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 Broyons du noir, autour du feu de camps.

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Maxim Forester
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Trouble obsessionel compulsif

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MessageSujet: Broyons du noir, autour du feu de camps.   Dim 21 Fév - 16:11

Maxim se réveilla seul, à l'écart des autres. Sa tête le tournait affreusement, des fourmillements l'assaillaient de toutes parts. Il ouvrit simplement les yeux et redécouvrit la nuit Ellipsienne, ce ciel noir chargé de nuages cachant les étoiles, et d'où la triste lune diffusait difficilement sa lumière. Il regagna peu à peu ses sensations, le froid et l'humidité de l'averse. Nul couverture ni coussin ne le protégeraient de l'exposition à même un sol herbeux détrempé. Il perçut des bruits, des marmonnement de discussions éparpillés autour d'un bûcher improvisé, le crépitement des flammes. Toujours étourdi, et le corps engourdis, il tenta de se relevé. Il ne réussit qu'à s'asseoir. Il prit sa tête lourde entre ses mains et mesura l'intense fatigue en lame de fond et la soif. Il y avait un étrange contact sur son visage, une matière grasse qui avait bavé sur sa main quand il essaya de l'essuyer...

Du maquillage, il avait du maquillage plein la gueule ! Alors c'était à ça qu'on pensait faire à un mec qui tombe dans les vaps ?! D'ailleurs les fautifs étaient tout désignés, cet ordure de pervers et la traitresse Ella. Elle voulait rester dans les bras d'un type qui ne lui veut que du mal, décidément, elle était une femme drôlement mature pour son âge. Et combien même ce n'étaient pas eux les coupables, ils l'étaient au moins de l'avoir laissé seul au milieu de cette terre hostile. Maxim l'avait mauvaise. D'être seul, ça il s'en foutait royalement, d'avoir été lâché aussi, tant mieux même. Mais c'était la trahison de la rouquine qu'il ne digérait pas. Il s'en voulait d'avoir commencé à s'attacher à elle. Même si ce n'était vraiment qu'un tout petit peu, mais voilà le résultat, un foutage de gueule intensif à coup de rouge à lèvres. Il se frotta le visage avec cet étrange écharpe qui traînait à côté de lui et la jeta sur le côté...

Il tenta tant bien que mal de s'approcher du feu, il voulait se sécher un peu et surtout se réchauffer. Il resta seul à contempler la danse des flammes, jetant de temps en temps un débris pour les alimenter. Pensif, il repensa à son chez lui, à la douce familiarité des lieus, au moelleux de son lit, et au confort d'un frigo. Et à sa maman qui lui ramenait toujours un petit quelque chose en revenant des courses, des kinders, un magazine... Il se secoua la tête avant que le mal du pays ne le prenne. Il reporta ses pensées sur le monde actuel, la mort de ses compagnons de court voyage, la sale gamine, et les jumelles... Où étaient elles ? Et que faisaient elles ? Elles l'avaient aussi lâché alors qu'il tentait d'arracher Ella aux griffes d'un inconnu à la tête de taulard pervers... et à cette blondasse insurpassable en laideur qui devait lui servir de catin. Sale pute immonde.

Un monde d'amertume se referma sur Maxim, dont l'humeur n'était pas prêt de virer au beau temps.
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Aldaée Devard
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Acrophobe

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MessageSujet: Re: Broyons du noir, autour du feu de camps.   Mar 23 Fév - 20:37

Aldaée était restée à l'écart, toujours recroquevillée sur elle-même, sous un arbre. Elle en avait tellement marre de tout ça. De tous ces gens, de ce monde, de ce bruit, de ces morts. Au bout d'un long moment, alors que ça blablatait toujours autour d'elle, son regard se leva, et elle fronça les sourcils. La rouquine avait visiblement laissé Maxim, celui-ci tanguait dangereusement, maladroitement, d'un pas peu assuré vers le feu. Aldaée avait presque pitié. Que lui était-il arrivé ? Etaient-ce les évènements de la nuit ou s'était-il passé quelque chose pendant qu'elle se renfrognait contre le reste du monde ? Aucune idée, et comme elle ne le saurait pas à moins de lui demander, elle préféra effacer cette question de son esprit.
Son regard passa sur le groupe. Gabriel et son rouquin avaient disparu. Tant mieux, elle n'appréciait pas ce jeune homme à la chevelure de flamme qui avait eu la chance inouïe et honteuse d'arriver après l'horreur de la Nuit. La petite rousse était avec un autre homme, ce type à l'air de psychopathe. Peu importait, les goûts déplorables ne sont pas à punir. Et s'ils le sont, alors elle serait probablement punie par le psychopathe lui-même. Les jumelles disparues. Pas de trace de Yoru, allez savoir où il était passé celui-là. Pf.
Elle frissonna, sa robe de soirée peu adaptée à ce genre de températures, chercha dans le sac son manteau. Si ses autres vêtements y étaient, le grand manteau n'avait pas du rentrer et ils avaient du le laisser sur place. Quelque part dans les grandes terres enneigées, il devait donc y avoir un lourd manteau abandonné. La petite française fouilla la poche de son pantalon, en sortit la pierre tranchante de Yoru, la serra dans sa main salie par la poussière, le sang. Etait-ce ça la solution ? Se trancher les veines ? Arroser le sol de son sang ? La mort ramènerait-elle à la maison ? Les victimes de la Nuit étaient-elles rentrées chez elles ?
Elle rangea précieusement la pierre, se leva avec un soupir, mit son sac sur son épaule, jeta un regard aux groupes bavards, soupira à nouveau. Pourquoi fallait-il qu'il y ait tant de monde ? Ses yeux tombèrent sur le feu et la silhouette solitaire du scarifié. Tout dans sa position et la façon dont il alimentait les flammes reflétait une certaine tristesse. Elle chercha à nouveau du regard ses compagnons de voyage. Toujours pas de jumelles à l'horizon. Ella toujours avec le psychopathe. Il avait été abandonné ? Ou s'était-il isolé après quelque dispute ?
La petite demoiselle volante finit par rejoindre le feu et celui qui l'animait. Elle resta quelques secondes silencieuse, debout à côté de lui, regardant les flammes dansantes.


-Je peux m'asseoir ?

Sa voix était sortie assez lente, rauque, éreintée par la fatigue et le froid, et ses yeux s'écarquillèrent devant le côté pas humain du tout de cette sonorité irritée, molle. Elle posa les doigts autour de sa propre gorge, comme pour s'étrangler. Elle était un peu gonflée, mais sans plus. Ca passerait. L'infection de la blessure aussi. Il ne fallait pas s'inquiéter pour ce genre de choses. En même temps, ça ne risquait pas, Yoru avait disparu, donc pas de parano de la douleur dans le coin. Parfait, elle pouvait souffrir tranquille. Je souffre donc je suis, n'est-ce pas ? A la fin, on finissait par douter de tout, jusqu'à sa propre existence, dans ce monde cruel de cauchemar.
Aldi leva les yeux vers le ciel nuageux. Qu'attendait le groupe pour se séparer, s'éloigner de cette ville meurtrie et meurtrière ? Pourquoi restaient-ils concentrés dans ce coin ? Un faible soupir s'échappa des lèvres de la française alors qu'elle reposait le regard sur Maxim. Il avait le visage rouge. D'avoir été frotté, et d'autre chose, des restes de peinture, de maquillage ou d'équivalent. Elle fit une légère grimace compatissante, mais pas le moindre commentaire. Inutile de l'énerver plus qu'il ne devait déjà l'être.
Elle était mal à l'aise, le caractère du garçon lui échappait, elle ne parvenait pas à comprendre son raisonnement, ne sachant pas trop pourquoi il était si provocateur, qu'est-ce qu'il cherchait à prouver, à cacher par là ? Peut-être était-ce un manque de confiance en lui qui l'incitait à se montrer si méprisant et moqueur. Peut-être aussi était-ce un complexe de supériorité. Allez savoir. Toujours est-il que par conséquent, elle ne parvenait pas à cerner son caractère, et ne savait pas quoi lui dire. En plus, il n'avait probablement pas envie de parler. Surtout pas à elle...
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MessageSujet: Re: Broyons du noir, autour du feu de camps.   Mar 23 Fév - 22:18

Plus ou moins d'une journée auparavant:

Suzon faisait face à ce médecin. Cet espèce de psy hypnotiseur ou dieu sait ce qu'avait pu lui raconter sa soeur. Elle déglutit. Il ne lui inspirait pas confiance, vraiment pas du tout. Il avait l'air de lui vouloir du mal. C'était même une certitude: il lui envoulait pour une raison qu'elle ignorait totalement.
Elle commençait à paniquer. La sueur perlait le long de son front alors qu'elle songeait à s'enfuir dans sa tanière, son refuge, son chez elle loin de tous ces gens qui complotaient dans son dos.
Face à elle le pendule du professeur oscillait de gauche à droite. Non! Elle ne se laisserait pas avoir. Mais ses paupières se faisaient lourdes, de plus en plus lourdes. Elle avait beau lutter elle sombra malgré elle vers l'inconscience.

Maintenant:

Suzon marchait. Une faible lueur d'un feu lui faisait face désormais. Elle s'accrochait à cet objectif en continuant sa route essayant vainement de faire le point sur la journée écoulée, si tant est qu'il s'agisse d'une journée: elle avait un peu perdu la notion du temps. Elle se souvenait vaguement du rendez vous chez l'hypnotiseur qui lui voulait du mal. Mais ensuite? Ensuite le trou noir.

Puis elle s'était réveillée dans un jardin public. San Francisco visiblement... elle devait encore y être... ou pas: tout paraissait tellement pareil et si différent en même temps. Si ça se trouve ce professeur l'avait drogué. C'était à cause de lui ce trou noir, cette impression bizarre d'être près de chez elle et ailleurs en même temps.

Ensuite, tout se révélait encore plus flou. Elle avait été poursuivi, preuve ultime s'il en était besoin que tout le monde en avait effectivement après elle. Pas qu'après elle peut être c'est vrai... elle avait bien vu d'autres personnes se faire poursuivre, frapper, tuer même.

Alors elle avait fui. fui ces gens qui lui voulaient du mal, cet immense complot qu'elle avait toujours redouté et qui semblait prendre forme. Fuir, mais où? Loin de la ville. Loin de ces gens qui la menaçaient, lui feraient du mal, la tueraient s'il lui mettait la main dessus.

Les heures avaient passé. Elle avançait, se dissimulant du mieux qu'elle pouvait dès qu'elle entendait le moindre bruit. Elle avait perdu toute notion du temps se contentant d'avancer encore et encore pétri de peur.

Maintenant elle commençait à discerner clairement le feu vers lequel elle se dirigeait. Elle discernait également quelques personnes près de la source de chaleur. Des gens... elle devait se méfier. A vrai dire si elle s'était écouté elle aurait presque fait demi tour. Mais pour aller où? Elle était perdu. Elle était gelée. Elle était épuisée. L'idée de pouvoir se poser devant ce feu était probablement la seule chose qui lui permettait de tenir encore debout. Alors elle avança méfiante, prête à détaler au moindre signe d'hostilité.

Deux silhouette se tenaient près du feu, un peu à l'écart des autres. Elle marcha vers eux. Les observant d'un oeil hostile et apeuré. Sans un mot elle s'assit près du feu à un mètre à peine d'eux. Elle les gardait en vue du coin de l'oeil, le corps tendu, prête à bondir s'ils esquissaient un geste louche dans sa direction.

La douce chaleur du feu permit cependant de légèrement la détendre. Elle commençait sentir à nouveau ses doigts. Ses pieds cessaient peu à peu de la faire si douloureusement souffrir. Elle pouvait réfléchir un peu plus sereinement. Là encore ses réflexions butaient contre beaucoup trop de question: où était elle? Comment était elle arrivé ici? Pourquoi avait elle été poursuivi et menacée?

Elle devait comprendre. Aussi finit elle par articuler ces quelques mots à ses voisins sans toutefois les regarder totalement en face.

- On est où?
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Broyons du noir, autour du feu de camps.   Jeu 25 Fév - 18:57

Finit ! La suite de la quête principale se poursuit ici : Dix rames et l'addition siouplait !
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MessageSujet: Re: Broyons du noir, autour du feu de camps.   

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