigné par Liam un peu plus tôt, sans un mot. Liam remit le bocal plein dans le sac du kangourou non sans efforts avant de suivre Melena qui avait déjà disparue un peu plus loin, Kangoo sur ses talons.

Le chemin du retour fut long et se déroula en silence jusqu’à ce qu’ils arrivent à la hauteur de leurs tas de vêtements respectifs. Aussitôt leurs corps se mirent à se métamorphoser et Liam avait l’impression de passer dans un essoreuse. Sa peau se tendait, de distordait, il sentait ses dents bouger dans sa mâchoire pour récupérer leur forme d’origine… c’était une sensation étrange et profondément désagréable, il accueillit donc sa fin avec un soupir d’aise. Après un regard un peu plus loin là où se trouvaient Melena et Yoru, avec une magnifique vue sur la lune de la jeune fille qui lui tournait le dos, le taulard enfila ses vêtements et se dirigea vers l’orée du bois bien vite rejoint par les autres.

Dans l’ombre des arbres ils étaient méconnaissable mais une fois tous à la même hauteur et éclairés par le soleil ils se reconnurent sans mal. Un abject petit sourire étira les lèvres de Liam alors que sa main partait, heurtant avec violence le visage de l’adolescente pour l’envoyer valser contre un arbre, réplique version humaine de leur dernière scène. Il lui susurra alors d’une voix mielleuse à en vomir :

- Ca c’est pour ta démonstration de force jolie Nancy. Tout se paye en temps et en heure.

Sans attendre qu’elle se relève il sortit de la forêt pour s’approcher de leur employeur qui les attendait sagement, assis sur un tronc. Il aurait dû savoir que c'était elle, son comportement arrogant était reconnaissable entre tous, tout comme son désir de se montrer supérieure les peu de fois où elle en avait l'occasion. Les deux autres le rejoignirent sous peu, la nécrophobe arborant une magnifique marque des 5 doigts de la main de Liam sur sa joue pâle. Elle avait probablement une profonde envie de le tuer mais devant le druide ça aurait fait mauvais genre, le taulard ne s’inquiéta donc pas plus que le minimum requis, préférant s’adresser à leur boss.

- On a tout ce qu’il faut, vous n’avez plus qu’à vérifier.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Lun 19 Juil - 16:23

Force était de constater que Liam n’avait précédemment pas eut tort. Les deux gros animaux, Yoru en particulier, avaient laissé des marques facilement identifiables qu’on pouvait aisément suivre sans nul besoin d’ustensile humain. Le silence qui régnait sur le trio mal assorti était lourd, exacerbant l'appréhension de la sortie de la forêt, et présageant quelques étincelles une fois le retour à la normal effectué. L’adolescente commençait à sérieusement se demander qui pouvaient bien être ses compagnons de voyages.

Bientôt, elle aperçut l’orée et sa petite pile de vêtement qui l’attendait sagement. Un écureuil curieux s’en approchait timidement, le museau tendu, mais l’apparition du reptile le fit détaler en moins de deux. La jeune fille eut à peine le temps de s’arrêter que sa douloureuse transformation reprenait. On lui rendait sa peau pâle, ses cheveux noirs, sa morphologie anthropomorphe,… pour qu’enfin elle se retrouve nue, à quatre pattes sur l’herbe fraîche de la fin d’après-midi. Quelques instants, elle discernait encore la forêt par sa vision précise de varan, puis tout revint à la normal, lui laissant un étrange sentiment mêlant soulagement et nostalgie. Après tout, cette expérience animal était intéressante, et l’aurait sans doute été plus si elle n’avait pas eut à effectuer une mission flanquée d’un kangourou râleur et d’un chien de prairie horripilant. Mais bon, il fallait bien que tout ait une fin, et recouvrir son corps originel n’était pas non plus pour lui déplaire. Elle tira à elle ses vêtements pour les enfiler en vitesse – sans se rendre compte que le taulard hypersexuel en profitait pour la reluquer – puis fit volte face en rejetant sa chevelure en arrière pour tomber nez à nez avec… Yoru.

Après un instant d’hésitation, elle eut une grimace de dédain et le contourna avec mépris tout en se disant que c’était évident que si le kangourou était incarné par un asiatique désagréable, ça ne pouvait être que de lui. Mais Melena n’était pas au bord de ses surprises car à peine à l’extérieur, elle reconnu l’homme avec lequel elle avait eut à résoudre les énigmes de Clampin, et son sang ne fit qu’un tour quand elle le vit armer sa main avec un sourire à faire pâlir un catcheur. Le coup l’envoya se heurter à un arbre et elle s’écroula avec un bref cri de douleur suite au choc contre son épaule. Les yeux écarquillés par la surprise, elle porta ses doigts à sa joue endolorie, son omoplate gauche douloureuse, avant de se relever fébrilement pour emboiter le pas à ses compagnons. Décidément… deux jobs et deux rencontres avec ce mec… c’était presque à croire que ce pervers s’était mit en tête de la suivre après leur altercation inachevée, et cette idée fit quelques instants frissonner l’irlandaise.

- Tu ne perds rien pour attendre…, murmura-t-elle pour elle-même en massant sa peau rougie.

Déjà, Liam entamait la conversation avec les druides qui avaient sagement attendus que leur équipe difficilement constituée revienne avec tout ce qui avait été demandé. Yoru, qui avait le sac, entreprit de l’ouvrir pour que leurs employeurs puissent vérifier le contenu et s’assurer que tout avait été correctement rapporté.
Priant pour que rien n’ait raté au passage, la necrophobe agitait nerveusement les doigts sur un rythme impatience. Elle ne tenait pas à passer plus de temps que nécessaire en compagnie du taulard, sans quoi elle ne saurait à nouveau pas tenir sa langue ; et l’expérience de Clampin lui avait largement suffit.
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Dim 10 Oct - 15:51

Au milieu du cairn, le druide le plus ancien devenait de plus en plus rougeaud. La cérémonie de l'hégémonie de la nature s'arrosait avec les meilleurs produits qu'elle leur fournissait, et surtout avec ce qu'elle avait de plus alcoolisé. Panoramax effectuait un rite des plus étranges. Dansait-il ? Ou cherchait-il à rejoindre un siège qui n'en était pas un qu'il voyait en double en titubant. Il parvint à se raccrocher à une pierre sacrée qu'il arrosa de bave. On lui tapa sur l'épaule, ce qui manqua de le faire chavirer pour de bon.

« Hey doucement ! Si j'tombe chuis parterre. Euh... Et si j'm'allonge eu' j'roupille hein !
-Paoram... Panormix euh... Paronamax ! Les p'tits jeunes qu't'a envoyé faire la corvée à not' place, i sont r'viendus. »

L'avertit un collègue pas très frais non plus. Panoramax plissa des lieux pour voir au loin des bestioles se muer en humain.

« Ho pt'ain, commenta-t-il. Hey, tu connais l'histoire du varan, du kangourou et de la... belette ?
-Moi j'dirais plus un chien de prairie.
-Ah ouais, et ba alors c'est l'histoire d'un varan, d'un kangourou et d'un chien dans une prairie... Ah, ba tu la connais alors ?! »

Les cueilleurs en herbe – enfin... ils n'ont pas cueillis d'herbe mais vous me comprenez – regagnaient leur forme humaine tout en se disputant. Ils approchaient de plus en plus de l'assemblée druidique pour leur montrer leur récolte et réclamer leurs dus. Le grand baraqué lui tendait un gros sac.

« J'ai plus qu'à vérifier hein, r'garde moi ça. Pourquoi vous m'avez pris le double de c'qui fallait ? Fin bref c'pas graf. On en donnera aux z'autres. 'Erci les p'tis gars. Maintenant baaaa... Barrez vous.
-Euh, Paromamax, j'crois qu'ils veulent leur pain.
-y veulent du pain ?
-Naon, mais t'sais, leur salaire quoi, z'ont risqué leurs miches pour faire le sale boulot alors...
-Ah ouais, veulent leur croûte. T'nez, pour vot' peine. »

Il détacha la bourse de sa ceinture et la lança à Liam. Dedans, il y avait 900 rubs. Il leur proposa à chacun une fiole d'un liquide brunatre, faisant penser à une lotion diarrhéique. Il s'agissait d'une liqueur druidique de fabrication maison, qui faisait office de panacée. Elle est tellement forte qu'elle désinfecte le corps de n'importe qu'elle maladie ou poison d'origine organique. (Une dose par fiole).

Allez, salut.
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Dim 10 Oct - 16:23

Les druides étaient complètement bourrés, et Liam les comprenait. A choisir entre une foutue balade en forêt pour trois feuilles et un citron, et une soirée bibine il n’y avait pas photo. Enfin ils avaient peut-être un peu trop abusé étant donné que leur employeur n’avait plus l’air de se souvenir comment tenir debout et prenait un étrange plaisir à baver allègrement sur un gros caillou. Les voir dans un état pareil commençait sérieusement à faire douter Liam : ils allaient les payer non ? Parce que le merci simpliste de Panoramax, sans moindre évocation de salaire avait eu le don de faire tiquer l’œil gauche du taulard. Qu’est-ce qu’il croyait ce vieux saoulard en robe ? Qu’il travaillait gratuitement ? La mâchoire crispée le tueur serra les poings, prêt à faire décoller le druide le plus proche d’un crochet du droit avant de leur faire les poches, mais heureusement l’un des autres amoureux des plantes et du vin rappela leur patron à l’ordre.

C’est avec satisfaction que Liam vit cette bourse bien ronde voler vers lui, les joyaux tintant gaiement à l’intérieur. Il devait y en avoir pour une petite fortune… quand à cette fiole qu’on lui avait donné elle semblait remplie de boue mais il était assez bien informé pour savoir qu’ici même la boisson la plus putride pouvait avoir un effet magique plus ou moins utile. Il leva sa récompense à hauteur d’yeux pour lire ce qui était marqué sur l’étiquette que Panoramax avait collé dessus. C’était une écriture illisible, ressemblant à s’y méprendre à celles des médecins du monde réel mais à force de plisser les yeux il finit par décrypter un mot : « panacée ». Alors c’était donc ça ? Une sorte de potion magique qui guérirait toutes les maladies ? Vu la contenance de la fiole il n’y en aurait que pour une personne, mais on ne crachait pas sur ce genre de cadeau. Il avait bien fait d’accepter ce job de bouseux, mais si pour ça il avait passé des heures sous la forme ridicule d’un chien de prairie.

Restait maintenant un petit détail à régler…

- Bon et bien… salut !

Un sourire carnassier aux lèvres, Liam adressa un signe de la main à ses deux collègues avant de s’éloigner, la bourse contenant leurs trois salaires toujours dans sa main. Il s’arrangea pour que Melena et Yoru le voit bien glisser le tout dans son caleçon, là où personne de sensé n’irait mettre la main en le connaissant, et serra sa ceinture à fond. Ca donnait l’impression que son paquet avait doublé de volume et le contact des rubz à travers le cuir était très désagréable mais au moins la nécrophobe n’irait pas tenter de les récupérer ici.

Il savait pertinemment que cette somme devait être divisée en trois, mais les druides semblait se soucier de ce manque de partage comme de leur dernière cuite. Ce n’était plus leur problème après tout. Ces petits cons d’adolescents condescendants l’avaient fait chier pendant tout le boulot, lui laissant les sales besognes et les actions risquées. Ils n’avaient fait que l’ouvrir sans vraiment agir, alors normal qu’il garde tout non ? De toutes façons même s’ils avaient fait le boulot à sa place il y avait fort à parier que le taulard aurait tout de même tenté de se tirer avec l’argent. C’était dans sa nature, après tout. Et puis ils devaient déjà être heureux d’avoir gardé leurs panacées respectives, car l’envie de les leur prendre ne manquait pas.

Oh bien sûr ils ne risquaient pas de le regarder partir avec leur argent sans rien dire, mais le tueur les attendait de pied ferme, l’oreille tendue et la main refermée sur son couteau papillon. S’ils lui prenaient trop la tête il les recevrait comme il se doit, et les payerai en coup de poignard dans l’estomac. Et encore, c’était bien généreux…

[HRP : désolé mais quand j'ai vu qu'il me lançait tout l'argent à moi j'ai été tenté... mais vous pourrez toujours tenter de le récupérer dans la quête principale ou un autre job =P ]
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Dim 10 Oct - 17:32

Les druides complètement soûls examinaient le fruit de leur dur labeur avec des yeux imbibés d’alcool. Les bras croisés, Melena attendait que ce petit examen ne finisse, jetant de temps à autre des regards froids à Liam, et hautains à Yoru. Comment une équipe aussi mal assorties pouvait-elle avoir été constituée ? C’était la question qu’elle se posait, mais tant que la récompense était au rendez-vous, elle saurait sans doute s’accoutumer d’avoir eut à fréquenter ces deux hommes qu’elle ne portait pas dans son cœur. Quand Panoramax protesta contre le fait qu’ils aient récolté une trop grosse dose d’ingrédients, sans même leur proposer leur salaire, l’adolescente décroisa lentement les bras, les yeux écarquillés, prête à faire savoir sa façon de penser aux soulards.

Mais l’un des compagnons du gros druide le rappela à l’ordre, et leur employeur finit par envoyer un sac plein de rubz au taulard dont les yeux scintillaient de convoitise. La nécrophobe voulut s’élancer vers lui pour réclamer sa part, mais elle fut interrompue par la remise de la fiole de panacée, qu’elle prit à peine le temps d’examiner avant de la glisser dans sa poche et de reporter son attention sur Liam. Cependant, celui-ci se contenta de les saluer avec un sourire carnassier avant de s’éloigner alors leur argent en main, qu’il ne tarda pas à glisser dans son caleçon.

Bouche bée, Melena le regarda faire trois pas, préférant presque croire à une blague, avant de le rappeler à l’ordre :

- Hé ! Reviens ! C’est hors de question que tu te tires avec mon salaire !

A cet instant, elle devait avouer que sa forme de varan lui manquait. Désarmée contre le taulard, avec des pouvoirs plus qu’inutiles dans ce genre de contexte, elle ne voyait pas comment extirper au trentenaire son dû par la force. Elle jeta un œil à Yoru, cherchant à le rallier à sa cause – après tout, lui aussi se faisait dérober une paie dûment mérité – et s’élança en avant pour réduire la distance entre elle et Liam. Le connaissant, elle se doutait qu’il devait cacher quelque chose, une riposte quelconque, et n’osa donc pas le rejoindre elle-même directement. Ses yeux gris croisèrent un petit bâton égaré, qu’elle ramassa pour le jeter de toutes ses forces dans le dos du taulard. Elle s’était arrêtée à une distance suffisante pour ne pas être à sa portée, et attendit que son collègue asiatique ne la rejoigne sur le front pour émettre sa protestation à haute voix :

- Tu débarques comme une fleur et tu penses pouvoir t’en aller comme ça ?!

Folle de rage, elle regarda l’hypocondriaque, l’air de dire « tu as plutôt intérêt à être de mon coté, ou bien j’me charge de toi aussi ! ». Après tout, c’était lui l’homme du duo… il n’allait pas se laisser piétiner comme une mauviette et regarder s’en aller ce pour quoi il avait enduré d’être un kangourou ?!

[HRP : 1. Yoru t'as interêt à assurer ! =p ; 2 : On se retrouvera Liam ! lol]
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Liam Baldwin
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Hypersexualité

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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Jeu 28 Oct - 15:51

Ce qu’il attendait se produisit : des bruits de pas accoururent dans son dos. Au vu du son ce devait être cette pimbêche de femme-varan, et la voix qui s’éleva bien vite confirma cette hypothèse. Il continua de marcher tranquillement, tendant l’oreille à la suite des événements. Après tout il pouvait toujours feindre ne pas avoir comprit que cette bourse était à partager et que la distance qui se creusait l’empêchait d’entendre les beuglements offusqués de l’adolescente. Une telle situation restant grandement possible c’est sa collègue qui paraissait s’enflammer pour un rien, sans même chercher à s’expliquer. D’ailleurs le bâton qui heurta son dos avant de tomber au sol en était la preuve. Cette garce stupide était donc vraiment incapable de garder son sang froid ?

Liam fit semblant de ne comprendre ce que l’irlandaise disait qu’à sa deuxième exclamation, exprimée lâchement de loin et en compagnie masculine. Il adressa au duo un regard interrogateur et fit mine de se frotter le dos distraitement. Le taulard concentra ensuite son regard dans les prunelles grises de la nécrophobe avant de soupirer dans un haussement de sourcil :

- Je sais que tu m’aimes mais tu penses pas que la carrière de stalker ne te convienne pas ? Vous me suivez pour quoi au juste, vous voulez ma photo ?

Un profond mépris amusé se peignit sur le visage du trentenaire qui laissa s’échappé un ricanement de l’enclos de ses lèvres. En bon bonimenteur il ajouta avec un naturel désarmant devant les regards voguant inéluctablement entre son visage et l’endroit où il avait caché la bourse :

- Vous voulez me piquer mon salaire ? Vous abusez pas un peu là les jeunes ? Y’a tout juste 200 rubz là dedans, ce qui était promis. Si ces vieux cons de druides ont oublié de vous filer les votres j’y peux rien. Ils sont saouls comme des cochons, pas étonnant qu’ils en oublit la moitié au passage, surtout quand on pensent que nos rétributions leurs étaient totalement passées au dessus de la tête au début…

Son regard hautain se déplaça jusqu’à la silhouette lointaine de leurs ex employeurs qui tentaient visiblement de se vider une barrique de vin par personne. Dans ces conditions son mensonge était si crédible qu’il faillit y croire lui-même. Après tout il y avait peut-être seulement 200 rubz dans sa bourse, non ? Il n’avait même pas encore vérifié que déjà ces imbéciles arrogants lui bondissaient dessus en aboyant comme des corniauds. Tout ça parce qu’ils partaient du principe qu’il sortait de prison et qu’il était donc coupable de tout d’avance, sans aucune chance de procès. Il avait peut-être raison, mais ça n’en restait pas moins injuste et profondément agaçant.

- Vous n’avez qu’à aller leur réclamer au lieu de me péter les couilles. Si ton string disparait Nancy ce sera aussi de ma faute ? C’est trop facile, vous me faites pitié...

La sincérité apparente était telle que n’importe quel individu lambda en aurait été touché, ressentant sans le vouloir compassion mais surtout remord. Il était fort possible malgré tout que ce genre de considérations passent au dessus d’idiots butés comme eux. Dans tous les cas ça les ferait probablement réfléchir.

- Je suppose que je peux m’asseoir sur des excuses bien sûr… cracha Liam avec hargne, le mépris qu’il affichait comme décuplé.

Après un sifflement agacé il tourna les talons, rejoignit la route en tendant toujours l’oreille juste à temps pour être pris en stop par un routard en direction d’Elipse, à bord d’un monstrueux camion qui détonnait dans le paysage. Il jeta un bref regard dans le rétroviseur alors qu’il s’éloignait, dans l’espoir de voir le visage déconfit de kangoo et de sa copie conforme avec micro nibards mais le véhicule avait déjà tourné en lui masquant la vue du point où il avait émergé de la clairière. Il secoua malgré tout la main par la fenêtre en murmurant, un sourire aux lèvres :

- Hasta la vista…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : La cueillette !   Jeu 28 Oct - 19:04

La réplique de Liam avait totalement désarmé la Nécrophobe, qui ne savait soudainement plus quoi penser. Elle qui s’était attendue à une riposte vive du taulard, voire agressive, pour défendre le bien qu’il dérobait avec la force froide dont il savait faire montre, et voilà qu’il se contentait d’une joute verbal qui ne laissait pas à la jeune fille le temps de répondre. Ses sourcils se froncèrent devant le mensonge du trentenaire et pourtant, malgré toute la suspicion qu’elle nourrissait à son égard presque par habitude, elle ne put s’empêcher de suivre son regard hautain dirigé vers les druides ivres morts qui avaient déjà complètement oublié leur présence. Mise en doute, elle refit face à Liam après avoir jeté un œil à Yoru, qui ne semblait avoir tant qu’elle envie de se démener pour l’argent qu’elle avait dûment gagné.

- Bah, pourquoi tu ne recom…

L’irlandaise aurait volontairement fini sa phrase, mais le taulard renchérissait avec une allusion qui coupa lui coupa net la voix. A ce moment, elle avait passagèrement oublié les conditions d’argent et n’avait qu’une envie, c’était de balancer au trentenaire une gifle dont il se serait souvenu un moment… voire même lui endommager son service trois-pièce que même un cocon de rubz n’aurait su protéger. Se voir, même implicitement, assimilée à une trainée faisait la bouillir d’une rage que la dernière réplique hargneuse de Liam ne fit que décupler. Serrant si fort ses poings que ses ongles s’imprimaient sur sa paume blafarde, elle fit quelques pas en avant en crachant :

- C’est clair que tu peux t’assoir dessus, et plutôt deux fois qu’une !

Seul un sifflement agacé lui répondit, et alors que le taulard prenait le partie de s’éclipser en regagnant la route, les yeux flambant de rage se tournèrent vers Yoru, histoire de voir si il s’était enfin décidé à faire quelque chose. Malheureusement pour elle, il n’avait pas encore estimé nécessaire de donner de sa personne ; elle se retrouvait donc seule à devoir trancher entre l’envie de poursuivre son ex-collègue et celle de retourner voir les druides pour s’assurer qu’ils n’avaient par hasard pas simplement oublié de lui filer son dû.

L’adolescente le croisa en le bousculant volontairement avant de regagner le petit campement où étaient étendus chacun des hommes en étoiles sur l’herbe fraîches, une bouteille dans chaque main desquelles ils continuaient de temps à autre à maladroitement tenter de tirer une gorgée. Elle les jaugea un long moment avec un air méprisant auquel aucun d’eux ne prit attention, puis elle finit par demander, non sans frapper du pied dans les jambes de Panoramax pour attirer son attention.

- Hey ! Mon salaire, il est où ?

Elle n’eut pas d’autre réponse que des grognements de soulards inaudibles. Pour tenter de contenir sa colère, elle se saisit de ses cheveux pour en faire un chignon avant de souffler lentement, yeux clos, pour essayer d’adopter une voix un peu moins brusque.

- Monsieur… Panoramax. Est-ce que vous n’auriez pas oublié de nous payer moi et… lui.

Elle désigna l’asiatique d’un geste méprisant avant de reporter son attention sur ses employeurs. Mais malheureusement, jamais l’amabilité n’avait été la recette pour faire parler les soûlards, dans le monde réel comme à Dreamland. Melena poussa un juron de rage, scruta rapidement si l’un d’eux n’avait pas une autre bourse qu’elle pourrait dérober pour compenser le préjudice causer, mais elle dû bien se rendre à l’évidence que tout ce dont ils disposaient avait été envoyé à Liam.

Sans se retourner, elle savait très bien que ce dernier avait déjà fuit avec son bien au fond de son caleçon, et elle ne put que fulminer en se promettant qu’elle le récupérerait un jour ou l’autre.
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Job : La cueillette !

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