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 Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.

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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 16 Mai - 21:38

La jeune fille finissait à peine de se rincer les pieds qu’une question lui traversait la tête. Où était passé Liam ? Elle n’apercevait rien du tout dans les eaux noires et manifestement, il ne faisait pas mine de percer la surface. Aurait-il trouvé quelque chose d’intéressant ? Un bruit sourd retentit dans son dos, mais elle n’y fit pas immédiatement attention car naquit soudain en elle un étrange pressentiment. L’eau trouble semblait frémir, comme lui réservant désormais la pire des surprises. Elle porta une main à sa poche mais trop tard, deux tentacules avaient jaillit des profondeurs et leur étreinte visqueuse se resserra autour des jambes de l’adolescente. Melena fut tirée si violemment que sa tête heurta le rebord de la berge et la chaleur qui baigna sa nuque malgré l’eau froide lui indiquait qu’elle saignait. A moitié sonnée, elle fut entrainée trop loin de la surface à son gout, avant de pouvoir retrouver ses moyens et commencer à se débattre. Elle ne voyait vraiment pas grand-chose, les poissons ayant peur de cette bestiole gigantesque ne s’en approchaient pas. Son arme était inaccessible depuis qu’un des appendices géants s’était enroulé autour de sa taille en bloquant l’accès à sa poche. La jeune fille ne pouvait même pas donner de coups de pied convenables car ils étaient entravés et ses bras minces, bien qu’acharnés, n’avaient pas la force de lutter contre cette créature. La peur s’insinuait doucement en elle, plus glaciale encore que l’eau qui l’oppressait de plus en plus. Clampin les avait fait venir pour résoudre des énigmes, pas pour se battre contre le calmar géant !

L’oxygène commençait à lui manquer, ses forces l’abandonnaient et sa crainte de mourir activait irrémédiablement son pouvoir. La tête lui tournait et un oreiller l’étouffait de plus en plus, ne laissant parvenir à ses oreilles que le battement sourd de son cœur.

*Non ! Je ne peux pas mourir comme ça ! Pitié, tout sauf ça !*

Mais qu’elle autre solution avait-elle ? La necrophobe aurait sûrement tout fait en cet instant pour échapper à son issue tragique, sûrement même donner son corps à son pervers de collègue ; car bien que cela la répugnait au plus haut point, rien ne saurait l’effrayer plus que l’idée de mourir. Encore moins si il fallait mourir noyée entre les tentacules visqueuses d’une créature géante.
Alors que sa terreur finissait inexorablement par l’emporter et que son corps commençait sa paralysie, l’étreinte du monstre de défit et un bras puissant la saisit à la taille pour la reconduir vers la surface. Melena devinait qu’il ne pouvait s’agir que de Liam et bien que l’idée qu’il la tienne une nouvelle fois contre lui alors qu’elle était dévêtue ne lui plaisait pas, elle était rassurée de savoir qu’elle ne mourrait dans ces eaux glaciales. Malgré cela, sa phobie s’était emparée de tout son corps ; elle se sentait glisser lentement vers son état latent sans pouvoir lutter ou protester.
Lorsque le taulard la hissa sans délicatesse sur la berge, elle ne sentait déjà plus aucune douleur. L’homme se laissa tomber lourdement sur elle, son visage à quelques centimètres, ses yeux sombres plongés dans les iris gris de la jeune fille qui s’éteignaient lentement. Inexplicablement, un froid intense la saisit comme jamais ça ne lui était arrivé et sa poitrine enfla, comme si ses poumons étaient gorgés d’eau. Prise de panique, Melena chercha vainement un moyen de bouger, elle ne comprenait pas.

*Mais ?! Je ne me suis pas noyée pourtant ! Pourquoi je…*

Un silence se fit en elle. Peut-être bien que dans les tentacules du monstre, elle s’était déjà noyée… peut-être qu’elle était déjà morte ! Comment expliquer autrement son corps glaciale et rempli d’eau ?

*Non ! Non ! Non !*

La jeune fille aurait pleurer sans retenue si elle avait put. Elle ne sentait même pas le corps de son collègue contre le sien. Rien du tout. Elle lui offrait pourtant bien malgré elle une vision qui ne manquerait de lui plaire. Dans sa lutte, l’une des bretelles de son sous-vêtement avait glissé de son épaule, lui donnant un air déshabillé plus appuyé encore. Son cou fin était teinté de rouge et un filet d’eau rosée par son sang glissait jusqu’au creux de sa poitrine aux pointes durcies par le froid. Ses longs cheveux noirs s’étendaient autour de son crâne en grande auréole sombre. Qu’allait faire Liam désormais ? Elle avait peut-être l’apparence d’un cadavre glacial de noyée, mais elle n’en restait pas moins une adolescente à demi-nue incapable de se défendre. Et d’ailleurs, pourquoi l’avait-il sauvé ?! Il allait lui imposer un prix qu’elle se refuserait à payer, c’était certain. Pourtant, elle devra bien au moins le remercier, et rien que cette idée lui arracherait la langue.

L’irlandaise fut soulagée de voir le taulard rouler sur le coté au lieu de s’attarder sur son corps. Mais une vague d’anxiété ne la quittait pas : cette fois, elle pourrait bien être réellement morte ! D’ordinaire, son pouvoirs n’avaient pas pour symptôme physique de lui donner l’apparence de la fin qu’elle avait eut peur de subir. Son esprit s’agitait et hurlait de toutes ses forces ; elle devait se réveiller, vite !
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Lun 17 Mai - 14:09

Etendu sur le dos, épuisé, Liam fixait le plafond de la grotte tout en crachotant l’eau qui s’était insidieusement insinuée dans ses poumons. Il n’était pas fait pour ça, sauver les gens c’était vraiment pas son truc. Trop dangereux, trop fatiguant… et aucun merci en retour. Cette satanée gonzesse se contentait de rester immobile et silencieuse. Pétasse prétentieuse !

Le taulard donna un coup de coude à sa collègue pour tenter de la faire réagir mais sans succès. Il se redressa alors sur un coude totalement excédé avant de siffler avec rage entre ses mâchoires crispées :

- Hey ! Merci c’est pas pour les…

Il se stoppa brutalement à la fut du corps gonflé d’eau de Melena, de son regard vide et de ses lèvres violacées. Elle se serait noyée ? Pourtant elle bougeait encore quand il l’avait remonté… tout ça pour ça ? Malgré l’évidence et la logique de la constatation, il ne pouvait néanmoins s’empêcher de se demander si elle était réellement morte. Après tout ce n’était pas son premier tour de passe-passe de ce type, sauf que la dernière fois elle semblait juste… morte naturellement, pas gonflée d’eau comme une éponge. Mais à réfléchir le temps passait, et si elle avait vraiment besoin de soins il allait bientôt être trop tard.

Non pas qu’il s’intéresse vraiment à son sort, ça lui ferait une plus grosse part du magot à l’arrivée et il n’aurait plus à se prendre la tête avec cette gamine, mais savoir qu’elle avait été tuée par cette chose plutôt que par lui le dérangeait, et pas qu’un peu. C’était trop facile, trop rapide… à peine le temps de souffrir. Aucune satisfaction à en tirer, juste de la frustration ! Et la torturer moralement était bien plus jouissif que de la voir étendue là sur le sol…

- Oh et puis merde.

Sur un coup de tête le taulard se redressa afin de s’accroupir à côté de la brunette et lui prit le pouls. Rien, niet, nada… enfin on s’en doutait hein. Il lui entrouvrit alors les lèvres et se pencha sur elle pour insuffler de l’air dans ses poumons une fois, puis deux. Leurs lèvres se frôlèrent mais il avait franchement autre chose à foutre que de s’attarder sur ce genre de détail. La suite ne fut qu’un long enchainement de massage cardiaque, bouche à bouche, massage cardiaque, bouche à bouche… et alors qu’il allait abandonner l’idée de la ramener à la vie, la poitrine de Melena se dégonfla aussi magiquement qu’elle s’était gonflée et ses yeux s’ouvrirent brusquement.

C’était bien son pouvoir. Pfff… tout ça pour ça. Liam poussa un grognement de désapprobation avant de glisser sa main derrière la nuque de l’adolescente et de l’embrasser sans aucune douceur. Et ce n’était que le début du prix à payer pour tous ces efforts qu’il avait dû fournir, utiles ou inutiles. Mais le reste devait attendre, car au rythme où allait les choses, Clampin qui gesticulait de l’autre côté du lac allait bientôt nous claquer entre les doigts !

- C’est bon, elle va bien ! Cria-t-il à l’adresse de leur boss avant de sauter sur ses pieds, autant pour s’éloigner d’une éventuelle baffe de Melena que pour voir ce qu’avait provoqué la poussée du levier.

Le mur de leur côté du lac, auparavant complètement bouché arborait désormais une jolie ouverture par laquelle parvenait une brise fraiche. Bon, au moins ils savaient ou aller maintenant… même si avant ça il lui faudrait retraverser le lac par deux fois. Pourquoi cette nana n’avait pas amené leur patron du premier coup ? Maintenant l’un d’eux allait devoir refaire trempette tout en sachant qu’un monstre blessé et donc fou de rage vivait là-dedans… que du bonheur.

Et bien sûr, vu la peur qu’elle venait de se faire, peur à en mourir pourrait-on même préciser, Melena ne risquait pas d’être volontaire pour faire le passeur.

Nouveau long regard noir sur la donzelle… oui, elle devrait y mettre le prix pour se faire pardonner cet incident. Elle aurait bien tord de croire que Liam jouait à ses heures perdues au sauveteur anonyme, très peu pour lui toutes ces conneries de bonté purement gratuite.

- Je suppose que tu n’y retourneras pas de sitôt… c’est donc à moi de le faire. Ce risque de te couter un bras, à la longue.

Un bras, le corps entier ou juste ce qui l’intéressait, allez savoir. Liam ne resta pas planté là pour en discuter plus longtemps, préférant plonger et nager comme un dératé vers l’autre rive du lac. L’eau semblait si immobile que s’en était angoissant, et on imaginait sans mal le pseudo poulpe guettant au fond du lac le moment opportun pour bondir toute tentacule dehors et en faire son 4 heures en guise de vengeance. Heureusement ce n’était qu’une impression car il atteint la berge sans que rien d’autre qu’un poisson ne vint lui chatouiller les jambes.

Le tueur se hissa sur la berge hors d’haleine et s’approcha de Clampin qui n’avait pas l’air très content. A croire qu’il avait pris la scène du bouche à bouche pour une parade nuptiale ou pire : une pause rémunérée.

- Y’avait un fichu monstre dans le lac… enfin… il y A un monstre. Alors j’espère que vous savez encore nager rapidement, parce qu’il n’est pas bon de barboter trop longtemps là-dedans.

Liam vérifia prestement que le carnet était bien à l’abri dans son sachet étanche, récupéra ses chaussures et celles de Melena qu’il se noua autour du cou avant de jeter un regard dubitatif à leurs t-shirts et vestes respectives et de les laisser par terre. Ne pas se balader pieds nus quand on ne savait pas sur quoi on allait marcher d’accord, mais l’utilité des hauts était tellement inexistante que ça ne représentait qu’un poids de plus dans l’eau à ses yeux. La gamine devrait s’habituer à la semi nudité un peu plus longtemps, ou alors nager.

Une fois sûr de n’avoir rien oublié d’important, Liam et Clampin s’immergèrent dans les eaux gelées et se mirent à nager bon gré mal gré jusque l’endroit ou l’adolescente les attendait en bonne femme inutile qu’elle était aux yeux de notre macho national. L’âge avancé de leur employeur n’aidait pas à rendre leur traversée rapide et le trentenaire dû même à plusieurs reprise le tirer à bout de bras pour que le vieillard ne sombre pas dans les eaux à cause d’une de ses trop nombreuses crampes. Alors qu’ils arrivaient enfin à destination et que Liam n’en pouvait tout bonnement plus, il se hissa hors de l’eau, tira à sa suite Clampin juste au moment ou un tentacule blanchâtre jaillissait de l’eau pour tenter de les saisir.

La surprise les fit se reculer précipitamment et s’étaler sur le sol sablonneux. L’appendice gigantesque tâtonnait la berge en aveugle assez loin d‘eux pour qu‘ils se sentent en sécurité. Ils étaient sales, mais saufs. Le bain viendrait un autre jour ! Dans tous les cas il espérait grandement qu’il y avait un autre chemin pour sortir de là, car s’ils se voyaient forcer de plonger une nouvelle fois là-dedans leur survie était loin d’être assurée.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Lun 17 Mai - 15:45

L’avantage d’être immobile et prisonnière d’un corps mort, et que l’on a le temps de réfléchir. Melena repensait à ce qui l’avait mené jusqu’ici. Les origines de sa phobie, le voyage aux Etats-Unis, le rendez-vous chez Parkinson… l’aurait-elle crut si lorsqu’elle avait mit un pied dans le cabinet du psychiatre, on lui avait dit qu’elle manquerait de se faire dévorer par un monstre marin et qu’elle serait sauvée par un pervers invétéré ? Sûrement que non. Elle avait froid. La mort lui était horrible, insupportable, et elle ne cessait de prier que cette instant ne cesse.

Liam vint se poster au dessus d’elle et bien entendu, aucune protestation ne put être émise lorsqu’il effleura ses lèvres glacées pour lui insuffler de l’air. S’en suivit un massage cardiaque durant lequel – l’irlandaise l’aurait parié – le taulard ne manqua pas l’occasion de ploter une nouvelle fois l’adolescente et de faire un peu plus glisser le fin tissu qui recouvrait encore sa poitrine. La jeune fille bouillait de rage, sans prendre attention que le fait que son collègue se démenait pour lui sauver la vie était au mieux louche… et au pire, très louche. Pourtant, elle se répétait qu’elle ne pouvait pas mourir, elle devait se réveiller. Le temps s’étirait si bien qu’elle ne sut pas combien de minutes s’étaient écoulées depuis le début de l’opération sauvetage de Liam, mais Melena sentit soudain sa poitrine se dégonfler et ses yeux pâles reprendre vie. La respiration encore saccadée, sous le choc, l’irlandaise ne put réagir au baiser de brute qui lui donna son sauveur. La sensation brulante que lui causait les lèvres de son collègue plaquées contre les siennes finit par lui rendre toute sa raison mais il la lâcha rudement avant qu’elle n’ait put l’atteindre par une gifle ou une parole cinglante. Sa tête cogna le sol sableux et résonna douloureusement dans son corps fatigué. Essayant tant bien que mal d’oublier la sensation de la marque d’affection de Liam qui s’insinuait comme une maladie à l’intérieure de sa bouche, la jeune fille porta une main à l’arrière de sa tête. Une vive douleur lui imposa de la retirer ; elle tendit au dessus d’elle ses doigts ensanglantés pour les contempler d’un air absent. Sa blessure était peut-être plus sérieuse qu’elle en avait l’air ? En tout cas, elle lui faisait pour l’instant fichtrement mal.

La tête lui tournait et les contours de sa vision s’obstinaient à restées flous. Encore trop faible pour faire un mouvement, Melena restait étendue, les yeux perdus sur le plafond noir de la caverne, presque aussi inerte que lorsqu’elle se retrouvait prise dans son apparat de charogne. Elle réfléchissait à la suite des évènements. Qu’allait donc lui demander Liam ? Comment allait-elle réagir ? D’ailleurs, ce fil de pensées la conduisit doucement à réaliser que non contente d’être à demi-nue, son soutien avait glissé un peu trop à son gout. Elle se redressa vivement – sans doute un peu trop, car sa tête le lui fit regretter par un élancement de douleur aigüe – et ajusta du mieux qu’elle pouvait son sous-vêtement sur sa peau encore plus blême que d’ordinaire.
Le temps que le tournis qui l’avait saisit ne la quitta, le taulard et le vieillard avait déjà commencé leur traversé en laquelle on pouvait voir une parodie de natation synchronisée tant les deux comparses n’étaient pas assortis. Lorsqu’ils parvinrent à la berge Melena eut tout juste le temps de constater – à son grand mécontentement – que Liam n’avait pris soin d’amener avec lui que les chaussures qu’une tentacule blanche, et apparemment furieuse, jaillit de la surface de l’eau noire pour tenter d’attraper les importuns qui osaient encore barboter dans le lac après l’affront qu’ils lui avaient fait. Animée par un désir de faire regretter un tant soit peu à la créature ce qu’elle lui avait fait endurer, la jeune fille plongea la main dans sa poche pour en sortir son long morceau de miroir avec un manche soigneusement composé d’un vieux bout de tissu et se jeta sur l’appendice pour y planter sa lame de toutes ses forces. Elle l’avait traversé jusqu’à ce que son couteau improvisé ne soit planté dans le sol sableux sous la chair visqueuse qui se débattait férocement, libérant un épais sang sombre à l’apparence gluante. Tenant avec toute sa rage son arme plantée dans la chaire du monstre, Melena espérait bien parvenir à lui trancher en deux le bout de son tentacule, mais un confrère émergea de l’eau pour venir au secours de ce dernier, ce qui contraint l’adolescente à bout de force de faire un bond en arrière pour éviter de se faire entrainer une seconde fois au fond de l’eau. Elle tomba lourdement sur le dos, son crane blessé heurta une nouvelle fois le sol en provocant une vague de douleur qui lui paralysa le corps un court instant, ayant pour seul avantage de bloquer le moindre cri qu’elle aurait put lancer.

La jeune fille demeura un moment inerte, son couteau souillé du sang de la bête dans une main, l’autre cherchant à tâtons à mesurer l’ampleur de sa blessure ; puis lorsqu’elle entendit Liam – ou Clampin – faire un mouvement, elle se redressa encore une fois trop vivement pour son état de manière à se retrouver face aux deux hommes, un genou à terre, son arme tendu vers eux – particulièrement vers le taulard. Totalement épuisée, elle appuyait son bras gauche sur sa cuisse pour éviter de tomber. La tête lui tournait dangereusement, son sang coulait lentement le long de son dos trempé couvert d’une couche de sable, teintant au passage son cou de rouge clair.

- Toi. Souffla-t-elle péniblement à l’intention du taulard. Tu ne t’approches pas… de moi.

Blafarde, fébrile et blessée, Melena se demandait si elle avait réellement une chance d’intimidé ne serait-ce que Clampin. Mais pour quelqu’un qui détestait se laisser faire, elle en avait vécu trop en quelques minutes. Le moment qu’elle redoutait était pourtant arrivé, elle baissa les yeux avant de lâcher, la gorge nouée :

- Mais… je te suis reconnaissante de m’avoir sauvée… sous l’eau.

Elle renifla et se releva sans quitter des yeux ses deux comparses. Elle se retint de signaler à son collègue qu’il aurait put se passer des attouchements et du baiser, il devait sûrement déjà le savoir, et elle n’avait plus la force de se battre autant physiquement que verbalement.

- On peut se remettre en route. Dites moi Monsieur…, enchaina-t-elle à l’adresse de son employeur, vous n’auriez pas qu’elle chose pour que je puisse me bander la tête ? Cette bestiole m’a blessé tout à l’heure…

La jeune fille rangea son arme fébrilement et prit délicatement ses cheveux dans ses mains pour les réunir à nouveau d’un coté de son visage, avant de se frictionner sans grand effet. Elle avait très froid !
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 23 Mai - 16:42

Roger toussa, décompensant une insuffisance respiratoire due à la vieillesse. Il étouffait, avait froid, avait perdu son casque fétiche dans la flotte glacée, ses rhumatismes le lançaient douloureusement mais... il souriait. Quel pied ! Ca faisait longtemps qu'il attendait ça avec impatience. L'aventure, l'aventure avec un grand A ! Des énigmes et le danger de mort à tout instant. Après ceci, Roger se dit qu'il pouvait claquer en paix.

"Merci les jeunes, c'était vivifiant hé hé hé !"


Il essora tant bien que mal ses affaires trempées qui collaient à son corps chétif.

"Réunissez quelques torches qui sont sur les murs, ça nous réchauffera les os."

Il frissonna. A coup sûr, un vilain coup de froid allait le clouer au lit. Il s'approcha instinctivement à côté des torches allumés et leva ses mains au dessus des flammes pour en capter la chaleur. L'aventure touchait à sa fin, il le sentait. Le fameux... serait dans la prochaine salle. En revanche, il ne se rappelait pas avoir placé un monstropoulpe géant dans le siphon... étrange.

Lorsqu'ils furent plus ou moins réchauffés, ils se dirigèrent dans l'unique couloir caverneux qui s'offrait à eux. La lumière dansante des torches rebondissait sur les parois scintillantes. On aurait dit les murs incrustés de joyaux ! Mais ne vous excitez pas trop, ce n'était que du zircon, rien qui ne vaille qu'on fasse l'effort de l'extraire. Mais ça avait le mérite d'être beau. Et comme passage pour une fin d'aventure, ça avait de la gueule.

Nos furieux aventuriers arrivèrent enfin dans une salle impressionnante. On se serait attendu à débarquer dans une pièce sombre, avec des la végétation pendante, des serpents qui rampent vicieusement et des guerriers zoulous prêts à défendre corps et âmes le trésors au prix de leur vie pour ne pas subir le courroux de Skippy le grand Gourou. Et bien non, il arrivèrent dans l'ultime place, une bibliothèque de la taille d'un amphithéâtre.

L'air est étrangement chaud, sec et poussiéreux. Sur les bureaux, de vielles lampes à huile ne demandent qu'à être allumées pour faciliter la lectures des étudiants studieux. Impossible de pouvoir compter le nombre d'ouvrages qui roupillent calmement ici, sur les innombrables étagères larges et hautes comme des maisons. Un véritable trésors de culture et d'enrichissement. Vous voici dans la bibliothèque de Roger Clampin, un établissement qui mériterait d'être connu. C'est une petite fortune qu'il a amassé au cours de ses nombreuses aventures...

Mais ne vous inquiétez pas, même s'il s'agit là d'un véritable trésors, ce n'est pas le fameux... de Roger. Vous remarquez bien entendu le coffre fort incrusté parmi les livres. Il est fait d'un acier inviolable, même par un phallus géant tirant des lances roquettes à l'acide et au napalm, un vrai bijoux de sécurité. Sur la porte du coffre, on peut faire tourner une petite molette graduée qui permet d'entrer le code secret.

Le vieil aventurier retira judicieusement le carnet du sachet plastique et lut les indices...

La raiponse ait en 5 composante.
Pour ouvrir ce koffre, inscrivè un chifre père pour le premier.
Adicionner les deux preumiers chiffres, vous obtiendrez Quinze.
Sousse trayez les deux preumiers chiffres, vous obtiendrez le troasième chiffre.
Le preumier chiffre est le pro du I du troasième et du catrième chiffre.
Mon code secraie a tous ses chiffres différants, et c'est un multiple de Nef.


Bon courage...
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 23 Mai - 18:23

Ils avaient eu chaud et voilà que déjà Melena remettait le couvert en jouant au Rambo à couette avec son bout de miroir. Elle finit par abandonner en se rendant compte que le poulpe avait plus de bras donc plus de chance de victoire… après un temps bien trop long. Une fausse blonde peut-être à moins que son coup derrière la tête y soit pour quelques chose…

Au moins elle avait la présence d’esprit de le remercier même si ça avait l’air de littéralement lui arracher la gueule. D’ailleurs ce n’était pas très cohérent aux vues de la menace qui précédait le merci mais rien que pour l’effort ça méritait un petit sourire en coin, ce qu’il lui offrit généreusement. Enfin impossible à dire si ce sourire était une réaction aimable ou s’il était dû à la fragilité évidente de l’adolescente blessé dont le dos était barré d’une coulée de sang qui commençait à sécher et former des croutes sombres sur sa peau blanche. Elle semblait à peine tenir sur ses jambes mais voulait déjà repartir à la poursuite du trésor non sans quémander des soins au passage.

Clampin encore émerveillé de son retour fracassant sur les chemin de l’aventure l’ignora royalement, trop heureux de leur ordonner de réunir des torche afin de se sécher un peu mais surtout de réchauffer leurs carcasses frissonnantes. Liam se mit au boulot après avoir enfilé ses chaussures sans se faire prier, après tout c’était lui le patron et son idée lui paraissait sensée…. Du moins plus que ses énigmes à l’orthographe douteuse.

Une fois quelques torches rassemblées dont la chaleur dissipait l’engourdissement qui l’empêchait d’être « content » malgré le peu de vêtements que portait Melena, Liam se tourna vers elle et l’observa. Elle avait besoin d’un bandage, mais même si le vieux avait entendu son appel il n’avait probablement rien d’utile sur lui. Il se surprit alors à sourire en pensant que si elle tenait tant à se faire soigner elle n’avait qu’a déchirer son pantalon pour s’en faire un pansement.

Dans tous les cas c’était peut-être le moment ou jamais de lui faire croire qu’il n’était pas si mauvais, après l’avoir sauver cette théorie tiendrait même totalement debout. Il ne lui serait que plus facile de l’avoir fourbement un peu plus tard… Le trentenaire déchira d’un coup sec un morceau de sa jambe de pantalon à peine sèche et s’approcha de la brunette en s’interdisant de sourire.

- Soit tu me laisses te soigner, soit tu continueras à te vider jusqu’à tomber dans les pommes. C’est toi qui vois.

Sauf qu’elle n’avait pas vraiment le choix n’est-ce pas ? C’est ainsi que Liam malgré la répulsion qu’il provoquait chez la nécrophobe put l’approcher et lui apporter des soins basiques mais efficaces. A peine cela fait que Clampin décidait déjà qu’il était l’heure de reprendre la route et s’avançait vers l’ouverture qu’avait fait apparaître le levier.

Une torche à la main Liam fermait la marche, observant tour à tour les murs étincelants et le postérieur légèrement rebondit de Melena. Les reflets projetés par les pierres jouaient sur sa peau nacrée tels des doigts de lumière et avant même qu’il n’ait eu le temps de s’en rendre compte notre homme était déjà au garde à vous. Comme d’habitude son poing connu la même croissance mais étonnamment cette fois ci un autre phénomène survint. Dans sa main était apparue une paire de menottes en fourrure rose. Pas du meilleur goût il fallait l’avouer mais ça lui donnait pas mal d’idées…

Il passa le reste du chemin à les faire tournoyer autour de son index en sifflotant, son regard perçant déshabillant littéralement l’adolescente tandis que son cerveau tordu cherchait la meilleure utilisation pour son tout nouveau don.

Ils finirent par déboucher dans une immense bibliothèque à sa grande surprise. C’était bien la dernière chose qu’il s’attendait à trouver là, il n’y avait plus qu’à espérer que son fameux n’était pas un pavé dont il hériterait d’une ou deux chapitres. L’atmosphère qui emplissait le lieu était reposante et ne faisait qu’amplifier la chaleur qui grandissait dans son bas ventre. Ses yeux finirent par lâcher Melena pour tomber sur un coffre massif, la dernière énigme probablement. Sauf que cette fois il n’y répondrait pas, il avait trouvé une occupation bien plus intéressante.

Alors que leur boss ânonnait l’énigme, sa collègue s’était avancée vers le coffre passablement pressée de trouver la réponse pour coiffer le taulard au poteau. De son côté il se contenta de la suivre d’un pas tranquille et une fois derrière elle… de lui attraper fermement les bras et de les attacher dans son dos à l’aide de son nouveau jouet. Roger partit à l’autre bout de la pièce à la recherche d’un livre était trop loin pour leur prêter attention, l’environnement était parfait !

- On va jouer à un petit jeu toi et moi d’accord ? Crier te ferait perdre instantanément. Si tu es si intelligente tu vas me trouver cette réponse sans prendre de note, sans compter sur tes doigts… tu vas trouver alors que je suis si près de toi à moitié nue que s’en est dérangeant. A moins que ton cerveau arrête de marcher quand on te touche ?

Il joignit le geste à la parole en glissant sa main gauche sur le torse de Melena tandis que sa main disproportionnée et deux fois plus forte qu’à l’accoutumée la maintenait fermement, lui offrant probablement pour plus tard de jolis hématomes bleutés. Restait à savoir si elle était vraiment aussi bêtement fière qu’elle le montrait. Il lui souffla à l’oreille en se collant derrière elle sans aucune gène :

- Plus tu mettras de temps à trouver plus j’envahirais ton espace vital. Alors réfléchis vite… tic, tac tic tac…

Il remontait au fil des mots sa main vers la poitrine de l’adolescente, provoquant un frisson qui pouvait être dû autant à la peur qu’au dégoût.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 23 Mai - 20:34

La tête lourde, Melena ne se rendit même pas compte que Clampin l’avait royalement ignoré pour demander à se faire réchauffer la carcasse.

*Quelle vieille loque…* Pensa-t-elle, tandis que Liam s’executait.

Une fois tous encerclés par des flammes dansantes qui faisaient tant bien que mal grimper la température de la caverne humide, la jeune fille s’abandonna un moment à fermer les yeux. Elle essayait de se calmer pour que son rythme cardiaque ralentisse, ce qui allait amoindrir la douleur qui lui enserrait le crâne. Ce fut son collègue qui la tira de son mutisme, en s’approchant d’elle lui proposant aimablement des soins. Melena aurait voulu protester, mais elle savait qu’elle ne tiendrait pas longtemps ainsi. Révulsée à l’idée de laisser le taulard l’approcher de si près alors qu’elle était en petite tenue, elle lui permit de s’occuper d’elle, une main proche de sa poche armée au moindre mouvement déconvenu. Mais le trentenaire n’en fit rien. Il procura à la necrophobe des soins basiques qui étaient, elle eut du mal à l’admettre, efficaces. Elle se sentit un peu mieux et se releva sans peine quand leur vieil employeur leur indiqua qu’il était temps de se remettre en route.

Le chemin était là plus agréable. Les parois scintillaient comme si elles étaient incrustées de joyaux, mais l’irlandaise se rendit bien vite à l’évidence que ce ne devait pas être le cas, sans quoi Clampin leur aurait déjà donné une pioche pour en extraire les pierres et se remplir les poches. Elle se contenta donc d’observer avec distraction les scintillements se refléter sur sa peau blafarde, le plus proche possible de Roger, pour mettre une plus grande distance avec Liam. Sa tête l’élançait moins, mais elle se sentait encore fébrile et espérait que leur quête touchait à sa fin, pour qu’elle puisse s’en aller et s’offrir de vrais soins et un repos bien mérité.

Ils parvinrent à une grande bibliothèque couverte d’ouvrages vieux et poussiéreux, qui rappelait celle qu’on ne voyait qu’en film, dans des histoires fantastiques de mages et de sorcières. L’air à la fois chaud et sec était pénible à respirer, et l’odeur des livres anciens qui reposaient sur place depuis un temps qui semblait préhistorique fit grimacer Melena.

* Bah je comprends pourquoi il est aussi nul en orthographe… il ne devait pas souvent faire tout ce chemin pour venir lire…*

- Ne me dites pas que le trésor c’est…

Mais elle n’eut pas le temps de finir, car elle aperçut le coffre-fort en acier coincé entre des ouvrages massifs qui passaient ridiculement pour des blocs-notes à coté. Ils l’avaient trouvé ! L’irlandaise poussa un soupir soulagé avant de s’approcher lentement. Clampin énumérait l’énigme et tout en examinant la porte inviolable et le cadrant sur lequel il allait falloir entrer la bonne réponse, sa mémoire travaillait déjà à retenir chacun des éléments. Elle rejeta une mèche de cheveux derrière ses yeux, signe qu’elle s’était mise à cogiter et perdit la notion de ce qui l’entourait… malheureusement, car elle se sentit violemment saisie par deux bras puissants, avant d’être menottée les mains dans le dos. Sa tête avait heurté le coffre blindé, déclenchant une salve de douleur qui ne fit qu’accentuer son affaiblissement qui l’empêchait de se défendre. Liam garda l'adolescente dos à lui, la tenant de sa main surpuissante avec une force inhumaine. Son souffle brûlant venait angoisser la nuque tâchée de sang de l'irlandaise dont les jambes étaient bloquées par le poids de son collègue ; la protubérance dure de celui-ci plaquée contre l'une de ses fesses. Elle allait crier, autant de dégout que pour appeler Clampin à l’aide, mais le taulard lui apposa une main sur la bouche tandis que le vieux s’éloignait. Quand celui-ci eut énoncé les règles de son jeu, ses doigts glissèrent au creux de la poitrine de Melena qui avait l’impression de se faire marquer au fer rouge tant la sensation était cuisante. Le bras par lequel il la maintenait lui faisait très mal, mais elle serra les dents avant d'adresser à la paroi d'acier face à elle un sourire en coin qui faisait du mieux qu’elle pouvait abstraction de la situation.

- Bah alors, que se passe-t-il Liam ?! Un petit problème technique ? Le sang qui sert à remplir ton troisième bras à la vue d’une lycéenne en sous-vêtement provenait de la petite portion dédiée à l’irrigation de ton cerveau ?

Elle fit un mouvement brusque pour tenter de s’échapper, mais impossible. Elle ressentit une douleur dans son bras séquestré qui l’obligea à rester en place. Elle retint un petit cri dans un rire faussement amusé, alors que l’autres main du trentenaire s’immisçait un peu trop sous son soutien-gorge, ce qui provoqua un frisson dans tout le corps de la necrophobe, qui fut prise d’une nausée à peine répressible.

- Ah non je sais… quand tu étais petit, on t’a plutôt appris à faire des attouchements aux gens qu’à compter. Les marques sur ton dos… c’est une punition parentale parce que tu étais trop mauvais élève à ce jeu là ? Ou bien au contraire, ça faisait partie du cursus Sado-maso ?
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 23 Mai - 22:01

La tentative pour blesser sa fierté que l’adolescente tenta depuis sa position de faiblesse, la tête plaquée à la porte du coffre n’eut pour seul effet que de faire rire Liam. Comme si ce genre de choses marchaient avec lui… non seulement c’était faux mais en plus elle croyait qu’il était aussi stupide qu’elle et prendrait la mouche pour si peu. Deux bonnes raisons de se marrer, vraiment. Si encore elle était tombée juste, mais ce n’était qu’un amas de spéculations vaseuses et non fondées, il résoudrait rapidement ce problème de mathématiques s’il désirait se pencher dessus mais la il voulait juste l’observer elle.

Elle était son rat de laboratoire tournant en rond dans le labyrinthe qu’il lui imposait. Un rat grattant les parois de plexiglas en espérant qu’à force de s’acharner elle s’en sortirait. C’était d’ailleurs pas très malin car la seule chose qu’elle tentait de faire était de le mettre en colère. Mais mis à part s’attirer des sévices plus poussés elle n’avait rien à gagner alors pourquoi ? Des relents de masochisme latent ?

L’adolescente disait craindre la mort, mais elle la provoquait tellement ! Elle ressemblait à ces papillon de nuit attirés par la lumière qu’ils n’étaient pas fait pour connaître et qui terminait tristement griller sur la lampe halogène. Un spectacle mêlant pathétisme et mélancolie, d’une certaine beauté dans un sens.

- Très drôle vraiment ! Tu y crois toi ? Que deux nichons sans volumes m’empêchent de réfléchir ? Ah-ah !

Il repartit dans un nouveau rire lorsqu’elle tenta d’échapper à son étreinte qu’il resserra sans douceur, glissant son autre main dans le soutien gorge peu rempli de la demoiselle. Alors qu’il frôlait son téton en profitant du soubresaut causé par la nausée mal contenue de Melena, il se stoppa brutalement, son visage se durcissant au fil des paroles de la gamine.

Voilà enfin venu le moment de commenter ses cicatrices ! Elle semblait prendre un tel plaisir à imaginer les sévices qu’il avait subit étant enfant que c’était lui qui était prit de nausée. Elle tapait au hasard mais juste en parlant de punition parentale, et ce ne fut que dans effort de volonté inhumain qu’il ne lui case pas la mâchoire lorsqu’elle blagua sur un éventuel cursus sado-maso. C’était le genre de personne qu’il haïssait. Le genre de personne qui avait connu ses malheurs mais qui n’avaient rien fait. Tant que ça ne leur arrive pas ça ne les touche pas, la douleur n’est pour eux qu’un mot, pas un sentiment. Ils ne connaissent pas le vrai désespoir.

La plupart de ses personnes de connaissent que sporadiquement la douleur, des évènements tragiques de ci de là qu’on finit par oublier. Ils ne savaient rien de la douleur au quotidien, la peur de rentrer chez soi, de continuer à vivre malgré cette impression de mourir de l’intérieur. Ils s’en fichaient, ils en riaient… ils étaient pire encore que les véritables bourreaux.

Un rictus de rage déformait désormais le visage de Liam qui s’approcha de l’oreille de l’adolescente pour lui susurrer à l’oreille :

- Ca te fait rire de penser qu’un gosse puisse être battu, violé ? Intéressant… tu veux tester cet humour là, maintenant ?

Il la pressa un peu plus contre le coffre, sa main tellement serrée que le bras de Melena commençait à prendre une teinte bleutée. Il retira sa main gauche de son sein et la glissa dans sa poche pour récupérer sa propre arme, son morceau de miroir.

- Je vais te faire un peu suivre ce cursus alors, si ça t’intéresse tant.

Il fit glisser la lame de fortune sur la peau diaphane du ventre de la jeune fille qui se crispa à ce contact, y laissant une trainée rouge d’où perla une goutte de sang. Tout en accomplissant ce geste le taulard se mordait la lèvre pour ne pas profondément enfoncer son arme dans les tripes de cette gamine inconsciente, égoïste et imbécile.

- Je peux t’apprendre à te regarder dans la glace, à voir toutes ces marques qui te rappelle ta douleur physique et morale. Des cicatrices pour chaque jour ou tu aurais préféré mourir. Je pourrais te faire pleurer de douleur là maintenant et te laisser vivre juste pour avoir la satisfaction qu’à chaque fois que tu regarderas ton ventre tu penseras à moi prise d’un malaise irrépressible. C’est seulement alors que tu serais en droit de discuter de mon passé avec moi petite truie bouffie d’orgueil !

Il avait siffler ces derniers mots entre ses dents, empreints d’une colère durement refoulée. Il glissa d’un geste sec l’arme artisanale dans le pantalon de Melena dont il sectionna la ceinture avant de s’insinuer un peu plus en avant.

- Je voulais juste te laisser la chance de prouver que tu n’étais pas une moins que rien, mais alors que je croyais ça impossible tu viens de baisser encore un peu plus dans mon estime. Non seulement tu es stupide mais tu es aussi cruelle et égoïste. Et c’est moi le monstre, la bonne blague.

Il remua avec lenteur de miroir, écorchant l’adolescente dans son intimité. Elle finirait forcément par craquer ou elle se mettrait à pleurer, à appeler à l’aide… car elle était lâche en plus d’être une vipère. Même si elle trouvait la solution de l’énigme c’était trop tard, elle n’avait aucune raison d’être fière.

Après tout à quoi bon avoir un cerveau quand on ne possède même pas un cœur ?
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 23 Mai - 23:13

Melena émit un petit gémissement aigu quand l’étreinte de son collègue se serra d’avantage. Sa peau prenait une teinte violacé là où il ta tenait fermement et tout son avant-bras était blanc comme une craie, inutilisable, sa circulation coupée. Apparemment, elle avait frappé juste en évoquant ses cicatrices. Peut-être trop. Lorsqu’il ôta enfin la main de sa poitrine, ce fut pour se saisir de son arme de fortune, qu’elle voyait impuissamment prête à se retourner contre elle. Le taulard l’écorchait avec précision et froideur, la menaçant de la taillader de toute part jusqu’à lui laisser des marques indélébiles en souvenir de sa coopération avec lui. A son insulte, elle eut un petit rire dont la terreur qui l’animait lui donnait des consonances de démence.

- Alors comme ça, toi, tu es un enfant battu et violé hein ? Je comprends oui… tu as mille raison de faire subir la même chose à d’autres innocents, c’est évident. Tes parents n’ont pas du tout raté la belle éducation qu’ils t’ont donné dans ce cas…

A ces mots, Liam sectionnait brusquement sa ceinture, avançant son objet tranchant jusqu’aux parties intimes de l’adolescentes. Melena chercha encore à se débattre, mais elle était totalement immobilisée. Son bras risquait de garder quelques nécroses si jamais le trentenaire ne relâchait pas prochainement sa prise, et rien que cette idée fit frissonner la jeune fille, bien plus encore que la lame qui l’écorchait douloureusement dans son intimité. Un nouveau rire mué par la terreur sortit de sa gorge ; elle appuya en arrière, sa tête contre une épaule de son collègue avant de lui dire avec un sourire.

- C’est tellement facile, hein Liam ? De faire du mal aux autres parce qu’on estime qu’on a trop souffert soi-même… essayer de rééquilibrer la balance de ses propres mains…

Elle poussa un gémissement un peu plus fort, avant de poursuivre, tremblante.

- Quelqu’un a… tué ma mère et un des seuls amis que je n’ai jamais eut… dans un accident. Un ivrogne qui s’est enfuit sans chercher à apporter de l’aide. J’y étais !

Une larme roula sur sa joue alors que les images du drame lui revenaient. Elle entendit même le bruit du camion résonner jusqu’à lui faire oublier la torture du taulard.

- J’ai vu… ma propre mère, morte, la tête écrasée sur son volant. Mon ami était disloqué après un choc avec le pare-brise… et moi… est-ce que je me suis mise à traquer tous les chauffards qui polluent la planète pour leur fracasser la tête contre leur p***** de tableau de bord ?! … Tu avais le choix Liam. Tu pouvais guérir, ou alors déferler ta rage sur le monde entier mais… ne te cache pas derrière des excuses factices, comme quoi la faute appartient aux autres. Tu as toi-même choisi de devenir le monstre que tu es.

Melena ferma les yeux, la douleur devenait insupportable. Elle sentait son sang poisser le fond de ses sous-vêtements, mais elle devait se ressaisir. Elle risquait de mourir, son corps se paralysait déjà… mais elle allait s’en sortir, prendre Liam à son propre piège… du mois, elle l’espérait, si Clampin n’était pas de mèche avec lui. Mais il n’y avait pas d’autres solutions. Elle étouffa un sanglot avant d’articuler faiblement :

- Je vais te donner la réponse… mais s’il te plait, laisse moi ensuite…

Sans attendre, elle commença lentement. Sa mémoire lui rendait les phrases de l’énigme alors que son cerveau embrumé calculait. Il fallait qu’elle tienne encore un peu.

- Le premier chiffre est 2, 4, 6 ou 8. Si la somme avec le second doit donner 15, on peut oublier le 2 et le 4, car 15 – 2 = 13 et 15 – 4 = 11. Ce qui veut dire que l’on a soit 6 et 9, soit 8 et 7. Si l’on considère cette dernière option, on n’ira pas loin, car -1 ne s’entre pas sur cette molette, et si l’on obtient 1… il faudrait que le chiffre suivant soit 8 pour que le produit avec 1 soit également 8. Mais on a alors deux 8 dans la suite, alors que la dernière phrase indique qu’il n’y a que des chiffres différents.

Ca n’était pas facile de réfléchir dans ces conditions, humiliée, blessée et maintenue en otage. Mais elle allait mourir sans ça… un nouveau gémissement qu’elle ne put retenir ponctua le début de sa réplique d’une façon qui, sembla-t-il, excita plus encore le taulard qui la serra plus fort contre lui.

- Il ne reste que l’option commençant par 6. 9 – 6 = 3. Il faut un 2 pour que le produit du 3è et du 4è chiffre soit égal à 6. Ainsi, on a pour l’instant la suite 6932. Et là… Il y a une règle qui fait que pour chaque multiple de 9, la somme des chiffres finira par donner 9. Alors 6 + 9 + 3 + 2 = 20. Et 2 + 0 = 2. Il ne reste plus qu’à additionner 2 avec tous les chiffres qui ne sont pas encore présents dans la suite, pour trouver le dernier numéro du code ! Je te passe tous les essais, la réponse est 7.

La jeune fille était soulagée, elle avait réussit. Désormais, elle laissait sa peur s’envahir, l’alimentant elle-même de pensées convaincantes. Après ses derniers affronts, Liam la tuerait… elle devait s’en convaincre, ce serait le cas, il la tuerait ! Elle eut un petit rire où perçait clairement la folie. Elle tremblait comme une feuille, sa peur avait déjà paralysé le moindre de ses membres, mais si elle pouvait faire une dernière chose… que Clampin se rende compte que l’homme en qui il faisait confiance pour mener l’expédition n’était qu’un pervers criminelle… Usant de ses dernières forces, elle poussa un sanglot volontairement fort afin d’attirer l’attention et hurla :

- Monsieur Clampin ! Venez vite s’il vous plait ! J’ai la réponse, le code c’est 69327 ! Mais Liam il…

Elle laissa sa phrase mourir dans sa gorge et eut tout juste le temps de murmurer « L’humanité est pourrie jusqu’à l’os… et toi aussi. » ; alors que ses yeux s’éteignirent. Une vague de froid s’empara d’elle, ses sensations du toucher disparurent et son corps s’affaissa dans les bras de son collègue. Comme elle l’avait prévu, l’objet de sa peur allait maquiller sa fausse mort : de larges coupures apparaissaient partout sur sa beau diaphane, son cœur était percé sauvagement, un flot de sang s’écoulait de ses lèvres. Cette apparence lui était plus qu’insupportable, elle aurait voulu s’échapper et vomir, hurler, pleurer… mais elle devait tenir. Le trentenaire allait se faire prendre une lame à la main, avec dans ses bras le cadavre menotté d’une lycéenne qu’il avait lacéré avant de lui percer le cœur. Melena savait qu’elle subirait sans doute le contre-coup de son pouvoir : à son réveil, la quantité de sang qu’elle avait perdu pour la simulation de son décès allait lui manquer, et elle serait sans doute trop faible pour se relever. Mais durant le laps de temps qu’elle espérait – malgré toute sa révulsion – rester ainsi, Roger aurait le temps d’arriver, prendre le taulard la main dans le sac, ce qui allait faire éclater la réalité de la situation au grand jour.
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 23 Mai - 23:47

Il avait eu le choix ? C’est vrai… on a toujours le choix. Mais comment avoir envie de vivre heureux au milieu d’une bande d’hypocrites qui ne prenaient en comptes que leurs propres malheurs ? Comment aimer des gens qu’il haïssait du plus profond de son cœur ? Dans un sens les faire souffrir pour qu’ils le comprennent était beaucoup plus sain. Une fois qu’il les avait amené à un état proche du sien et s’il ne les avaient pas tué il les laissait continuer leur vie sans aucun problème. Il se voyait un peu comme un redresseur de morale dont le but était d’ouvrir les yeux au monde, avec un couteau s’il le fallait.

Elle lui faisait la morale sans vergogne, persuadée d’être celle qui pensait juste. Elle clamait sa souffrance presque avec fierté, comme s’il s’agissait d’un concours alors que sa voix tremblait de peur et d’émotion. Elle avait perdu sa mère et un ami dans un accident de voiture… soit. Devant ses yeux… un peu choquant c’est vrai. Mais ce n’était qu’un évènement, sa vie avant et après ça avait filé comme à son habitude. Elle avait eu le loisir d’oublier et elle avait choisit elle aussi de ne pas tourner la page.

Il agita un peu plus la lame en espérant la faire taire mais c’était peine perdue, voilà que maintenant elle résolvait le problème la morve au nez. Plus elle parlait plus le corps de l’adolescente se raidissait dans ses bras et Liam se doutait bien que c’était une nouvelle expression de son pouvoir. Pathétique ! Une vraie fuite, mourir pour éviter de discuter, quel courage !

A peine la réponse trouvé qu’elle beuglait à l’aide comme i l’avait prédit… avant que sa tête balafrée retombe sur sa poitrine.

Attendez… balafrée ? Il n’y avait pas que sa tête d’ailleurs, mais tout son corps, comme tailladé au couteau. C’était tellement fourbe qu’il en apprécia presque l’idée, mais il n’avait pas de temps à perdre. Clampin pouvait débarquer d’un moment à l’autre et il n’avait pas trop envie d’être trouver avec un cadavre dans les bras et une arme à la main. Le taulard traîna donc sans attendre Melena par les cheveux derrière une table et glissa de nouveau son arme dans la poche de l’adolescente. Il retira alors les menottes avec une clé qui était apparue dans sa main et les rangea dans sa poche avant de souffler à l’adresse du cadavre temporaire :

- J’ai choisi d’être ce que je suis, parce que je ne pouvais vivre hypocritement au milieu des connards que vous êtes. Tu as perdus des êtres chers mais tu ne les pleures pas eux, tu pleures ta solitude. Tu n’as aucune raison de t’apitoyer sur ton sort. La preuve de ton égoïsme : tu es devenue nécrophobe, non pas parce que tu as peur de perdre d’autres personnes mais parce que tu ne veux pas mourir toi-même.

Liam se redressa et épousseta son pantalon abimé avant de se diriger vers le coffre juste au moment au Clampin accourrait aussi vite que le peu un vieillard arthritique. Le taulard composait le code pendant se temps et ouvrait la porte du coffre juste au moment ou leur patron arrivait à sa hauteur. Sans ^même regarder ce qu’il contenait il lâcha en montrant le couloir :

- Elle avait une envie pressante et ne voulait pas que j’ouvre le coffre pendant qu’elle n’était pas là, c’est un peu gamin non ? Bref, mission accomplie. Je vais la chercher et je reviens.

Il disparu entre les étagères pour rejoindre l’endroit où il avait caché le corps de Melena. Elle l’attendait toujours aussi sagement raide morte et tous les coups de pieds qu’il lui donnait ne la faisait pas bouger d’un iota. Liam s’assit alors au bord de la table et murmura tout en fixant le plafond :

- Je sais que pour les autres je suis un malade, un monstre… mais moi au moins je l’admets et je sais d’où ça vient. Je n’ai pas besoin qu’on me fasse ma psychanalyse. Toi tu ne sais même pas ce qui t’a vraiment fait peur ce jour là et tu me donnes des leçons ? Reviens sur terre tu as encore une longue route à parcourir avant de comprendre la psychologie humaine.

Il baissa son regard jusqu’à la silhouette de l’adolescente étendu par terre et soupira en sautant sur ses pieds, près à retourner auprès de leur employeur. Il n’avait pas que ça à faire que d’attendre que cette fille caractérielle daigne revivre, mais il avait besoin de sa présence pour prouver qu’il ne lui avait rien fait. Qu’elle se lève, qu’ils prennent leurs parts et qu’ils en finissent bordel !

- C’est pas que je m’ennuie mais un peu quand même, donc soit tu te lèves et on va chercher notre paye, soit je prends ta part. C’est ton choix.

Il repartit alors avec nonchalance vers le coffre, le cœur plus léger et sa main à une taille normale. Elle l’avait vraiment mis hors de lui mais elle était si pitoyable au final qu’il n’arrivait même pas à nourrir sa colère. Elle ne valait vraiment pas le coup de se prendre autant la tête…

Arrivé à destination il adressa un magnifique sourire colgate à Roger avant de s’exclamer avec une joie partiellement feinte :

- Alors ? C’est le moment de la paye ?
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Lun 24 Mai - 1:58

Son plan tournait à son désavantage. Liam avait saisit le stratagème et trainait désormais l’adolescente sans ménagement, empoignée par sa chevelure brune. De cette façon, il dû agrandir la blessure qu’elle s’était faite à la tête et lorsqu’elle retrouvera l’usage de son corps, elle pouvait être certaine qu’elle souffrirait atrocement. Abandonnée derrière une étagère de vieux bouquins, elle se mit à rager intérieur. Les choses avaient changées, il fallait qu’elle se réveille désormais ! La réplique du taulard atteint les entrailles de Melena comme si il l’avait ouverte avec une lame de rasoir. Que pouvait-il réellement savoir de la vie qu’elle avait menée ? Comment pouvait-il vraiment comprendre son traumatisme ? Cette homme avait souffert et se contentait de se dire que les autres ne l’avaient pas fait assez pour justifier ses actes, utilisant comme preuve de sa légitimité le faire qu’il savait parfaitement ce qu’il faisait.

*Foutaise ! Comment peux-tu m’accuser d’être égoïste ?! Et cette hargne que tu as ? N’est-ce pas une preuve d’égoïsme ? Préféré remodeler le monde selon son idée, persécuter des gens pour les emmener au fond du gouffre avec soi…*

Si la jeune fille aurait put, elle aurait rit, tant les répliques de Liam lui apparaissaient gorgées d’une rhétorique artificielle, comme une dorure sans valeur accordée à de la camelote. Il était seul. Et cette solitude le démolissait, alors il aurait voulu voir rabaissé tout le monde… l’éducation par les sévices n’a jamais aboutit à de bons résultats, si ce n’est qu’à créer des dépressifs ou des dérangés.

Quand le taulard se fut éloigné, Melena repensa pourtant à ce qu’il lui avait dit. De quoi avait-elle peur exactement ? Avait-elle jamais souffert de sa solitude, alors qu’elle a toujours été mise à l’écart depuis son plus jeune âge ? Etait-ce l’horreur de l’accident qui l’avait marqué ? Ou bien la crainte de disparaitre sans laisser de souvenirs à personne ? Elle en était arrivée à devenir une adolescente au cœur rongé de l’intérieur. Elle n’aimait personne sûrement autant que personne ne l’aimait. L’humanité entière lui apparaissait comme immonde, au bord de sa destruction de laquelle il se rapprochait inexorablement.

Liam reparut au bout d’un moment. Il commença par tenter de la réveiller à coup de pied, puis lui lâcha une autre phrase pleine de sa philosophie qui, bien que laissant l’irlandaise à réfléchir, était dénuée de tout bon sens morale humain. Quand il fut parti en menaçant de s’en aller avec sa part du butin, Melena sentit son corps reprendre vie. Ses blessures se refermaient, son corps entier se remettait en marche… et son sang perdu disparaissait comme par enchantement. Allongée au sol, les yeux rivés au plafond, elle murmura :

- Mais être un criminel n’a jamais été un but de vie admirable en soi…

Elle se releva doucement, avant de retomber au sol avec un gémissement de douleur. Les entailles laissées par le couteau dans la chair sensible de ses parties intimes provoquaient une sensation de brûlure insoutenable. Serrant les dents, retenant des larmes de rages plus que de souffrance, l’adolescente se leva et rejoint d’un pas le plus assurée possible les deux hommes qui attendaient devant le coffre ouvert. Sa tête lui faisait mal et lui tournait, mais son objectif était si bien ancré en elle qu’il était impossible qu’elle dévie. Une main serrée sur son arme, elle était prête à se jeter sur son collègue pour lui faire regretter de ne pas avoir égorgée la jeune fille quand il en avait l’occasion. Quand elle ne fut plus qu’à quelques mètres, elle poussa un soupir d'abandon. Tuer Liam devant Clampin risquait de lui attirer des ennuis bien trop gros, qu’elle n’estimait ne pas avoir à subir pour un être de son espèce. Les gens comme lui devaient vivre, et souffrir encore de nombreuses années avant de mourir misérablement sans qu’on ne retienne autre chose qu’un monstre dont on était libéré.

- Tu as raison, c’est l’heure de la paye. Lança-t-elle une fois à sa hauteur.

Les deux hommes la regardèrent, elle en profita pour faire un sourire à son persécuteur.

- Et voici ma part.

Elle balança l’un de ses poings dans sa figure du taulard, avant que son pied ne vienne le cueillir dans l’entrejambe de toutes ses forces.
Après cet effort de trop pour son état fébrile, la jeune fille tomba sur un genou, mais elle leva les yeux vers Roger pour lui adresser une expression charmeuse de la même famille que celle que Liam adorait adopter. Elle osa même un clin d’œil.

- Je suis désolé que vous soyez témoin de telles scènes de ménage monsieur… vous savez comment peuvent être les ruptures des fois hein ?! Un peu musclées ! Mais allons, regardons ensemble ce trésor, ça servira comme de départage de divorce.

A l'intention de Liam, elle siffla entre ses dents juste assez bas pour que lui seul l'entende :

- Les ordures comme toi, elles doivent vivre. Rongées, complètement moisie par les vers invisibles de la folie humaine. Et ensuite, elles meurent comme des chiens quelque part, et disparaissent des esprits, ou bien y restent en monstre inoubliable.

Elle le toisait de ses yeux gris qui, bien que témoignant de sa faiblesse, incarnait toute la froideur dont elle était capable.

- Tu n'es rien du tout Liam. Rien d'autres qu'un grand gosse apeuré qui torture des papillons pour échapper aux sévices de ses parents. J'espère au moins que tu t'amuses bien.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 30 Mai - 16:15

- Sale petite pé… souffla Liam à genoux sur le sol, les mains plaquées sur son entre jambe.

La douleur du coup de poing minable était à peine sentie comparée à celle qu’il ressentait au niveau de ses bijoux de famille. Elle avait osé touché au point sensible, ce no man’s land que les hommes respectent entre eux et auquel seule une représentante du sexe faible pouvait oser porter atteinte. Et elle n’y était pas allé de main morte en plus, mais ça se paierait bien assez tôt…

Les dents serrées le taulard se remit debout du mieux qu’il pouvait après s’être assuré que ses deux joyaux étaient encore intacts. L’adolescente trop heureuse de sa lâche victoire était bien trop occupée à lui susurrer des choses pour être prudente, elle ne put donc pas éviter la claque magistrale que le trentenaire lui assena lorsqu’elle eut finit son monologue emprunt d’une pseudo morale à faire pleurer dans les chaumières.

Elle ne savait rien de lui et ne se gênait pas pourtant à prédire son futur de tristesse et de solitude. Elle disait qu’il n’était rien. C’était sensé le toucher ? Le faire pleurer ? Il savait bien que jusque là il avait toujours été seul et c’est bien ça qui l’avait rendu aussi hargneux, mais maintenant qu’il avait trouvé Ella il était bien loin de voir son avenir aussi sombre que le pensait Melena. Il était aimé, il était même admiré. Que les autres le voient comme un monstre n’avait pas d’importance tant qu’aux yeux de la rouquine il restait un héros.

S’approchant de la nécrophobe tombée au sol par la violence du coup, il la toisa de toute sa hauteur et lui souffla hors de portée des oreilles de Clampin, avec un air tellement étrange qu’il était impossible de savoir s’il était sérieux ou ironique :

- Ouais, ça m’éclate !

Il se tourna alors vers leur patron, s’éloignant d’une éventuelle nouvelle riposte de la brunette, avec l’air de l’homme dépité qui en a vu de belles dans sa vie. Il lâcha dans un haussement d’épaules avant de tirer ses menottes de sa poche et de les jeter à Melena avec un mépris plus que visible :

- Reprends ça, j’en avais marre de toutes manières de me trimballer tout ton attirail sado masochiste. T’étais bien trop tordue pour moi, de toutes manières.

La paire de menotte dessina une parabole parfaite avant de tomber au sol et de glisser jusqu’à la jeune fille. Peu importait ce qu’elle répondrait à ça, le moment de se séparer était déjà arrivé…

En effet Clampin faisait déjà ses petites affaires à moitié plongé dans le coffre et prêtant autant d’attention à leur dispute qu’un riche snob à un SDF. Ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’ils aient les poches bien remplies. Il remarqua alors quelque chose qu’il lui avait échappé jusqu’alors : il y avait une autre sortie. C’était logique, ça évitait de se faire tout le boulot en marche arrière mais… ça voulait aussi dire qu’il y avait eut beaucoup plus simple. Si Roger avait été un peu moins sénile ils auraient eu beaucoup moins de problèmes… vieux fou !

La seule chose réjouissante dans cette affaire c’était de savoir que Melena allait devoir reprendre la route en soutien gorge. Cette petite conclusion comique était complètement du goût de Liam qui se permit un large sourire en direction de cette « sortie de secours ». Tout n’était pas si négatif, au final…

- Tout est bien qui finit bien...
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 30 Mai - 17:05

Roger était partit fouiner un coup dans les bibliothèques, regarder les couvertures des nombreux livres et ainsi desceller quelques souvenirs bon ou mauvais que la maladie lui avait subtilisé. Et il avait bien fait, car les amoureux s'entendaient comme chien et chat... ça sentait la rupture violente.

Mais quelle aventure tout de même. Bon, les deux acolytes étaient un peu lourds, mais leur jeunesse le rafraichissait. Après cela, il se déciderait peut-être à quitter son manoire poussiéreux pour voyager... sortir de sa retraite, revoir les montagnes... les montagnes Gandalf ! Il retrouverait peut-être en chemin ses amis les douze nains. Ou alors je me trompe d'histoire... Enfin bref, il partirait revoir du pays pourquoi pas.

Il s'approcha du futur ex couple dénudé - z'avaient honte de rien - et rentra tremblotant de sénilité et d'émotion le code secret.

6...

9...

3...

MAIS TU VAS TE MAGNER OUI !

2...

7...

Clic clic et clac. La porte s'entrouvrit et l'entrebâillement irradia d'une lumière dorée aveuglante. Les larmes aux yeux, Roger plongea les mains dans ce béni coffre fort. Il en sortit un paquet encordé. La voix éraillée par l'émotion, M. Clampin leur lâcha :

"Les Boyards sont là dedans, servez vous."

Le coffre contenait différents trésors, des gemmes dorées (des rubz quoi) et des pierres précieuses d'une valeur échangeable en sousous... (700 rubz chacun, vous en laissez un peu pour ce pauvre vieux hein !).

Roger quant à lui pleurait en silence. Il avait ouvert le paquet qui contenait son fameux.
Il se tourna vers la jeunesse et leur demanda s'ils avaient les poches bien pleines, car maintenant, il fallait partir. Il referma le coffre, re-verouilla la porte et annonça :

"Par l'échelle."

Tous s'exécutèrent. Ils ouvrirent une trappe au plafond et arrivèrent... dans le salon. Tout ce chemin pour arriver dans le manoir de Roger. D'un ton naturel il leur proposa de s'assoir sur le canapé pendant qu'il ferait du thé. Alors qu'il s'apprêtait à gagner sa cuisine, il fut projeté violemment en arrière pas un vilain coup de pied !

"Ah ah ! Je t'ai eu vieille canaille ! Le trésors est à moi ! Railla une voix dans l'ombre.
-Hanin Guedin, vile fripouille ! Toujours incapable de piller les ruines honnêtement hein ! répondit Roger."

Un vieil homme grassouillet ressemblant à Navarro pointait sur Roger son gros magnum S357. Il se baissa difficilement et ramassa en gémissant aïe mon dos ! le paquet tant convoité.

"Une nouvelle fois je triomphe ! Dit-il en se massant l'arrière train
-Ca va pas s'passer comme ça ! Je te retrouverais !"

Et Hanin Guedin disparut.

Il y a des choses qui ne changent pas, les vieilles habitudes quoi. Roger se mit à rigoler :

"Voilà ce dont j'avais besoin, je vais voyager et retrouver cette vieille canaille. Quant à vous, merci, mais cela ne vous concerne plus, rentrez bien."

Monseigneur Clampin se précipita dans la cuisine, enchâssa une nouvelle passoire sur sa tête et rechargea sa carabine. Le revoilà repartit pour une nouvelle aventure, du suspense à en faire un infarctus et à un rythme effréné à 2 à l'heure.


Ainsi s'achève enfin cette histoire sans fin, Liam et Melena riches de souvenirs, d'amours et d'amitié, mais surtout de rubz ! Et Roger Clampin animé d'une nouvelle jeunesse.

Récompense :

Salaire = ............................................... 300 rubz
Pourcentage du trésors = ........................ 700 rubz
Bonus résolution d'énigmes = .................. 500 rubz (prime maximum) et 1xp.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Dim 30 Mai - 17:24

La violente réplique de Liam l’avait jetée au sol en lui éclatant la lèvre inférieur. Sa faiblesse déjà à son comble, elle dut rester un moment allongée, le goût du sang dans la bouche, avant de trouver assez de ressources pour redresser. Sa cruauté amusait le taulard ? Alors elle n’avait plus rien à ajouter. A ses yeux, il n’était qu’un grand malade de plus dans ce monde voué à l'echec, qui cherchait vainement à faire oublier qu’il avait baigné dans l’horreur jusqu’à s’i noyer – ou presque.
Voilà maintenant qu’il se permettait un dernier coup bas, en lui envoyant sa paire de menotte en l’accusant d’en être la propriétaire. La jeune fille aurait bien voulu se jeter sur lui avec l’intention aveuglée par la colère de lui faire le plus de mal possible, mais elle n’était tout simplement pas en état. Sa tête lui tournait tellement qu’elle n’était pas certaine de pouvoir rejoindre un dispensaire ou un hôpital assez vite – si jamais il y en avait à Dreamland qui acceptaient de soigner les voyageurs. Elle se contenta donc de chasser du pied l’objet à poils roses avant de s’approcher à son tour du vieux affairé à vérifier le contenu de son coffre-fort.

Dans son approche, elle avait perçu la deuxième sortie, qui lui assurait – elle l’espérait – de pouvoir sortir de cette endroit sans avoir à faire la route inverse. Pourquoi Clampin n’était pas simplement venu dans la bibliothèque par là ? Il l’avait oublié ça aussi ? Ca devenait presque étonnant qu’il se souvenait avoir un trésor, et pour dire vrai, l’adolescente se demandait si elle n’avait pas littéralement fait tout ce périple pour des cacahuètes.

- C’est ça, tout est bien qui finit bien…, cracha-t-elle pour elle-même, essuyant du revers de la main le sang vermeil qui coulait sur son menton blafard.

L’idée d’abandonner à l’intérieur de la caverne ses affaires ne plaisait pas tant à la jeune fille, car elle allait devoir voyager en soutien gorge jusqu’à ce qu’elle se dégote autre chose.
Elle poussa un soupir, pressée de voir tout cela se terminer… ce boulot avait été éprouvant voire même très désagréable. Elle se sentait poisseuse, épuisée, et des picotements de douleur insupportable la lançaient à chacun des endroits où elle était blessée.

*La récompense à intérêt de compenser tout ce qui s’est passé avec ce vieux pervers…*

Ce qui fut le cas !
Les poches grassement remplies qui aidaient l’adolescente à faire abstraction de sa souffrance, le petit groupe rejoint le manoir de Clampin l’esprit léger. Quand ce dernier se fit attaquer par son ennemi de toujours, le poussant à se remettre en chasse – sûrement la dernière de sa vie –, Melena lança un dernier regard froid à son ex-collègue avant de s’éclipser en vitesse. Elle ne tenait pas à faire la route du retour à ses cotés.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.   Sam 17 Juil - 20:22

La lumière provenant du coffre était si étincelante que Liam dû se mettre une main en visière pour ne pas plisser les yeux devant l’éclat des joyaux. Plongeant à moitié dans le coffre le taulard ne se priva pas de remplir ses poches comme il se devait jusqu’à les rendre plus lourdes de 1500 rubz. Son compte en banque devant un apport aussi gros allait risquer la crise cardiaque mais il ne s’en plaignait pas. Ce n’était que trop bon de s’imaginer tout ce qu’il pourrait faire avec cette montagne de pognon, au point d’en oublier Melena qui s’en mettait pourtant plein les fouilles juste à côté de lui.

Il monta ensuite l’échelle, juste derrière Melena pour profiter de la vue et arriva dans le salon en bon dernier. Après l’invitation de son boss le taulard s’installa avec un soupir de plaisir dans le canapé, son corps s’enfonçant dans le vieux cuir rembourré juste au moment où un vieux croulant aussi âgé que Clampin déboulait pour lui piquer son précieux trésor en l‘envoyant valser d‘un coup de pied.

Depuis sa position confortable Liam regardait avec un malsain plaisir la scène qui se déroulait devant ses yeux. On se serait cru dans un mauvais feuilleton, entre l’Indiana Jones affublé de rhumatismes et le Navarro en solde. D’ailleurs le taulard aurait bien récupéré son arme mais il valait mieux laisser ces deux là se prendre le bec, ce n’était pas comme s’il avait vraiment besoin d’un flingue après tout. C’était dans tous les cas un bon spectacle pour clore ce boulot long et éreintant, car c’est tout ce que ça représentait pour lui.

Maintenant qu’il était payé il se fichait bien de ce qui pouvait advenir du vieux shnock qui ne représentait désormais qu’un amusant divertissement. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, les deux vieillards disparaissant l’un après l’autre après que leur patron se soit affublé d’une nouvelle passoire, laissant Liam et Melena seul en tête à tête.

-Et bien… commença le trentenaire.

Mais il ne put finir, hélas trois fois hélas, sa phrase car après un dernier regard glacial l’adolescente décida elle aussi de tirer sa révérence sans un mot. Il la regarda partir dans un sourire, ne perdant pas l’occasion de détailler une nouvelle fois son corps dénudé au travers des carreaux crasseux du salon. Dommage, il aurait bien trempé son biscuit dans un thé après toutes ces émotions…

Massant sa protubérance douloureuse de sa main difforme, le taulard resta encore quelques minutes immobile devant la fenêtre avant de se décider à bouger non sans se servir largement dans la cuisine pour se sustenter. Après tout une fois le maitre des lieux parti rien ne l’en empêchait, d’ailleurs il allait peut-être même y passer la nuit et chercher une chemise dans un placard.

Tant pis pour Melena de ne pas y avoir pensé… évocation qui lui tira un sourire malsain dont personne ne profiterait.
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Job : Les énigmes de Roger Clampin, la seconde chance.

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