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 Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !

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Selene Nymphadora
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Obsession pour les épouvantails

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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 0:25

Quand Liam saisit brusquement Jonh, Selene sursauta et tomba en cherchant à s’écarter. Son coude s’était brûlé sur la pierre froide et l’un de ses genoux avaient reçu un mauvais choc qui lui lançait une douleur intense dans toute la jambe. Tout en se frottant ses membres blessés, elle écoutait d’une oreille les menaces du taulard qui avaient tout sauf l’air d’être balancées en l’air. Elle fut soulagée quand un gardien lui assena une caresse de sa matraque pour l’obliger à lâcher sa victime et lui intimer de ne plus recommencer.

Sans un mot, elle se remit sur ses pieds en jetant des regards alternatifs entre les deux hommes, fermant les yeux sur la réplique aberrante du trentenaire qui eut pour effet de la faire frissonner à nouveau, puis elle prit son courage à deux mains pour s’interposer et faire face à Liam. Sa jupe toujours contre son corps en guise de protection, sa main libre chercha à tâtons un pan de vêtement appartenant à Jonh pour se donner du courage. Après une hésitation de quelques minutes, elle se décidait enfin à parler d’une voix tremblante.

- Si vous ne voulez pas être jugé pour ce que vous faites, alors ne donnez aucune bonne raison aux gens d’être induit en erreur ! Tout à l’heure vous… vous m’avez inspectée comme un objet et je…

Plus elle regardait le taulard en parlant et plus la peur s’insinuait en elle comme un poison qu’on venait de lui injecter. Résistant comme elle pouvait et décidée à ne pas abandonner sa démarche, elle tendit fébrilement une main en gage de bonne foi, réprimant seulement partiellement les tremblements qui l’agitaient.

- On a qu’à… repartir à 0, d’accord ? La situation actuelle est déjà bien assez désolante… je pense qu’il serait mieux pour tout le monde d’en rester là et de chercher à s’entraider.

Selene reprit son inspiration avant de fermer les yeux pour expirer lentement. Elle gardait les paupières closes, résolue à attendre aussi longtemps qu’il le faudrait pour obtenir une réponse de Liam, quel qu’elle soit ; mais demeurait incapable de soutenir la vision de son visage qui ne lui inspirait désormais aucune confiance malgré sa bonne volonté. Sa pression sur le pan de vêtement de Jonh se fit plus forte, tout comme les frissons de craintes qui l’agitaient depuis la racine de sa chevelure rousse jusqu’à la pointe de ses orteils. Une folle envie de dessiner des épouvantails en tout genre commençait à lui tirailler les entrailles, à telle point qu’elle deviendrait folle si elle ni cédait pas prochainement. Devant l’hésitation du trentenaire, elle rouvrit les yeux pour le regarder, alternativement lui et sa protégée qui commençait à fixer la scène avec des yeux ronds.

- S’il vous plait…

La galloise se mordit la lèvre, impatiente que cette situation en suspend ne prenne fin. C'était bien la première fois qu'elle parlait autant à Dreamland, et elle esperait que ça n'ait pas été une mauvaise chose.
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James Brooks
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Trouble dissociatif de la personnalité ( variante de l’ami imaginaire)

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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 17:22

Bien que fixer sur son objectif Jules n'était pas pour autant sourd pour ce qui se passait derrière lui. En outre une question bien stupide qu'avait posé une voix étrangère à sa connaissance. Comme si ils étaient devins...
Contrairement à ce que pensait Dakota, il avait très bien compris qu'il avait dépassé son quota de peluchenisation. Il s'amusait juste à leur faire peur et à leur faire croire que les passants pouvaient finir comme leur copains. Mais que la blondinette le traite d'andouille ça...
Jules se détourna des barreaux et regarda la pauvre fille d'un oeil mauvais.

- T'a un problème la naine ?

Logique qu'elle soit petite vu son âge mais c'était plus dit dans un sens haineux qu'autre chose. l'adolescent n'aimait pas du cette sale gosse qui se prenait pour je ne sais pas qui avec ses grands air intelligents. Et puis la nouvelle qui venait de s'évanouir c'était le pompon.

- Mais c'est pas vrai...!

Râla t'il , bien qu'il ne soit pas croisé français, avant de s'approcher du corps étendu par terre pour lui donner une baffe histoire de la réveiller...ou pas. Ça donnait pas franchement envie au gens d'acheter une marchandise qui tenait pas debout même pas cinq minutes.

- Hé réveille toi !

Oh et puis merde. Jules retourna dans son coin et posa ses fesses par terre. Il avait décidé d'attendre, de toute façon il n'y avait rien d'autre à faire. Et franchement parler à une gamine et à une fille qui s'évanouissait comme ça en claquant des doigts c'était soûlant. Au moins avec Liam il se serait amusé.
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Jonh Matrevis
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Trouble bipolaire IV: dépression sur fond de tempérament hyperthymique

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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 18:22

La surprise se lisait sur la visage de Jonh en même temps que l'incompréhension. D'une part il ne savait pas pourquoi Liam l''attaquait car le jeune homme n'avait jamais insinuer qu'il s'en prendrait à Ella. Et à son avis ca serait bien la dernière personne et encore peut être dans une autre vie. Et de deux...bordel pourquoi est ce qu'il l'avait touché ? Car c'était à présent des images un peu brouillé qui passait devant les yeux de Jonh et il ne fallait pas avoir fait maths sup' pour savoir qui était allongé par terre...A moins que l'ancien prisonnier ai eu un frère mais en partant du principe que non. Elle était là toute la raison de la perversité de Liam et Jonh pour qui à mon avis était le résultat de personne qui n'avait pas bougé le petit doigt pour aider le mini Liam ça le foutait en rogne. Encore pire si en plus c'était son propre père. Une colère sourde était monté dans le jeune homme le transmettant à son copain nuage qui virait au noir sombre.
Il n'avait même pas entendu ce que lui avait dit son assaillant et encore moins Selene. Bien qu'il ai quand même remarqué que la demoiselle s'était mit entre eux.
Prit d'un élan de colère, Jonh poussa gentiment la rouquine de son passage avant d'attraper Liam par le col tout en évitant de le toucher, il en avait assez vu et franchement là c'était pire que de voler un souvenir. Plus il y repensait, plus il était furieux. Et c'était pas monsieur cumulus qui allait dire le contraire en frétillant de colère.

- Pourquoi ils ont rien fait hein ?! Pourquoi ?!

Ca devait être totalement incompréhensible du point de vue de Liam étant donné qu'il n'y avait aucune connexion entre ce que ce dernier avait dit et ce que Jonh hurlait. Il devait se calmer ou il allait faire un meurtre.
Le jeune homme lâcha Liam brutalement et commença à faire les cent pas ( enfin il a vite fait le tour ) pour se calmer.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 19:50

Alexander se réveilla, et se leva. Il vit autour de lui... des barreaux. Il regarda ou il se trouvait.

Il ne voyait pas grand-chose, mais il voyait le principal: il se trouvait dans une cage, assez grande. 4 hommes étaient endormis, et deux femmes. Il y avait aussi un tas de vêtements pour chacun. Il ne voyait rien d'autre. Il se rappela.... Mais oui... Il était dans ce navire d'esclavagiste, le S.M., avait chanté pour les marins ivres, avant de se faire aborder par un navire fantôme... il avait dû ensuite chercher le nom de ce navire, et il avait fait la connaissance de nombreuses personnes, dont un certain Maxim et un certain Jeremiah. Ils n'avaient pas l'air d'être là... Heureusement que Jeremiah n'était pas là, d'ailleurs...

Donc, ils étaient tous partis se reposer... Lui en avait eu bien besoin, il s'était brisé quelque chose... Mais il ne savait plus quoi. Il avait, semble-t-il, été guéri. Mais pour devenir un esclave.... Certaines personnes semblait se réveiller, et s'habiller, en parlant ou non. Il ne faisait pas attention.
Il commença à mettre les vêtements qu'on leur avait "offert". Il s'appliqua. Il trouva cependant quelque chose d'inhabituel... Un bonnet péruvien. Ce serait-il trompé? Il le rangea. Au pire, il demanderais à son futur "maître"de...
Il sentit le froid l'envahir au niveau des jambes. Le froid allait le tuer! Il fallait qu'il sorte!
Il chercha une barre rouillée, quelque chose, ne trouva pas. Puis tilta seulement: il n'avait plus sa lame!
Sa colère et sa terreur montait, tandis que de la grêle se formait autour de lui. Il s'en étonna. Ainsi, son pouvoir s'était renforcé? Il se calma. Certains le regardaient étrangement.

-Ben quoi? Vous avez jamais vu de la grêle?
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 20:03

Les portes battantes en bois massif de l'établissement très privé s'ouvrirent et claquèrent comme de vulgaires volets dans une tempête. Une puis deux silhouettes massives pénétrèrent. Elles mesuraient aux alentours des deux mètres dix. Et comme si les deux choses allaient ensembles, elles semblaient être taillées à même la montagne, des colosses qui faisaient passer les stars du catch pour des fillettes. Nul besoin d'arme, elles en avaient au bout de chaque bras. Deux mains fines et douces vinrent caresser libidineusement leurs épaules outrageusement musclée, puis s'inséra entre les deux monstres. Une nouvelle présence donc, plus petite que les deux autres, une femme d'un mètre soixante-quinze, dégageant quelque chose de déplaisant mais de farouchement attirant. Les deux colosses frémirent à ce contacte. Fréquenter cette femme ne laissait aucun esprit indemne, et ceux là en avait déjà fait les frais. Elle était une flamme, et eux les papillons de nuit. Et telle un flamme, cette âme sombre semblait projeter une lumière dorée.

Elle venait la première, elle venait pour se servir avant les autres. Elle trouvait cela normal, et quiconque tenait à sa vie le trouvait aussi. Pour quelle bonne raison me diriez vous ? Car il s'agissait d'Asmodée, reine toute puissante de Sextus et des alentours, mais surtout gardienne de la Tour de la luxure.


Une femme magnifique, pour sûr, à la voix douce et cajoleuse, à la peaux mate et satinée, parfaite, et à la plastique sublimée par des tenues riches et déshabillées. Rien de vulgaire, que du chic, du classe, qui envoyait des messages de séduction directement de l'oeil au cerveau, et plus bas dans le corps, si vous me suivez. Elle s'avança plus encore dans le marché aux esclaves, et sa progression rimait avec le silence respectueux de la file de visiteurs. Elle arriva enfin devant le maître organisateur de la vente, le Capitaine du Slavedog Millionnaire.

Le commun des mortels bavait littéralement devant la beauté fatale. Nul ne pouvait résister à son aura... sauf une. Et cette personne en question devait lutter de toutes ses forces et de tout son pouvoir de voyageur pour ne pas céder aux charmes de la Grande Reine. Mais aussi intense que fut l'effort, George Mikles n'en montra rien. Au lieu de prêter trop d'attention à la magnifique brune aux yeux de nuit céleste qui était à son niveau, il agita sa main devant les yeux de son bras droit...

« McFlair. McFlair ! Aucune réaction. Je t'ai pourtant répéter des dizaines de fois de ne pas baver, cela fait négligé. »

Toujours rien. Il plaça sa main sous le menton du vieil homme et le remonta pour refermer sa mâchoire pendouillante. Asmodée se prêta à la plaisanterie en gratifiant l'assemblée d'un sourire radieux. Les coeurs qui jusqu'à présent avaient tenu lâchèrent. Georges reprit :

« Divine Maîtresse, que puis-je pour vous en cet instant ? »

Peser ses mots, bien réfléchir au conséquences de ceux-ci, ne pas être trop distant, ni trop proche, autant de règles auxquels le Capitaine avait réfléchi pour éviter tout désagrément avec cette démonesse. Il sentait la pression exercée par la Reine de plus en plus forte. Il devenait de plus en plus difficile de résister. Elle savait qu'il résistait. Et ça la mettait dans un état de fureur extrême, mais aussi dans un état d'excitation au plus haut point. Le plaisir de la chasse depuis longtemps perdu commençait à revenir, car depuis longtemps tous avaient fléchis. Elle se sentait comme une consommatrice dans un super marcher. Voilà, elle se promenait et se servait. Lui résistait incroyablement habilement. Un combat de volonté s'engagea qui fouetta le sang des deux dueliste. La tension était à son comble, et ressentit comme nue onde de choc en expansion dans toute la ville.
Georges était sur le point de rompre un anévrisme quand enfin Asmodée répondit, tout en caressant subtilement le corps de son interlocuteur, d'une voix enchanteresse.

« Et bien, comme tout le monde ici présent, mon sémillant Capitaine. Je veux répondre à votre exploit pour me procurer des compagnons d'une espèce rare. Évidemment, votre prix sera le mien. »

Ajouta-t-elle pernicieusement en passant discrètement sa langue sur ses lèvres charnues. Elle embrassa chaque cage du regard, s'attarda sur chacun d'eux... puis jeta son dévolu. Des jouets, des nouveaux jouets. Ils feraient de bons divertissements... enfin, pour un temps.

« Je vais prendre ceux-là » Annonça-t-elle en les pointant du doigt. Aussitôt un de ses colosse s'approcha et tendit de son énorme poing une bourse en cuir contenant une somme faramineuse
de rubz. Autant dire une somme rudement bien protégée ! Sans paraître impressionné, Georges saisit la bourse et ne chercha même pas à compter. La somme alla directement dans une sacoche accrochée à son holster. En bon vendeur, il opina du chef et commenta :

« Un très bon choix s'il en est. » Il frappa des mains pour réveiller quelques gars scotchés à la plastique de la Reine. Ils sursautèrent et s'animèrent d'un coup. Ils ouvrirent la cage et passèrent autour du coup des esclaves un collier métallique verrouillé dans la nuque. Chaque collier était relié à un autre par une corde tressée épaisse. Les deux colosses encadrèrent les biens nouvellement acquis de la Reine Asmodée, un devant, un derrière, et les bousculèrent pour les faire avancer.

« Sur ce, très cher Capitaine... au plaisir de vous revoir... »

Elle posa sa main sur la joue de Mikles et lui soutira un baiser langoureux. Il ne fit pas l'affront de refuser. Ce n'est que quand elle fut partie, et que le charme fut rompu, qu'il s'autorisa un long soupir de soulagement...

Liam, Ella, William, Jonh, Lys et Selene auront le plaisir de visiter la tour de la Luxure.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 21:15

Myia avait bien fait de ne pas s’attarder auprès des deux jeunes filles. L’une d’elle était partie dans un monologue avec une personne que seule elle pouvait sentir ou entendre. Elle avait tout l’air d’une schizophrène. Le fait que Melena l’écoute attentivement sans tiquer la perturba cependant. Depuis quand elle restait gaga devant quelqu’un ?
Alors la demoiselle schizophrène avait un double prénommé Elie ? Qu’importe, elle aurait au moins pu se présenter d’abord.
L’enfant-ado-adulte attrapa son visage entre ses deux mains et la secoua violemment. Il n’était pas dans ses habitudes de critiquer les autres, ni même de vouloir plus que tout les détester. Après tout, Melena était son amie, malgré ce qu’elle pouvait bien lui dire. Ne dit-on pas : « les amis de mes amis sont mes amis » ? Allez, ouste les hormones, en avant la politesse !
Myia n’allait pas se laisser avoir par sa nouvelle apparence. Etre une enfant était bien plus facile que cette foutue période charnière !
Pour se calmer, elle repensa aux commentaires de Yoru qu’elle avait momentanément oublié. En même temps, elle détaillait ses mains rétablies.

- Euh, oui, je suis guérie. Merci beaucoup pour ton aide. Tu fais des études de médecin ou c’est un don que tu as reçu à ton arrivée dans ce monde étrange ?

A voir la surprise sur le visage du jeune homme, l’adolescente devait s’être trompé de diagnostic. Ah, voilà que la tenue de Myia la gênait dans ses déplacements dans l’étroite cellule. Elle la remit en place, et répliqua avec ironie :

- Il ne devait leur rester qu’un stock de costume pour enfants.

Comme si des enfants portaient des strings…
Tout le monde s’était résigné à enfiler les costumes. Au moins, les moqueries seraient mises de côté. Mais il aurait pu leur arriver bien pire ! La jeune fille repensa à sa mésaventure dans la laverie de SM… puis frissonna. En parlant de costume, celui de Yoru lui allait parfaitement. Elle se garda cependant de faire tout commentaire à voix haute et évitaient de copier les regards indiscrets qu’avaient eu Melena plus tôt.

Finalement, elle se décida à s’approcher de l’inconnue au double invisible. Si elle hésitait à faire les présentations, il fallait bien que quelqu’un le fasse. Les deux autres prisonniers la connaissaient déjà. Ce qui l’étonnait, c’est que ni l’une ni l’autre ne semblait l’apprécier. Etrange quand on savait ce qu’il avait fait pour Myia.

- Salut. Je m’appelle Mimi. Contrairement à toi je n’ai pas de double invisible, mais je peux prendre l’apparence d’une enfant ou, comme tu peux le voir, d’une adolescente. En réalité j’ai 24ans. Comment t’appelles-tu ?

Dans l’attente de la réponse de la jeune fille apeurée, elle se plongea dans ses pensées.
A qui seraient-ils vendus ? Quand surtout. Devraient-ils commencer à mettre en place en plan d’évasion maintenant, ou bien jouer les « bon serviteurs » et attendre le moment propice pour s’éclipser ? Myia optait largement pour la seconde solution. S’ils devaient s’enfuir, elle imaginait qu’ils n’auraient qu’une seule occasion.
De plus, et pas des moindre, leur tortionnaires avaient déjà prit connaissance de leur « dons ». C’était un handicap. D’autant plus qu’ils devaient bien se douter qu’ils tenteraient de s’évader. Oui, jouer le jeu semblait être leur seule issue. Maintenant, Myia attendait avec impatience de savoir quelle personne serait son « maitre ».
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Liam Baldwin
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Hypersexualité

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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Lun 14 Juin - 23:10

Liam regarda sans comprendre la main que Selene lui tendait. La seule chose qu'elle trouvait à faire après qu'il ait tenté d'étrangler Jonh était de se mettre entre eux, chose inutile étant donné la facilité déconcertante qu'il aurait eu à l'écarter, pour lui serrer la main. Elle était un peu en retard pour le coup, et semblait vouloir se rattraper pour tenter de bâtir leur relation sur de nouvelles bases. Elle cherchait une bonne entente malgré le regard pervers qui l'avait détaillé, malgré l'accès de violence du trentenaire et sa remarque viscéralement dérangeante. Pourquoi se forcer autant si ce n'était dans l'espoir de ne pas avoir à subir d'atteintes réelle de sa part ? Il ne savait pas s'il devait prendre ce geste pour du courage ou de la stupidité, mais dans tous les cas il tendit sa main qui se referma sur les doigts frêles de la jeune fille.

- C'est ce que je proposais depuis le début, lâcha-t-il dans un sourire qui n'avait rien d'engageant.

La poignée de main fut brève, car interrompu par le dépressif qui était loin d'être dans son état normal et ce depuis son contact avec le taulard. Il était hors de lui et son nuage faisait tout pour le faire comprendre à ses compagnons de cellules. L'orage ne tarderait pas, il n'y avait plus qu'à espérer qu'il ne fournisse pas les éclairs en prime. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il n'explose et cette réaction ne se fit pas attendre.

Œil pour œil, dent pour dent... voilà que Jonh rendait à Liam la monnaie de sa pièce en le saisissant violemment au col pour lui hurler des choses sans queue ni tête au visage. Qui désignait ce « ils » ? Rien fait par rapport à quoi ? Ça n'avait vraiment aucun sens, à croire que le garçon avait définitivement pété une durite. Il lâcha le tueur tout aussi brusquement avant de faire le tour de la cellule encore et encore, d'un pas rapide et nerveux. S'il n'y avait pas eut ces paroles étranges le taulard aurait probablement rendu à Jonh la monnaie de sa pièce, mais il se contenta d'un sourcil haussé et d'une moue circonspecte tout en s'époussetant.

- Mais de quoi tu parles au juste ?!

Son incompréhension se lisait sur son visage, et alors qu'il s'apprêtait à reposer une nouvelle fois la même question le premier acheteur pénétra dans l'animalerie pour choisir son lot d'esclave. L'atmosphère sembla se transformer littéralement à l'arrivée de cette femme monstrueusement sensuelle. Elle inspirait désir et crainte, laissant bouche bée toute personne sur son passage. Les vagues d'hormones qu'elle laissait derrière elle semblaient retourner le cerveau de chaque personne présente et Liam n'y faisait pas exception.

Il la désirait corps et âme, il brulait intérieurement de faire glisser ses doigts sur cette peau mate, de sentir l'odeur de son parfum dans le creux de son cou...

Il la voulait, et il s'en voulait. Il savait reconnaître un prédateur quand il en voyait un, après tout c'était ses semblables et cette fille en était un. Elle jouait dans la cours des grands, et le trentenaire se sentait faible en comparaison, presque enfant. Dieu qu'il n'aimait pas être un enfant... ça rappelait trop de mauvais souvenirs.

Liam regarda d'un œil vide l'échange entre la gardienne de la tour et leur « propriétaire » actuel, ne se réveillant que lorsqu'il comprit que ceux sur qui elle avait jeté son dévolu n'était autres qu'eux-même. Il ne fallut pas plus d'un geste à Georges Mikles pour qu'une troupe de mastodontes ne débarquent dans la cellule. Avant qu'ils n'aient eu le temps de dire « ouf » ils étaient tous affublés d'un collier métallique, liés les uns aux autres en une file indienne qui aurait pu être comique s'ils ni avaient pas été mêles.

Ella qui se trouvait juste devant lui n'avait pas l'air très rassurée, Liam posa une main ferme sur son épaule pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule et lui intima d'avancer dans un murmure. Leur nouvelle maitresse n'était pas le genre de personne que l'on faisait attendre...
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Selene Nymphadora
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 0:03

La main de Liam se referma sur ses doigts frêles. Un frisson dérangeant en émana pour se rependre dans son corps. L'expression du trentenaire ne concordait pas réellement avec les intentions de son gestes, mais la jeune fille n'oserait pas en demander plus.
Sans prévenir, Jonh l’écartait doucement, pour attraper à son tour le taulard et lui hurler des paroles insensées. Décidément, la trêve décidée par l’adolescente n’avait pas fait long feu. Le nuage au dessus de sa tête virait à l’orage, et elle commençait à se demander si la foudre ne risquait pas de s’abattre sur elle. Sans comprendre, Selene s’accroupit à nouveau, sa jupe noir toujours en écran, et recommença à jouer de l’ongle sur la pierre, histoire de se sentir au moins un peu rassurée. Elle sentait que c'était le bout de ses doigts qui commençaient à s'érafler, mais ne semblait pas sans soucier. Quand un coup de tonnerre retentit en la faisant sursauter, elle se résolu à se rendre auprès du dépressif qui faisait toujours les cent-pas pour l’attraper par la manche de manière à attirer l’attention. Son intuition lui disait quelque chose clochait.

- Qu’est-ce qui ne va pas ?

La galloise n’eut pas le temps de recevoir de réponse, car un bruit significatif venait de retentir dans le couloir, signe que quelqu’un venait d’entrer. Bientôt, une femme indiciblement belle pénétra dans son champ de vision, pour lui faire peu à peu oublier tout le reste. Elle était distinguée, gracieuse, et son charisme était, malgré sa silhouette fine, plus écrasant que celui de toutes les autres personnes réunies dans « l’animalerie ». Même les visions d’épouvantails étaient chassées de l’esprit de l’adolescente tant la magnificence de la vampiresse en pleine discussion avec Mikles la laissant sans voix et sans aucun moyen. Selene lâcha sa jupe sans y prendre garde, se laissant alors voir sous son apparence – très – légère d’esclave sextusienne et se saisit des barreaux de la cage à deux mains pour pouvoir mieux observer Asmodée qui évaluait apparemment chacune des cellules pleines de voyageurs. Le contact froid de l’acier provoqua un éclair de lucidité à la toquée, qui réalisait comme l’éclat dans les yeux de la jeune femme était aussi effrayant qu’il était envoutant. Mais bientôt, son compartiment fut désigné et des gardes énorme y firent irruption pour leur passer à chacun un collier et les trainer à l’extérieur. L’adolescente se retrouvait dans le dos de Liam, devant Jonh. Au moins, elle n’avait plus à supporter les expressions étranges qu’il s’amusait à faire passer sur ses traits, mais avait une vue imprenable sur ses cicatrices. Qu’avait-il bien put vivre ?

Le nuage du dépressif ne voulait pas quitter le dessus de son crâne, et la galloise se demandait quand il allait retourner la tête de ce dernier. Tout ce qu’elle croyait avoir compris, c’est que la manifestation météorologique répondait aux humeurs du jeune homme. Selene aurait voulu lui poser la question, savoir de quoi il souffrait, mais pour l’instant, sa voix semblait être éteinte dans sa gorge, tout comme son cerveau avait l’air d’être baigné dans un brouillard épais.

Sans savoir ce qui l’attendait, la galloise suivait Asmodée vers la lumière du jour.
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Jonh Matrevis
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 12:05

Jonh marchait , marchait et marchait. De quoi il parlait ? Oh et bien c'est juste que grâce à son pouvoir il l'avait vu en train de se faire prendre et frapper par son père quand il était enfant mais à par ça rien de grave ! Comme si le jeune homme allait lui dire...Connaissant Liam ça ne lui ferait surement pas plaisir.
Et voila que Selene s'y mettait aussi. Mais bon sang ils ne pouvaient pas le laisser en paix !
Alors que Jonh allait leur dire d'aller se faire voir son attention fut détourner par la porte qui s'ouvrait pour laisser passer une jeune femme. Sa présence avait out d'un coup fait taire toute la foule et on pouvait même entendre les mouches volées. Elle était très belle ça il n'y avait aucun doute et c'était pas l'ancien prisonnier qui allait dire le contraire vu la taille de sa main. La demoiselle semblait avoir fait son choix qui tomba sur le groupe du jeune homme et aussitôt ils se retrouvèrent affublé de collier qui permettait de les relier. Ca lui rappelait le moyen âge.
Jonh qui avait un moment oublié Lys , lui prit la main pour la rassurer. Se retrouvant derrière Selena et devant sa copine dépressif. Cependant comme la deuxième rouquine était plus petite que Jonh, ce dernier pouvait à admirer les cicatrices qui surplombait le dos de Liam. Dire qu'il n'avait pas remarqué ça avant de savoir l'origine. A présent les marques lui apparaissaient comme énorme et ça l'énervait de voir ça en même temps ça lui rappelait l'état de son ancienne petite amie. Un mélange de tristesse et de colère faisait une petite pluie de monsieur nuage qui semblait ne pas vouloir quitter la tête de Selene. Tandis que Jonh marmonnait des " Non mais j'y crois pas ! " et des injures envers l'entourage du passé de Liam en suivant la nouvelle troupe d'Asmodée.
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 13:46

Un frisson parcouru l’échine de Jeremiah, le tirant d’un sommeil aussi profond qu’artificiel.
Il ouvrit les yeux mais ne bougea pas d’un pouce, allongé sur la pierre dure et froide, il se contentât pour le moment d’analyser ce qu’il pouvait.
Il avait apprit que dans ce monde, il fallait toujours être prudent, et observer.
Tout laissait a penser qu’il n’était plus sur un bateau, il ne sentait plus le roulis de la mer, c’en était même perturbant d’être de retour sur la terre ferme.
Ils étaient donc arrivés a Sextus.
D’après l’engourdissement de ses membres ça faisait un moment qu’il était allongé là, le froid du sol de pierre l’avait pénétré profondément.
D’où il se trouvait il apercevait des barreaux, toujours captif donc et apparemment pas seul vu les bruits qui l’entourait.
Un rai de lumière coulait entre les barreaux, suspendant en l’air les grains de poussière comme autant de minuscules étoiles.

Bien, il fallait bouger maintenant, rester allongé ne lui apporterait rien de plus.
Sa tête bourdonnait un peu et il avait un léger tournis, drogué sans doute.
Il devait se montrer maitre de la situation, ne pas montrer a ses geôliers qu’ils avaient une quelconque emprise sur lui, c’était comme ça qu’on prenait la main.

Jeremiah se mit en position assise et bailla ostensiblement en s’étirant, comme si il se réveillait d’un bon somme réparateur, passant sa main dans ses cheveux, tout sourire, il jeta un œil sur ses compagnons de cellule.
Quatre femmes, un homme.
Il avait déjà eu l’occasion de rencontrer deux des femmes présentes, la bourgeoise Lalia qui soit dit en passant n’était pas le meilleur des jouets, et Kate avec qui il n’avait pas encore fait réellement connaissance. Les deux autres femmes n’étaient pas encore réveillés.
L’homme avait l’air perdu et cherchait a savoir ou il se trouvait, Jeremiah lui sourit amicalement.

-Mon ami nous sommes a Sextus et nous allons être vendu en tant qu’esclave.

Il se leva pour de bon et regarda en dehors de la cage.
Une grande pièce, rempli d’autres box comme le leurs, des gardes un peu partout.
Bien, ils étaient sur l’étalage.
Lalia semblait avoir de nouveau craqué, décidemment la blonde avait un faible moral.
Il tourna son regard vers Kate.

-Comme on se retrouve.

Remarquant la tenu de ses congénères éveillés il attrapa la tenue de rigueur et l’enfila rapidement.
Son corps a la vue de tous montrait une fine musculature donnant l’impression qu’il s’apprêtait a rentrer dans l’arène.
Spartacus n’a qu’a bien se tenir se dit il.
Se tournant vers ses compagnons il les briefa avec sérieux

-Bon, on va être vendu d’ici peu, c’est inévitable. Le mieux reste de bien présenter, sauf si vous souhaitez être vendus a un maitre au rabais, et ce n’est pas mon cas…

Il s’apprêtait a poursuivre quand un silence quasi surnaturel se fit dans la pièce, tournant la tête vers l’extérieur de la cage il vit la grande porte s’ouvrir.
Deux colosses encadraient une femme sublime qui semblait exercer une pression sensuelle sur tout le monde.
La femme s’avançait dans le pièce comme une reine dans son propre palais.
Asmodée, sans aucun doute.
Le sociopathe ressentit le pouvoir de la gardienne, cette attraction physique indéniable, ce désir profond.
Elle commença a parler avec le capitaine.

Il fallu quelques minutes a Jeremiah pour se reprendre et écouter ce qu’ils se disaient réellement.
Il était toujours fasciné par la femme mais savait se détacher de ses pulsions, c’était difficile mais nécessaire quand on évoluait dans un monde ou ses émotions étaient relayées a tout le monde.
Un instant lui vint a l’esprit l’idée de s’abandonner et de donner libre cours a son pouvoir, l’envie que cette femme donnait a tout le monde multiplié par sa capacité…
Le résultat pouvait être intéressant.
Non. Il devait se reprendre, patience.
Il devait observer, c’était le maitre mot ici.

La discussion continuait entre les deux protagonistes, visiblement Asmodée tentait de faire ployer le capitaine.
Ce dernier faisait preuve d’un puissance incroyable et gardait un contrôle exemplaire.
C’était donc chose possible, même a cette distance.
Jeremiah sourit de plus belle, il avait plus envie de jouer que jamais, il serait les barreaux de la cage tellement fort que ses jointure en étaient blafardes.

La gardienne fini par jeter son dévolue sur un groupe qui fut extirpé de sa cage et emmené.
Avec un soupir le sociopathe se dit que finalement la fameuse Asmodée manquait cruellement de gout.
Quand elle fut enfin partis il se rendit compte que ses mains tremblaient et que sa tête semblait sur le point d’exploser.
La pression qu’il avait lui-même maintenu sur son cerveau l’avait vidé de ses forces.
Il jeta un coup d’œil admiratif a Mikles, il était fort…
Avec le temps Jeremiah y arriverait aussi.
Reprenant le dessus il se retournât vers les autres avec une moue déçu.

-Bon et bien on a déjà loupé le haut du panier… Tentons au moins de récupérer les plus grosses miettes…
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 17:55

Le marché allait bon train. Les enchères montaient à une vitesse folle, entraînées par plusieurs phénomènes. D'une, le passage de la reine Asmodée avait dopé l'envie des fortunes de Sextus. Ils sentaient l'envie de faire comme elle, de s'adonner à un peu de royauté. Deuxièmement, c'était la nature unique de ces esclaves. La première fois qu'il se vendait des esclaves « voyageurs » ! Un achat à haut risque, car dotés de pouvoirs que certains ne contrôlaient pas, mais tellement valables, car ils pouvaient accomplir certaines tâches que d'autres ne pouvaient pas. Et ça, notre nouvel acheteur potentiel l'avait bien compris ! Il avait déjà engagé des jeunes gens spéciaux pour les jeux de l'arène, qui avaient fournis un spectacle époustouflant. Mais ce serait tellement plus rentable de les posséder ! Bénificcus rêvait tout éveillé des futurs jeux à venir...

Bénificcus était un bonhomme grassouillet et chauve, plutôt petit. S'il devait avoir un rôle à la télévision, il ferait celui de « la boule » dans Fort Boyard. La différence résidait en deux points : son visage radieux exprimait la joie de vivre, et il était habillé d'une légère toge aujourd'hui rose, à la façon des empereurs romains, qui laissait deviner un ventre bedonnant et imberbe. Il faisait le tour des cages lorsqu'il vit un étrange animal, un jeune homme aux yeux bridés et tout percé de partout. Une bête de foire, un clown à haïr ou à aimer, quelqu'un dont on pouvait se railler. Et les demoiselles étaient belles, le public pourrait fantasmer dessus... ils étaient parfaits, pour le spectacle autant que pour la détente. D'une voix puissante et aiguë, il annonça une offre imbattable !

« Preux Capitaine ! Héros de Sextuuus ! Ne me brisez pas mon pauvre coeur ! »

Il leva des bras gros comme des cuisses dévoilant des écureuils sous les bras. En cherchant bien, dans ces immenses boules de poils aux aisselles, on devait bien y trouver quelques noisettes...

« Puur la gloire de l'arène, me céderiez vuus ces magnifiques spécimens ?! »

Il s'approcha de Georges Mikles en se frayant un chemin à travers la foule de plus en plus opaque à grands coups de bide. Enfin à son niveau, le capitaine du Slavedog Millionnaire paraissait tel une aiguille devant la meule de foin qu'était l'organisateur des jeux de l'arène. Il resta silencieux, même quand il compta la somme rondelette qu'on lui avait fourré dans la main. Un sacré pactole, Bénificcus était un être très généreux, aussi bien avec lui qu'avec les autres.

Un seul signe de la part de Georges et les gardes vinrent sortir et museler les esclaves fraîchement vendu. Yoru, Myia, Melena, Jade, Kalyss et alyssia partaient maintenant pour l'arène. Et deux personnes au moins étaient aux anges...
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 19:42

Au lieu de se moquer ou de la regarder de travers comme n'importe qui l'aurait fait, Melena se contenta de lui dire de ne pas s'en faire avant de dresser des plans sur la comète qu'on aurait pu intituler « mille et une manière de se faire la malle ». Elle avait l'air bien décidée à fausser compagnie à leur futur acquéreur, désir que Jade partageait entièrement même si le fait de pouvoir un jour y arriver la laissait plus que sceptique. Il y aurait probablement des gens pour les surveiller, sans parler d'éventuels dispositifs qu'ils n'imaginaient même pas... après tout ce n'était pas le monde réel. Allez savoir le nombre de choses abracadabrantes que renfermait ce monde...

Le regard gris que l'irlandais planta droit dans les yeux de la bonne jumelle la déstabilisa complètement. Elle disait ne pas l'abandonner, et le pire c'est qu'elle avait l'air de vraiment penser ce qu'elle disait. Mais pourquoi donc ? Après tout elles se connaissaient à peine quand on y pensait, et même si les liens se formaient rapidement dans les situations hors du commun, tout ça dépassait un peu la brunette. Elle aurait probablement été incapable d'affirmer la même chose en retour, après tout elle se connaissait bien, elle et sa frousse légendaire. Au moindre danger elle détalerait comme un lapin en laissant son amie derrière elle sans même réfléchir un poil de seconde.

Triste constat que voilà, surtout quand on savait que l'on n'y pouvait rien.

- C'est gentil, vraiment, mais tu sais ça risque d'être un peu du chacun pour soi dans ce genre d'histoire. Si... si on arrive à s'enfuir mais qu'en route je me fais rattraper, y'a pas de raison que tu retrouves tes chaines par solidarité... penses un peu plus à toi hein ! C'est bien beau d'avoir des principes, mais les appliquer est pas toujours la meilleure des choses surtout quand on est destinée à se trainer un boulet !

Elle se désigna d'un geste de la main comme le-dit boulet, non un sourire plein d'humour. Elle en aurait presque oublié leur situation tendue et sa tenue plus que légère si une femme n'avait pas alors fait irruption dans le sous-sol. Elle était belle, imposante, sulfureuse et indéniablement classe. Elle éclipsait complètement les deux colosses qui l'encadraient bien qu'ils fassent le double de sa taille.

L'adolescente ne pouvait détacher son regard de la démarche chaloupée de la vampire, les lèvres légèrement entrouvertes de surprise mais aussi d'un respect écrasant. Cette fille... c'était vraiment quelqu'un. Jusqu'alors Jade avait été persuadée d'être strictement hétéro mais face à cette vision elle aurait facilement viré sa cuti illico presto pour assouvir tous les désirs d'Asmodée. La vague d'émotion qui l'étreignait était si puissante qu'elle ne pouvait lutter contre, se contentant de fixer l'objet de son soudain désir avec intensité... jusqu'à ce qu'une lueur attire son regard.

La dague qu'elle avait récupéré sur le sans-nom... enfin l'Asmodée, brillait d'une lueur plus forte qu'à l'accoutumée. Elle semblait pulser, comme si elle était habitée d'une vie quelconque qui s'agitait à la joie de retrouver un être cher. La brunette leva les yeux vers Asmodée avant de revenir sur la dague, encore et encore jusqu'à ce que ses neurones se décident à faire passer l'information qui une fois évoquée semblait évidente.

Cette femme... c'était Asmodée, la gardienne de la tour de la luxure. Pas étonnant que les hormones de toutes les personnes ici présentes s'agitent comme un groupe d'adolescentes prépubères devant un film de Twilight.

Jade cacha précipitamment la lame dans son dos de peur que la gardienne tente de reprendre ce qui lui revenait de droit, ou pire, la punisse parce qu'elle avait osé mettre fin à sa malediction. Elle avait beau être actuellement prête à dire qu'elle se ferait piétiner par cette femme par amour, la perspective ne mourir de ses mains n'en était pas pour autant séduisante. Loin de là même. Heureusement la démonesse porta son choix sur d'autres qu'eux et disparu, laissant les pauvres esclaves récupérer le contrôle de leurs hormones.

L'adolescente ne put s'empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement avant de glisser son arme dans sa... son... enfin la chose qui lui servait de jupe-string. Elle se pencha alors vers Melena pour lui souffler :

- Cette femme... c'est Asmodée je crois. Celle qui avait maudit le bateau. Impressionnante non ? Mais je suis heureuse qu'elle ne nous ait pas choisi...

Elle remarqua alors qu'une fille s'était approchée d'elle en silence. Elle devait avoir dans les douze ans et Jade était persuadée qu'elle n'était pas dans la cellule au début. Un rapide coup d'oeil aux alentours lui appris que celle qu'elle avait épaulé après que le sans-nom ait coulé n'était plus là... la logique voulait donc que les deux ne soit qu'une seule et même personne. De quoi pouvait-elle souffrir pour écoper d'un pouvoir pareil ?

L'enfant confirma sa supposition en lui disant qu'elle avait normalement 24 ans, sa remarque sur un « double invisible » passa assez mal par contre. N'avait-elle pas dit qu'Elie était dans une autre cellule ? Son cerveau avait dû rétrécir en même temps que son corps visiblement. Jade se contenta de lever les yeux au ciel en rétorquant assez sèchement :

- Jade. Et elle n'est pas invisible, elle est dans une autre cellule ! Je ne suis pas James hein...

Avant de pouvoir plus développer un nouvelle individu fit irruption dans la pièce, un petit homme rondelet qu'elle aurait reconnu à 10 km. Les yeux ronds elle lâcha dans un souffle, son visage collé aux barreaux glacés :

- Bénifficus ?! Mais qu'est-ce qu'il fait là ? Il a pas d'autres choses à faire comme organiser ses stupides courses de chars à ânes ?

Travailler une fois pour lui avait été largement suffisant, mais il fallait croire que le destin était contre elle car quelques minutes plus tard elle se trouvait hors de sa cage, affublée d'un collier métallique et bonne à suivre « la boule » jusqu'à l'arène. Le dépit se lisait sur son visage alors qu'elle quittait l'endroit, après qu'elle ait tenté de soutirer quelques pilules à notre ami Georges en guise d'adieu. Mais pas de cadeau pour la petite Jade qui dû se faire à l'idée de continuer sans son ersatz de joie quotidien.

* Bon, j'ai vécu sans des années sans, je vais pouvoir continuer... enfin j'espère.*
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 20:50

Jade essayait de dissuader l’adolescente de lui venir en aide dans le futur. L’irlandaise comprenait. Elle-même ne saisissait pas vraiment l’élan d’affection et de loyauté qui l’avait poussé à faire cette promesse, mais elle voulait la tenir ; après tout, la psychotique n’était-elle pas son seul soutien ?

- Ne t’en fais pas, on partira d’ici toutes les deux. Répliqua-t-elle d’une voix qui se voulait rassurante.

Elle allait lever l’une de ses mains pour la poser sur l’épaule de son amie en signe d’assurance, mais voilà que la porte du sous-sol s’ouvrait et bientôt, une femme sublime s’approchait de Georges Mikles, entourée de ses gardes du corps imposants. Melena oublia subitement sa déprime, son appréhension, ses envies de fuite, tout disparut devant la vampiresse qui traitait avec le capitaine du Slavedog millionnaire. Son aura diffusait une onde brûlante qui donnait envie de s’offrir corps et âme, de donner son cœur en pâture pour pouvoir ne serait-ce qu’effleurer sa peau soyeuse et ses lèvres qui invitaient aux baisers. Lorsque le regard brillant d’Asmodée croisa les yeux gris de la jeune fille au travers les barreaux, celle-ci sentit un frisson de désir courir dans tout son corps, jusqu’à son cerveau qui se mit ardemment à souhaiter d’être choisi par cette déesse.
La necrophobe aurait juré auparavant être de celles qui ne ressentaient jamais de sensations passionnées aussi intenses. Mais dès lors, le pouvoir séducteur de la gardienne de la tour de la luxure lui renvoyait en pleine figure qu’elle restait comme tous les êtres humains.

Ce que Jade lui souffla à l’oreille la fit redescendre un peu sur Terre – si cette expression était valable à Dreamland – tandis qu’elle regardait avec déception Asmodée s’éloigner, enviant Lys et Selene d’avoir le privilège de la suivre. Ainsi il s’agissait de la femme dont il était question sur le Sans-nom ? Elle comprenait que le capitaine ait succombé à son charme et se dit qu’il avait bien été stupide de chercher à la tromper. Une créature de cette envergure, avec tant de classe et de charisme, on devrait plutôt chercher à la conserver jalousement non ?

Qu’importe. La vampiresse disparue, Melena reprenait ses esprits et se sentait effrayée de son élan d’admiration. Depuis quand était-elle sujette à ce genre de choses ? Baver devant la beauté d’une personne jusqu’à en perdre l’usage de son corps, c’était pathétique. Irritée par son propre comportement, son dévolu fut rejeté sur la préadolescente qui venait d’accoster maladroitement Jade. La necrophobe détailla la borderline des pieds à la tête, constatant que sa transformation n’était pas habituelle avant de lui demander avec une colère injustifiée :

- Qu’est-ce que tu veux Myi-myi ?!

L’irlandaise ne saurait apparemment pas tout de suite ce que lui voulait sa compagne de cellule, car la porte du sous-sol venait de se rouvrir, laissant entrer un homme qui apparaissait comme un boudin irrécupérable en comparaison à Asmodée. Son sourire couplé avec sa tunique rose lui donnait l’air d’un simplet moins futé que les écureuils qu’il avait sous les bras. Quand le regard de Bénificcus fit halte sur Yoru pour ensuite balayer toute la cage d’un œil intéressé, Melena sut que la suite n’allait pas lui plaire.

- Ne me dis pas que…

Mais sa phrase destinée à son amie fut avortée, car effectivement, le sextusien bien en chair venait de l’acheter elle et ses compagnons d'infortune. Après avoir souhaité suivre Asmodée dans un élan de désir incontrôlé, être acquise par un bonhomme grassouillet alors qu’on avait l’esprit libre était une claque monumentale. Incapable de bougée, clouée sur place par son désappointement, le garde chargé de les faire sortir réveilla la necrophobe d’une calotte légère mais bien placée : il ne fallait pas abimer de la marchandise fraîche. Contrainte de se lever, l’irlandaise reçut comme les autres un collier en acier qui lui couta une humiliation de plus. Il n’avait pas suffit qu’on les capture comme des bêtes et qu’on les force à porter des vêtements grotesques, voilà qu’on l’attachait en laisse comme un animal. Pour signaler sa présence à Jade qui avançait la tête basse, mais aussi pour se rassurer elle-même, elle posa l’une de ses mains pâles et tremblante sur l’épaule qui lui faisait face, retenant avec peine les nouvelles larmes qui menaçaient de jaillir. A cet instant, leur petite file indienne passait devant la cage où se trouvait Elie. La jumelle jeta à Melena un regard emplie d’une haine muette qui la fit frissonner. Elle libéra son étreinte et son bras retrouva sa place ballante le long de son corps, avant de baisser les yeux à son tour. Elle se sentait nue, souillée, si vide de consistance que seul le fer froid contre la peau de son cou lui rappelait qu’elle n’était pas immatérielle et invisible.
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Zephyr Skies
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Le trouble de stress post-traumatique

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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 21:00

Zephyr reprit ses esprits peu à peu.
Sa joue gauche la gênait étrangement. Quand sa main vint effleurer celle-ci, sa bouche grimaça de douleur.

* Pourquoi ma joue est-elle enflée ? Qu'ai-je bien pû faire encore ? *

La jeune traumatisée essaya de remettre un peu d'ordre dans ses idées. Les souvenirs lui revinrent doucement. Alors comme ça, Dakota avait faillit se suicider ? Cela était difficile à croire, elle qui parraissait si forte... Ses yeux cherchèrent la jeune fille du regard et la trouva regardant dehors. Tous ses congénères avaient faits de même et personne ne parlait.

- Que se passe-t-il ?

Aucune réponse. Tous regardaient avec attention ce qui se trouvait de l'autre côté des barreaux. Zephyr allait répéter sa question quand elle la vit. Asmodée, la reine de Sextus. Cette femme dégageait une telle sensualité que même la jeune fille en resta bouche bée. Son regard avait quelque chose de félin et ses mouvements étaient fluides, souples, gracieux... Cette dernière était en grande discussion avec les Capitain du SM qui semblait insensible à son charme ravageur. Mais bon dieu, comment faisait-il ?
Les yeux de la charmante femme se détournèrent de son interlocuteur pour se concentrer exclusivement sur les voyageurs. Elle semblait sonder les occupants de chaque cage afin de déceler les esclaves qui lui conviendraient. Puis finalement, elle arrêta son choix sur des gens que Zephyr n'avait jamais vu. Une fois la reine partie, suivie des voyageurs, un brouhaha s'éleva. Finalement, un deuxième cortège partit, précédé par un bonhomme étrange, habillé de rose.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 22:01

- Père ! Vous aviez promis !

La voix qui venait de percer le silence laissé par le départ du dernier lot était impérieuse et désagréablement aiguë. Elle appartenait à une enfant de tout juste 10 ans qui fixait sur son père un regard farouchement butée en le trainant par la main depuis l'escalier qui menait au sous-sol. Petite, maigrelette et pleine de tâches de rousseur, sa blondeur et ses yeux verts contrastait d'une manière choquante avec l'aspect de son paternel. Celui-ci était grand, massif et ses cheveux longs tout comme ses cheveux étaient d'un noir de jais. Il était drapé dans une longue toge blanche à l'instar du garçon qui le suivait et qui devait être son fils.

- Cela suffit Alésia. J'ai promis d'acheter un lot d'esclaves mais il est hors de question d'en prendre deux. Où les logerions nous ? Et qui s'en occuperait ? Tu les jèteras bientôt comme des jouets usagés, sois raisonnable.

Malgré son ton ferme on comprenait que l'homme avait un mal fou à refuser quoi que ce soit à sa fille, et celle-ci en profitait bien. Son frère jusqu'alors muet profita de l'occasion pour faire entendre sa volonté d'une voix fluctuante d'adolescent en pleine puberté qui s'accordait merveilleusement avec son visage envahi par l'acné.

- Je veux des femmes père... souvenez vous. Des belles de préférence, avec des gros...

- Je sais Frisotin, je sais. Maintenant faites silence, je dois aller parler affaire avec le fournisseur. Restez tranquilles et ne me faite pas honte.

Sur ces mots il abandonna ses enfants près de l'escalier pour s'avancer, examinant les esclaves d'un œil critique. L'animalerie se vantait de posséder aujourd'hui des spécimens rares, mais à bien y regarder ces « voyageurs » ne semblaient pas bien différents d'eux. Il serait bien curieux de découvrir leurs dons qui feraient à n'en pas douter la joie de sa famille.

Il commença à passer les esclaves en revue avec une moue dubitative, le visage fermé. La premier lot aurait pu être intéressant s'il n'y avait pas eu cette marchandise abimée. Les cicatrices que présentaient se garçon étaient tout bonnement répugnantes, probablement un article soldé. Les deux cellules suivantes étant vides, il passa à la 4ème et son visage dur s'éclaira d'un sourire en coin. Les quatre femmes et les deux hommes qui s'y tenaient étaient tous bien fait de leur personne et les demoiselles possédaient des attributs certains qui devraient ravir son fils au possible.

Le prix du lot était élevé, mais que ne faisait-on pas pour sa marmaille ?

Marcus, car tel était son nom (spéciale dédicace à Maxim =D ), se dirigea vers Georges Mikles afin de conclure l'affaire avant qu'un opportun ne lui passe devant en ne lui laissant comme choix que cet affreux bonhomme couvert de griffures.

- Je prends ceux là.

Pas une parole de plus ne fut prononcée alors qu'une bourse bien remplie changeait de main et que les hommes de main du Slavedog Millionnaire tirait les voyageurs de leur cellule pour leur faire enfiler leur nouveau collier et les pousser vers la sortie, en une file indienne bien pathétique. Au moment d'arriver près des deux capricieux enfants, Frisotin détailla la plastique des donzelles avant de lâcher dans un sourire pervers :

- Juste comme je voulais !

Jeremiah, Lalia, Kate, Odilia, Cyanur et Jesse n'eurent plus alorsqu'à suivre leur nouveaux acquéreurs vers leur demeure, qu'ils le veuillent ou non...
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Shannon Ciccone
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mar 15 Juin - 23:20

Toujours dans son coin, Shannon continuait à fixer le vide. Elle voulait pleurer toutes les larmes de son corps, laisser son visage s’enlaidir naturellement, sa bouche se décomposer, ses yeux couler sous les larmes. Mais ce n’était pas possible pour la simple et bonne raison qu’on la haïssait sans qu’elle n’ouvre la bouche, et même si elle n’avait pas envie de faire le moindre effort pour remontrer dans l’estime de ces couillons, elle n’avait pas non plus envie de s’enfoncer. On la méprisait déjà bien assez.

Non, en fait, Shannon avait décidé d’agir naturellement. Elle réagirait de façon naturelle, sans artifice, que cela plaise ou non. C’est pourquoi elle ne s’était pas donnée en spectacle, ce qu’elle aurait fait avec plaisir auparavant, sans pour autant être vulgaire.
De ce côté-là, on pouvait dire tout ce que l’on voulait : Shannon ne s’était jamais déshabillée purement et simplement, ça non. Elle ne se serait pas foutue à poil, car alors elle n’aurait plus rien eu à cacher et elle seule savait à quel point son corps pouvait avoir de l’importance.
Mais justement, son corps avait fait les frais de sa perfection, et elle s’en était servie pour obtenir la protection d’un taulard pervers. C’est pourquoi elle ne s’était pas déshabillée : elle avait honte. Tout ce qui se rapportait au sexe lui donnait désormais envie de vomir.

Elle aussi. Y avait-il une différence entre Shannon Ciccone et une prostituée venant rendre visite à un taulard pour lui offrir un peu de plaisir charnel et de réconfort ? Ce qu’elle pouvait être pitoyable… Elle était même sûre que tous ses compagnons de cellule ne soupçonnaient même pas cet acte, car personne n’en était capable. Ce n’était tout simplement pas imaginable que quelqu’un puisse s’offrir à Liam. Et pourtant, elle l’avait fait.

La jeune femme contemplait ses talons, tout ce qui lui restait. Elle avait perdu son honneur, et même son maquillage se faisait la malle, bien qu’elle retienne docilement ses larmes. Sa coupe n’en était plus une et elle avait dû abandonner ses vêtements. Espérons qu’elle puisse au moins les garder…
Son petit caprice quant à ses chaussures lui vaudrait sûrement quelques remontrances de ses collègues, mais qu’en avait-elle à foutre ? Ils étaient déjà partis du mauvais pied à partir du moment même où leurs yeux s’étaient posés sur son visage et sur sa bouche demi ouverte qui laissait voir ses longues dents. Et son menton, alors, qui à lui seul était d’une arrogance ! Elle semblait constamment jauger les gens, avec cette expression qui pourtant était naturelle.

C’était d’ailleurs celle qu’elle arborait en regardant les blessures du jeune homme qui venait de se changer. D’ailleurs, elle se rappela qu’elle le connaissait : elle avait tenté de le ranimer en le giflant, et elle avait aimé ça. Elle aurait aimé qu’il retombe dans les vapes pour pouvoir taper sur quelque chose à nouveau, mais tout ce qu’elle éprouva à la vision de ce corps mutilé c’était du dégout. C’était tout bonnement répugnant…
Elle préféra détourner son regard pour le rapporter à ses talons. Pas la peine de se faire détester encore plus qu’elle ne l’était déjà… Et là, Shannon se rendit compte qu’elle agissait en faveur des autres, alors qu’elle s’était promis de ne pas le faire ! Mais qui était-elle pour le juger ? Il n’avait pas offert son cul au premier venu, lui… A moins que… Non, elle en doutait.

Shannon croisa rapidement Asmodée du regard. Cette fille était une bombe. En regardant de près, elle n’était pas très jolie, mais techniquement et dans l’ensemble elle était tout à fait désirable. Si Shannon avait été un mec, elle aurait sûrement déchiré son slip. Un peu comme Liam…
Quelle horreur ! Elle revoyait désormais le relief qui ne cessait de se former au niveau de son entrejambe dès qu’elle était à ses côtés. Bon, c’était beaucoup dire, mais à chaque fois qu’elle le provoquait, en tout cas.

La blonde voyait peu à peu certains groupes d’esclaves partir, et, encore une fois, se sentir rejetée par ceux qui ne les choisissaient pas, surtout lorsqu’elle entendit qu’ils avaient besoin de femmes. N’en était-elle pas une ? Et quelle femme ! Elle avait la beauté, que leur fallait-il de plus ? Dans ce cas-là, ils ne cherchaient non plus des femmes mais des grosses têtes. Ils pouvaient donc se tourner vers des matheuses du genre de Dakota, mais une vraie femme ne se prenait pas la tête avec autant de conneries inutiles. Une vraie femme était belle.
Mais l’acheteur potentiel sembla vite dégouté par les cicatrices du jeune homme. Shannon ne pu s’empêcher de pester à l’égard de son comparse, l’air méprisant.

D’ailleurs, dans le dernier groupe d’esclaves choisi, elle cru apercevoir la brune avec qui elle s’était pris la tête dans le Slavedog Millionnaire, cette espèce d’arrogante qui l’avait prise en pitié et lui avait offert un biscuit, qu’elle avait depuis mangé. Ce qu’elle détestait ce genre de trucs… Elle ne savait plus si elle devait la détester ou l’apprécier, mais il était sûr que sur le moment elle la détesta de toute la haine possible. Encore une fois, elle avait été choisie, juste comme avec le capitaine, qui l’avait jugée digne d’aller dans son bureau.

Pourquoi Shannon moisissait-elle encore dans cette cellule alors que tout le monde partait ? Pourquoi le capitaine ne l’avait-il pas choisi pour l’emmener dans son bureau ? Elle valait bien mieux que toutes ces nénettes. Mais pourquoi Liam l’avait-il choisie ? Ou plutôt, pourquoi avait-elle fait ce choix, comme tous les choix qu’elle avait faits dans sa vie ?
Son choix le plus débile restait tout de même celui de se conformer à cette image moderne de la femme, à savoir une jolie blonde stupide. Comme elle se détestait ! Comme elle se donnait des envies de meurtre ! C’en était trop, elle se sentait totalement stupide et inutile, elle comprenait désormais les autres et elle se mit à couiner. C’était tout ce qu’elle savait faire.

Elle pleurait tellement qu’elle avait l’air de ne plus savoir par où commencer, comme si les raisons de ses plaintes s’accumulaient se bousculaient au portillon, comme si elles étaient toutes plus rageantes et pitoyables les unes que les autres.
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Janna Lewis
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mer 16 Juin - 3:16

Le beau Johnny Depp caressait doucement la main de Janna. Il avait un peu le look Jack Sparrow ce qui rappelait fatalement de mauvais souvenirs après les évènements en mer... Mais qu'importe... Quel bonheur... Après tant d'épreuves... Qu'il était bon de se relaxer un peu et de se faire masser la paume... Quelle fougue ce Johnny... Les caresses sur la main de Janna s'intensifiaient... Oh oui Johnny...Elles étaient de plus en plus rapides, de plus en plus fortes... Elles devenaient...

...devenaient...


DOULOUREUSES en fait!

Janna ouvrit les yeux et se releva en sursaut comme sous la décharge d'un taser. Elle retira sa main de l'emprise d'un... gamin qui semblait s'amuser à lui racler la peau avec un coutelas à travers les barreaux de la cage... Que s'était il passé?? Ou était Johnny Depp?? Johnny n'était qu'un rêve... Et hélas elle ne rêvait plus. La morve au nez de ce garçon qui lui raclait encore la main il y a deux secondes était bien trop réelle... D'ailleurs qu'avait il tenté de faire avec sa main et un coutelas? Peut être valait il mieux ne pas savoir... Elle le dévisagea un long moment, massant sa paume endolorie, jusqu'à ce que celui ci se fasse rappeler à l'ordre par son père (et perde par la même occasion le combat de regard qui s'était alors engagé).
" Héhé, je n'ai encore jamais perdu de combat de regard minimoy! Reviens prendre ta raclée quand tu veux !"Cria t-elle d'un ton triomphant à l'adresse de l'enfant qui avait déjà disparu dans la foule qui se pressait pour observer la marchandise.
*Mouais bon...ce n'est peut être pas la peine de se réjouir pour une victoire aussi minable... Alors c'était lui mon Johnny Depp? Faut dire que sa morve au nez a quelque chose d'appétissant...* pensa t-elle, sourire en coin, avant de se retourner et de contempler la situation dans laquelle elle se trouvait maintenant.

Alors ça y est? C'est ça le marcher aux esclaves? Elle se laissa glisser contre les barreaux, soupirant longuement ne prêtant aucune attention aux habits posés non loin d'elle. Son regard s'attarda sur des visages qui ne lui disaient rien ou pas grand chose, puis... un visage familier! Seulement un ! Mais un c'était déjà beaucoup! Précieux même!

*OH DAKOTA !!!* Elle sourit intérieurement, son cœur se serra. Joie dans la misère... Elle n'avait pas eu l'occasion de créer un énorme contact avec Dakota dans les cuisines de Slavedog où elles s'étaient rencontrées pour la première fois. Néanmoins, elle avait une certaine affection pour la jeune fille depuis lors. Outre le moment d'horreur ou elle et Barbie s'étaient transformées en... PASSONS ! N'y pensons plus... Qu'étaient devenues Jade et la Barbie grandeur nature à présent? déjà vendues?

Elle s'approcha doucement de Dakota, et tout en s'avançant elle s'aperçut que celle ci était habillée d'une bien drôle de façon. Troublée elle observa un moment les autres personnes présentes dans la cellule.

Ce fut peut être à cause du stress ou peut être à cause d'autre chose, mais Janna ne put s'empêcher de partir d'un grand rire. Elle se calmait puis regardant à nouveau les accoutrements complètement ridicules qu'arboraient l'ensemble des prisonniers réveillés de la cellule et rigolait de plus belle. Elle se ravisa enfin quand elle comprit par les regards désabusés de ses compagnons d'infortune qu'elle devrait porter la même chose.

*heum... ça va être tendu... Personne ne dois voir le Teddiursa tatoué sur ma fesse gauche !*

"Salut " dit elle à l'attention de Dakota une fois un peu plus proche d'elle. Il était déjà difficile de maintenir son calme dans une cage, alors qu'est ce que ça devait être accoutré d'un string et d'une bande de tissu! Cependant Dakota semblait parfaitement arriver à garder son sang- froid... En apparence du moins. C'était tout aussi rassurant que déconcertant. Comment pouvait elle garder son calme? Paniquer ne sert à rien certes mais paniquer est humain! Nous en arrivons donc à la conclusion que Dakota n'est pas humaine! Elle finit par attraper un pan de tissu et l'analysa de plus près. Elle fixa ensuite un point dans le vide laissant tomber le tissu nonchalamment sur le sol avant d'ajouter.

"Que penses tu qu'ils me feront si je décide de me révolter contre la mode locale?"

Elle avait lancé ça sur le ton de la plaisanterie, une pointe d'amertume perceptible dans la voix. Puis avant qu'elle ne puisse faire d'autres blagues douteuses l'atmosphère changea d'un seul coup d'un seul. Une femme à la beauté abrutissante avait fait son apparition.
*Mon dieu faites qu'elle m'achète.*
Janna regretta instantanément cette pensée... ou avait elle la tête? Elle n'était pas là pour se faire vendre !! Enfin... si... mais... elle n'avait pas à consentir à de telles choses!! Et ne devait pas se mettre à désirer se faire acheter! D'ailleurs fort heureusement dieu n'était pas à l'écoute aujourd'hui... elle ne fut pas dans le lot des élus !
Mais ce ne fut pas sans une pointe de déception refoulée qu'elle regarda les "esclave-élus" partir à la suite de cette femme mirage d'une beauté fatale...
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mer 16 Juin - 14:46

Il était un homme sombre, au regard sévère, tout autant que son visage de marbre. Il n'était pas foncièrement moche, mais il n'était vraiment pas beau. Son menton se prolongeait anormalement sous sa mâchoire, enfouie sous une barbe continuellement mal rasée. Elle ne poussait pas aurait-on dit, mais restait bloqué à ce stade de première pousse. La partie basse de son visage était donc noyée sous un nuage sombre. Le teint cireux n'arrangeait rien, d'autant que quelques rides, sexy sur d'autres, le rendait plus vieux qu'il ne l'était. Impossible de déterminer son âge à son physique, et d'ailleurs, personne ne le connaissait vraiment. Il se tenait discrètement sous une cape recouvrant entièrement son corps, reconnu de mauvais goût par la population de Sextus qui n'osait pas franchement l'affirmer, une cape donc d'un bordeaux très sombre. Nul ne savait pourquoi, alors qu'il voulait visiblement être le moins vu possible, il se coiffait d'un chapeau d'Arlequin avec une plume d'autruche. Un homme mystérieux s'il en est... aussi étrange que riche.
Il était homme d'affaire aux dents longues... très longues. Parmi son actif il avait tout simplement la meilleur vigne de Sextus, donc autant dire du monde, qui produisait chaque année un millésime se vendant à prix d'or. Aucune cave digne de ce nom n'avait pas au moins une bouteille de Bergerac. S'il n'y en avait pas, ce n'était pas une cave à vin, mais un vulgaire casier parmi d'autre. Dans une ville comme Sextus, avoir la main sur le marché de l'alcool de luxe et de luxure, c'était avoir un peu de pouvoir sur elle. Cet homme s'appelait monsieur de Bergerac. Tyrano de Bergerac.

Il avait en face de lui un homme d'une tête plus grande que lui, et qui faisait réussite dans les affaires. Un modèle de réussite pour tout les entrepreneurs en herbe pensait-il, et bon rival s'il tenait à le devenir. Il sortit de sous sa cape un petit coffret de facture simple, mais d'un bois de qualité... de l'ébène. Il l'ouvrit et en sortit un verre à vin et une fiole aux couleurs du coffret, gravée des lettres TdB en or. Il sortait son service avant de conclure une affaire. Il se versa une bonne rasade d'un millésime vieux de 6 ans et pris le temps de le sentir... puis de le boire. D'une voix monocorde il lâcha enfin :

« Affaire conclue, donc. Signons immédiatement les papiers, et vous voilà un homme plus que riche. »

Il ne perdit pas plus de temps ici. Il chargea ses hommes de mains engagés pour l'occasion de conduire les esclaves jusqu'à la propriété.

C'est ainsi que Dakota, Daisy, Lou, James, Janna, Johann et Zephyr quittèrent sous bonne garde leur cage pour retrouver la lumière du jour.
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mer 16 Juin - 17:33

- Je n'ai que treize ans, normal d'être petite. Si c'était censé être vexant t'as raté ton coup. Sans parler du fait qu'on ne peut parler de nanisme que si l'individu fait au moins 20 % de moins que la taille moyenne normale, ce qui n'est pas mon cas.

Dakota détourna son regard froid de la silhouette de James avec un mépris mortifiant, juste au moment où la blonde qui avait posé la question stupide ne touche sa main. Elle la retira avec un regard noir, et quelques secondes plus tard à peine, la demoiselle perdait connaissance dans un concert de frisson. L'adolescente ne pu s'empêcher de regarder le corps de cette fille puis sa main alternativement en se demandant si elle ne venait pas de se découvrir un nouveau pouvoir. Si tous les gens qui la touchaient tombaient dans les pommes ça lui éviterait probablement quelques désagréments, mais ça n'avait tellement pas de sens vis-à-vis de sa pathologie qu'elle n'en était sûrement pas responsable.

Ça devait être cette nana la cause de tout, elle n'avait donc qu'à se débrouiller avec son malaise. Si toucher les gens la mettait dans cet état, il ne fallait toucher personne. Heureusement que ça n'affectait qu'elle... enfin, quoi que. A bien y réfléchir, Dak' se sentait plus légère, comme si elle avait oublié quelque chose d'important, de lourd et de tragique. Une chose qu'il valait mieux oublier. Pour la peine elle en serait presque devenue un poil plus agréable, c'est pourquoi elle ne pu s'empêcher de sourire quand Jules assena une bonne claque vigoureuse à la pauvre Zephyr inconsciente (chacun sa définition du mot « agréable » hein !).

L'attention de l'adolescente fut soudain captée par l'entrée d'une femme tout bonnement... fascinante. Elle semblait avoir prise sur toute la salle, même elle n'y restait pas indifférente. Ça lui rappelait le pouvoir de cet imbécile de Kalyss, car ce ne pouvait être qu'un pouvoir. La gamine ne s'intéressait pas le moins du monde au relationnel et encore moins à tout ce qui avait trait à l'amour et au sexe, pourtant elle avait une folle envie de s'offrir à cette femme.

C'était artificiel, malsain et tordu, elle résista donc autant qu'elle le pouvait à l'attraction de la reine de Sextus, son front se couvrant de sueur froide. Une fois la belle ayant jeté son dévolu sur un groupe et étant repartie d'où elle était venu, Dakota se permit une grande inspiration afin de retrouver le contrôle de ses émotions. Elle n'aurait jamais supporté de vivre à proximité d'Asmodée, sa raison et son cœur se seraient tellement fait la guerre que sa santé mentale se serait brisée. Elle préférait largement être achetée par ce petit bonhomme rond comme une barrique, même par cette fratrie capricieuse mais non, ils ne voulaient pas d'eux non plus.

L'adolescente se surprit même à espérer que personne ne veuille d'eux, mais elle revint bien vite à la réalité lorsque la voix d'une personne qu'elle connaissait s'éleva. Janna... pour avoir épluché une bonne tonne de pomme de terre en sa compagnie elle commençait à la connaître. Une fâcheuse manie d'entasser tout le bric-à-brac qui lui passait sous la main, mais elle en restait néanmoins relativement censée.

Sa compagne de cellule réprouvait visiblement autant la mode locale que les autres et lui demanda avec une pointe de naïveté ce qui lui arriverait si elle refusait d'enfiler leur fatras transparent.

**Des choses que tu n'aimerais pas.**

Elle se retint d'exprimer tout haut sa pensée, se contentant d'enrouler l'un de ses mèches abimées autour d'un de ses doigts maigres tout en pesant ses mots.

- Salut. Je pense qu'ils te les enfileront si tu ne le fais pas toi même. Vu les coutumes locales vaut peut-être mieux pas, m'est avis.

Dakota ne su pas si c'était ses paroles qui avaient motivé Janna, mais sa camarade se retrouva habillée de pied en cap à peu près au moment où un homme étrange, enroulé dans une cape bordeaux et portant un ridicule chapeau à plume, sembla porter intérêt à leur cellule. Il ne lui fallut que quelques minutes pour que les sommes changent de main sous l'œil suspicieux de Dak' qui eut aussitôt le droit de tester une nouvelle mode vestimentaire : celle des colliers métalliques reliés entre eux par une corde épaisse.

Ils furent tous tirés de leur trou à rats, Dakota calée entre James/Jules et Janna. Autant dire que depuis sa place elle ne voyait pas grand chose d'autre que le dos large du schizophrène et que ce n'était pas plus mal. La petite voix au fond d'elle lui soufflait d'ailleurs qu'elle avait peur, vraiment peur d'avoir peur de ce qui allait lui arriver.

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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mer 16 Juin - 18:48

Franck Einstein ajusta ses monstrueuses lunettes aux verres aussi épais que des culs de bouteilles d'une main tout en grattant sa tignasse rousse ébouriffée qui n'avait visiblement pas connu la main d'un coiffeur depuis de trop nombreuses années. L'homme petit et rachitique tira de sa blouse trop grande et couverte de tâches et de trous un vieux carnet, griffonnant quelques notes tirées de l'observation du peu de spécimen qu'il restait.

Forcément, avec un si long voyage depuis Techyo il était arrivé après les autres qui s'étaient déjà bien que trop largement servis. Il ne restait plus que deux lots de voyageurs, le choix serait donc vite fait. Ses yeux déformés par ses binocles énormes clignèrent plusieurs fois alors qu'il examinait ses deux choix possibles. Il fallait prendre le groupe le plus varié au niveau démographique, afin de recueillir les résultats les plus complets possibles. C'était important ça, là précision quand on était un scientifique. Pas comme ce Newton qui balançait ses théories farfelus sans aucune preuve concrète.

On ne la lui faisait pas à lui ! Les lamas responsables de l'équilibre de l'éco-système Dreamlandien... et puis quoi encore...

Ses idées s'égaraient au fil du temps, les pages blanches de son carnet se couvrant peu à peu de son écriture en patte de mouches à peine lisible. Il finit par observer ses conclusions en se grattant la barbe. Oui, il n'y avait pas d'autre choix, c'était évident.

L'homme se traça un chemin jusqu'à Georges Mikles à coups de carnet dans les côtes des autres acheteur, et ne perdit pas de temps en blabla inutile pour faire part de son désir d'acheter l'un des lots. Ils réglèrent l'aspect financier, et alors qu'on attachait ses nouveaux esclaves par leurs jolis colliers il tenta tout en replaçant la monture de ses lunettes sur l'arrête de son nez :

- Vos voyageurs au fait... ils sont garantis ? Devant le visage amusé du capitaine Franck haussa les épaules de dépit, Non, j'aurais dû m'en douter. C'est toujours la même chose, avec ces marchandises exotiques...

Il faussa compagnie à Georges, faisant signe à sa foule d'apprentis de guider ses nouveaux cobayes vers les chariots de transport situé devant l'animalerie. Alexander, Elie, Moriccio, Dean, Adam, Christopher et Tulla auront le plaisir de partir en voyage vers Techyo !
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mer 16 Juin - 19:38

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, étendue sur le sol froid de la cellule Elie eut comme une impression de déjà vu. Depuis combien de temps s'était elle réveillée à même le sol dans ce monde étrange, avec son propre corps ? Elle aurait été incapable de le dire, surtout avec ce mal de tête qui n'aidait en rien. Elle se redressa à l'aide du mur, tenant sa tête de sa main libre avant de jeter un coup d'œil aux alentours. La lumière du jour ne filtrait pas, ils devaient être dans un sous-sol, peut-être d'un magasin... car tout ça avait bien l'air d'un marché aux esclaves. Les voyageurs n'étaient pas les seuls à être vendus aujourd'hui apparemment...

L'idée d'être achetée, bien que ne lui faisant pas plaisir, était loin de traumatiser la brunette. Après tout tant qu'elle restait avec Jade tout irait bien ! Elle jeta un regard circulaire sur ceux qui se trouvait dans la pièce avec elle et se figea d'effroi. Pas la moindre trace de son double, nulle part. Elle fit tout de même plusieurs fois le tour de la cellule en bousculant quelques personnes au passage, la colère et l'inquiétude montant en elle. Ils avaient osé les séparer ! Georges était vraiment un...

- Toi t'es vraiment un beau salop ! Ne pas nous laisser libre pour te remplir les poches c'est une chose, mais où t'as foutu Jade ?! s'écria l'adolescente à l'adresse du capitaine, les mains tellement crispées sur les barreaux que ses jointures en blanchissaient.

Elie était vraiment hors d'elle, après tout elle vivait et existait pour Jade, alors que ferait elle une fois seule ? Qu'arriverait-il à sa moitié ? Son regard fébrile parcourraient les cages d'en face mais ne tombait sur aucun visage connu, en désespoir de cause elle ferma les yeux pour envoyer un message télépathique à Jade, dernier moyen de se rassurer.

** JADE ! T'ES OU ? JADE !**

La brunette poussa un soupir de soulagement quand la voix de sa jumelle s'éleva dans l'enclos de son crâne, lui disant qu'elle n'était pas... seule ? Qu'elle était avec Melena ? La mâchoire de la mauvaise jumelle se crispa tandis que son cœur se noyait sous une vague de jalousie. Alors elle l'avait si vite remplacé ? Après Maxim elle trouvait cette fille ? Elle avait quoi de plus qu'elle au juste ?! Elle ne porta dès lors plus aucune attention aux paroles de Jade qui cessèrent bientôt faute de réponse. La rage la consumait, déformant son beau visage.

Ce fut le contact glacial et le picotement de la grêle contre son pantalon qui la tira de ses sombres pensées. Elle jeta un regard noir au manchot dont la réplique eut le dont de la mettre un peu plus sur les rotules si c'était possible. Elle siffla entre ses dents, la voix chargée de venin :

- Mais bien sûr que si, des mecs qui font tomber la grêle j'en vois à chaque coin de rue mec ! Totalement banal !

Elle se détourna d'Alexander après avoir remarqué sa tenue, tombant bien vite sur un petit monticule de vêtements qui devaient leur être destiné. C'était ni plus ni moins l'exacte réplique de ce qu'elle avait déjà porté pour les jeux, elle mit donc un peu moins de mauvaise volonté que les autres à entrer dans ces horreurs transparentes sans même chercher à se cacher. Après tout on voyait son corps avec ou sans les vêtements, alors autant faire un peu de naturisme, elle n'en mourrait pas. Au moins c'était volontaire, pas comme ce regrettable incident dans la cabine du capitaine.

Elle fut en tenue juste à temps pour l'arrivée d'Asmodée qui la laissa sur le cul, comme tout le monde au point de ne même pas remarquer qu'elle avait eu le mauvais goût d'acheter ce violeur de Liam. Les acheteurs défilèrent dès lors, collant leurs faces porcines aux barreaux comme de stupides touristes en visite au zoo. A la seule différence qu'ils ne leur balançaient pas des cacahuètes. Une silhouette parmi les autres attira son attention, car ce n'était autre que Bénifficus et son formidable bidon semblant défier la gravité. L'adolescente se surprit même à sourire à cette vue.

Au moins ceux qui seraient achetés par ce gars ne seraient pas des esclaves sexuels, et c'était un avantage non négligeable. Le hasard voulu qu'il porte son choix sur un groupe qui n'était autre que celui de Jade. Lorsque la file indienne passa devant sa cellule et qu'Elie s'en rendit compte, elle fusilla du regard la brune qui tentait de tripoter l'épaule de sa copie conforme. Elle aurait même mit sa main à couper que cette fille préférait les femmes, mais surtout Jade.

Et dire qu'elle ne pourrait pas la protéger ! Elle se contenta donc de faire passer dans son regard sa haine à l'état pur afin que l'irlandaise comprenne ses intentions meurtrières. Cela eut l'effet escompté car l'adolescente ôta brusquement sa main, comme si elle s'était pris un coup de jus. Elle avait intérêt à continuer à être sage même une fois sortie de cette vaste blague qu'était cette vente...

Plus le temps passait plus la salle se vidait, et ce qui devait advenir advint : ils trouvèrent un acheteur. Un binoclard aux allures de savant fou dont le coiffeur faisait visiblement grève. A moins qu'il n'ai pas plus entendu parler d'entretien capillaire que de technique d'amincissement des verres. Une fois payés on les mit bien sagement en laisse, Elie ouvrant la marche avec Pingu dans son dos. Pour plus de précautions la brunette ajouta à son adresse alors qu'ils se mettaient en marche :

- Si tu essayes ne serait-ce que de frôler mon cul, je te jure que je te coupe la seule main qui te reste. Et je respecte toujours mes promesses.
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Mer 16 Juin - 21:08

L'homme en noir entra. Il ne restait plus que quelques badauds qui hantaient le sous-sol comme des âmes en peine, se maudissant de ne pas avoir de quoi acheter le moindre esclave valable. Du côté de la marchandise spéciale, il ne restait plus qu'un groupe qui n'avait pas encore trouvé d'acheteur. Le regard bleu et froid de l'homme détailla derrière ses lunettes de soleil les derniers voyageurs. Une fille pale comme la mort à l'air fragile, un roux renfrogné, un scarifié à l'air revêche, une brunette qui donnait l'impression de s'être levée du pied gauche, une blonde superficielle en talons hauts et un petit brun chétif aux cheveux trop longs.

Pas étonnant qu'ils n'aient pas trouvé acquéreur...

Mais c'était des voyageurs, donc de la marchandise de luxe malgré leur aspect maladif et exécrable. Et son employeur lui avait bien dit qu'il voulait à tout prix ces individus d'un autre monde, allez savoir pourquoi. Probablement une de ses lubies de riches. N'ayant pas le loisir de choisir, l'homme en noir s'avança avec raideur dans son costume trois pièces pour aller parler affaire avec ce capitaine aux allures de Jack Sparrow.

Il paya sans chercher à marchander, après tout il n'était pas engagé pour ça, et surveilla du coin de l'œil le manège des marins autour des nouveaux jouets de son patron temporaire. Les bêtes, car réduit à cette condition les voyageurs n'avaient plus rien d'humains, se débattaient à peine. Flag trouvait ça fascinant, et ce spectacle ne l'émouvait pas le moins du monde.

Il n'était pas payé pour compatir.

Aldaée, Elijah, Maxim, Brooke, Ken et Gabriel purent enfin quitter la place bons derniers, laissant que capitaine du Slavedog Millionnaire indécemment riche. Ne pas avoir de sentiment à Dreamland rapportait toujours gros.
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Jeu 24 Juin - 20:50

-Non je n'ai pas fait d'études, et mon pouvoir ne me permet pas de guérir les gens..

L'asiatique souffla de manière inaudible:

-Pas encore en tout cas..

Il l'espérait vraiment, être en mesure de soigner les autres, de se soigner ou même de ne jamais pouvoir contracter une maladie. Être immunisé contre tout type de virus, ne plus se soucier de la propreté des choses, ne plus s'inquiéter quand les informations parlent d'une épidémie de grippe, ne plus toucher aux médicaments ni aller chez le médecin, retarder le jour de sa mort en restant en bonne santé le plus longtemps possible. Ne jamais finir comme son père... La remarque de Myia laissa donc un froid dans la conversation qu'il voulut entamer tandis qu'elle partait déjà vers Jade et Melena pour faire ses présentations. Ce sera sans lui alors. L'asiatique perçu cependant les regards de Melena, intrigués, curieux, intéressés non, choqués? ou alors elle avait quelque chose derrière la tête. Le jeune homme ainsi accoutré ne devait pas passer inaperçu en effet. Tout son torse et son dos tatoué, ses bras, son cou, pour les regards extérieur, cela devait paraitre plus que trop. Étrange. Dérangeant, excentrique! Yoru remarqua alors Melena chuchoter doucement quelque chose dans l'oreille de Jade ce qui le conforta dans son idée. Elle avait bien quelque chose derrière la tête, il n'était pas dup ou elle n'était pas discrète. Mais cette attitude ne le choqua pas, c'était bien le caractère de Méléna.. Il ne l'avait pas dans son cœur et de plus en plus elle descendait dans son estime. C'était réciproque de toutes les manières.

Une atmosphère différente et plaisante vint envahir petit à petit l'esprit de l'asiatique qui stoppa sa réflexion. Asmodée était la. Une belle femme, magnifique même, attirante qui dégageait une aura si puissante que l'asiatique en tomba à genoux. Une profonde passion contrôlait l'esprit du jeune homme qui se teint la tête entre ses mains comme si ne rien entendre conjurerai le sort. Yoru ne pouvait détacher son regard de cette femme, il voulait malgré lui se donner tout entier à elle, être choisit, il était prêt à mourir pour elle s'il le fallait. Cette emprise ne cessa que lorsqu'Asmodé s'éloigna enfin. La gardienne de la tour de la luxure ne l'était pas pour rien. Yoru au sol pouvait enfin reprendre ses esprits et d'un regard circulaire s'assurer que la gardienne était bien partie, il remarqua aussi que ses compagnons de cellules étaient dans le même était que lui.

-C'était quoi ça bordel..

Quelques minutes plus tard, la trappe s'ouvrit et des hommes vinrent les chercher.

-Ça y est.. on a été acheté.. C'est pas vrai..

S'ouffla Yoru qui recula au plus loin dans la cage, prêt à riposter et plaçant ses mains au devant il lança:

-Vous me toucherez pas avec vos sales pattes! BARREZ VOUS!! ME TOUCHEZ PAS! JAMAIS JE SERAI UN ESCLAVE! JAMAIS!!

La lutte était inégale, il avait beau se débattre, donner des coups et crier autant qu'il voudrait, si l'un des gardes le tenait l'autre le muselait. Il fut vaincu. Etre attaché avec un collier comme un chien, puis trainé comme une chose par une laisse, devenir un pantin promis à un avenir dégradent: Yoru ne pouvait pas le croire, il n'y croyait pas. Son regard exprimait maintenant une haine constante, envers et contre tous. Les autres qui se laissaient faire le répugnait. C'est les sourcils froncés, les dents serrés et l'esprit contrarié qu'il fut enfin extrait de la cage. Son seul objectif: S'enfuir!
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !   Ven 25 Juin - 21:53

Visiblement, l’humour de la jeune Myia était tombé à plat puisqu’elle ne lui rendit pas la pareille. Son nom resterait donc un mystère. Ce détail n’avait que peu d’importance et elle ne s’attarda même pas sur son image que seule elle pouvait comprendre encore. Myia n’avait jamais rencontré ce James.
La colère injustifiée et subite de Melena aurait pu la faire sourire, mais elle prit sur elle et l’ignora.
La venue de la fameuse vampirella, Asmodée conféra une ambiance toute autre à leur prison froide. Yoru finit les genoux à terre, mains contre tête, et en proie à une douleur violente. L’adolescente refreina son envie de l’aider, elle ne pourrait en rien l’aider.
Melena non plus, ne la quittait pas des yeux. Oui, elle préférait les femmes c’était certain. Myia eu beau la détailler, qu’est-ce qui rendait ses camarades toute chose ? Certes elle était belle, plus belle même que le commun des mortels, mais pas de quoi décrocher la lune. Tout cela la dépassait simplement. Son départ sembla atténuer les ardeurs des prisonniers et des revendeurs. Les premiers parce qu’ils ne finiraient pas en repas, les seconds parce qu’ils avaient satisfait leur maitresse effrayante de beauté.
C’est à ce moment là qu’un autre drôle de personnage fit son apparition dans le paysage sombre. Sa taille était à l’image de sa… beauté physique et de son accent étrange. Une véritable horreur en boîte. Le contraste avec Asmodée aurait pu la faire tomber à genoux pour le coup.
Myia s’amusait déjà à compter ses bourrelets en mouvement. Un… trois… cinq. Le compte allait s’éterniser, alors elle reporta son attention sur Jane Doe qui semblait connaître ce minimoys.
Apparemment il voulait les transportée dans l’arène. Le paysage idyllique d’un colisée parfaitement en état et plein de vie avait rapidement laissé la place à des images plus sanglantes. Elle s’imaginait déjà jetée en pâture aux lions, ou devant combattre contre des ennemis armés jusqu’aux dents. Pire, ils seraient peut-être obligés de faire des bains de pieds aux gladiateurs fatigués.

* Beuh, quelle horreur ! Je préfère encore les vieux morceaux de tissus puants. *

Finalement ce fut la réaction de Yoru qui fut la plus surprenante. La colère s’était emparée de lui et il se débattait comme un singe en cage. Après l’avoir corrigée quand à son pouvoir voilà qu’il perdait toute sa contenance. La scène arracha un sourire discret à Myia, qui redoutait cependant la réaction de leurs propriétaires. Son intuition lui disait qu’il ne serait pas simplement puni en ayant la tête à l’envers et ficelé comme du jambon au plafond.

- Enfin ! On vous attendait presque !

Myia tendit ses mains vers les gardes qui venaient les chercher. A défaut de menottes, elle se retrouva avec un collier froid et lourd autour du coup. Comment la vie humaine pouvait-elle être si méprisée ? De dégoût elle ne répliqua pas, plus par déception que par ego ébranlé. Elle aurait voulu glisser quelques mots à Yoru qui criait toujours, mais c’était peine perdue et son regard noir l’en dissuada sans problème.
Il comprendrait bien assez vite que cette scène signait leur libération. Ils avaient bien plus de chances de s’échapper d’un Colisée plein d’esclaves avides de liberté que de leur cage isolée et sans échappatoire. S’ils n’étaient pas unis dans l’amitié, au moins l’étaient-ils tous dans leur malheur.
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Ils sont beaux mes esclaves ! Ils sont beaux !

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