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 Les cages du Sans nom [Quête Principale]

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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Sam 10 Avr - 17:15

Les journées s'écoulaient longuement, accompagnés de leurs lots de corvée, de coups et d'humiliation. Chacun essayait de tenir bon à sa façon, mais la rigueur des gardes en écorchait plus d'un. La même impression pour tout le monde trottait dans la tête : Encore combien de temps...

Cette nuit là, des nuages obscurcissaient le ciel qu'une nouvelle lune perpétuellement pleine peinait à percer. Aucun vent ne soufflait, il régnait une douceur de nuit d'été. A cette étrange quiétude venait s'ajouter le son d'une voix, d'abord à peine audible, qui vint s'élever dans la tête de tous les habitants du Slavedog millionnaire. Tapez des pieds, frappez des mains invectivait-elle sur un rythme de plus en plus endiablé. Manquait plus que le rhum...

A côté du vaisseau S. M. (Slavedog Millionnaire hein) devenu immobile un large cercle d'eau se mit à bouillonner, puis à se soulever. Un fracas assourdissant du bois qui grince et qui craque retentit en même temps qu'une immense masse émergeait de l'océan. C'était un vaisseau en piteux état, la coque étant trouée et rongée par des champignons et l'humidité, par les divers coquillages et algues qui la parasitait. Les mats dénudés de toutes voiles vacillaient dangereusement et menaçaient de s'effondrer à chaque instant. C'était à se demander comment il pouvait encore naviguer, lui qu'on aurait pris pour une épave récemment extirpée des fonds marins.

Sur le pont dansaient des êtres tout en lambeaux de chair sur les paroles du mystérieux chanteur de gigue. Une vision tout à fait époustouflante tout autant qu'effrayante, on aurait pu croire que Mickael Jackson ressortait son vieux tube... Puis, tout devint silencieux. La musique et les chants cessèrent, les pas de danse se figèrent, il n'y avait plus que l'écoulement de l'eau qui goutte qui empêchait un silence de mort. Les nouveaux venus se tournèrent vers le Slavedog Millionnaire qu'ils se mirent à renifler.

« Ca sent la chair fraiche !
-Mais pas que... ramasse ton nez.
-Ah oui tiens, c'est pas bête mon gaillard.
-Ca sent aussi l'extra-planaire.
-La maitresse est en rogne en ce soir, c'est peut-être à cause d'eux.
-Ouais, elle les aime pas ces gars là... mais d'un autre côté...
-Ouais, ils pourraient peut-être nous aider... »


Le musicien descendit de son perchoir et entama une nouvelle musique, assez désagréable il faut dire. Elle était lente et irrégulière, elle était dérangeante, tantôt aiguë tantôt grave. En fait, elle rythmait la poussée d'une espèce d'algue lierre qui poussait entre les deux navires. Les végétaux se cramponnaient dans les moindres interstices et fissures afin de constituer un pont visqueux entre le Slavedog Millionnaire et... l'autre bateau.

« Car telle est la question : Quel est son nom ? »

Aboya le musicien cadavérique, tandis qu'il marchait au dessus de l'eau grâce à son pont improvisé en compagnie des ses amis fêtards. Aucun garde n'eut le temps de crier à l'abordage, les algues qui s'étaient infiltrés dans la coque avaient poussé le vice jusqu'à sortir du pont et ligoter tout les matelots. Tous ? Non, une poignée d'irréductibles gaulois tenaient encore bon repoussant tant bien que mal l'invasion ulvophyte. Ah, ces voyageurs, ils ont toujours des ressources pour ne pas se laisser faire !

« Nous aiderez-vous ? Demanda sympathiquement le ménestrel. Enfin, si vous tenez à la vie. » Ajouta-t-il perfidement, accompagné des rires idiots du reste de ses camarades. 
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Jade Martins
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Troubles dissociatifs du comportement

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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Sam 10 Avr - 19:23

C’était vert, gluant, ça poussait à une vitesse folle et c’était un vrai miracle qu’ils ne soient pas encore tous ligotés comme des saucissons. Et si seulement leur problème s’était résumé à une invasion d’algues agressives… mais non, il avait fallut pour pimenter le scénario leur faire don d’un vaisseau fantôme et son lot de cadavre un poil encore trop vivants à son goût. Surtout que Dame Jade est loin d’être la reine du courage, elle se contentait donc pour l’instant de hurler en piétinant tout ce qui semblait ramper vers elle, y compris une ou deux mains au passage.

Heureusement que dans ce genre de situation nocturne on pouvait compter sur l’Elie garou ! Devant les dangers que son double courrait (et elle-même par la même occasion mais on sait tous qui passe d’abord), elle avait revêtu ses traits lycanthropiques ainsi que l’esprit simplet qui allait de paire et s’évertuait à arracher à coup de griffes et de dents la végétation envahissante. Un miracle qu’aucune des autres personnes se battant à ses côtés n’ait pas perdu un membre ou une tête dans l’opération !

- SAUVER JADE ! Grognait la mauvaise jumelle.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH ! Beuglait tout simplement la bonne en fonçant de tous côtés.

Pas très constructif tout ça, surtout que plus on en coupait plus il en repoussait, un travail pénible et sans fin. Heureusement l’un des morts vivants se déplaça jusqu’à leur petit groupe résistant pour leur faire une proposition. Leur vie sauves contre de l’aide…

Elie se contenta d’un grognement et d’un regard noir alors que Jade s’approchait non sans crainte mais avec un calme relatif retrouvé. S’il pouvait arrêter ça elle ferait n’importe quoi pour eux… enfin… tant que ce n’était pas trop dangereux. Dans tous les cas ça ne pouvait pas être pire que la situation actuelle, elle s’éclaircit donc la gorge, jouant nerveusement avec la fourrure abondante de sa jumelle.

- Je… euh… d’accord. Je vous aide si vous nous laissez tranquille. Et… humm… Elie aussi.

L’invasion ulvophyte s’était temporairement interrompue, la mauvaise jumelle récupéra donc son aspect initial avec un soulagement certain. Autant posséder une force herculéenne et des griffes aiguisées comme des lames de rasoir était utile, autant se retrouver avec un QI de labrador sénile l’était déjà moins. La brunette jaugea non sans dégoût et colère l’aspect du mort : sa peau partait en lambeau et il lui semblait bien voir quelques vers s’agiter dans sa chair putréfiée… une vraie vision d’horreur qui aurait donné la nausée à n’importe qui.

Son ton sympathique ne trompait pas la donzelle méfiante, mais elles n’avaient pas vraiment le choix. Elle acquiesça donc dans un soupir avant d’ajouter la voix encore rauque à cause de sa transformation :

- On vous aidera, mais si vous tentez de nous jouer un tour je peux vous promettre que vous regretterez de ne pas être encore mort.
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Melena Autumn
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Thanathophobie & Nécrophobie

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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Dim 11 Avr - 21:35

A cet instant, Melena profitait d'un moment de répis - bien trop rares - pour savourer discrètement la fraicheur de la nuit, qui la changeait de l'atmosphère lourde et moite qui règnait dans les pièces où elle était forcée à travailler sans arrêt. Elle ne s'était jamais sentie aussi fatiguée et meurtrie de sa vie. Son caractère indomptable ne l'aidant pas à se laisser dresser comme une esclave obeissante, elle ne compait plus le nombre de coups qu'elle avait reçu. Son corps en gardait de douloureux souvenirs ; particulièrement son dos, écorché par des coups de fouet rudement distribués, qui avait d'ailleurs finis par avoir raison de la chemise blanche qu'elle portait en arrivant, qu'elle a dû troquer pour un vieux - et beaucoup trop large - tee-shirt de marin qu'elle avait accépté avec dégoût. Mais c'était toujours mieux que de se promener à demi-nue ; déjà que les regards pervers et dévorant des hommes de l'équipage la révulsait à vomir, elle ne leur ferait pas ce plaisir.
Une fois, lors d'une correction très violente où elle pensait mourrir, elle était à nouveau tombée dans une léthargie de cadavre. L'irlandaise avait repris conscience juste à temps avant qu'elle ne soit balancée par dessus bord, mais elle avait tout de même établie une relation de cause à effet, dès que sa frayeur se fut dissipée : apparement, cela lui arrivait dès qu'elle avait une peur trop intense de perdre la vie.
Ce constat la taraudait de question, qui continuaient de divaguer dans ses méninges, qu'elle travaille ou pas.
Ces malaises étaient les seules choses liées à la raison de sa visite chez Parkinson. Est-ce pour cela qu'elle avait été envoyée dans ce monde ? Pour cela que tous les dits voyageurs étaient ici ?
Elle avait eut le temps d'en rencontrer quelques uns, et certains se révèlaient avoir des capacités particulières. Est-ce que tomber morte lorsqu'elle avait peur était celle de Melena ? Comme un mécanisme de défense animal primaire ?
Elle n'en était pas encore tout à fait sûr, mais en tout cas, c'était fichtrement inutile. Et terrifiant avec ça.

Cette nuit là, Melena était assise sur le pont, dans la pénombre d'un tonneau, et observait la nuit. L'une de ses mains venait régulièrement caresser ses cheveux noirs emmêlés, avant d'abandonner avec lassitude ses chances de pouvoir défaire le moindre noeud. Au bout d'un certain temps, le bateau s'immobilisa, tandis qu'une voix inconnue s'élevait. Machinalement, Melena s'était silencieusement mise à suivre le rythme imposé, avant de réaliser que quelque chose n'allait pas !
Elle se leva avec une petite grimace de douleur, alors que juste en face d'elle, une épave jaillissait des flots avec panache. A la vue des matelots décharnés, qui tenaient un discours complètement fous, la jeune fille fut prise de terreur, et elle se mis à trembler, sentant déjà son esprit s'embrûmer.
Lorsque les algues se mirent à pousser avec l'aide de la musique inquiétante et dérangeante du musicien cadavérique, l'irlandaise eut quand même la vivacité de s'extirper de sa cachette pour éviter d'être saisie. Elle trébucha sur l'un des marins du S.M. jeté au sol, et en se retournant, elle vit l'équipage de l'autre navire commencer à traverser la distance qui les séparaient de celui sur lequel elle se trouvait. Sa peur s'intensifia en voyant leurs mines menaçantes et leurs aspects repoussants.
Se redressant à demi, elle vit les hommes du S.M. succomber, alors que la plupart des voyageurs se débattaient et se défendaient tant bien que mal. Melena fit un effort surhumain pour se relever, mais déjà, elle sentait son coeur ralentir. Quand le musicien demanda de l'aide, en échange de la vie sauve, elle ne put souffler que dans un murmure imperceptible que l'offre l'intéressait, avant de s'écrouler, charogne à nouveau.

*C'est pas vrai ! Non !*

De là où elle était, elle voyait Jade qui négociait déjà sa sortie. D'autres voyageurs passaient non loin, et elle pleurait intérieurement de ne pouvoir hurler qu'on vienne l'aider. Une algue venait doucement caresser sa jambre droite, prête à s'en saisir et à la ligoter tandis que l'un des hommes morts-vivants s'approchait d'elle avec lenteur.

*Aller réveille-toi Melena ! Tu vas mourrir bon sang !*

Jamais elle ne s'était sentie aussi térrifiée.


Dernière édition par Melena Autumn le Lun 12 Avr - 3:09, édité 1 fois
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Jonh Matrevis
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Trouble bipolaire IV: dépression sur fond de tempérament hyperthymique

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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Dim 11 Avr - 22:13

Assis par terre en train de se masser les avants bras après une dure journée de labeur, Jonh leva la tête lorsqu'il entendit un bruit d'eau assez étrange ainsi qu'un chant qui s'élevait dans la nuit. Il était persuadé de n'avoir usé d'aucun stupéfiant aussi se leva t-il pour voir ce qui se passait. Heureusement pour lui car sans nul doute se serait il fait chopper par les trucs bizarres qui grandissait sur le pont attrapant les pauvres marins et les siens qui s'en sortit pas si mal. D'un point de vue extérieur on aurait pu croire que le jeune homme exécutait des pas de danse car mine de rien c'était pas facile d'esquiver ces algues.
Alors que le jeune homme était arrivé près de deux jumelles et d'un mort vivant en un rien magnifique. Son corps était bien bouffer.
C'est donc avec une certaine stupéfaction qu'il entendit leur attaquant leur demander de l'aide...ou bien de mourir. Question très difficile ! Quoique se faire tuer par une herbe c'était pas très glorieux et il ne fallait pas oublier l'arrivé en mode légume à San Francisco. Alors il n'y avait pas vraiment le choix. L'une des deux filles accepta la proposition avant que son double rajoute une menace avec. Bon bah au moins il était pas le seul fou à accepter un marché avec des morts.

- Ouais j'aiderai aussi

Enfin, son pouvoir n'était pas vraiment très utile ! A part si il voulait savoir le mauvais souvenir de quelqu'un ou bien améliorer le climat d'une zone. Une autre personne était arrivé mais bizarrement elle s'étala par terre complètement immobile. Jonh haussa un sourcil , peut être un malaise ? Il devrait bouger pour aller voir mais une algue était déjà prête à la saisir et un pote mort vivant s'approchait d'elle. La pauvre n'avait même pas eu le temps d'exprimer son choix...
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Yoru Nakatomi
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Hypocondrie

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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mar 13 Avr - 3:02

Cela faisait un moment que Yoru se reposait sur le pont du bateau. Ses mains toutes rêches lui faisaient mal à force de porter des caisses en bois, les échardes venaient écorcher et rougir sa peau fragile, ses bras pleins de bleus traduisaient les coups que les marins prenaient plaisir à lui donner. Ah ! Comme une victime, il détestait ça, mais il avait déjà essayé lui.. de riposter, de se révolter à plusieurs reprises et son dos marqué par des coups de fouet montrait la violence du jugement au sein de ce bateau. Yoru n’avait qu’une envie : Partir d’ici. Mais pour aller où ? La mer… voilà ce qu’il y avait partout ! La mer !! Que dalle quoi..

L’asiatique contemplait son petit bronzage, il était a demi allongé contre une barrière à l’écart, ne gênait personne, et appréciait le vent marin caresser doucement son visage. Un moment de répits volé était encore plus appréciable qu’une permission surveillée. L’hypocondriaque se laissait donc aller et ferma les yeux, une sieste pourquoi pas ? Et puis… si il se faisait prendre… ils le tabasserai encore une fois et après… Il s’en contrefichait ! Jamais il ne collaborerai…

Le vent était frais, quand une odeur de pourriture lui parvint. L’asiatique se redressa et s’assit en grimaçant. Les yeux plissés il vit au loin un bateau surgir de nulle part ; Stupéfait il regarda l’action avec la bouche entrouverte et les yeux écarquillés. Il ne pu dire qu’une chose :

-Trop cool…

Ca voulait tout dire. Tout, il vit tout : L’arrivé du bateau, l’ «abordage » de celui sur lequel il se trouvait, l’équipage adverse, le discours, les lianes, la panique… Tout s’agitait sous ses yeux, des cris, des bousculades, rien ne l’atteignit pourtant… Il resta immobile. L’adrénaline monta et à entendre ce mort vivant, il avait une chance de partir, une seule ! Il ne fallait pas la perdre ! Yoru s’avança alors et rechercha Aldaée des yeux. Il l’avait perdu de vue depuis une altercation entre lui et des marins, il n’avait plus eut de nouvelle. Dans cette cohue, la possibilité de trouver une personne était minime mais il persista et se mit à courir un peu partout le regard observant chaque visages quand il trébucha sur quelque chose.

Le choc fut rude, l’asiatique vint s’écraser de plein fouet contre le sol sur des lianes rampantes pas très accueillantes. L’une d’elle vint rapidement lui entourer le poignet et d’un coup l’asiatique s’en dégagea effrayé pour se retrouver face au corps de Méléna. C’était donc ça la cause de sa chute ?! >.< Effrayé à la vue de ce « cadavre » (il faut dire les choses comme elles sont), il hurla dans un premier temps avec un mouvement de recul mais les lianes de plus en plus affectueuses commençaient à lui entourer le bras. Il ne fallait pas rester ici. L’asiatique voulut se relever mais posa son regard sur un mort vivant qui se tenait juste derrière lui, l’air pas très amical. Au bord de la crise cardiaque l’hypocondriaque poussa un cri de terreur qui vira dans les aigus, il était carrément dans un film d’horreur grandeur nature. Il s’écarta en rampant pour repasser de l’autre côté de Méléna. Il balbutia :

-C’est bon ! C’est bon ! Du calme là on peux discuter hein ! Vous allez pas nous tuer, hein ! J’ferai tout pour partir de ce bateau, croyez-moi, prenez moi avec vous !
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mar 13 Avr - 23:47

Lalia avait terriblement mal à la tête, et un trou béant à la place de ses souvenirs.
En émergeant, elle se rendit compte que elle était allongé dans un endroit putride, noir comme un four, et humide pour faire bonne mesure. Des liens en corde rugueuse lui lacéraient les poignets et les chevilles, et la seule source de lumière était celle de l'interstice de la porte entrebâillée. Elle poussa un gémissement, tentant de se souvenir pourquoi elle était en si mauvaise posture. Soudain, le sol se mit à tanguer. Réprimant une nausée, elle compris qu'elle était sur un bateau.
C'est alors que des flashs traversèrent son esprit.
Le vieux fou à barbe ... Une ville étrange... Une rue mal éclairée...Des affiches mal orthographiées... Des lumières, comme des étincelles...Des ombres menaçantes... Des questions Qui? D'où ? Pourquoi ?... Des rires grinçants... Un, deux, trois, cinq, dix coups ..Mal...
Et la voilà ficelée comme un rôti de porc dans cette pièce tout ce qu'il y a de plus glauque...Dans un bateau en plus!
Lalia se force à respirer avec calme. *Restons rationnels. Ceci est un rêve. Je vais me réveiller*. Elle se pince. Rien. Elle inspire et expire longuement. *D'accord. Je dois être sous l'hypnose de ce fou à lier. Bien. Très bien. Il faut donc que je continue.* Lalia tenta alors de dénouer la corde grossière. Après quelques contorsions, elle arrive à scier ses liens à l'aide des talons de ses chaussures, petit à petit. Mais si la corde finit par lâcher, le talon aussi. *Promis, je ne laisserais plus jamais mes amants me guider en matière de thérapie*
Et c'est en rampant à moitié, les membres sans forces que Lalia se traîna vers la sortie. Enfin l'air libre et la lumière du four -ou de la nuit plutôt- ! Tout semblait paisible sur le bateau, et la nuit parsemée d'étoile était magnifique.
Mais sa joie fut de courte durée : car un autre bateau troubla la surface de l'eau lisse et noire. Alors Lalia comprit qu'elle s'était enfoncée dans un immense bourbier : des algues visqueuses sortaient de partout, des morts-vivants décomposés lui parlaient et cette musique lancinante... Un film d'épouvante, mais atrocement réaliste.
Apparemment, on lui voulaient de l'aide. En temps habituel, elle aurait répondu "plutôt mourir!". Mais comme il s'agissait VRAIMENT de mourir, elle se résigna. Elle était à l'air libre, c'est déjà ça. C'est à ce moment là qu'elle remarqua qu'elle n'était pas seule, hormis les monstres. Il y avait des personnes normales. Enfin, elle semblaient normales. *Je ne serais pas seule dans cette folie au moins...*
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Jeu 15 Avr - 19:00

  • Il fallait ré-ca-pi-tu-ler. N'était-ce pas le seul moyen de comprendre les faits de ces derniers jours ? Il fallait tout reprendre du début. Alors, allongée au fond d'une cale, les yeux fermés, elle laissa ses souvenirs l'envahir.

    "Il y a quelques jours, ma tante m'a emmenée voir un psychologue, le Docteur Parkinson. Il nous avait été recommandé par Monsieur Trucmachin, un spécialiste du même genre qui s'était révélé incapable de me guérir. Me guérir de quoi ? Je ne suis pas folle, je n'aime pas la folie, c'est tout... N'empêche que... Enfin bref, ça n'a pas de rapports. Ce premier docteur, donc, m'a hypnotisée. Oui, je m'en souviens très bien. Je suis arrivée dans un monde inconnu, dans un cabinet de psy... vide. Me croyant dans un rêve, je n'ai pas paniqué et je suis sortie de l'immeuble. Je ne connaissais pas cette ville, alors j'ai décidé de l'explorer. Mais il semblait y avoir une sorte de... guerre civile. Des gens défilaient en scandant des choses du genre "A mort les voyageurs ! Tuez-les tous ! Là ! Là ! Il y en a un !". Il y avait des cadavres partout. Mais que ce passait-il ? J'errais dans les rues, fuyant quand quelqu'un me prenait en chasse, commençant sérieusement à stresser... C'est là que j'ai rencontré... Hum, je ne me rappelle plus de son nom. Bref, un homme d'une trentaine d'année m'expliqua tout un tas de trucs abracadabrants sur Dreamland, les voyageurs, les pouvoirs, le Docteur Parkinson... Aucun doute, il était fou à lier. Cela donnait des frissons dans le dos. Je me souviens avoir fébrilement chercher mes comprimés, en vain. Il allait falloir faire sans... Après tout, nous n'étions que dans un rêve. Un cauchemar, plutôt, car il montrait ce dont j'avais le plus peur : un monde envahit par la folie. Mais tout cela commençait à prendre un aspect réel... Un peu trop à mon goût. Après m'avoir tout raconter, il m'entraina dans la rue principale. A peine le temps de dire "ouf" qu'un inconnu lui décollait une balle, avant de me dire en souriant : "Ne me remerciez pas mam'zelle, je n'ai fait que mon devoir !" Et il s'en alla trucider d'autres innocents. A la suite de cet assassinat, je me suis réfugiée dans une maison abandonnée pour tenter de faire le point. Tout cela était vrai, réel... Une longue estafilade saignante sur son bras droit en était la preuve. Il me semble avoir cédé au sommeil. C'est ce que je fais quand la folie ambiante devient trop insupportable. Je me suis réveillée alors qu'il faisait nuit et que les environs s'étaient un peu calmés. J'ai marché au hasard, et j'ai fini par tomber sur un feu de camps. Instinctivement, j'ai compris qu'il s'agissait là de voyageurs, comme moi. A la différence près que je n'avais pas de pouvoirs, moi. J'ai vu des hommes en train de les encercler. J'ai voulu crier pour les avertir, mais quelqu'un m'a frappé... Et me voilà, maintenant. Dans cette cale qui empestent et qui regorge de folie..."

    Odilia est restée longtemps allongée, s'étant rendormie. Dans un état de transe, elle ne s'aperçut même pas que les lieux se vidaient et que des cadavres reposaient désormais auprès d'elle. Ce n'est que de longues heures plus tard, mais l'odeur nauséabonde se fit trop forte, qu'enfin elle ouvrit les yeux. Paniquant à la vue de ces corps inertes, elle se rua sur le pont. Juste à temps pour voir ce qui lui semblait être un navire fantôme émerger des océans. Un pont verdâtre et visqueux se déploya entre les deux bateaux et bientôt, des revenants débarquèrent sur le pont. Avant cela, une musique endiablée avec fait se trémousser des inconnus... Elle faillit s'évanouir en cédant à la peur. Fou ! Le monde était devenu fou ! S'approchant de la personne la plus proche elle le/la secoua comme un prunier en lui hurlant presque dans les oreilles :

    -MAIS QU'EST-CE QUI SE PASSE ICI ? LE MONDE EST FOUUUUUUUUUUU !

    Et sur ce, elle se mit à trembler de tous ses membres, une lueur démoniaque dans le regard...
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Dim 25 Avr - 13:16

Le ménestrel se mit à hurler de rire et reprit sa gigue endiablé.

"Et bien que d'enthousiasme ! Montez je vous pris, montez à bord de notre vaisseaux si vous n'avez pas peur d'y rester. Montez et trouvez son nom !"

Il fit tourner son bras comme une rockstar pour inviter les voyageurs aventureux à traverser le pont d'algue, et pour gratter sa mandoline de plouc. Le pont était glissant, et certains ne manquaient pas de glisser et de s'écraser contre la surface nauséabonde. Il les regardait passer à côté de lui, et les gratifiait d'un large sourire aux chaires pourries et aux dents gâtées. Lorsqu'Odilia se mit à hurler que le monde était fou, le Ménestrel balança sa mandoline comme une masse lourde en plein dans le ventre mou de la jeune fille démente.

"Ah ahahahah ! Parfaitement, nous sommes tous fou, alors ferme la et avance."

Il repartit dans un fou rire qui s'accordait parfaitement avec sa musique, en chassant du pied la jeune fille tombée à genoux. Odilia bascula sur le côté et tomba du pont. Un énorme plouf dans l'eau glaciale calmerait peut-être la lueur démoniaque au fond de ses yeux ? Mais qu'elle se rassure, la coque trouée de toutes parts lui laisserait facilement l'occasion de remonter à bord du Sans nom... enfin, si elle savait nager.

Le Sans nom par ailleurs ne pouvait naviguer que par magie, ou malédiction. Il était dans un état pitoyable, rongé au mîtes, les voiles réduites en charpies. Le sol craquait et menaçait de s'effondrer à la moindre charge superflue. Les champignons dégueulasses poussaient ici et là, en compagnies de crustacés à l'aspect repoussant et franchement immonde. Et l'odeur, n'en parlons pas. Le pont donnait accès aux étages inférieurs et à la cabine de feu le capitaine du navire. Le capitaine était mort de puis belle lurette, et c'est lui qui avait nommé le navire. De ce nom il ne restait qu'une lettre, accroché au dessus de la porte de la cabine, un "O" qui avait l'air placé en milieu de nom.

Le capitaine disions nous, était mort, et n'avait pas eu le même sort que ses marins... ni même que sa maîtresse, assise dans un rocking chair dans sa chambre au fond du bateau. Mais on l'entendait hurler des gros mots et des insanités depuis le pont à travers les multiples trous qui faisait de ce rafiot un vrai gruyère. Elle était folle, déjà de son vivant, mais alors morte n'en parlons pas ! Elle était la seule témoin des tristes évènement ayant mis fin à leur histoire... un indice, mais qu'en tirer d'elle...


[HJ : Pour ceux qui n'ont pas comprit, il s'agite de retrouver le nom du bateau. Je vous laisse la liberté d'inventer des pièces dans le bateau, sachant que selon ce que vous décrirez, je vous donnerais des indices en fonction. Vive l'aventure ! (Ah, la réponse existe déjà et est trouvable dans le fofo, quelque part et bien caché...)]
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Lun 26 Avr - 0:33

Lys était sortie sur le pont prendre l'air après les discutions houleuses entre les filles et le capitaine. De plus, elle était curieuse de savoir ce qui avait bien pu attirer Elie dehors, la faisant fuir un délicieux repas ! La bise froide s'infiltra sous le coton de sa tenue d'esclave, et sa blouse qui dévoilait son ventre pâle n'aidait pas à la réchauffer. Alors que Lys se frictionnait les bras elle vit alors une étrange et peu ragoutante algue sur le pont. Bizarre... C'est alors qu'elle entendit des cris, un plouf ainsi qu'une drôle de musique. La rouquine leva les yeux et vit... un véritable spin-off du Pirate des Caraïbes ! La bateau de Davy Jones se tenant à côté du leur, avec les morts vivants qui y vivaient, il va sans dire ! Trop choquée pour réagir, Lys avançait vers le Sans Nom, ne faisant pas attention au pont recouvert d'algues pour... glisser, évidemment. Les Converses ne sont pas vraiment réputées pour être antidérapantes... La jeune fille s'attendait à s'écraser lamentablement sur le sol déboutant et visqueux, sauf que cela n'arriva pas. Deux mais s'était agrippées à ses hanches et la retenait, pour ensuite l'aider à se relever. C'était des mains chaudes, douces et, étrangement, elles n'étaient pas étrangères à l'adolescente... Elle leva les yeux vers son sauveur et reconnu quelqu'un qui n'était autre que Jonh !
Le visage de l'anglaise s'illumina. Jonh ! Il était là ! En vie ! En bonne santé ! Il allait bien ! Lys senti ses yeux se remplir de larmes tant elle était soulagée de voir son ami ici et pas en train de se faire maltraité par ces maudits matelots, et sans en avoir conscience elle avait sauté au cou de son ami et plongé la tête dans son cou, respirant cette odeur qui la rassurait tant...

-Jonh ! s'était elle écriée, tu vas bien ! J'ai eu si peur, si tu savais...

La rouquine serra un peu plus son étreinte sous le regard vitreux des zombies autour d'eux, mais Lys se fichait d'eux, elle avait retrouvé Jonh ! Elle s'extirpa, non sans mal, du cou du châtain pour regardait ses yeux tristes, le visage illuminé d'un sourire.

- Au moins, tu vas bien !

Les yeux sortis des cheveux de son ami Lys revit l'étrange scène qui l'entourait et réalisa que l'heure n'était peut être pas aux câlins... Jonh était arrivé avant elle, peut être savait-il quelque chose...

- Euh, tu sais ce qui se passe ici ? C'est quoi cet espèce de remake de Pirates des Caraïbes là ? On doit chercher le coffre maudit, c'est ça ?

Lys se doutait qu'elle n'était pas très drôle, mais dans ce monde de fou elle n'était pas à une ineptie près...
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Lun 26 Avr - 2:11

Melena ne pouvait vraiment pas bouger. Son corps mort ne répondait à rien, et elle assistait à toute la scène en spectatrice impuissante. Jonh Matrevis posa un instant son regard sur elle, comme hésitant à venir lui porter secours. Mais finalement il n'en fit rien et regardait passivement la jeune fille sous la forme de charogne s'empêtrer dans une situation désastreuse. Celle-ci eut envie de lui hurler quelque chose, mais elle ne peut que le cracher intérieurement.

*Mais aide moi toi au lieu de me regarder là comme un niais !*

Jamais Jonh n'eut connaissance de la remarque de l'irlandaise à son égard et bientôt, celle-ci n'y pensa plus car un coup dans ses cotes lui provoqua une vive douleur, qui estompa presque celle du choc suivant en plein sur son dos. Yoru venait de lui tomber dessus, et bien qu'elle aurait voulu l'incendier, elle ne peut que supporter silencieusement sa souffrance, sans même une larme à l'oeil. C'était pathétique. Celui-ci, au lieu de s'excuser, poussa une série de cris de plus en plus misérables, en s'agitant pour se débarasser des algues qui cherchaient à le saisir. Il finit même par sauter derrière le cadavre de Melena, pour en faire une barrière face au marin mort-viant du Sans-nom qui approchait de plus en plus.

*Mais... c'est réellement une lavette ce mec ?! Se cacher derrière le corps d'une adolescente décé... inconsciente ! Je crois qu'on touche le plafond du ridicule !*

Mais ces pensées, qu'évidement seule Melena pouvait percevoir, étaient surtout destinées à lui faire oublier ce qui se passait. Elle était prisonnière d'un corps inanimé ; et désormais, une liane d'algue s'enroulait fermement autour de sa jambe gauche. Le monstre qui était alors à quelques pas paraissait s'arrêter dans sa progression et une légère traction se fit sentir sur la cuisse de l'irlandaise, alors que son bras droit se faisait enlacé à son tour.

*Non ! Non !! NON ! Réveille-toi ma grande, aller ! Tu vas mourrir si tu ne fais rien ! Du nerf !

Mais malgré tous ses efforts, elle restait de marbre, cruellement incapable du moindre mouvement. Elle voulu se rattraper à Yoru, mais ses mains ne répondaient pas. Les lianes la tiraient désormais, de plus en plus fort, serrant sa peau pâle jusqu'à la rougir. Les parties de ses bras qui raflaient le sol rugueux et mouillé s'écorchaient doucement, son tee-shirt était resté accroché sur une sorte de faille dans le bois du pont et il était si large que le corps de la jeune fille s'en extirpait, dénudant son ventre plat qui eut aussi droit à quelques écorchures. Lorsque ses yeux morts furent voilés par le tissus de son haut de fortune, elle l'entendit - par chance ? - se déchirer et la suivre inexorablement vers la mer. Elle rencontrait plusieurs obstacles bien sur. Des caisses, des tonneaux, des marins à terre, des voyageurs peut-être, mais chaque fois, les algues reserraient leur étreinte, et la trainait avec la délicatesse qu'on aurait pour un sac de patate.
Melena avait peur, elle était terrorisée, mais que pouvait-elle faire ?
Elle ne cessait de tenter de saisir quelque chose, n'importe quoi, mais rien. Elle était immobile, inerte, morte. Apparement, personne ne semblait non plus tenter de la rattraper. La voyait-on seulement passer ?
L'irlandaise eut tout juste le temps d'entendre le discours du musicien qui précédait le hurlement d'une fille qu'elle ne se souvenait pas connaitre d'après le son de sa voix, tout juste le temps d'entendre un plouf lointain, puis ce fut le vide. Dans sa chute qui lui parut interminable, son tee-shirt déchiré glissa jusqu'à ne plus tenir qu'à son bras droit. La douleur violente de son dos qui heurtait l'eau glacée ne fut rien comparé à l'état d'esprit devasté de Melena. Elle qui était nécrophobe, elle se retrouvait dans un état de cadavre misérable. Elle flottait, par chance, le nez face au ciel ; mais elle était amorphe, à demi-nue avec un large bout de tissu misérable - qui ne ressemblait plus trop à un tee-shirt - accroché au bout d'un bras... des écorchures éclarlates marquaient sa peau blafarde, le sel les lèchait avec des picotements désagréables. Elle se mit à avoir froid, mais son corps mort ne pouvait même pas se permettre de frisonner.
Brisée moralement, l'irlandaise abandonna et se laissa docilement dériver... ou peut-être restait-elle sur place ? Ses yeux étaient figés vers le ciel sans étoiles, elle n'en savait rien. Elle repensait à un nombre incalculable de chose, qui n'avaient rien à voir avec la situation. Les oreilles dans l'eau, elle n'entendait plus le rafus provenant des deux bateaux, et aurait put croire qu'elle se trouvait déjà à des kilomètres de ceux-ci.

Soudain, un frisson la parcourut, et elle reprit l'usage de ses membres. Elle ne vomit pas cette fois, mais elle était prise de violents tremblements dûs au froid. Melena se redressa vivement, secoua sa tête pour chasser l'eau à la fois de ses oreilles et de ses cheveux, et se frictionna les bras en regardant les deux navires, qui n'étaient toujours pas à plus de cent mètres. Elle réalisa que si un marin - comme un voyageur - regardait en sa direction en cet instant, il verra une brunette à demi-nue plutôt mignonne qui grelottait dans l'eau glacée. L'irlandaise entreprit donc de remettre son tee-shirt en piteux état et de nager jusqu'au Sans-nom. Son bout de tissu ne l'aidait pas, car il collait à sa peau et ralentissait ses mouvements, mais c'était ça ou rester sans rien. Le choc psychologique de la jeune fille la réduisait au mutisme total, même intérieur. Mais sa volonté de ne pas mourrir restait la plus forte. Elle devait rejoindre ce bateau hanté si elle voulait rester en vie ! Alors elle le ferait...
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Jonh Matrevis
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Lun 26 Avr - 17:42

Jonh n'avais pas bouger pour aller porter secours à la jeune fille par terre parce que d'une elle semblait morte avec ses yeux ouvert et son teint blanc. Alors pourquoi sauver un cadavre ? C'était pas de l'égoïsme mais du bon sens...Bien que le fait de la voir se faire trainer comme une marionnette ne lui faisait pas vraiment plaisir...encore moins quand il entendit un "plouf". En parlant de "plouf" où était passé Lys ? Bon il n'y avait aucun lien entre les deux mais bon...
Jonh chercha donc autour de lui une tignasse rousse lorsque le jeune homme la vit enfin arriver en courant. Il était soulagé de constater qu'elle était en vie...Il marcha donc vers elle et eu juste le tempsde la rattraper avant qu'elle n'atterrisse par terre.

- Hé fais attention !

L'adolescente était sans doute tellement ravie de le revoir qu'elle lui sauta au coup. Mauvaise idée...Car aussi sec que le contact fut fait des images flou se mirent à germer dans la tête de Jonh. Il y avait des enfants qui riaient autour de quelqu'un...et puis les images filèrent aussi sec lorsque Lys le lâcha.
Ce dernier la regarda se demandant si encore une fois il était entré dans la tête de la jeune rousse...Enfin c'était pas le moment de parler de ça...Ils étaient entourés de morts vivants...
A la question de Lys, le jeune homme secoua la tête.

- Si j'ai bien compris...Il faut retrouver le nom du bateau...

D'ailleurs pour e pas finir dans l'eau comme celle qui venait de hurler il valait mieux monter...Il attrapa Lys par la manche et traversa e ponton pour aller rejoindre le bateau fantôme. Moins classe que celui qu'il venait de quitter , celui ci faisait un peu film d'horreur. Comment retrouver son nom ? A part le "o" qui ornait la cabine du capitaine et semblait se trouvait au milieu de ce dit nom...

- Il doit bien y avoir une trace quelque part à propos de ce bateau...Comme dans le jiournal de bord quoi...qu'est ce que tu en pense Lys ?
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Lun 26 Avr - 19:08

  • Elle n'eut même pas le temps de pointer du doigt un à un les personnes présentes sur le pont, et de les accuser de la rendre folle à cause de leur démence : un musicien, après avoir joué quelques notes, lui balança sa mandoline dans le ventre. Odilia ne put réprimer un "ouch" en ayant le souffle brutalement coupé. Avant qu'elle n'ait pû se retenir à quoi que ce soit, elle bascula par-dessus bord et plongea dans l'eau. Elle fit un plaqué mémorable sur le dos, ce qui la mit de fort mauvaise humeur, si ce n'était pas déjà fait. Elle remonta bien vite à la surface, se débattant pour lutter contre les algues qui se prenaient dans ses pieds et ses cheveux. Elle remonta à l'air libre en crachant toute l'eau salée qu'elle avait ingurgité et regarda le pont d'un oeil mauvais. Heureusement qu'elle savait nager... Résolue à ne pas appeler à l'aide, elle se débarrassa de ses chaussure et regagna le rafiot à la nage. Celui-ci, étant troué de toutes parts, n'était pas bien difficile à aborder. Choisissant l'ouverture la plus proche d'elle et surtout la plus basse, elle se hissa à bord, non sans mal. Elle s'assit sur le rebord de bois moisit, les pieds pendant toujours dans l'eau, et entreprit de se sécher du mieux qu'elle pouvait. Tout d'abord, elle essora ses cheveux et les lambeaux de vêtements qui ne masquaient plus ses formes. Ensuite, elle se leva et s'ébroua énergiquement.

    Ne dénotant plus au milieu de tous ces morts-vivants, Odilia entreprit d'explorer la pièce. Cela serait sans doute vite fait, car l'endroit était aussi sombre qu'une nuit sans lune, et horriblement encombré. Des meubles en bois rongés par les mites et en piteux état s'entassaient contre les murs, un miroir fêlé en divers endroits pendait à un clou et reflétait l'eau, calme, et la Lune qui semblait brouillée. La jeune italienne s'avança vers l'objet en question. Non pas qu'elle voulait s'admirer, mais juste pas curiosité... Ce qu'elle y vit lui arracha un petit cri. Elle avait l'air d'une revenante, avec ses cheveux blonds trempés qui lui collaient au visage, ces quelques algues qui parsemaient sa peau claire, son regard qui brillait d'une lueur indescriptible... Elle faisait vraiment peur à voir, avec sa robe mouillée qui lui collait à la peau. Celle-ci, d'une couleur plutôt claire et d'une matière fine, lui faisait comme une seconde peau. Les vaguelettes des manches courtes et du bas de la robe pendaient lamentablement. L'habit ne faisait plus que masquer son corps, ne cachant toutefois plus sa silhouette. Mais la jeune fille n'avait que faire de l'apparence qu'elle avait, et poursuivit bien vite son exploration.

    Elle passa quelques minutes à explorer la pièce à tâtons. Cela devenait de plus en plus facile car la Lune, poursuivant sa course, venait à éclairer la pièce. Odilia pût bientôt en apprécier les dimensions : de la taille d'un rectangle moyen, elle était entièrement constituée de bois en mauvais état. Les trois murs "intacts" étaient recouverts de peintures aux couleurs délavées. A leurs pieds s'entassaient un bric-à-brac monstre. On pouvait certainement y trouver de tout : insectes, nourritures périmées, meubles, objets... Elle décida de prendre les quelques petites choses qui pourraient lui être utiles. Elle glissa alors dans sa poche un petit couteau de cuisine, un bout de miroir cassé et une espèce d'enveloppe contenant une lettre. Ce dernier objet, loin d'être indispensable, était entré en sa possession pour la simple et bonne raison qu'il attisait sa curiosité. Mais, malgré la lumière grandissante, il faisait toujours trop sombre pour discerner le moindre mot. Une fois tout cela fait, elle se mit en quête de la porte. Elle la trouva bien vite, condamnée derrière un amas inimaginable de vieilleries. Elle en aurait pour des heures, à tout déblayer... C'est pour cela qu'elle s'attaqua immédiatement à la tâche, ne se souciant pas du boucan qu'elle pouvait faire, de toutes ces bestioles non identifiées qu'elle dérangeait, et de toutes ces choses qu'elle brisait.
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Lun 26 Avr - 22:43

Lys était si heureuse de revoir son ami qu'elle en avait oublié la désagréable sensation de déprime qui s'emparait de quiconque la touchait... Elle regretta amèrement son geste lorsqu'elle vit la tristesse s'emparer du visage de Jonh - qui n'était déjà pas d'une folle gaité... - mais il redevint vite normal. Mais les morts vivants les entouraient toujours et il ne fallait pas trainer à moins de ne vouloir prendre un bain de mer... de Lys sortait juste de la douche. Non non, mieux valait suivre ces monstres de série Z pour... faire quoi au juste ?

- Chercher le nom de leur bateau ? En quel honneur ? s'étonna la jeune fille, Après tout, ça vaut peut être mieux que la corvée de patates ou de vaisselle...

Certes peu motivée, mais toujours plus que pour la cuisine, Lys grimpa tant bien que mal sur le bateau qui tenait plus de la bicoque échouée depuis trois siècles au bord d'une île déserte... Mais bon, s'il fallait chercher le nom de ce rafiot...
Jonh lui proposa de chercher dans le journal de bord et c'était loin d'être bête. Lys acquiesça, faisant virevolter sa tignasse enflammée autour d'elle.

- Je pense que tu as raison. A mon avis, on devrait chercher la cabine du capitaine, ce doit être le plus intéressant pour notre affaire...

Lys s'avança le plus précautionneusement possible, espérant ne pas tomber une nouvelle fois sur ces algues répugnantes. Entre l'aspect du bateau, ses occupants, et les cris effrayants qui sortaient de la cale, on ne pouvait pas vraiment dire que l'idée de se balader sur cette épave était attirante. Mais un regard d'un zombie suffit à terminer de la convaincre !
La rouquine s'engagea vers la porte qui devait sans doute mener vers l'intérieur du bateau, peu rassurée. La main sur la poignée - froide et gluante - elle tenta un regard anxieux vers Jonh. Peut être saurait-il, lui, la rassurer, comme il avait si bien réussi à le faire près du train...

- Je suis pas très rassurée quand même...
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mar 27 Avr - 5:39

Il y avait longtemps que Melena avait cessé de surveiller ce qui se passait en haut, sur les bateaux. Elle parvint, après de longues minutes d’une nage rendue difficile par son tee-shirt encombrant, jusqu’à une ouverture basse dans la coque du navire qui allait être sa nouvelle galère. Elle relevait machinalement sans aucune émotion, l’allure de moisi avancée des planches de bois sur lesquelles elle se hissait. La lune éclairait maintenant faiblement l’intérieur, et un coup d’œil circulaire lui révéla un bric-à-brac d’objet d’un autre âge apparemment hors d’usage ; des meubles moisis, des ustensiles de cuisines, de vieilles cartes illisibles et autres objets plus ou moins définissables. Un bruit fit sursauter l’irlandaise : elle aperçut une jeune femme dans un coin, qui était occupée à déblayer une porte condamnée. Elle faisait tellement de boucan – et paraissait tellement inspirée par ce qu’elle trafiquait – qu’elle ne remarqua pas qu’elle n’était plus seule. Melena en profita ; lestement, elle ôta son haut, l’essora du mieux que possible en réprimant les frissons qui lui donnait la chaire de poule, fit de même avec ses longs cheveux noirs, puis se rhabilla. Un large pan de vêtement pendait en dénudant son ventre pâle. Elle choisit d’achever de le déchirer : c’était très peu esthétique mais un chouilla moins misérable. Un cafard perturbée par le déménagement improvisé d’Odilia courut jusqu’aux pieds de la jeune fille, qui se contenta de l’écraser sous sa chaussure avec faiblesse.
Elle releva la tête et repéra un miroir fêlé duquel elle s’approcha silencieusement en massant ses bras rougis par l’étreinte des algues et engourdis par la nage ; elle ne voulait pas encore se faire remarquer. Le reflet brisé qu’elle observait caractérisait exactement son état d’esprit actuel ; elle fut prise d’une envie de pleurer en apercevant sa peau blême terne, les cernes sous ses yeux gris, ses cheveux qui collaient son visage et son cou ou s’entremêlaient monstrueusement, les bleus et les écorchures qui marquaient ses bras fins. D’ailleurs, une larme glissa sur les joues salées de la necrophobe, alors que ses lèvres pales furent prises de tremblements.

*Tout ça ne sert à rien… ce monde est un cauchemar. Qu’est-ce qui m’a pris de demander à aller voir un psychiatre pour guérir ma phobie ? Pourquoi CE psychiatre ? Je suis fatiguée…*

Le bruit qui l’environnait s’arrêta. Melena regarda vers l’inconnue, et s’aperçut que celle-ci la regardait maintenant sans bouger, interrompue en pleine besogne. Elle ne la voyait pas très bien là où elle était, elle s’approcha tout doucement, en levant les mains pour montrer qu’elle n’avait rien de dangereux.

- Je viens d’arriver… je suis… tombée du Slavedog Millionnaire.

Elle était maintenant assez proche et ne put s’empêcher de constater comme Odilia était jolie ; sa robe trempée qui épousait sa silhouette gracieuse lui fit un instant oublier qu’elle se trouvait à dreamland, dans la situation la plus improbable qui ne lui était jamais arrivée. Elle baissa les yeux sur sa propre tenue et aurait presque rougit de honte si elle n’avait pas été dans un tel chaos psychologique : elle était horriblement peu présentable. Gênée, elle se détourna et jeta un autre coup d’œil à ce qui les entourait, en essayant de voir au-delà du désordre quelque chose qui les aiderait.

- Tu y étais aussi ? Tu es tombé à l’eau ?

Melena remarqua sur le sol un morceau triangulaire de miroir long comme sa main. La jeune fille s’avança et se pencha pour s’en saisir : elle avait trop regretté sur le SM de ne rien avoir eut pour se défendre. Là, son bout pointu et ses cotés tranchants sauront se substituer à toute arme blanche maniable pour une adolescente de son âge. Elle regarda Odilia et lui lança timidement :

- Ca peut toujours servir…

L’irlandaise n’avait pas envie d’être désagréable. Elle se trouvait dans une petite pièce d’un bateau fantôme après une désagréable expérience. Elle ne tenait pas en plus à se faire une ennemie, d’autant que la jeune italienne paraissait gentille et qu’elles pouvaient avoir à passer un certain temps toutes les deux. Elle déchira un autre bout de son tee-shirt qui n'était plus à ça près, y enveloppa soigneusement sa trouvaille qu'elle glissa dans la poche de son pantalon, puis observa la porte condamnée que sa comparse était occupée à dégager précédement.

- Tu ne trouves pas ça étrange ? Ils n’auraient pas put entasser autant d’objets devant la porte,
comment ils seraient entrés et sortis de la pièce ? Il doit y avoir une autre issue.


Effectivement, sa remarque logique paraissait totalement déplacée : il n’y avait clairement aucune autre sortie visible dans cette petite pièce. Pourtant, une grande armoire plaquée contre le pan de mur opposé attira le regard de l’irlandaise. Elle était sérieusement attaquée par le moisi et l’une de ses portes ne tenait plus qu’à un seul gond. Il s’agissait du seul meuble qui n’était pas couvert ou bloqué par autre chose, alors il intriguait Melena, non sans qu’elle ne pense à un film qu’elle avait vu il y a quelques années dans le monde réel. Elle s’en approcha avec détermination, et l’ouvrit sèchement, prête à tout y découvrir, y compris un mort-vivant pour lui sauter dessus. Une odeur de bois pourri lui prit violement les narines, et ce n’est pas la vue de colonies de cloportes et autres insectes affectionnant la pénombre et l’humidité qui soulagea sa nausée. L’expérience ne fut pas vaine, car l’armoire n’avait pas de fond – il avait l’air d’avoir été brisé par un choc – et une porte entrouverte se dessinait derrière elle. La jeune fille se retourna vers Odilia.

- Là-dedans ! Il y a une sortie !
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Yoru Nakatomi
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Hypocondrie

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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mer 28 Avr - 5:02

Yoru n’en revenait pas. Tout allait vite, cette panique collective le stressait au plus haut point. Son cœur battait à 100 à l’heure, il était pétrifié et tout son corps tremblait comme une feuille. La peur lui prenait le ventre, il resta figé un moment devant le mort vivant qui s’approchait de lui. L’asiatique ne savait pas trop quoi faire juste courir. Un seul mot dans sa tête : « courir » !

*Courir ! Courir ! Fuir ! Mais pour aller où ?! Putain Yoru trouve une solution là, tu peux pas rester là comme un con et te faire défoncer par un truc irréel, c’est irréel ouai.. Qu’est-ce que j’fou là bordel, j’vais me réveiller !!!*

Le temps semblait s’être arrêté pour l’hypocondriaque qui ne respirait presque plus quand soudainement le corps de Melena qu’il tenait dans ses mains comme bouclier (hé oui sur ce coup la, il avait pas été très fin -__-) se souleva et disparu derrière le bateau. Choqué comme pas possible et ignorant le mort vivant, Yoru rampa à quatre patte jusqu'à la barrière du bateau. Il passa sa tête entre les barreaux de la barrière et regarda en bas. Le cadavre de la jeune fille flottait dans l’eau glacée. Les yeux agrandit par la peur et le cœur battant Yoru resta bloqué un moment. Il avait peur, vraiment peur de finir comme elle. Vulgaire bout de viande qui erre maintenant parmi les vagues. C’était étonnant a quel point l’homme avait peu de valeur dans ce monde.. juste parce qu’il était voyageur.. étranger..

L’asiatique resta un moment à regarder le corps de Melena flotter ainsi quand, au bout de quelques minutes, il l’à vit reprendre vie. Elle s’agita d’un coup pour se mettre à nager et regagner le bateau en une petite entrée située sur ses flanc. Ahuri, le jeune homme manqua de se cogner à la barrière en se redressant soudainement. Il n’hésita pas une seconde et enjamba la barrière pour sauter à son tour. Encore une action non réfléchie! -__- Le saut fut bref et l’arrivée difficile. Froide !

*Bordel mais pourquoi j’ai sauté moi !!! Elle est froide putain de merde !! *


Yoru s’activa dans l’eau à nager vers le bateau des morts vivants pour regagner l’ouverture dans laquelle s’était engouffrée la brune. Il fallait qu’il lui parle. Tout ça était trop fascinant pour qu’il en reste là. Se hissant difficilement à bord, l’asiatique découvrit une petite salle pleine d’objets, une sorte de débarra ou grenier.

-Raah elle est froide ! Sa mère… J’en ai marre.. Mais c’est quoi cette connerie bordel.. ! [Vous remarquerez le vocabulaire varié et fleuri de notre jeune hypocondriaque ^^]

Une fois debout et dégoulinant d’eau l’asiatique aperçu les deux jeunes filles (dont la brune en question) partir par la porte de l’armoire. L’asiatique ne voulait surtout pas les perdre de vue, il n’avait pas sauté pour rien ! Il lança :

-Hey ! Toi, la brune au tee-shirt déchiré !!

Il couru alors vers les filles.
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Jonh Matrevis
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mer 28 Avr - 14:45

A vrai dire Jonh non plus n'était pas très rassuré. En même temps qui le serait ? Peut être Liam, d'ailleurs le jeune homme n'avait pas vu ce dernier sur le pont. Est ce que les plantes avaient eu raison de lui ? Ça serait quand même étrange pour un type comme ça de se faire tuer par des algues...
Enfin , là il était avec Lys et c'était le plus important pour lui. Avec son aide ils allaient partir à la recherche du nom de ce bateau et peut être qu'ensuite les deux dépressifs pourraient déprimés tranquillement.
La main sur sur la poignet qui ne donnait pas envie de la toucher , la jeune rousse faisait part de son inquiétude. C'est sur que sur ce genre de bateau on pouvait très bien se demander ce qu'il y avait derrière cette porte...

- Bah...ils ont besoin de nous non ? Alors je pense pas qu'ils se soient éclaté à mettre des pièges...Enfin si tu préfère je peux ouvrir avec toi...

Il posa sa main sur celle de l'adolescente qui était bien sur mieux que le toucher de la poignet et ouvrit la porte. Le capitaine était pas très ordonné...Un lit défait qui était censé avoir des draps blancs était placé contre le mur où au dessus une planche bois devait contenir des livres. Ces derniers étaient en vrac par terre. Un petit bureau en bois avec des tiroirs était aussi à l'intérieur , sans doute éclairer par une lampe qui pendait et se balançait au rythme des vagues refléter dans un miroir accroché au mur.

- Bon et bien cherchons !

Jonh se dirigea vers le bureau ses pas faisant grincer le plancher et entreprit d'ouvrir les casiers.
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mer 28 Avr - 15:49

  • Odilia était occupée à dégager toutes les vieilleries entassées devant une porte toute aussi vieille quand elle sentit une présence dans son dos. Elle se retourna, ce qui n'aurait pas manquer de faire virevolter sa robe si elle avait été sèche. Il y avait là une fille aux cheveux noirs et au teint aussi blême qu'elle. On aurait presque dit une mort-vivante, mais ses gestes et ses paroles prouvèrent à l'italienne que cette inconnue était tout ce qu'il y avait de plus vivant. Son allure morbide venait sans doute du fait qu'elles étaient sur un bateau habité par des cadavres parlant... La jeune blonde observa sans rien dire l'étrangère qui ramassait un bout de miroir, tout comme elle quelques minutes auparavant, et qui déchirait un morceau de son tee-shirt déjà bien mal en point pour l'envelopper. Quand elle lui demanda si elle était tombée, elle décida de répondre. Après tout, cette fille n'avait pas l'air folle...

    -On m'a jetée à l'eau... Et j'ai grimpé ici, c'est le premier endroit que j'ai trouvé.

    Sa voix avait été chantante bien qu'un peu hésitante. Elle regardait l'inconnue qui détaillait les lieux, la regardant d'un air indifférent. Elle essayait de se couper de ce qui l'entourait, pour résister à sa peur aussi longtemps que possible. Bientôt, Melena fit un nouveau commentaire, comme quoi il y avait forcément une autre issue : les cadavres n'auraient pas pû ressortir par la porte qu'ils avaient condamnée de l'intérieur... Ce n'était pas idiot, mais Odilia ne put s'empêcher de rétorquer :

    -Ah ! Ca ne m'étonnerait pas que, vu l'état actuel de ce monde, ils aient aussi le pouvoir de passer à travers la matière ! Mais quel monde de barges...

    Elle avait murmuré sa dernière phrase, comme une plainte désespérée adressée à qui voudrait bien l'entendre. Elle se sentait horriblement mal dans cet endroit fait de démence. Et elle qui ne pouvait supporter d'être aux côtés d'un fou, qui piquait une crise d'hystérie dès qu'elle en voyait un... Quelques souvenirs atroces lui remontèrent en mémoire, qu'elle chassa bien vite et agitant vigoureusement la tête. Bientôt, la jeune fille aux cheveux sombres lui annonça, victorieuse, qu'une sortie se trouvait dans une armoire. Tout d'abord perplexe, Odilia s'avança jusqu'à ladite issue pour constater de ses propres yeux qu'en effet, le placard n'avait pas de fond. Passer par là ne l'enchantait guère, compte tenu de l'odeur insupportable qui y régnait, et de tous ces petits locataires qui n'apprécieraient pas d'être dérangés. Mais elle n'avait pas le choix, alors elle allait s'engager par l'étroite ouverture quand une voix masculine la fit sursauter et se retourner brutalement vers le nouveau venu. Il s'agissait d'un asiatique qui courrait maintenant vers elle. Haussant les épaules, elle suspendit son geste et attendit aux côtés de Melena.
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Mer 28 Avr - 16:34

Melena s'aperçut bien que passé son moment de perplexité, Odilia ne semblait pas emballée par l'idée de traverser une armoire moisie déjà habitée par une foule de petite bestiole. Pourtant, c'était la seule issue - à moins de passer des heures à déblayer l'autre porte - et la jeune necrophobe tenait à s'en sortir. Elle voulait trouver le nom de ce fichu bateau, peut-être les morts-vivants les feraient acoster sains et saufs quelque part et qu'elle pourrait s'en aller. Peut-être que ce cauchemar prendrait fin !

- Je passe la première si tu veux.

Elle posa un pied sur le bois mou qui menaçait de s'enfoncer, écrasant sûrement au passage quelques cloportes, et s'apprêta à se hisser à l'intérieur avec l'intention de vite atteindre la porte, quand une voix qu'elle connaissait l'interpella. Elle fit volte face, sortit de l'armoire, pour voir un Yoru trempé qui venait à leur rencontre.

- Oh c'est toi... qu'est-ce que tu fais là ? tu es venue me remercier de t'avoir servit de bouclier ? Ou ils ont décidé de jeter les mauviettes à l'eau ?

Sa réplique se voulait cinglante, mais elle a juste été blanche et laconique. Melena poussa un soupir. Elle aurait souhaité le couvrir d'insultes et de remarques en tout genre, mais à l'heure actuelle, elle n'en avait pas la force. L'irlandaise avait mis son caractère misanthrope de coté, consciente qu'elle ne s'en sortirait sûrement pas vivante sur ce bateau en essayant de la jouer solo. Elle attendit donc que le japonais soit à leur hauteur, pour le détailler de la tête au pied. Il n'avait pas super bonne mine non plus, et paraissait toujours sous le choc de l'invasion morbide.

- Comme on est tous les deux saufs pour cette fois, je ne t'en tiendrai pas rigueur. Il va falloir qu'on s'entre-aide si on veut sortir d'ici. On est sur un bateau de démons au beau milieu de l'océan... il n'aurait plus manqué qu'on soit de nouveau réduit à jouer les bonnes à tout faire, et j'aurais regretté le Slavedog Millionaire.

Elle marqua une pause dans sa phrase et regarda tour à tour Yoru et Odilia.

- On est sensé trouver le nom de ce fichu bateau... l'un de vous à une idée de comment procéder ?

Melena réfléchissait. Où donc ils pourraient trouver ce qu'ils cherchent ? Dans la cabine du capitaine peut-être ? Mais où était-elle ? Fouiller une épave à taton risquait d'être long... d'autant qu'ils ne savaient pas du tout ce qui les attendait dans les autres pièces et couloirs de ce navire. Et si jamais on essayait de les tuer pour qu'ils n'aboutissent pas ?
La jeune fille frisonna. Ce n'était pas la peur, mais aussi le froid. Elle était toujours trempée et son tee-shirt déchiré laissait son ventre plat et pâle profiter des courants d'air glacials qui s'engouffraient dans le bateau. Elle frictionna vivement ses bras, puis un faible sourire se dessina sur ses lèvres quand elle leva ses yeux gris sur ses compagnons.

- Je propose qu'étant donner qu'on risque d'avoir un certain temps à passer ensemble, on se présente, non ? Moi c'est Melena Autumn. Toi, dit-elle en se tourna vers Yoru, on s'est déjà croisé plusieurs fois, mais si tu m'as déjà donné ton nom, je suis désolé, je ne m'en souviens plus. Et toi, finit-elle en regarda Odilia, je ne t'ai jamais vu nulle part... tu étais où sur le Slavedog ?

L'irlandaise se sentit soudain très lasse. Elle réalisait qu'elle était dans ce monde depuis... un certain temps maintenant, mais qu'elle ne connaissait réellement personne. L'unique voyageuse avec qui elle avait commencé à nouer - Ava -, elle l'avait perdue de vue ce soir là.
Mais pour le moment, elle avait d'autres problêmes !
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Yoru Nakatomi
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Hypocondrie

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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Jeu 29 Avr - 5:28

Se prendre 2 baffes verbales à peine arrivé, ça fait plaisir !! Yoru n’en revenait pas, il venait de se faire insulter par une gamine de 17 ans ! O__o C’est le monde à l’envers ! Oui c’est ça.. de toute façon ce monde était étrange alors les gens qui s’y trouvaient étaient étranges aussi.. Sauf que la, c’était une fille venant du vrai monde comme lui et le… « mauviette ! » passait mal si l’on peux dire. Si il avait été dans son état normal, l’asiatique l’aurai surement plaqué au mur en l’étranglant pour lui faire retirer ce qu’elle venait de dire. Seulement, Yoru avait d’autres projet d’avenir =p Il fit semblant de ne rien entendre et baissa rapidement les yeux au sol pour ne pas blesser la jeune fille. Il voulait en savoir plus sur elle et l’avoir à la bonne comme on dit.. (Ce qui entre nous est mal barré -__-)

Elle pouvait se transformer en morte d’apparence, mais peut-être avait-elle le pouvoir de soigner les gens, peut-être était-elle invincible !! Le rêve de Yoru enfin devant lui, il l’a respecterai pour ça ! Lui devenir immortel. Parer toutes les maladies ou se soigner a volonté !(Hé oui, il avait des conclusions un peu rapides mais c’était Yoru après tout, il n’allait pas changer du jour au lendemain ! -__-). Il voulait lui poser plein de questions mais elle prit la parole pour exposer leur problème. Elle avait raison il fallait agir et vite ! Trouver le nom du bateau ça devait pas être sorcier après tout.
L’asiatique regarda l’autre jeune fille présente à ses côtés tandis que Melena s’annonçait. Il aimait sa robe ! Elle lui allait parfaitement bien, bref !! Le jeune homme détourna son regard pour se retourner vers Melena et lancer :

-J’m’appelle Yoru Nakatomi, j’suis content de vous rencontrer même dans ces circonstances et… on ne m’a pas balancé, j’ai sauté !

Un sourire à la fois méprisant et moqueur se dessina sur le visage de l’asiatique tandis qu’il tapota amicalement l’épaule de la brunette en ajoutant:

-Je suis curieux de savoir qu’elle phobie tu as.. Peut-être tu as peur de.. ?


Sa phrase s’interrompit. Le contact de sa main avec l’épaule de la jeune fille lui présenta une personne parfaitement saine quoiqu’une qu’une minime impression négative émanait de la jeune femme. Le jeune homme grimaça et retira de suite sa main pour lancer :

-T’as du attraper froid, c’est un début de grippe.. normal.. Avec ton ventre à l’air et ce p’tit bain glacé que tu viens de prendre.. Tu devrais te couvrir un peu plus..

Que fera-t-elle de ses conseils ? Elle allait le prendre pour un fou.. ou le rembarrer.. Lui voulais juste vérifier si la vie était revenu dans son corps où si elle avait toujours le cœur arrêté et qu’elle n’avait pas besoin de respirer. Il l’avait eut dans ses mains au moment où elle faisait la morte, il n’avait rien ressentit du tout, et voilà qu’a présent en l’a touchait de nouveau, il ressentait la vie en elle. Qu’est-ce qu’il fallait en penser ?!

-T’as peur de la mort ou un truc comme ça..? Ton pouvoir n’était qu’un leurre hein ! Un mécanisme de défense… T’es pas immortelle alors ?


*Mais ça arrivera* pensa-t-il.
Il savait que les pouvoir évoluaient dans ce monde, un jour peut-être elle deviendra immortelle. L’asiatique attendait maintenant une réponse, quelque chose qui lui indiquerai le contraire. Il serait déçu d’avoir raison (pour une fois =p. Mais cela l’encouragera plus à en apprendre plus sur elle.. L’hypocondriaque était tellement fixé sur Melena qu’il en oublia l’endroit où il se trouvait.
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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Ven 30 Avr - 23:49

Qu'est ce que c'était que ça ? D'où venait toutes ces algues qui poussaient à vitesse grand v ? Et qui en plus essayait de l'attraper ? Dire que James pensait se reposer tranquillement voila que des plantes l'attaquaient...L'adolescent en avait vu dessus des choses bizarres mais là ca dépassait le summum...
En plus de ça une mélodie avait remplacé le silence des vagues. James n'aimait pas ça du tout...Lui qui voulait se reposer , maintenant il il devait échapper à des algues vivantes ! Il se demandait bien où était passé ses compagnons...Oui il n'avait qu'a les chercher et peut être qu'ils pourraient lui expliquer ce qu'il se passait...
C'est donc en manquant plusieurs fois de tomber que l'adolescent rejoint un petit groupe ainsi qu'un cadavre (?) et des...James ouvrit des gros yeux devant les morts vivants et retint un haut le cœur devant tant de laideur...
Il avait définitivement loupé un chapitre...
Le mort se mit à rire comme dératé avant de parler. C'était un remake de Pirate des caraïbes...? James ignorait ce que ces "gens" leur voulait mais ca ne lui disait rien qui vaille...Encore moins lorsqu'il poussa la jeune fille qui avait hurlé dans l'eau...Heureusement que c'était pas Brooke...
Il chercha des yeux une connaissance pour lui demander ce qui se passait ici...Pas de trace de Dakota , ni de Dean , de Williams ou de cul qui brille...Enfin il repéra les deux jumelles, Elie et Jade, avec qui il avait combattu dans une arène et s'approcha d'elles.

- Euh...il se passe quoi au juste...? Pourquoi il y a des morts ?

L'adolescent avait un peu peur car franchement c'était pas son truc les films avec des morts , des squelettes vivants...C'était plus le genre de Jules. Alors autant dire que déjà que James était pas très bronzé là il était vraiment blanc comme neige.
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Shannon Ciccone
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Sam 1 Mai - 19:19

Un autre rebondissement à Dreamland !

Shannon n’était décidemment pas au bout de ses surprises. Pourtant, elle aurait pu le croire. Jamais on n’avait été aussi mesquin avec elle, jamais elle n’avait été si moche et si mal habillée que dans ce monde, et jamais aussi cradingue, et surtout… jamais elle ne s’était aussi peu regardée.

Car si Shannon avait appris une chose ici, c’était que la vanité était un vilain défaut qui entrainait une métamorphose qui devait apparemment se faire de plus en plus horrible, si elle en jugeait par les vomissements qu’elle provoquait désormais, et le ménage en plus par conséquent. Elle n’imaginait plus à quel point elle devait être laide … Du moment qu’elle ne se voyait pas, elle s’en accommodait, car de toute manière elle n’avait pas le choix, mais savoir qu’elle pouvait ressembler à la créature en laquelle s’était transformée Dakota lui mettait le moral à zéro. Ce pourquoi elle passait d’ailleurs la plupart de son temps assise, à bâcler ses tâches d’esclave au profit de ses ongles qu’elle regardait comme une œuvre d’art, tentant d’en cerner le message, ou dans ce cas précis s’ils n’étaient pas trop sales et trop longs.
Elle veillait également à ce que ses jambes ne deviennent pas trop velues, mais de toute manière elle n’avait pas songé à prendre de crème épilatoire.

Désormais, la jeune fille devait être haïe par toutes ses comparses à cause de son inutilité qu’elle ne cherchait même plus à cacher et de son égocentrisme, qui se manifestait non seulement lorsqu’elle reluquait ses ongles ou qu’elle se tripotait les cheveux, mais également lorsqu’elle décidait de ne pas manger pour ne pas grossir. Son expérience des régimes draconiens l’aidait à tenir contre la faim, même si comme tout humain elle finissait bien par se nourrir. Mais elle jugeait que dans ce monde, son physique lui serait plus utile que jamais, car il était désormais son seul atout étant donné qu’elle était totalement perdue et n’y comprenait rien… Et les gens ne se laissaient pas manipuler ici. Liam en était l’exemple parfait : avec tout le jeu de séduction qu’elle avait fait (ne serait-ce que pour la petite culotte même ensanglantée), elle aurait fait tomber n’importe qui dans le vrai monde. Elle ne savait donc pas pourquoi il lui résistait.

Oui, Shannon avait vraiment dû faire face à tout ce qui l’horrifiait, et ce n’était pas la fin, étant donné que maintenant des morts-vivants en décomposition jouaient un air qui lui donnerait envie de se crever les tympans, et qui était l’incarnation musicale de son idée de la mocheté. Elle en était donc effrayée, et fixait l’équipage du bateau-épave d’un œil terrifié, sans pouvoir en détourner le regard, bien qu’elle l’aimerait.

Elle restait donc là, figée, à en voir certains se faire balancer du pont tandis que d’autres avançaient pour s’engouffrer dans l’épave. Shannon ne savait pas qui suivre : elle n’aimait personne, personne ne l’aimait et elle n’aurait aucun soutien si on venait à la balancer ou si elle réussissait seulement à bouger pour changer du Slavedog Millionnaire… Elle n’avait pas envie de devoir faire face à des zombies seule.

Alors qu’elle cherchait désespérément quelqu’un, elle le vit : Liam. Ca faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu, et elle en fut presque soulagée. Elle avait peut-être abandonné l’idée de manipuler les autres, mais à la vision du vieil homme, sa nature manipulatrice reprit le dessus. Si elle pouvait au moins se plaçait sous sa protection, ce serait déjà une victoire.

Elle laissa les larmes qu’elle retenait couler pour accentuer sa frayeur et se rua contre l’homme, qu’elle agrippa par l’épaule. Elle se blottit contre lui et butta contre quelque chose. C’était petit… Mou aussi. La grande blonde baissa alors les yeux, pour découvrir… Ella, la satanée petite rouquine qui accaparait toute l’attention de son protecteur. Elle l’avait oubliée, et ce n’était pas plus mal. Shannon se rappelait maintenant pourquoi elle n’arrivait pas à séduire Liam : elle était trop vieille.

Mais tant pis ! Elle mettrait sa jalousie maladive de côté. Pour l’heure, elle n’avait vraiment pas envie de se retrouver seule. Elle ne se gênait pas pour coller sa poitrine contre le vieux, comme pour lui rappeler ce qu’était un vrai corps de femme et surtout pour le séduire. Elle le faisait de manière naturelle afin de ne pas trop éveiller chez lui des soupçons quant à son « honnêteté » inexistante, mais tâchait d’être un minimum séduisante comme elle savait le faire. Elle tentait d’ailleurs d’éclipser complètement la petite, tout en sachant pertinemment que c’était impossible

Comme elle l’avait fait des milliers de fois, elle se servait à nouveau de son corps pour se mettre quelqu’un dans la poche. Ce n’était pas un problème pour elle, loin de là. C’était désormais son seul atout dans ce monde, alors autant s’en servir… Elle doutait de l’efficacité de son acte mais qui ne tente rien n’a rien !

Elle voulut lui dire quelque chose du genre « Oh Liam, je te croyais mort », mais ça aurait sûrement fait tâche. Elle resta donc muette.
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Sam 1 Mai - 20:50

Lalia se força à respirer le plus lentement possible, mais sa respiration était entrecoupée de hochets nerveux. Elle était quasiment sure qu'elle était sous hypnose, mais tout était trop réel -ou trop irréel- pour elle. Elle avait réussi à se calmer l'espace d'un instant, pour entendre les ordres du ménestrel cadavérique. TROUVER UN NOM ! Pourquoi diable avait-on besoin d'elle juste pour trouver simplement un stupide NOM de bateau ? Pourquoi était-elle en danger de mort si elle n'aidait pas ces... ces... Elle considéra encore ces débris de chair humaine ambulants et réprima une nausée.

Les mains tremblantes, elle s'approcha du pont gluant. Cette fois, le contact visqueux et l'odeur nauséabonde des algues lui firent vomir ses entrailles. Elle eut une absence. Son corps était devenu comme du coton. Elle ne voyait rien et n'entendait que les battements précipités de son cœur dans sa poitrine. Lalia reprit conscience à moitié noyée dans l'eau noire et salée. La jeune femme se débattait, toussait, crachait. Avec force de moulinets des bras ( elle était une intellectuelle pure et dure, et donc une sportive plus que médiocre) la jeune femme parvint à s'accrocher à un bord du bois vermoulu de ce bateau inconnu. Elle eut toutes les peines du monde pour entrer, car ses bras tremblaient de fatigue. Mais au bout d'un quart d'heure à s'acharner, elle était à bord. Puis, à bout de souffle, elle rampa vers une pièce où elle a entendu des éclats de voix.

C'est alors qu'elle tomba nez à nez -ou plutôt nez à genoux, étant donné qu'elle trainait son corps si épuisé sur les coudes- avec trois personnes. Elle distingua leurs visages derrière une sorte de voile qui refusait de partir depuis sa chute. Il y avait une blonde et une fille aux cheveux de jais, toutes les deux très pâles, et aussi un jeune homme asiatique, apparemment en grande discussion devant une amoire. Elle ouvrit la bouche, dans le but de parler, mais seul un son semblable à une vieille baudruche en train de se dégonfler en sortit. A sa seconde tentative, elle lança :

- HaAa... HaA...venez d'où ? KOf Kof ... Vous êtes ... kof... amis ?


En d'autres temps, elle se serait offusquée de parler aussi mal, mais avec son état actuel, Lalia était heureuse d'avoir pu être comprise. Après un instant de flottement, ce fut la brune au T-shirt déchiré qui fit les présentations : celle-ci s'appelait Méléna, la blonde Odila et enfin l'asiatique Yoru. Elle avait toujours des nausées, mais elle se força à répondre, comme sa classe sociale l'y obligeait.

- En.. Haaahaa.. Chantée . Je m'app (son estomac se contracta) ... La..lia .


Perdant toute dignité, elle rendit des litres d'eau de mer mélangée à sa bile sur le sol déjà crasseux, le tout dans d'atroces soubresauts et gémissements.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Sam 1 Mai - 22:01

Le japonais s’était présenté et se vanta d’avoir lui-même sauté du bateau. Melena répondit à son sourire moqueur par un bref petit rire étouffé.

*Bah voyons… manquerait plus qu’il ait sauté parce qu’il a craqué sur moi…*

La jeune fille fronça les sourcils quand il se mit à lui tapoter l’épaule en faisant référence à sa phobie. Brusquement, celui-ci retira sa main avec une grimace qui ressemblait à du dégout, pour lui faire un diagnostique santé plus rapide qu’aucun médecin n’en serait capable. Une capacité spéciale ? Sans doute. Elle scruta un instant le fond de ses yeux pour tenter d’y lire ses intentions.

- Je vous suis très reconnaissante pour cette consultation docteur Nakatomi. Je suis sûr que dans votre bienveillance vous avez apporté de quoi soigner ce début de grippe, ainsi que quelque chose pouvant s’apparenter à des vêtements secs et intacts ?!

Une ironie froide perçait indubitablement sa voix, mais elle n’y pouvait rien. La brunette était à cran, toujours sous le choc psychologique de sa récente mésaventure avec les lianes, et lui – qui soit dit en passant l’avait déjà bien assez irrité et outré en se cachant derrière son cadavre – venait lui annoncer avec légèreté qu’elle devrait mieux se couvrir si elle ne voulait pas attraper la crève. Est-ce qu’elle avait l’air d’être d’une de ces bimbos qui se baladaient volontiers nombril à l’air en toute saison et sans conditions ?! Melena finit par savoir ce qui avait motivé l’asiatique à la suivre et elle atteint le seuil qui précédait l’explosion de colère.

- Je rêve où tu es venu juste pour t’assurer de la teneur de mon pouvoir ? Je suis necrophobe oui, et alors ?! Tu sais… bien que pour ne rien te cacher tu es très bas dans mon estime, si tu m’avais dit que tu avais sauté à l’eau pour venir t’excuser… ou même juste avec le prétexte foireux que tu me trouvais mignonne, dans la situation actuelle, ça m’aurait fait plaisir. Mais en réalité, tu es venu par pur et simple intérêt…

Elle avait les larmes aux yeux. Quelque chose comme un mélange de colère et de tristesse infini, Yoru venait de lui pointer sous le nez l’une des raisons qui nourrissait sa misanthropie maladive.

- Tu veux quoi encore ?! Tu as décidé de te servir de moi jusqu’au bout ? T’as besoin d’un cadavre derrière lequel te planquer chaque fois que tu auras la frousse ?!

Elle essuya rageusement une larme qui roulait sur sa joue pour replanter ses yeux gris enflammés dans ceux de son acolyte et lancer d’une voix glaciale.

- Ne me prends pas pour une idiote.

La jeune fille ne dit rien du fait que l’idée de l’immortalité la faisait rêver. Elle craquait. Elle comprenait les motivations de Yoru ; il voulait s’échapper et rentrer chez lui… et tous les moyens seraient bons pour y parvenir. C’était aussi l’intention de Melena lors de ses premiers jours sur le Slavedog millionaire. Mais les manigances mal dissimulées de l’asiatique tombaient juste au mauvais moment. Après l’épisode des algues qui l’avaient jeté à la mer… en voyant débarquer le jeune homme, elle aurait voulu croire que quelqu’un s’inquiètait pour elle dans ce monde de fous. Mais avec la douleur d’une longue aiguille qu’on lui enfoncerait dans le cœur, elle se rendait compte qu’elle ne comptait pour personne ici. Et qu’elle meurt ou pas ne changerait rien…
La brunette allait éclater en sanglot quand un gémissement étrange retentit dans le dos de Yoru. Une jeune femme qu’elle ne connaissait ni d’adam ni d’eve se trainait misérablement sur le sol moisi. La vision de sa situation coupa court aux larmes qui coulaient déjà sur les joues pâles de Melena, qui fit enfin un pas vers elle.

*Décidément… y’a un guide touristique qui conduit tout le monde ici ou quoi ?*

- Oui… ne t’en fais pas, nous sommes tous dans la même galère.

Elle croisa son comparse japonais en levant vers lui un regard noir puis fit de rapides présentations auxquelles répondit l’arrivante avant de régurgiter le contenu de son estomac. Elle faisait vraiment peine à voir. La necrophobe s’arrêta et fit volte face vers Yoru et Odilia avec une petite mimique gênée qui voulait dire « Vous ne voulez pas venir m’aider à la remettre sur pied ? ».
Une pensée lui traverse la tête, mais elle se retint de la lancer à haute voix, elle en avait assez fait.

*Il n’a rien pour elle le docteur Nakatomi ?!*
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Dim 2 Mai - 18:31

  • Odilia suivit sans grand intérêt la joute verbale entre le japonais et la jeune fille brune. Le premier s'appelait Yoru tandis que la seconde se nommait Melena. Hum, elle n'avait jamais entendu parler ni de l'un, ni de l'autre, mais ils avaient vraiment l'air de se connaitre. La jeune italienne se sentit un peu seule, à cet instant précis. Elle promena son regard sur la pièce derrière l'armoire, leur lieux de destination, si l'on peut dire. Personne n'avait encore traversé le placard sans fond. Ses deux "amis" s'étaient lancés dans une discussion qu'on pourrait qualifier de hautement inutile. Pendant qu'ils l'oubliaient petit à petit, elle eut le temps de voir une délégation de cafard sortirent du placard en trombe et courir se réfugier dans le bric-à-brac qu'elle avait déplacé quelques minutes auparavant. Cela la fit frissonner. Puis son attention fut attirée par quelque chose qui nageait dans l'océan. Cette chose non identifiée ne tarda pas à grossir et à se rapprocher, pour finir par se hisser dans la petite pièce. L'inconnue, qui prétendit se nommer la Lia (quel prénom étrange quand même... A moins qu'elle ne se nomme Lia, et qu'elle n'est mit le "La" devant que pour faire "joli"... Comme dans les noms d'équidés, qui parfois se nomment "Le quelque chose"). Après que la nouvelle arrivante ai rendu son déjeune, l'Odilia se dirigea vers elle. Melena aussi s'était approchée de cette fille, et lui avait un peu parlé. S'agenouillant à ses côtés, l'italienne lui dit :

    -Ne t'inquiète pas, on est avec toi... On va trouvé le nom de ce rafiot et on va rentrer chez nous. Dans quelques mois, on en rira quand on en reparlera. D'accord ? Allez, lève-toi, il faut qu'on traverse ce foutu placard...

    Et elle aida la Lia à se redresser et la dirigea vers l'armoire trouée. Passer à deux dans cet étroit passage était assez peu aisé mais elle y parvint quand même. Arrivée dans la pièce, elle la détailla : encore plus sombre que la précédente, et beaucoup plus petite, elle était tout aussi encombrée de choses totalement inutiles. Il y faisait tellement noir qu'Odilia ne pouvait distinguer aucune issue. Si c'était un cul-de-sac... Ils n'auraient plus qu'à continuer son travail précédent, et à déranger de nouveau les cafards. Elle assit Lalia contre un mur, le seul qui était percé d'un minuscule lucarne. Elle s'assura que la jeune fille n'allait pas tomber dans les vapes dès qu'elle aurait le dos tourné et appela Yoru et Melena :

    -Eh vous venez ?

    Et dès qu'ils furent là, elle leur fit part de sa découverte :

    -Au fait, tout à l'heure j'ai trouvé une enveloppe avec une lettre dedans... Sauf que même dans l'autre pièce, il n'y a pas assez de lumière. Quelqu'un aurait-il une lampe, par le plus grand des hasards ?

    Son ton était légèrement ennuyé, comme si elle s'attendait à ce qu'on lui réponde par la négative. Elle avait hésité à demander si quelqu'un savait faire du feu, mais avait renoncé en songeant qu'à la moindre étincelle, le rafiot partirait en fumée. Pendant ce temps, elle sortit la lettre de sa poche et la tendit aux deux personnes encore debout...
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Brooke Klein
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MessageSujet: Re: Les cages du Sans nom [Quête Principale]   Dim 2 Mai - 19:10

  • Brooke se trouvait dans la salle de repos, à tenter de distraire ces foutus pirates comme elle le pouvait quand ils avaient été abordés par un bateau troué de toutes parts. Tout le monde était très vite sortit de la pièce, ainsi qu'elle-même. Mais avant de sortir sur le pont pour voir ce qu'il pouvait bien se passer, elle avait tenter de battre les battements désordonnés de son coeur qui trouvait qu'elle vivait beaucoup trop de choses à sensations en ce moment... Mais ce n'était pas de sa faute, et elle aurait tout donné pour être en ce moment dans un bureau, menant une petite vie tranquille et ennuyeuse. Et surtout, loin, loin de la mer... Mais il fallut quand même qu'elle sorte à l'air libre, car elle avait l'impression d'étouffer. Ce qu'elle vit la laissa alors sans voix : un bateau remplit de morts-vivants et à l'allure fantomatique venait de se coller au leur. Le Slavedog Millionaire était maintenant envahit de cadavres à 'allure menaçante. Brooke rejoignit l'endroit où tout le monde s'était réunit et tomba nez à nez avec un être ressemblant vaguement à un humain. De sa voix éraillée qui écorchait les oreilles, il lui cria :

    -Eh ! Eh ! Veux-tu ploooooooooonger avec moi ? Ouiiiiiiiiiiiiii !!!

    Et sans plus attendre, mettant fin à ses paroles démentes, il se jeta sur la pauvre Brooke et la souleva de terre, montrant une force insoupçonnée. Elle se mit à se débattre et à hurler comme une possédée, dans l'espoir d'attirer l'attention des personnes présentes, ce qui ne manqua pas de se faire. Le problème, c'est que les comparses de son ravisseurs tournèrent aussi la tête vers l'hystérique et, souriant de leurs chicots rongés par les mites, ils avancèrent vers elle dans un bel ensemble. Ils se mirent à quatre sur elle, l'empoignant par chacun de ses membres. Puis, le premier qui l'avait attrapé se lança dans un décompte terrifiant :

    -A la uuuuuuuuuuuuune... A la deuuuuuuuuuuuux... Et à la trois !

    Sans plus attendre, le quatuor de zombies la jetèrent pas dessus bord. Sauf qu'à leur plus grand étonnement, le hurlement ne cessa pas. La jeune fille s'était rattrapée à la rambarde et tentait désespérément de remonter sur le pont. Elle ne voulait pas finir dans l'eau, c'était horrible, non... Une peur panique la gagnait, et des souvenirs douloureux remontaient à la surface : le jour où elle avait faillit se noyer, le jour où des amis lui avaient fait une blague de très mauvais goût, le jour où ses parents avaient trouvé la mort en mer... S'en était trop pour elle et elle se mit à pleurer sans plus pouvoirs s'arrêter. Par contre, jamais elle ne s'abaisserait à supplier ces non-vivants. L'un d'eux, trouvant la situation très drôle, avança vers elle et commença à lui décrocher les doigts un à un. Puis il se ravisa et s'en alla rejoindre les siens, laissant la pauvre jeune fille accrochée au pont. Celle-ci chercha dans l'assemblée quelqu'un qui pourrait lui venir en aide... Seulement, ses yeux ne rencontrèrent aucun espoir et elle les ferma. Elle avait décidé de tenir le plus longtemps possible, avant de tomber inéluctablement vers la mort...
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