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 Job : au pays des Toupoutous

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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   Lun 5 Juil - 22:08

Lalia tait réellement devenue hystérique. L'agitation l'avait rendue aveugle, mais le son de cris enfantins, elle reprit la vue. Elle vit distinctement son bras filer vers le visage terrifié d'un petit garçon. La scène se déroula comme au ralenti, pourtant Lalia ne parvenait pas à stopper son élan.

Le bruit du crâne fracassé retentit en elle, mêlé aux battements de son coeur affolé.

La faute-d'orthographe-o-phobe tomba alors sur les genoux de saisissement, les yeux écarquillés d'incrédulité.
Autours d'elle tout était devenu calme. Les derniers toupoutous vivants s'enfuirent en grognant.

Elle chercha avec épouvante l'enfant qu'elle avait frappé par accident. Elle finit par le voir, gisant sur le sol, face contre terre. Elle s'approcha doucement, et le retourna avec une infinie délicatesse. Elle le prit dans ses bras, et le berca lentement, comme pour l'apaiser. Elle lui murmura maternellement :

- C'est bon, petit... Les vilains montres sont partis... Tu peux ouvrir les yeux maintenant...


Lalia le redressa légèrement, soutenant la pauvre petite tête du garçonnet.

- Ah... Tu t'es évanoui, c'est ça... Tu as eu tellement peur que tu es tombé dans les pommes, hein ?


La jeune femme sentit sa main devenir toute poisseuse au fur et à mesure qu'elle tenait l'enfant.

-Mon pauvre... Tu es trempé de sueur... Allez... tu aurais déjà du reprendre conscience là... Tu joues, c'est ça ? Tu veux faire peur à Tatie Lalia hein ? Quel polisson... Mais on arrête e faire semblant maintenant ! Ce n'est plus drôle !


Lalia s'approcha de la tête du petit ange... Elle n'arrivait pas à sentir sa respiration... Elle le secoua doucement.

- Dis moi que tu joues..., s'étrangla dans un sanglot Lalia.

Le corps, si léger s'était refroidi.

- DIS-LE MOI ! , hurla Lalia en secouant comme un prunier l'enfant. Son corps était inerte . Sa tête balotta de droite à gauche.

Lalia dégagea sa main tremblante de sous sa tête et ferma les yeux du petit, déjà devenus inexpressifs et vitreux. Le sang laissa deux points rouges sur les paupières closes.



Il était mort.

Il était vraiment mort.

Elle l'avait tué.





Lalia hurla de désespoir et se recroquevilla sur le corps sans vie pour sangloter. A une voix à peine audible, elle psalmodiait : Je suis désolée.... Je suis désolée ... Je suis désolée... Je suis désolée ... Je suis désolée... Je suis désolée....
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   Mar 6 Juil - 0:10

D’après l’élaboration du plan, tout aurait DU bien se dérouler. Pourquoi la scène avait prit une tournure aussi dramatique ? Si le vide avait été fait parmi les Toupoutous, leurs propres rangs avaient été réduits, en même temps que leur salaire. Lalia dans sa perte de sang froid avait frappé violemment un enfant dont l’esprit quitta le corps presque aussitôt. La mort d’un enfant, si jeune et plein de vie. Ca aurait pu être Myia, qui n’avait pu éviter un coup non retenu dans l’abdomen. Le choc l’envoya valser quelques mètres plus loin, et sa respiration coupée retint un cri de douleur physique et morale. Quelle belle idiote ! Si être adulte signifiait agir sans réfléchir et mettre des compagnons et une mission en péril, autant rester jeune. Jeremiah avait reçu un beau choc, pris en embuscade par de nouveaux Toupoutous alertés par des cris familiers.
Au bout d’un moment, elle remarqua une présence dans ses bras, ou plutôt deux-demis présences. Les enfants apeurés imbibaient ses vêtements de larmes intarissables. Lalia, recroquevillée sur elle-même, partait dans un délire de culpabilité. Tout ceci dépassait l’entendement. Myia essuya les larmes des enfants qui pleuraient le sommeil éternel de leur frère puis déposa un baiser sur le front de chacun d’eux. Elle se redressa tout en s’écarta doucement de l’étreinte des enfants puis s’approcha de Lalia. Après l’avoir approchée, elle tapota doucement sur son épaule en attendant sa réaction. La jeune femme se retourna avec hésitation vers Myia dont la réaction ne se fit pas attendre.
Une belle claque vint caresser la joue de Lalia qui perdit légèrement l’équilibre.

- Ma gifle a deux significations. La première : par ta faute un enfant innocent a été tué. Malgré la mort d’un seul d’entre eux, notre mission est un échec. Mais par pitié ressaisis-toi. Souviens-toi, nous sommes dans un rêve et ta culpabilité n’a pas à être réelle. Nous devons garder ces enfants en vie et sauver ceux qui sont prêts à être cuits dans la maison là-bas. A voir l’état de Jeremiah, il ne nous sera pas d’une grande aide et je ne peux pas agir tout seule. Alors lève-toi, transforme ta culpabilité fictive en force et allons botter le derrière à ces boules de poils affamées.

Avec leur attaque frontale mode bourrin, ils avaient forcément éveillé l’attention et attisé la colère des autres Toupoutous des environs. La force avait échoué et ils ne pouvaient se permettre de la réemployer une nouvelle fois. Tenter la diplomatie aurait peut-être été une solution envisageable dès le départ. Après tout les Toupoutous pouvaient parler. Mais maintenant, que pouvaient-ils faire ? Jeremiah était K.O., Lalia rongée par les remords. En supposant que Jeremiah veille sur les enfants, cachés derrière des herbes hautes, elle ne pourrait entrainer Lalia avec elle pour parlementer avec les Toupoutous affamés et rancuniers. Elle décida donc de s’adresser à Jeremiah directement.

- Te sens-tu d’attaque pour me suivre ? On doit vite atteindre la maison. Pendant que je rentrerais et que… bref, tu resteras dehors et tu feras ton possibles pour apaiser les Toupoutous. Il faut à tout prix que je puisse parler avec eux. Lalia les mettrait dans une rage incontrôlable, c’est pourquoi elle va rester ici, cachée dans un endroit loin de l’odorat, des oreilles et des yeux de ces créatures…

Ce qu’elle allait dire aux Toupoutous, elle l’ignorait. La jeune femme devait maintenant faire confiance plus que la normale à ce Jeremiah qu’elle n’appréciait pas. Lalia, quand à elle, devrait faire face à ses actes en réconfortant ces enfants. La rancune qu’ils auraient à son encontre ne devrait pas dépasser sa nouvelle volonté de les maintenir en vie en les empêchant de s’échapper. Elle s’approcha des enfants aux visages rouges de tristesse.

- Lalia va prendre soin de vous. Les Toupoutous tout à l’heure ont endormi votre frère, mais ça ne se reproduira pas. Si vous restez silencieux et avec elle, bientôt vous retrouverez votre mère. C’est elle qui nous envoie et elle vous demande d’être forts et courageux.

Ses propres mots la firent craquer elle prit les enfants inquiets dans ses bras. L’étreinte fut de courte durée mais les tremblements des deux bambins s’étaient amoindris au fur et à mesure que ceux de Myia augmentaient. Les voilà qui levaient maintenant le drapeau blanc. Cette mission était bien plus dure que ce que la jeune femme imaginait.
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   Mar 6 Juil - 1:36

Jeremiah sentit la bête mourir entre ses bras mais continua de serrer pendant que son corps s’effondrait, il tomba avec elle.
Le sociopathe était endoloris, allongé a coté de sa « victime » et vit les survivants détaler.
Le gout du sang dans la bouche il éclata de rire a nouveau, c’était bon de ses sentir en vie.

Il fut interrompue par les hurlements de la blonde.
Décidemment elle devait toujours se faire remarquer celle la…
Se relevant tant bien que mal il la découvrit en pleine crise de nerf, secouant le corps d’un enfant apparemment mort.
La situation était aisément compréhensible même si pour lui les réactions des gens restaient un mystère.
Pourquoi se mettre dans un état pareil?
Après tout, ce n’était pas SON enfant. Et elle ne le connaissait même pas!!!
Vraiment étrange et illogique…
Mais intéressent!
Il s’approcha rapidement de Lalia, l’air alarmé.

-Qu’est que…

Se précipitent sur l’enfant qu’elle avait lâché pour se rouler en boule de façon pathétique, il fit mine de vérifier sa respiration.
Laissant briller dans ses yeux des larmes de circonstances il se tourna vers la blonde et se mit a crier

-Mon dieu Lalia mais qu’est-ce que tu as fait???

Il n’eut pas le temps de continuer son petit jeu a cause de l’intervention de Myia.

-J’essaierais de faire mon possible. Gémit-il en réponse a sa question. Mais laisser les enfants a Lalia…
Il laissa sa phrase planer dans l’air, jetant un regard accusateur a la blonde.

-Comme tu veux… je suis pas en état de discuter…

Il s’apprêtait a emboiter le pas de Myia mais se pencha pour murmurer a Lalia avant de partir

-Fait attention a eux, tu devras déjà ramener un corps aux parents c’est déjà beaucoup… A ta place la culpabilité me tuerais sur place… Heureusement que tu as la force d’assumer tes actes…

Soupirant il repris sa marche.
Il se retenais de sourire tant la situation était intéressante, le jeu était loin d’être terminé, peu être devrait-il exciter les Toupoutous pendants les négociations?
Il ne savait pas encore comment jouer les prochains coups…
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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   Lun 12 Juil - 0:31

Alors que Lalia était sur le point de sombrer de tristesse dans la folie, la claque de Miya lui rendit la raison. Ses mots étaient durs, pourtant ils étaient justes. C'était de SA faute, mais elle ne devait pas se lamenter sur son sort ainsi. Sinon, c'est d'autres enfants qui pâtiront de ses actes. Il fallait faire vite.
A la fois choquée et perdue, Lalia bredouilla un faible :

-"D'accord... "

Elle avait sans réfléchir utilisé le tutoiement. Inconsciemment, elle avait peut être réalisé que Miya, aussi infantile qu'elle pouvait être, était plus sage et plus sensée qu'elle même. Oui, Miya était une personne bien plus forte et plus intègre que toutes les personnes que Lalia avait croisé dans sa vraie vie.

Au loin, elle entendit Jérémiah se précipiter. Ses cris allarmés résonnèrent à ses oreille sans prendre sens, car elle savait.
Elle savait qu'il n'y avait rien de sincère dans ses paroles.
Mais par égard pour les deux petits, elle retint une première vague de colère qui montait en elle.

Pour garder son calme, elle concentra toute son attention à l'écoute du plan de Miya. Après le drame, la séparation de la troupe la terrorisait totalement. Elle émit un faible :

-Mais...

Pourtant, en croisant le regard de Miya, elle retrouva sa volonté.

-Non, tu as raison. Je reste avec les enfants.


Pour appuyer sa décision, elle serra doucement les deux pauvres agneaux tout contre elle. Elle était presque aussi traumatisée que les petits, mais elle était adulte. C'était à elle d'être forte.
Avec douceur, elle leur murmura :

-Vous avez entendu? C'est Tata Lalia qui va vous protéger.

C'est alors que Jérémiah repartit à la charge. Elle avait tellement de difficulté à ravaler sa rage que ses mains se mirent à trembler violemment. Elle fit mine de ne pas l'avoir entendu.
Puis il parla du corps à ramener aux parents.
Devant les enfants.
Alors qu'ils avaient déjà si peur...

Et Lalia sentait cette colère primaire monter, gonfler, bouillonner... Elle la sentait lui consumer le coeur et lui brûler l'estomac. La haine, le dégoût suppurait dans le moindre de ses organes. D'un instant à l'autre, elle savait que elle allait vomir tout ce feu malsain.
Pourtant elle gardait le contrôle, secondes après secondes. Quand elle se sentit sur le point de céder, elle murmura en souriant aux bambins :

-Tata Lalia doit parler de choses pas belles au monsieur. Alors je veux que vous vous bouchiez les oreilles et que vous fermiez les yeux fort fort fort fort . D'accord ?


Après avoir vérifié que les petits s'éxécutent, Lalia rattrapa en un instant l'homme qui s'était éloigné, et le prit par le collet, avant de lui faire faire brusque ment demi tour. Elle pressa son avant bras déjà blessé jusqu'à ce qu'il grimace de douleur.

- Tu as mal hein ?

Là aussi , plus de vouvoiement. Elle en avait assez de toujours bâtir cette distance polie avec les autres, tout en les méprisant. Elle allait dire pour une fois le fond de sa pensée.
Elle poursuivit, d'une voix sourde, où l'on percevait nettement le ressentiment qui l'habitait.

-Eh bien moi, tu m'as fait mal à l'intérieur.


La fin de sa phrase se perdit dans un trémolo.

- Je sais que j'ai fait est horrible. Si horrible que je m'en voudrais jusqu'à la fin de mes jours. Mais tu n'as pas besoin de me mettre plus bas que terre.

Un ricanament sourd s'échappa de la bouche tordue de mépris de Lalia.

-Ce qui est ironique, c'est que je suis née dans les rumeurs, les trahisons, les faux semblants. J'ai toujours manipulé, aussi loin que je me souvienne. J'ai même voulu me servir de toi, c'est dire.

Lalia s'étrangla dans sons rictus, puis se tut avant de continuer.

-Mais de tous les gens abominables qui veulent paraître bons, tu es surement le plus abject. La Mort , la Vie son sacrées. Et tu les profanes, devant des enfants qui sont déjà morts de peur...
C'est quoi, ton but ? Faire souffrir les gens le plus possible ?


L'aristocrate bouleversée repoussa violemment Jérémiah. Tout son corps tremblaient sous l'effet de la rage.
Dans un grondement rauque, elle lança :

- Ose encore une fois essayer de m'atteindre comme tu l'as fait et je peux te jurer que je te tuerais.


Dernière édition par Lalia Scritt le Lun 19 Juil - 5:21, édité 1 fois
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   Mer 14 Juil - 12:59

Alors qu’elle s’apprêtait à partir vers la maison en sucre pour la première fois effrayante, la course de Myia s’interrompit à cause de l’amorce d’un conflit entre Jeremiah et Lalia. Il l’avait cherché et une mise au clair était nécessaire. Encore choquée par sa propre réaction face à Lalia, elle se terra dans un mutisme inhabituel. La jeune femme ne pouvait cependant pas détacher son regard de la marque rouge de sa main laissée sur le visage de sa coéquipière. Si elle était soulagée que Lalia ai reprit ses esprits, son geste était impardonnable. Tant pis, elle se punirait plus tard.

Jeremiah non plus ne répliquait pas aux attaques véhémentes de la jeune femme. Myia en profita pour reprendre sa route. Le temps pressait. Prendre son apparence enfantine serait nécessaire. Une amorce de plan se dessinait dans sa petite tête immature.
D’abord, elle attirerait l’attention de l’ensemble des Toupoutous de la cabane en devenant enfant. Déboussolés par leur appétit, ils en oublieraient leur rancune c’est obligé. Tels des vampires qui noient leur colère dans le sang, eux noieront leur rancune dans le désir de la manger. Cette idée que Myia se forçait à amplifier, suffit largement à lui faire prendre l’apparence de ses huit ans.
Pour la première fois de sa vie, elle se sentait mal à l’aise dans cette peau. Cet excès de responsabilité lui pesait dessus et elle n’avait d’autre choix que de le supporter. La seule chose qui l’empêchait de craquer n’était pas du tout la crainte de perdre ces enfants là-haut. Si elle n’avait pas été là, ils auraient été de toute manière perdus.
Ce qui l’effrayait et maintenait ses sens éveillés c’était ce sourire permanent sur le visage de Jer’, ce foutu type sadique.
Lâcher un mot et s’emporter comme Lalia l’avait fait l’aurait très certainement soulagée, mais ça aurait été jouer son jeu. Myia n’était pas dupe et ne perdrait pas la partie, il le savait depuis le début.

- On approche. Montre un peu de quoi tu es capable. S’ils sont nombreux, tant pis, influence les sentiments de nous tous, y compris des enfants et … de moi. S’ils ne sont pas nombreux, concentre tout ce que tu as sur eux… A toi de trouver un endroit discret où tu nous verras sans risquer de te faire surprendre.

Dans les deux cas les sentiments qu’il exprimera ne pourrait être les mêmes. Si par bonheur ils se retrouvent face à peu de boules de poils, n’importe quel sentiment de calme, d’envie de dormir ou autre conviendrait. Ils l’écouteraient. Cependant, s’ils étaient trop nombreux, Jeremiah devrait trouver un sentiment qui empêcherait à la fois aux Toupoutous de se jeter sur elle ou de blesser les autres enfants, sans pour autant empêche à Myia de s’adresser à eux.

- Tu es blessé encore. Ca pourrait te servir pour transformer cette douleur en peur d’être blessé. Il faudrait que tu les embrouilles pour que j’apparaisse comme l’élément de cette peur irraisonnée. Si en plus je change d’apparence régulièrement, ils seront d’autant plus embrouillés. Ils ne sauront comment réagir, comme paralysés par la peur. J’en profiterai pour leur parler. A défaut de bouger, ils parleront.

Son plan était loin d’être parfait, mais cette fois-ci ils ne fonceraient pas dans le tas. Au moins essaieraient-ils de parler. Maintenant que le plan était ébauché, il fallait que la petite fille trouve les paroles justes pour s’adresser à eux. Depuis qu’ils étaient ici, ils n’avaient reçu que peu d’informations à leur sujet. Seule la peur et la haine envers ces boules de poils leur avait servi dans l’enquête. Au final, ils avaient perdu un enfant. Myia leva les yeux au ciel lumineux. Il était triste de voir que leur part d’humanité avait prit le dessus sur leur lucidité. Pourquoi c’étaient-ils contenté de savoir ça ? Sous prétexte que les Toupoutous enlèvent et mangent les enfants, ils n’essaient pas d’en comprendre les raisons. Un détail la turlupinait aussi. Pourquoi étaient-ils réapparus ici ? Qu’est-ce qui les avaient poussés à disparaitre pour revenir martyriser les dreamlandiens ?

La petite fille baissa ses yeux pour les plonger de manière arrogante sur le visage déformé par la douleur de Jeremiah. Il la cachait très mal pour un sociopathe.
D’une voix monocorde, elle fit par de ses interrogations à Jeremiah. Peut-être même qu’il avait d’autres idées de questions à poser aux Toupoutous.
Après tout, il était hors de question qu’elle assume l’entière responsabilité de cette tentative de diplomatie. Jamais elle ne donnerait l’occasion à ce type vicieux de la faire culpabiliser, jamais.
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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   Sam 31 Juil - 15:32

Après son brusque accès de rage, Lalia avait fait demi tour et se dirigea vers les enfants sans se retourner, encore fumante de rage, les poings crispés. Mais elle fondit immédiatement envoyant les deux petits, les main plaquées de toutes leurs forces sur leurs oreilles, et le visage devenu rouge à force d'avoir les paupières pressée le plus fort possible sur leurs yeux. Ils l'avaient obéi jusqu'au bout. Lalia ne se demanda même pas si c'était par peur ou par confiance. Elle n'avait pas envie de connaître la réponse.

Attendrie, elle leur chatouilla doucement les joues douces, roses et rondes. Timidement, presque au ralenti, ils ouvrirent leurs yeux et décollèrent leurs petites mains potelées de leurs têtes. Leurs grands yeux papillonnèrent, emplis d'interrogations mêlées de peur. Lalia leur sourit aussi chaleureusement qu'une femme élevée dans les salons mondains le peut. Mais le sourire était sincère. Cela suffit aux enfants. Ils n'avaient plus peur.

Lalia ramassa à grandes poignées les hautes herbes autours d'elle, les amassa en un grand tas pour en faire un matelas de fortune sur lequel elle posa les deux bambins. Elle embrassa chacun sur le front et ôta sa veste déjà en piètre état pour les couvrir. Ils devaient être morts de fatigue, car ils s'endormirent presque instantanément.

Une fois sûre que les petits dormaient à poings fermés, elle se tourna vers le corps maintenant glacé de leur frère d'infortune.
Lalia regarda longuement son visage empourpré. Avec la manche de sa chemise, elle nettoya un peu la face pâle du petit ange. Elle lissa les fines boucles de ses cheveux.
Elle voulut lui creuser une tombe, mais elle n'en n'avait ni les moyens, ni la force, ni le courage. Elle s'éloigna donc des enfants endormis pour poser le corps au milieu de l'herbe vierge de toute trace de pas, replia le linceul vert sur ce squelette chétif. Elle chercha ensuite de la cendre près des braises encore rougissantes du feu, et fit couler la poudre grise sur la poitrine sans vie .

Lalia avait souvent assisté à des enterrements. Mais c'était plutôt que des moments de recueillement des réunions d'hypocrites de frottant les mains de gagner le pactole du mort. Celui-ci sera différent. Celui ci est différent.

En guise d'épitaphe, elle murmura :

- Au revoir...


Lalia se rendit compte qu'elle ne conaissait pas même son nom. Elle réfléchit, puis souffla, plus bas encore :

- Peter Pan


Puis Lalia se leva lentement, avant de rejoindre les enfants. Il n'y avait plus le moindre toupoutou à l'horizon.toupoutou à l'horizon.
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MessageSujet: Re: Job : au pays des Toupoutous   

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