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 Notre belle famille...

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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Notre belle famille...   Mer 16 Juin - 23:42

La petite famille était grimpée dans un char romain typique, leurs serviteurs restant à pied pour encadrer la file d'esclaves qui devrait de toute évidence se rendre jusqu'à chez eux en se servant de leurs guiboles. Alors que son frère bavait allègrement sur leurs fraiches acquisitions, Alésia de son côté était euphorique et se mit donc à chanter pour l'occasion l'une de ses chansons favorites de sa voix piaillarde de gamine.

- Je m'appelle Frisotin ! Je m'appelle Frisote ! J'aime beaucoup les lapins ! Et moi les carottes ! Je te croise le matin dans tes jolies bottes ! Tu m'attrapes par la main, me montrant ta glotte...

Son frère, Frisotin le bien nommé ne sembla pas apprécier l'hommage et incendia donc généreusement sa sœur sous le regard dépité de leur paternel. Ils étaient vraiment intenables, heureusement qu'il leur portait un amour sans bonne car il les auraient probablement étranglé depuis longtemps sinon.

Lorsque leur caravane atteignit leur demeure, un vaste manoir tout en colonnes grecquo-romaines, la dispute n'en était encore qu'à son début et Marcus fut forcé d'y mettre un terme en ordonnant à ses moutards d'aller prévenir leur mère qu'ils étaient de retour, les bras chargés de nouveaux biens. Ils ne se firent pas prier et sautèrent du char, courant à l'intérieur tout en appelant leur mère à grand renfort de cris.

Le maitre de maison profita de cette paix retrouvée pour distribuer des ordres à son personnel qui s'exécuta aussitôt, et c'est ainsi qu'en moins de 5 petites minutes ils se retrouvèrent plantés dans le hall d'entrée qui était pour le moins impressionnant. Tout y était dorure et marbre blanc à commencer par l'imposant escalier, et la poussière semblait ne jamais côtoyer l'endroit qui transpirait littéralement l'opulence. Des tentures de velours écarlate pendaient de ci de là pour donner un peu de chaleur à l'endroit, tout comme un tapis aux poils si longs qu'on s'y enfonçait jusqu'au chevilles.

Une myriade de soubrettes en toge légère surgirent de nulle part pour débarrasser nos amis voyageur de leur « laisse » pour les remplacer par d'autres colliers métalliques made in Sextus où étaient gravé le nom et l'adresse de leur maitre. Ceux-ci étaient solide et il faudrait un bon forgeron, de l'outillage adapté et quelques heures de travail pour s'en débarrasser. Les bonniches arrangèrent rapidement les tenues des voyageurs et leurs coiffures dégainant brosse à habits et à cheveux afin de rendre les troupes un maximum présentables. Une fois leur tâche accomplie elles s'éclipsèrent sans un mot.

A peine eurent-elles disparues que Marcus s'avança vers une arche sculptée pour y cueillir sa femme qui arrivait en compagnie de ses deux enfants dont le flot de parole ne tarissaient pas. La femme était grande, mince et belle, elle ressemblait à s'y méprendre à une statue grecque avec ses traits réguliers, son regard doux et sa longue chevelure d'un blond cendré. Elle portait une longue toge au tissus léger, presque diaphane, qui ne faisait que souligner son apparence angélique. On se demandait presque comment elle pouvait être la mère de tels enfants.

- Et bien, mon chéri, vous avez dû vider votre bourse pour les satisfaire. Mais si c'est pour les rendre heureux je saurais moi aussi m'en satisfaire.

- Ma douce Hélène, je suis sûr que vous aussi y trouverez grand intérêt... ce sont des voyageurs après tout.

La femme longea les rangs de ses esclaves, un léger sourire aux lèvres avant de saisir la main de Lalia dans les siennes et de l'entrainer vers une pièce adjacente tout en s'assurant que les autres suivaient. Il était plus que temps de leur faire visiter les lieux, après tout c'était leur nouvelle maison.

- Venez mes enfants, que notre demeure soit vôtre.

Elle leur fit rapidement visiter le manoir, terminant sa visite guidée par le dortoir qui leur servirait désormais de chambre. Tout y était simple et sans prétention, mais propre, entretenu et tout à fait digne d'être habité par un être humain. Elle les laissa découvrir l'endroit avant de leur expliquer de sa voix chantante et étrangement apaisante :

- Ceci sera votre chambre, et vous remplirez désormais les fonctions d'hommes et de femmes de compagnie. Cela consisterait plus ou moins à prendre soin de la famille, leur faire la conversation et, j'en ai bien peur, assouvir les quelques caprices de nos fantasques enfants. Je vous laisse vous reposer de vos émotions, sachez seulement que nous déjeunons à midi et que je ne souffrirais d'aucun retard sur votre ponctualité.

Après un dernier sourire elle s'en alla, laissant les voyageurs s'installer et enregistrer ce flot d'informations qui se révélaient bien meilleures que ce qu'ils avaient imaginé de prime abord.
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 17 Juin - 1:03

Jeremiah avait tout d’abord été déçu de ses nouveaux « propriétaires ». Des gosses de riches, pourris gâtés par papa maman…
Ils allaient surement bien s’entendre avec Lalia.
Ou pas, les petits bourgeois avaient tendances a se tirer dans les pattes.

Ses préjugés avaient fondus comme neige au soleil quand ils étaient arrivés en vue de la demeure, ce n’étaient pas des petits riches. C’était des petits extrêmement riches.
Comme ses compagnons il se laissa guider dans le palais et ne broncha pas quand les servantes changèrent leurs colliers.
La maitresse de maison les conduit dans leurs nouvelle chambre.

Soit, les chiens de la maison partageraient la même niche, ça lui faciliterais la tâche si de futur mise au point étaient nécessaires.
La femme leurs donna quelques indications et se retira, sans au préalable laisser son regard couler sur le corps du sociopathe.
Regard qui n’échappas aucunement a l’intéressé qui laissa paraitre un sourire discret a l’intention de sa nouvelle maitresse.
Une fois qu’ils furent seuls, Jeremiah se tourna vers ses compagnons d’infortune.

-Je ne sais pas pour vous mais je compte bien tirer avantage de cette situation, vous faites comme vous voulez mais si vous devez agir faite le discrètement.

Sa voie tenait du murmure, les murs avaient peu être des oreilles ici.

-Autre chose, agissez intelligemment et évitez d’emmêler vos pions si vous souhaitez vous en sortir indemnes…

Son ton s’était fait froid, laissant ses camarades déterminer par eux-mêmes la nature de la menace.
Reprenant son sourire il se tourna vers la sortie de la pièce, a peine avait il fait trois as dehors que deux soubrette firent leur apparition.

-Mesdemoiselles.

Il s’inclina légèrement

-Afin de bien servir nos nouveaux maitres, pourriez vous nous faire visiter les lieux?
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 17 Juin - 19:29

La poussière se déplaçait avec paresse à chaque pas, à chaque enjambée, au moindre mouvement la poussière valsait entre et sur les dalles de la route romaine. C’était un ballet harmonieux, jusqu’à ce qu’il y ait une goutte de sueur qui vînt troubler la fête. L’air sec était une véritable torture pour Kate peu habituée à cette chaleur plombante. Le mot d’ordre était de marcher pour le moment, alors elle m’était un pied devant l’autre. Le soleil tapait déjà fort pour une matinée, mais c’était ainsi. Se tenant d’un air fière, elle chercha à ne pas paraitre faible, auquel cas elle n’aurait pas donné cher de sa condition. Marcher, et encore marcher, au début cela pouvais aller. Mais très vite Kate regretta le sous-sol obscur. Ses yeux légèrement baissés vers le sol admiraient sans conviction la danse frénétique des étoiles de terre qui mouvaient de part ses pieds. Son cœur tapait contre sa tempe, elle aurait donné ses cheveux pour un peu d’eau et du vent. La marche la fatigua mais elle ne laissa rien transparaitre, elle devait être un model d’esclave, une femme soumise à la volonté d’un maitre. Ce concept ne lui plaisait pas car maitre veux dire limite et limite veux dire pas de liberté de jeu. Cette pensée se planta au plus profond de Kate. Ses pas réguliers la contraignaient à se concentré sur son allure, il ne fallait pas aller trop vite ni trop lentement pour ne pas se faire afficher. Kate n’avait plus de repères temporels, la seule chose qu’elle savait c’est que marcher assurait un taux de survie plus que correct. Son cœur battait avec une gourmandise sadique, la poussière virevoltait avec fougue, ses pieds se levaient et retrouvaient le sol quelque décimètre plus loin, le soleil léchait avidement la peau de Kate. Elle n’entendait plus rien, un silence c’était installé entre ses oreilles, si on met de côté son cœur qui lui donnait la mesure.

Elle fût tirée de ce terrible silence par la petite voix de la fillette, elle chantait une chanson moqueuse qui semblait irriter son frère au plus haut point. Kate releva les yeux doucement vers cette être qui malgré l’absurdité de la chanson semblais une enfant joueuse, installée dans le char cette chanteuse en bas âge semblais respirer la joie de vivre. C’était une petite princesse romaine, elle semblait heureuse d’avoir de nouveaux esclaves. Son frère quand à lui ne cherchait absolument pas à cacher ses pulsions qui ne devaient pas que lui titiller la langue. Les enfants paraissaient être de magnifiques bambins qui n’attendaient qu’une seul et unique chose : devenir adulte. Kate se demanda même en tant qu’esclave si elle n’allait pas devoir obtenir satisfaction de leur jeune maitre dans des râles de plaisir. Mais Kate balaya cette idée rapidement, elle verrait le moment venu.

Alors que les jambes de Kate allaient lâcher, le convoi arriva devant un manoir splendide. Alors que les deux enfants commencèrent à se chamailler, le père de famille les prit d’alerter la maîtresse de maison de leur arrivé. Kate espérait d’être arrivé dans une bonne famille qui traitait avec gentillesse leur esclave les plus méritant. En entrant dans la vaste demeure, Kate oublia sa fatigue, tout était décoré avec un gout équilibré et frais. A l’intérieur on pouvait respirer sans mourir de la sécheresse de la terre. Les colonnes massives semblaient être la base de l’harmonie de cette maison et par ailleurs de cette famille. Un ballet de servante s’activa comme des fourmis pour effectuer leurs tâches. Kate vît la chaine se défaire pour être troqué par un collier d’esclave. Peu après, le père s’approcha d’une arche magnifiquement sculpté, les courbes de cet édifice semblaient rappeler la finesse des traits de la maîtresse de maison qui venait d’apparaitre sous celui-ci. C’était une magnifique femme, une aura de grandeur émanait d’elle. On aurait dis que la maison c’était calqué sur sa morphologie pour lui donner une demeure somptueuse. Ses cheveux resplendissaient de vitalité mais aussi d’une grâce sans nom encadraient ce doux visage. Kate déduit que cette femme était un peu comme la reine chez elle. C’est alors qu’elle parla, sa voix sonnait magnifiquement bien dans la salle, on eu dis que l’effet de l’architecture rendais la voix de la propriétaire apaisante. Ce charme s’insinua dans chaque cellule de Kate. Elle comprit que cette maison était aussi la leur. Cette déesse du foyer pris la main de l’aristo du groupe et leur intima de les suivre. Ils se retrouvèrent tous dans une pièce qui semblais à un dortoir. Ce qui vint rassurer Kate c’était qu’il y régnait un frais réconfortant. La cale du bateau avait été remplacée par des cages puis par un dortoir, on pouvait dire que la condition de Kate s’améliorait.

La maîtresse de maison leur fît quelques recommandations et partit. Peu de temps après le dénommé Jeremiah se retourna vers le groupe et parla d’une voix basse, à peine audible. Il parlait franchement de tout ça mais semblait plus exister par la situation de jeu que le destin lui avait offert qu’autre chose, il comparait même les actions de chaqu’un comme une partit d’échec. Kate quand à elle, n’étant pas dans sa phase de joueuse mais plutôt dans celle de la prudence. Elle chercha comment éviter les ennuis tout de suite plutôt que de les attirer. Alors que chaque voyageur prenait ses repères, l’homme qui semblait jouer de la situation entrepris un repérage des lieux. Kate le suivis tout de suite, il avait eu le culot de demander de visiter la demeure à des domestiques. Kate s’approcha doucement de Jeremiah et lui glissa dans l’oreille :


- Toi tu cherche les coups dès le début ? Je te rappel que nous sommes en dessous de ces dames, nous sommes esclaves, nous n’avons plus d’identité propres, nous somme devenu les propriétés de cette famille, alors arrête de jouer comme un gamin impulsif. Tu as beau être plus âgé que moi je n’ai pas peur de te dire que tu as tord dans ta façon de procéder.

Kate se retourna vers les domestiques et chercha à rectifier le tir :

- Je vous pris de l’excuser, il n’est pas encore tout à fait conscient de notre statut. Au lieu de nous faire visiter la maison, je préférerai aller dans la salle à manger ou en cuisine pour y préparer le repas pour madame et sa famille.

Kate savait que l’une des meilleures façons à adopter dans ce genre de situation était la prudence même et pas l’impulsivité. Il fallait se rendre utile, montrer qu’ils étaient prêt à leur nouveaux statuts. Elle ne voulait absolument pas casser Jeremiah dans son jeu mais il fallait tout de même le cadrer un peu malgré son âge plus avancé que celui de Kate.
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Sam 19 Juin - 16:35

Si l'on dit du bonheur que il donnait aux personnes l'impression de voler, ce n'était pas Lalia qui allait contredire . En ce moment, elle lévitait littéralement d'un ou deux centimètres au dessus du sol. Et pour cause, elle se sentait chez elle. Une décoration riche, soignée mis sans excès. Le lieu respirait le bon goût, la richesse ancestrale et la classe que seuls le anciens possédants ont. Elle imprima dans sa rétine les sols de marbre, les servantes et les jardins luxuriants; laissa les bruits sourds dont la maison était traversée emplir ses oreilles; huma de ses narines dilatées le parfum de luxe qui flottait; effleura les plats d'argent massif. Tous ses sens étaient en éveil. Cette maison pourrait être sa maison. Dans son esprit, elle était rentrée.

Il fallut à l'aristocrate longtemps pour réaliser que rien ici ne lui appartenait. Et même qu'elle faisait partie des objets. Mais peu importe. Rien ici n'avait commune mesure avec l'Asmodée, et elle était prête à tout pour rester dans son milieu, même à être esclave jusqu'à la fin de ses jours. Et puis elle trouvera bien le moyen de se faire libérer ou de monter les échelons... Puisqu'elle était dans le domaine de la manipulation Lalia se mit à chercher Jeremiah du regard. Après tout, c'était lui le maître dans ce domaine... Quand elle l'aperçut, la jeune femme fut presque choquée de ne pas le voir comploter. C'était si inhabituel... Lalia se demandait combien de temps il allait tenir...

Quand elle se retourna, la française vit que la maitresse de maison venait d'arriver. Sans vouloir s'auto-vanter, Lalia trouvait qu'elle lui ressemblait beaucoup, du moins dans son attitude. Cette femme avait une aura de charme autours d'elle que Lalia avait perdue depuis qu'elle était à Dreamland. Plus une certaine douceur, une innocence que n'ont pas aujourd'hui les élites de Los-Angeles. Même son drapé semblait dessiné par un couturier. Et c'était sa maîtresse ! Lalia mourrait d'envie de devenir sinon son amie, au moins sa dame de compagnie ou sa confidente.

Lalia fut électrifiée par le contact avec la main de la demi-déesse grecque. Même se mains étaient les témoins loquaces de son rang. Elles étaient à son image : Parfumées, douces et poudrées. Tandis qu'elle suivait sa maîtresse, l'ex-aritocrate-devenue-esclave-mais-heureuse-quand-même entendit une dispute se profiler derrière elle. C'était Jeremiah et une fille qu'elle ne connaissait que de vue, Kate il lui semble.
Elle calcula mentalement le temps écoulé depuis leurs arrivée.

*Waouh ! Il a tenu un quart d'heure avant de conspirer ! Record battu on dirait...
*

Lalia flotta sur un nuage pendant toute la visite. Puis la femme les laissèrent profiter de leur dortoir. Il n'était pas aussi luxueux que le reste, mais mieux que tout ce auquel elle avait eu le droit depuis trop longtemps. Lalia se jeta sur son lit dans un éclat de rire.

- Incroyable ! Nous allons vivre ici, avec une maîtresse adorable et la pire chose que nous aurons à faire est de gérer des caprices d'enfants !


Lalia tenait à être parfaite. Ce n'est pas tous les jours que l'enfer se transforme en paradis.
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Mer 23 Juin - 12:06

Chercher les coups des le début…
C’était une idée qui pouvais engendrer des situations intéressantes…
Mais ce n’était pas pour maintenant, il ne fallait pas se montrer offensif directement.
Oui ils étaient esclaves mais cela n’empêchait en rien de demander des précision ou encore de l’aide dans l’idée de justement réaliser son travail avec plus d’efficacité.
Pourquoi les gens se complaisaient dans des stéréotypes de genre, leurs maitresse leurs offraient une certaine liberté et ses compagnons la dénigraient simplement…
Soit, il devait faire avec eux de toute façon alors autant les laisser faire et suivre pour le moment.
Quand Kate pris la parole auprès des domestiques il failli ne pas se retenir de rire, lui pas conscient de son statut, c’était bien le comble.
De plus elle souhaitait préparer le repas.
Une idée saugrenue étant donné que leur rôle se cantonnait a celui de compagnons, pas de cuisinier…
Une demeure comme celle-ci avec domestique et autres pouvant se payer le luxe de s’acheter des esclaves de compagnie possédait sans doute déjà un très bon cuisinier, si ce n’est pas toute une armée.
Ne laissant rien paraitre Jeremiah sourit amicalement a Kate

-Tu m’a l’air de mieux gérer la situation que nous autre, je te suit.

La situation pouvait donner de drôle de résultat, il ne manquerais ça pour rien au monde.
Il s’apprêtait a lui emboîter le pas quand un éclat de rire incongru les fit se retourner.
Une Lalia hilare débitait les pires âneries, apparemment elle se croyait a Disneyland.
La petite famille, pour être aussi riche a Sextus devait sans doute cacher biens des secrets, de plus leur comportement semblait trop parfait.
Il y avait quelque chose de pourri au royaume de Mickey.

-Oui nous avons beaucoup de chance…

Et c’est lui qu’on taxait de ne pas connaitre sa place.
La situation était de plus en plus drôle.
Les trois autres avaient l’air sur un nuage eux aussi, Jeremiah se demandait si ils seraient un problème.
Dans tous les cas il lui restait de nombreux coup a jouer, sa petite expérience maritime l’avait mis en appétit.
Ses doigts caressèrent imperceptiblement les nombreuses lanières de cuir de son pagne.
Souriant de plus belle il retournât auprès de Kate.
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Mer 30 Juin - 19:49

Après avoir sauté sur son lit douillet comme sur un trampoline, Lalia se sentait un peu lasse. Après tout, elle avait déjà été assommée par le soleil tout à l'heure... Elle inspira, puis souffla longuement, puis regarda béate le plafond. Le mode "off" passé, Lalia se redressa et prit bien soin de s'épousseter. Elle lissa les plis qui s'étaient formés sur ses vêtements, et se recoiffa.
Tandis qu'elle s'appliquait à être présentable, elle cherche des yeux une horloge qui puisse indiquer l'heure. Un rapide tour d'horizon la mit face à l'évidence : rien dans ce dortoir, pas même un coucou, une horloge à eau ou un sablier ne leur indiquerait le temps qui passe.
Llia eut une bouffée d'angoisse. Que se passerait-il si arrivaient en retard ? Elle ne savait pas comment étaient punis les esclaves retardataire à Sextus, mais elle était aucunement intéressée de le découvrir.

En dernier recours, elle fit un appel général :

- Y-a-t-il quelqu'un ici qui aurait une montre ou quoi que ce soit d'autre ?


Elle eut pour seule réponse un silence éloquent.

-Parce que à mon avis, si la maîtresse de maison à dit midi, c'est à midi précises qu'il va falloir y être...

La seconde tentative n'aura pas été plus fructueuse que la prière. Et pour cause : Tout le monde semblait en train de dormir.

Lalia se décida à tester autre chose : elle ramassa une baguette en bois sculpté dans un coin et la mit perpendiculaire au mur extérieur en passant le bras par une des petites fenêtres du dortoir.
Pendant un instant elle se sentit fière d'elle : Elle avait créé avec les moyens de bord une horloge solaire. Cette fierté fut de courte durée : Si elle pouvait voir que l'ombre n'était pas totalement à la verticale, elle n'avait aucune idée si il serait midi dans cinq minutes ou dans une heure !

En désespoir de cause, Lalia se résolut à explorer le reste de la gargantuesque maison antique. Si la maîtresse leur a demandé d'être ponctuels, il faut bien qu'il y ait quelque part quelque chose qui donne une heure précise !

Au cas-où elle lança :

-Bon je vais explorer pour que nous n'arrivions pas en retard...


Personne ne remua d'un pouce. Lalia se sentit soudain heureuse de ne pas avoir sorti "qui m'aime me suive".

*On se croierait dans le dortoir de la Belle au Bois dormant ici*


Sur ces doctes pensées, Lalia franchit la porte. Une fois de plus elle était admirative du luxe que la demeure dégageait. Le sol était recouvert de tapis à poils longs et des tableau ornaient avec goût les murs du couloir.
Au bout de cinq bonnes minutes, elle tomba nez à nez avec un sorte de boulier aquatique. Il y avait des tuyaux de verres sortant de toute parts, et faisaient communiquer des tubes entre eux. Chaqun se remplissaient par le bais de l'eau qui tombait au goutte à goutte depuis un immense ballon d'eau. C'était à la fois immense et délicat.

L'ébahissement passé, Lalia ne comprenait pas trop le fonctionnement de cette merveille mécanique. Il y avait beaucoup trop de tubes pour indiquer simplement les secondes minutes et heures classiques. Après quelques observation, elle conclut que certains étaient pour décorer. A force de tourner autours, elle conclut que il devait être midi moins dix.

Lalia se précipita alors dans le couloir. Il fallait absolument qu'elle réveille tout le monde. Dans la panique, elle se trompa plusieurs fois de portes, toutes fermées. Quand elle débarqua dans le dortoir, elle hurla comme une furie :

-Branle-bas de combat ! Nous devons être prêts dans une petite dizaine de minutes !
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Dim 4 Juil - 23:34

Les voyageurs s’étaient débrouillés bon gré mal gré pour être frais et présentables à midi précise, heure où les servantes les menèrent dans le patio où était servit un repas digne des Dieux sur une longue table richement décorée… et un repas bien plus simple sur une table de bois brut, positionnée plus bas pour ne pas faire oublier aux hommes et femmes de compagnies quelle était leur place. Les voyageurs furent invités à prendre place autour de la petite table sur des chaises rustiques alors que leurs maitres s’installaient bien plus confortablement autour de la grande.

Marcus se leva avant que le ballet des couverts ne commence et s’éclaircit la voix afin que le silence se fasse. Une voix sûr que tous étaient attentifs sa voix grave et stricte s’éleva dans l’air chaud de ce début d’après midi :

- Avant que nous ne commencions à manger je voudrais vous présenter explicitement la famille et que vous en fassiez de même. Je vous donnerais aussi vos tâches du jour que vous devrez accomplir consciencieusement. Je n’accepterais aucun relâchement.

Son ton sur la fin de sa phrase se faisait menaçant, et il ne fut calmé que par le contact de la main blanche de sa femme sur son bras. Il reprit alors plus bas en parcourant du regard ses acquisitions du jour :

- Je suis Marcus, votre maitre et Hélène est ma femme. Vous devrez vous adresser à nous par les termes appropriés c’est-à-dire « maitre » et « maitresse ». Voilà ma fille Alesia et mon fils Frisotin. Aujourd’hui votre tâche sera de les occuper pendant que nous sortirons en ville ma femme et moi. Vos directives sont de leur accorder ce qu’ils demandent, peu importe ce qu’ils demandent. Retenez bien que leurs souhaits sont plus important que ceux d’esclaves, même si nous vous offrons une situation plus avantageuse que la normale. Sur ce, bon appétit.

Il se rassit et attendit que les esclaves se présentent avant de se mettre à manger, signal de départ du repas. Alesia se pencha alors la bouche pleine vers Jeremiah qu’elle détailla sans gène de son visage jusqu’à sa microscopique jupette. Elle finit par lâcher dans une avalanche de postillons :

- Toi… tu seras mon mari.

Elle hocha la tête l’air convaincu en continuant à manger comme si elle avait dit la chose la plus naturelle du monde alors que Frisotin de son côté bavait littéralement sur la plastique de Lalia en mangeant. La journée risquait d'être longue...
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Sam 10 Juil - 21:26

Jeremiah avait trouvé le temps long avant d’arriver à table, en plus il commençait a avoir sérieusement faim.
La table même en étant moins luxueuse que celle de leurs maitres, était de loin la plus fastueuse que les voyageurs avaient eu droit depuis longtemps, les mets proposés les firent tous baver par anticipation du festin.
Ils durent tout de même se retenir de se jeter sur la nourriture tandis que le maitre des lieux prenait la parole.

Ses propos et le ton qu’il employais ne laissait pas place au doute, si il les traitaient bien, ils n’en étaient pas moins des animaux de compagnie et il ne se priverais pas de les punir a la moindre incartade.
Apparemment les parents ne serais pas la aujourd’hui mais restait les enfants.

Jeremiah sourit intérieurement, c’était mieux ainsi, il lui fallait des personnes avec qui jouer.
Quand Alesia s’adressa a lui il fut au ange, les chose s’annonçait intéressantes.

-Ce sera un honneur jeune maitresse.
Répondit-il d’une voix suave.

Le sociopathe se mit a manger lui aussi tout en gardant les yeux sur l’enfant, étudiant ses gestes et ses attitudes, jetant par moment un regard a son frère.
Le jeune Frisotin lui n’avait d’yeux que pour la peau nu des voyageuses, il n’était pas difficile de savoir ce qui le travaillait.
Il serais facile a manipuler.
Sa sœur par contre n’avait d’attention que pour son repas, relevant la tête par moment pour lancer des sourire aux reflet de nourriture a son « mari ».

Le silence était quasi complet si ce n’est les bruit de couvert et de mastications.
C’en était presque gênant, les esclave ne savaient trop se qu’il pouvait se permettre et les mise en garde de Marcus les avaient un peu refroidis.

Le dessert ne tarda pas a arrivé, ou plutôt les desserts.
Corbeille de fruits frais, gâteaux en tout genres et diverses mixtures inconnues furent apportés sur les tables, en faible quantité sur celle des esclaves et avec une profusion ridicule sur celle de leurs maitres.
Après Elipse et la traversée en bateau, ces petites attentions avaient de quoi redonner le moral aux voyageurs, on se sentais presque en sécurité.
Jeremiah eue alors une idée.

Il se concentra sur se sentiments, la chaleur du repas, le confort de leur siège, le fait que personne ne les menaçaient de mort de façon direct et s’emplit de tout cela.
Seulement le sociopathe ne souhaitait pas que ses maitres se doute d’une quelconque manigance faisant jouer les pouvoirs de voyageur, aussi se concentra-t-il sur Alesia.
Il fit mentalement le vide de tout ce qu’il avait autour de lui, se concentrant uniquement sur son sentiment de sécurité et sur la petite fille.

-Ma jeune maitresse devrait peu être me montrer les lieux elle-même après le repas pour que je puisse être un bon mari.

La gamine fixait le voyageur, elle sembla réfléchir un instant puis sourit de toutes ses dents avant de faire un signe affirmatif de la tête et de reprendre son repas.
Jeremiah examina la tablé pour voir si personne n’avait repéré l’utilisation de son don.
Apparemment ça avait marché, il pouvait donc se fixer sur une seule personne si il le souhaitait.
le sociopathe jubilait de cette découverte, un nouvel outil a sa disposition.

-Je suis sur que nous allons très bien nous entendre toi et moi.
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Lun 12 Juil - 14:45

En ayant vu le peu le temps qu'il restait avant d'avoir mangé, Lalia a du réprimer plusieurs montées d'angoisses. Mais tout le monde s'était rapidement arrangé juste à temps, avant que les autres servantes ne les cherchent.

La table de repas des maîtres semblait vraiment tout droit sorti du royaume de Bacchus. Un vrai dîné olympien ! Lalia fut quelque peu déçue quand elle vit la table qui leur était destinée, mais la joie de ne pas encore voir croisé de cloporte ou de marin mort-vivant lui faisait oublier le moindre regret.


Afin d'entrer plus encore dans les bonnes grâces des maîtres, et aussi
pour remonter dans sa propre estime, Lalia s'appliqua, malgré le mobilier et le couvert rustique à conserver un port de reine et à manger en suivant l'étiquette à lettre.

Bien évidemment, elle but les paroles du Maître Marcus avidement. Cependant,
l'insistance que ce dernier employa concernant les souhaits des
enfants lui mit la puce à l'oreille. Ces désirs étaient si farfelus que cela ?
Lalia fut heureusement vite mise dans le ton avec la "demande en mariage" de la petite. Il fallait donc VRAIMENT tout suivre à la lettre.

Elle coula un regard amusé en direction de Jérémiah. La situation était vraiment comique. "L'époux" s'exprimait de la façon la plus mielleuse-huileuse possible. Lalia se sentait poisseuse rien qu'à
entendre sa voix.


*Il exagère réellement trop... Avec cette
attitude, il ressemble plus au mignon de la reine qu'au bon mari
aimant... Mais bon... C'est un grand garçon... Il sait se débrouiller tout seul...*

Tout à ses réflexions, Lalia ne remarqua pas tout de suite le regard insistant que posait Frisotin sur elle.

*J'ai un bout d'épinard coincé entre les dents ou quoi ?*

Mais non, Lalia n'avait rien de coincé dans sa dentition parfaite. Elle avait juste oublié qu'elle avait en guise de vêtements de minuscules bouts de tissus et que.. Comment dire... Que Frisotin, avec sa moustache, sa voix en pleine mue, ses boutons et son immense touffe de cheveux anarchique était une caricature d'ado pré-pubère.

Lalia ne prit conscience de sa situation qu'après avoir vu un long filet de bave s'échapper de sa bouche de son jeune maître.
Prise au dépourvu, elle se racla la gorge et tout en papillonnant des yeux, susurra :


-Mon cher maître désire quelque chose ?


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Naomie Greenaway
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syndrome de Korsakoff

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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 15 Juil - 2:07

Naomie s'était attendue à tout, et c'est à sa plus grande déception que ce « tout » se transforma après quelques minutes d'inconscience en un « rien » majestueux. En effet, elle n'avait pas bougé, tout était en ordre et lorsqu'elle tenta désespérément de faire un tour du coté du tiroir vide de sa mémoire, elle eut soudain une montée de pensées qui lui vaudront certainement un séjour aux enfers.

Ce docteur n'était qu'un charlatan, un somnifère et hop, disparition avec une bonne liasse de billet en main. Je déteste ….

Alors que Naomie commençait a engager un monologue révolté, un détail attira son attention par la fenêtre. En effet, elle n'était pas chez elle... Le chaos qui régnait dehors en témoignait. S'ensuivit alors dans la panique la plus totale une fuite désordonnée. Instinctivement, elle se dirigea vers son appartement. Le reste aurait pu se terminer autrement, c'était sans compter ses stupides talons qui en ni une ni deux envoyèrent la jeune fille au sol. Allongée en plein milieu de la rue, la cheville foulée, inutile de penser qu'elle aurait pu avoir la quelconque possibilité de se cacher. Un homme, bout de bois en main et l'air pas franchement compréhensif la saisit alors en grognant, levant la pauvre jeune fille avec une facilité déconcertante. Sous un flot d'arguments, de menaces puis d'insultes en tout genre, Naomie se vit amener à dos d'homme, ou dans le cas présent nous le qualifierons plutôt d'ogre, dans un endroit complètement inconnu. Ayant épuisé toute ressource, le sommeil la cueillit, aussi ne se rendit-elle compte qu'elle n'était plus sous l'emprise de l'ogre que quelques heures plus tard. Elle voyagea une brève éternité, dans ce qui semblait être une charrette avec une odeur nauséabonde qui lui caressait les narines à intervalle régulier. Non, là c'était trop.

Eh oh, vous pourriez me déposer ici ? Je vais prendre un taxis.


L'amnésique n'eut pour toute réponse qu'un rire amusé, elle dut ruminer dix bonnes minutes avant qu'on ne lui adresse la parole, avec un air si décontracté que s'en était presque insultant.

Désolé ma p'tite dame, j'suis payé pour vous livrer à Sextus. Bah, paraît qu'ils sont pas pire qu'ici par là bas z'en faites pas.

Rassurant. Naomie resta bouche baie, stupéfaite, outrée, et bientôt en colère.

*Comment ce bouseux de paysan ose me parler. Je suis pas un rouleau de foin moi, j'estime avoir le droit à un minimum de respect. Flute, avec des gens comme ça mieux vaut s'abaisser à un niveau plus... à même d'être compris, pauvre de moi...*


Bon, combien on vous a payé ? Je vous en offre le double.


Le reste du voyage se déroula de la sorte, Naomie usant de tous les moyens possibles et imaginables afin de corrompre son kidnappeur alors que celui si était retourné dans son mutisme et ne prononça plus un mot après n'avoir mentionné que des termes dont la signification restait obscure tels qu' « esclave », « voyageurs », et une série de choses incompréhensibles. Deux heures après, plus peut être, toute notion du temps étant erronée par la fatigue et l'opacité inquiétante du fond de charrette inconfortable, Naomie fut réveillée par une stabilité prolongée : un arrêt étrangement plus long que d'habitude. Intriguée, la demoiselle pretta son oreille aux brouhaha du dehors, qu'elle avait finit par identifier comme une masse, un bruit de fond dans son esprit. Elle distingua alors des ordres, des chaussures raclant le sol, des cris d'enfants révoltés, et enfin la voix de son ravisseur.

V'là encore une autre, ramassée directement à la source. Si j'peux m'permettre un conseil, vous devriez penser à la bayoner...


Sur ces bonnes paroles, on prit enfin la peine de m'ouvrir et je pus gouter avec satisfaction la lumière du jour. Après quelques secondes de repérage, j'entrepris de descendre mais on s'évertua à m'en empêcher, mais toutefois en commettant une grave erreur... L'ogre puant et désagréable à souhait eut le malheur de laisser sa grosse main ignoble entrer en contact avec mon gilet en cachemire ce qui, puisque ma présence d'esprit m'avais priée de faire attention, lui valut donc un violent coup de talon aiguille là où j'imagine que vous pensez. J'eus donc droit après coup, et à défaut de pouvoir fuir puisque je me rappelais au moment même où j'élançais ma jambe que ma cheville était foulée, aux remontrances de celui qui se présenta comme mon maitre ce que j'eus vraiment, vraiment, vraiment beaucoup de mal à faire passer. J'allais protester lorsqu'on me poussa, une fois encore, dans les bras d'une femme imposante qui s'occupa de ma cheville tout en me lancant des regards appuyés et finit par me lancer, en levant les yeux aux ciel :

Tss, même pas cassé, faut vous endurcir sinon vous ferez pas long feu ! Ralala... Et espérez même pas être favorisée avec cette égratignure, rejoignez les autres et j'vous conseil pas d'arriver en retard, c'est mal vu.

J'en aurais mis ma main à couper, si l'ogre avait eu une femme, ça aurait été elle ! J'eus presque un élan de culpabilité de l'avoir éborgner à un endroit plutôt gênant, peut être aurait-il même pu avoir une chance avec l'infirmière à l'allure de gorille. J'entrepris donc d'entrer dans la demeure qui, maintenant que j'y portais attention, était... splendide. Ça s'arrangeait, et, voyant la luxure intérieur, l'allure gracieuse de la femme de maison, j'eus un pincement au cœur. C'était loin tout ça, toutes les richesses autour de moi, j'avais l'impression maintenant de replonger dans mon adolescence, puisque c'était, après tout, la seule chose dont j'étais capable de me souvenir... Je repris mes esprits et entrais, marchant précautionneusement par terre, pieds nus tandis que mes chaussures pendaient à ma main.

Retard.

Pardon ? Mais c'est vous qui m'avais dit d'aller avec cette femme pour ma cheville je...

12h01. Retard. Vous n'aurez qu'à regarder les autres manger et faire le service. Je vous ai à l'oeil.

L'homme était nettement moins accueillant qu'au premier abord, je le soupçonnais de profiter de l'absence de toute autre personne pour passer ces nerfs sur moi. S'il pensait que j'allais lui lécher les bottes et faire la révérence en passant près de lui, il pouvait se curer le nez. Je suivais néanmoins les ordres, contrainte, et me plaçais prêt de la porte alors que bien des gens étaient déjà assis autour de la table. Ou du moins, des tables puisqu'une des deux semblaient avoir était spécialement conçue pour les domestiques, j'eus presque un sourire pour cette charmante attention, surtout en observant les mets délicats qui recouvrait la tablé familiale contrastant avec ce que j'identifiais comme des restes d'un repas précédent sur l'autre.

Je laissais passer le temps, bercée par les gargouillements presque audibles de mon ventre, et commençais à sérieusement m'ennuyer. Je décidais alors de m'intéresser aux conversations, portant mon regard sur la misérable table en bois. Je ne pus alors retenir un petit rire moqueur lorsqu'une des femmes, d'à peu près le même âge que moi, s'appercut du ravissant filet de bave d'un des enfants. Je me sentis atrocement coupable lorsque j'imagina sa position, et l'humiliation de devoir appeler « maitre » un microbe baveur et répugnant, à peine assez grand pour toucher la table. Finalement, je n'étais pas si mal, recluse dans mon coin, même si mon estomac n'était pas vraiment de cette avis. J'espérais donc une fin rapide à ce joyeux repas ou la clémence d'une âme noble m'invitant à manger. Je rêvais de crustacés, oui, des guirlandes de crevettes se baladaient devant mes yeux, c'est tout juste si moi non plus je ne bavais pas d'envie.

[j'espère que j'ai pas loupé mon entrée, sinon pardon ><]
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 15 Juil - 16:46

(Bon, difficile de s'insérer en suivant l'histoire de Naomi alors je vais improviser !)

Lorsque Gabrielle se réveilla, elle se trouvait dans une ruelle, perdue, couverte de Dieu seul sait quoi. En revanche, ce qu’elle savait, c’était qu’elle était attachée et ce plus que solidement par une chaîne qui trouvait son origine au mur. Bien pratique comme situation.
Souhaitant à tout prix éviter la panique, elle respira un bon coup, ferma les yeux puis, lorsqu’elle les rouvrit, constatant que sa situation n’avait pas changé d’un iota, elle se mit à réfléchir.
Que c’était il passé ?
Elle se souvenait d’avoir plus ou moins bien réussis son entretien d’embauche, d’être rentré chez son oncle. Elle se rappelait avoir eu tout juste le temps d’avaler un sandwich avant d’aller à sa consultation chez son psy. Le Docteur Parkinson. Elle avait attendu deux minutes sur un fauteuil et était entrée lorsqu’il avait fait son apparition sur le pas de la porte.
Elle s’était assise sur le divan comme il le lui avait proposé gentiment. Il n’avait pas l’air mauvais, mais qui sait ?
En tout cas, elle ne se souvenait plus de rien après les cinq première minutes de discussion avec cet homme. Comme quoi elle avait raison : Elle n’aurait jamais dû faire sa promesse stupide à sa mère, n’aurait jamais dû venir voir cet homme, et justement, celui-ci devait bien cacher quelque chose pour n’avoir pas l’air mauvais. C’était lui le responsable de cette calamité. Que lui avait il fait ? Où se trouvait elle ? Pourquoi était elle attachée ?

La panique commençait gentiment à faire son chemin en elle lorsqu’un homme apparut. L’air rustre, mal habillé, souillé même, que lui voulait il ? Elle n’en savait absolument rien mais elle lui fut redevable d’une chose : il s’approchait d’elle et de sa chaine avec un trousseau de clé. Pour la délivrer très certainement.
Non, bien sur que non. En fin de compte, elle ne devait lui être redevable de rien.
Il détacha la chaîne du mur et lui fit signe de se lever. Hésitante, Gabrielle obéis de peur des représailles. Celui-ci allait voir de quel bois elle se chauffait dès qu’elle serait libre. Elle irait directement au poste de police le plus proche et le ferait arrêter, tout comme elle ferait arrêter le Dr Parkinson !
Gabrielle fut alors conduite à une espèce de charrette. L’homme attacha sa chaîne à un nouvel arceau fixé à même le bois avant que la charrette ne démarre pour sa destination finale.
Malheureusement, Gabrielle avait trop peu de force pour faire céder la planche de bois et elle ne parvint qu’à faire de petit bruit et à s‘épuiser. Après près de dix minutes d’effort, la charrette s’arrêta. L’homme qui la conduisait monta derrière et, sans qu’elle puisse ne serait ce qu’imaginer ce qu’il allait lui arriver, il lui décrocha une gifle telle qu’elle en tomba à la renverse et cogna sa tête contre le bois du sol.

- Au moins comme ca, tu me ficheras la paix jusqu’à ce qu’on arrive !

Et de fait, Gabrielle lui ficha la paix. Elle ne se réveilla de nouveau qu’un bon quart d’heure avant d’arriver et n’osa plus souffler le moindre mot.
Lorsque la charrette s’arrêta cette fois, l’homme revint avec les clés pour les chaînes et détacha totalement Gabrielle. celle-ci le suivit jusqu’à une petite porte où elle fut accueillie par une femme à l’air peu aimable qui lui indiqua une porte au bout d’un immense couloir.

- Tout droit, tourne à droite, tu es en retard. Je te surveille alors n’essaye pas de bifurquer.

Intimidée et peu encline à chercher de savoir si la force de cette femme valait celle de l’homme qui l’avait giflé, Gabrielle suivit les ordres et ouvrit la porte qu’on lui avait montré. Elle vit à ce moment là une pièce qui devait être une salle à manger.

- 12h01. Retard. Vous n'aurez qu'à regarder les autres manger et faire le service. Je vous ai à l'oeil.

Entendit elle. Un homme s’adressait à une jeune femme qui se dirigeait vers la porte. Ne sachant que faire, Gabrielle s’approcha de lui, priant de toute son âme pour qu’il soit plus sympathique avec elle. Un petit je ne sais quoi lui fit vite comprendre qu’elle se faisait de faux espoir. Ce devait être un horrible idiot sans scrupule et sans aucune compassion ou délicatesse.

« Bonjour, je m’appelle Gabrielle… Je… »

Elle ne savait trop que dire. Ne sachant guère où elle se trouvait, difficile pour elle de parler. Wait and see comme disent les anglais.

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Elena Swann
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Mar 20 Juil - 21:24

*Et donc, qui pourrait avoir raison ? Les matérialistes ou les spiritualistes ? Platon disait donc que ce qui est simple ne peut être saisi que par quelque chose de simple. Ce qui est simple ne peut en aucun cas se décomposer et si elle ne peut se décomposer, l’âme serait donc immortelle ? Non, c’est du grand n’importe quoi, comment quelqu’un pourrait-il comprendre de tels raisonnements ? Et puis… qu’est-ce que l’immortalité ? Personne n’est apte à le savoir car les limites de notre compréhension ne nous permettent de cerner que ce qui a une fin. Mais comment peut-on alors parler d’un Univers infini ? Il faut bien qu’il possède des frontières bien définies… Sauf que dans ce cas, qui y a-t-il après ces frontières ? Et ne dit-on pas de nos jours qu’il existe bel et bien plusieurs Univers ?*

Assise sur le bord de son lit, Elena prit sa tête entre ses deux mains, pensant qu’elle allait tout simplement finir par exploser. La douleur était si atroce qu’elle en avait des nausées. Comment était-il possible qu’autant de pensées défilent en même temps sans s’arrêter et sans même lui offrir ne serait-ce qu’un instant pour trouver des réponses ?
La jeune femme se leva et se précipita à la salle de bain. Le grand miroir lui dévoila son extrême pâleur, comme si son corps s’était déjà éteint, laissant la mort l’envahir. La douleur reprit de plus belle. Elena voulut hurler mais parvint à se contrôler en serrant les dents. En revanche, elle ne put maîtriser son poing qui vint s’écraser sur la surface polie de la glace, la brisant en mille morceaux. A son grand étonnement, la douleur de sa main ensanglantée vint alors compenser quelque peu le mal de tête, la soulageant pendant un instant.

-Elena, que se passe-t-il ?

C’était son oncle qui criait à l’autre bout du couloir, il avait sûrement du entendre le bruit du miroir qu’elle avait cassé.

-Rien du tout, dit-elle d’une voix assez forte pour qu’il puisse l’entendre avec toutefois cette froideur étonnante qui lui était propre.

La jeune femme alluma alors le robinet, faisant couler de l’eau froide sur sa blessure pour la nettoyer du sang et des quelques morceaux de verre qui s’y étaient installés. Lorsque le sang s’arrêta de couler, elle fouilla dans l’armoire à pharmacie d’où elle sortit un bandage qu’elle enroula autour de sa main ainsi qu’un analgésique puissant, médicament qu’elle prit en double dose. Elle savait que c’était très fortement déconseillé au risque de graves effets secondaires mais cela lui importait peu, tant que la douleur qu’elle éprouvait à la tête pouvait diminuer ne serait-ce qu’un peu. Elle partit alors s’asseoir à son bureau, dans sa chambre et prit un stylo ainsi qu’une feuille de papier. Elle se mit alors à écrire, écrire toutes ces questions qui lui passaient par la tête, sans s’arrêter pendant une trentaine de minutes. Le mal de crâne finit par s’atténuer quelque peu grâce au médicament ainsi qu’à l’apaisement que lui apportait le fait de pouvoir classer ses idées.

Elena regarda sa montre, il était neuf heures du matin. Son rendez-vous chez ce célèbre psychologue était à neuf heures quarante cinq. Elle partit alors s’habiller et faire sa toilette ce qui lui prit environ un quart d’heure, puis elle descendit les escaliers de la maison qui la menaient au rez-de-chaussée où elle croisa son oncle.

-Où est-ce que tu vas ? demanda-t-il, l’air perplexe.

-Me promener, répondit la jeune femme d’un ton sec et glacial.

Elle sortit alors, sans un mot de plus et monta dans le taxi l’attendant au bord de la route, qu’elle avait pris le soin d’appeler un peu plus tôt. Dix minutes plus tard, elle se trouvait déjà dans la salle d’attente du psychologue. Une secrétaire vint alors lui demander d’attendre encore un peu.

-Le Dr. Parkinson en a presque fini avec son patient, il sera bientôt à votre disposition.

Elena se contenta de hocher la tête. Quelques instants après, la porte du cabinet s’ouvrit, laissant apparaître un homme plutôt âgé qui fit signe à la jeune femme d’entrer. Celle-ci s’étonna du fait de ne pas avoir vu sortir le patient qui la précédait mais ne dit rien. Le docteur, après qu’ils se soient tous les deux installés, commença à parler de sa méthode d’hypnose qu’il qualifiait de révolutionnaire. Durant son monologue, Elena le fixait, quasiment sans cligner de ses yeux clairs et sans bouger d’un poil, ce qui ne sembla pourtant pas perturber le psychologue. Lorsqu’il eut terminé, il l’invita à s’allonger sur le divan pour entamer la séance. Après quelques mouvements du pendule et quelques paroles de la voix calme et sereine du docteur Parkinson, la jeune femme sentit ses paupières se fermer petit à petit, jusqu’à ce qu’elle ait sombré pour de bon.

Quelques instants plus tard, elle ouvrit de nouveau les yeux. Elle était toujours couchée sur le divan, rien n’avait changé. Ah, si, le Dr. Parkinson n’était plus là, elle était seule dans son cabinet. Elena fronça les sourcils, trouvant cela particulièrement étrange, mais décida d’attendre qu’il revienne.
Un quart d’heure après, il n’était toujours pas là. Elle se leva alors et sortit du cabinet. La salle d’attente était vide, elle aussi, il n’y avait plus personne, pas même la secrétaire.
La jeune femme finit par se décider à rentrer chez elle sans se poser de questions, même si tout cela était plus que bizarre. Une fois dans la rue, quelque chose la frappa. Il n’y avait quasiment personne, seulement quelques passants pressés, aux apparences peu communes. Alors qu’elle s’avançait sur la route où plus aucune voiture ne passait, quelqu’un l’interpella.

-Tiens, voilà un joli morceau, grâce à toi je vais remporter une fortune !

Elena se retourna pour voir un homme imposant qui faisait deux têtes de plus qu’elle et large de corps. Son visage était entouré de cheveux grisonnants mal coiffés, une barbe désordonnée montant sur ses joues.

-Je vous demande pardon ? fit-elle d’une voix tout aussi glaciale qu’à son habitude, tout en fixant l’homme de ses yeux impassibles.

-Tout comme les autres voyageurs égarés, je vais te vendre en tant qu’esclave à Sextus, répondit-il en rigolant.

Il saisit alors le poignet d’Elena et tira un coup sec pour qu’elle le suive. Celle-ci tenta de se débattre pour, à la fin, parvenir à lui mettre un coup de pied bien placé. Après avoir craché plusieurs jurons, l’inconnu ne sembla pourtant pas déstabilisé et sortit un flacon étrange de l’une de ses poches qu’il ouvrit et fit renifler de force à la jeune femme, en retenant à nouveau ses poignets, si fort qu’elle ne parvint même plus à bouger. Celle-ci sentit sa tête commençant à tourner puis finit par s’écrouler par terre, inconsciente.

Lorsqu’elle se réveilla, elle n’était plus vêtue que d’un simple et fin bout de tissu et s’était retrouvée avec les bras enchaînés, près d’une bande d’inconnus. Un homme, certainement le même que celui qui l’avait endormie et amenée à cet endroit, la souleva pour la poser sur ses pieds.

-J’avais raison, grâce à toi je me suis bien enrichi. Je t’ai vendue à une famille de fortunés, tu es leur propriété à présent, ainsi que tous les autres esclaves qui ont eu l’honneur d’être achetés par eux.

Elena ne dit rien. Cela devait être un simple mauvais rêve. Mais oui, après tout, elle avait été sous l’hypnose de ce docteur qu’elle avait pris pour un charlatan, mais qui sait, peut être que cela faisait partie du processus qu’il avait enclenché… Elle partit donc à la file avec ces quelques personnes qu’elle ne connaissait pas, derrière le char dans lequel se trouvait la famille. Il faisait extrêmement chaud et il y avait une chose que la jeune femme détestait, c’était justement la chaleur. Mais malgré le soleil tapant qui lui donnait encore plus mal à la tête, son teint resta étonnamment pâle et pas une goutte de sueur ne vint perler sur son front.

Enfin, après une longue marche fatigante, la caravane parvint à destination. La demeure, construite à l’image de l’époque gréco-romaine, était magnifique, tout indiquait que c’était le lieu de résidence d’une famille très riche. L’intérieur était d’autant plus luxueux et rappelait à Elena la période de sa vie où elle vivait encore avec ses parents.
La femme qui les accueillit, sans aucun doute la maîtresse de la maison, était particulièrement belle. Ses traits fins faisaient ressortir son élégance naturelle qui imposait le respect et ses yeux dégageaient une certaine bienveillance qui mettait à l’aise. Après la visite du manoir dont elle était le guide, elle mena le groupe « d’esclaves » au dortoir. Certes moins somptueux que le reste de la maison, il était néanmoins parfaitement bien entretenu.

Après que la dénommée Hélène soit partie, Elena s’écarta quelque peu du reste du groupe, sans dire quoi que ce soit. Elle leur adressa un simple et bref regard qui lui suffit à enregistrer tous les détails qui les caractérisaient. Il n’y avait qu’un seul homme, plutôt grand et musclé, frôlant la trentaine. Yeux verts, cheveux châtains en bataille et barbe mal rasée, il avait l’air de quelqu’un d’agréable. Toutefois, même si ce n’était que le plus infime des détails, une étrange lueur de fourberie se dessinait dans ses iris, contredisant la douceur de son visage.
A côté de lui se tenait une jeune femme, de taille bien plus petite. Son corps recouvert de tatouages était marqué par des années de sport intense. Quant à ses yeux nacrés, ils marquaient la beauté de son visage plutôt bien sculpté. Ce fut d’ailleurs la première à répondre aux paroles de l’homme.
A nouveau une femme, au corps de mannequin, très belle aussi même si sa beauté semblait plus tourner dans le superficiel. Le stéréotype parfait de la blonde aux yeux bleus. Etrangement, elle paraissait enchantée à l’idée de servir cette famille. Sûrement pour le luxe dans lequel ils baignaient.
Enfin, la dernière semblait être plus âgée que les deux autres jeunes femmes, tournant certainement plus autour de l’âge du seul homme présent. Elle était de taille moyenne et adoptait une silhouette très fine. Une peau plutôt pâlotte et des yeux verts qui donnaient à son visage un air charmant, même si l’on pouvait y apercevoir une certaine inquiétude.

Quelques minutes avant midi, Elena suivit le groupe jusqu’au patio où ils étaient censés manger autour d’une médiocre table en bois, près du délicieux repas de leurs maîtres. Elle s’installa sur une chaise, avec les autres. Alors que tout le monde se mit à manger, elle ne toucha pas à sa propre nourriture, ne ressentant pas une once de faim.
Elle put alors remarquer une autre jeune femme qui était arrivée en retard et qui fut par conséquent, privée du repas. Elle avait des cheveux d’un blond clair et lumineux et était dotée d’un visage fort sympathique, qui donnait l’impression d’une présence plutôt plaisante. Elle avait un corps gracieux et son sourire était des plus aimables. Elena put noter qu’elle laissa échapper un léger rire moqueur à la vue du gamin à la physionomie écœurante qui salivait en voyant les courbes de la blonde aux yeux bleus. Lorsque le regard de l’enfant se porta sur Elena, celle-ci le fixa du même air glacial qu’elle offrait à tout le monde. Le gosse resta bouche bée pendant une seconde, ses yeux se baladant de sa poitrine à son visage jusqu’à ce qu’il ne baisse ses paupières, effrayé par la froideur que pouvait dégager la jeune femme. Il se concentra alors de nouveau sur sa nourriture, sans dire un mot, n’osant plus la regarder.
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 22 Juil - 13:18

Le repas arrivait a sa fin et les voyageurs étaient plus repus qu’ils ne l’avaient été depuis bien longtemps a Dreamland.
Le ballet des serviteurs repris et les reliefs du festins furent bientôt un lointain souvenir, leur efficacité et leur rapidité laissait entendre qu’il valait mieux que les maîtres soient obéis rapidement et correctement.
Ne sachant trop que faire, les esclaves quand a eux se contentaient d’attendre, de peur de faire un faux pas.

Les deux gamins avaient recommencés a se chamailler et leurs parents étaient en grande discussion sur l’intendance de la demeure.
Ils n’eurent pas a patienter très longtemps, quand la dernière miette eue disparue Marcus et sa femme se levèrent et le patriarche s’adressa aux voyageurs:

-Nous allons nous préparer a partir, vous pouvez vaquer a vos occupations comme vous l’entendez mais sachez ne pas oublier votre rôle en notre absence.

Les mots sonnaient comme une menace et après les avoir proféré Marcus se tourna vers ses enfants, prenant un ton aimant.

-Mes cher enfants, vous pouvez jouer avec eux comme bon vous semble aujourd’hui, et si ils ne se comportent pas correctement n’hésitez pas a les punir.

Sur ces dernières paroles le couple quitta la pièce.
A peine étaient-ils partis que le garçon lança:

-La blonde est à moi!

Alesia lui lança un regard dédaigneux

-Pffff toute façon je m’en fiche d’elle.

Elle se leva de sa chaise et fit rapidement le tour de la table, prenant le sociopathe par la main elle le fit se lever et s’adressa au reste des voyageurs

-Je vais faire visiter mes appartements a mon nouveau mari, vous vous êtes les courtisant alors vous nous suivez partout et vous nous flatter.

Ses yeux se posèrent sur Lalia et elle sourit de toutes ses petites dents blanches

-Sauf toi! Toi tu reste avec Frisotin! Pas de chance…

Jeremiah était plus qu’impatient de voir l’évolution des évènements mais était aussi très curieux du sort de la bourgeoise et c’est un peu déçu qu’il quitta la salle, suivant une petite gamine capricieuse a travers les couloirs.
Le reste des voyageurs leurs emboitèrent le pas, laissant Lalia a son sort.

EDIT : Ça c'est purement du boulot de Parkison ! On ne joue pas la famille, je t'ai dit que si tu avais besoin que je poste il suffisait de demander. La prochaine fois je sucre directement le message !
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Elena Swann
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Lun 26 Juil - 23:18

Elle était donc sûrement en train de rêver sous hypnose, dans le cabinet du Dr. Parkinson… Plutôt étrange comme rêve, tout avait pourtant l’air si réel. Mais si ce n’était pas un rêve, comment expliquer cette situation qui était des plus saugrenues ? Elena sentait à nouveau son esprit envahi par ces questions, même si cette fois-ci elles n’étaient pas existentielles, mais simplement dues à la confusion qu’entrainaient tous ces évènements qui s’étaient enchaînés si vite. La jeune femme eut alors une idée. Cela n’allait certainement pas l’aider à résoudre cette énigme mais aux moins lui montrer si c’était une réalité plus qu’insolite ou un simple rêve qui prenait des proportions inhabituelles. Elle prit alors le couteau qui était posé près de son assiette et dont elle ne s’était pas encore servie jusque là, pour le glisser discrètement sous la table et s’entailler le bras. La sensation du sang chaud coulant sur sa peau si froide ainsi qu’une douleur qui la mena à serrer les dents permirent de répondre à cette première question qui s’était imposée à elle. Et bien non, ce n’était pas un rêve car dans un rêve on ne peut pas avoir mal ainsi et encore moins si cela est fait volontairement.

C’était donc la réalité. Mais comment était-ce possible ? Quelques heures plus tôt elle était à San Francisco et là … elle se retrouvait esclave à une famille gréco-romaine. Ce genre de choses n’arrive que lorsque l’on rêve… Ou alors … Peut être qu’elle avait tout simplement fini par devenir réellement folle et que tout ça n’était que simple hallucination. Peut être était elle dans un simple délire comme ceux que l’on voit souvent chez les patients dans les hôpitaux psychiatriques… Non. La seule chose dont Elena pouvait être sûre c’était de son bon sens, de sa lucidité. Même si son esprit lui jouait souvent des tours avec les tonnes de questions qu’il lui imposait, il lui était néanmoins fidèle, elle pouvait se faire confiance, quoi qu’il advienne. Mais dans ce cas … Qu’est-ce que c’était que tout cela ? Les pensées de la jeune femme s’embarquèrent alors sur un sujet qu’elle avait étudié peu de temps avant, l’existence des mondes parallèles au notre. Et c’était reparti, pour une foule de questions sans réponse. Le mal de tête finit par devenir encore plus insupportable qu’il ne l’était auparavant (si cela était encore possible). Et pourtant, l’expression de son visage n’en était pas moins impassible, même si en dessous de la table, elle se rentrait les ongles dans la peau de son bras pour compenser ne serait-ce qu’un peu la douleur que lui infligeait son crâne.

Soudain, elle sentit quelque chose de plutôt lourd qui s’était comme… matérialisé dans la paume de sa main. Elle regarda ce que s’était et vit avec surprise une boule de gomme, d’une taille anormale. Elena jeta un coup d’œil aux autres « esclaves » de son groupe. Personne ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit. La jeune femme porta alors à nouveau son regard sur la gomme, ses sourcils se froncèrent quelque peu.

*Comment cette chose est-elle arrivée entre mes mains ?*

En effet, elle ne se rappelait pas l’avoir ramassée ou prise quelque part. La gomme était juste … apparue comme par magie. Cela remit alors de suite en cause tout ce dont Elena avait réussi à se convaincre jusque là. Soit elle rêvait réellement, soit elle était en plein délire, même si elle avait du mal à y croire, soit … elle avait tout simplement de très graves troubles de la mémoire. Et pourtant… Elle se rappelait bien d’avoir senti la boule se former dans sa main alors qu’elle était en train de planter ses ongles dans son bras. Mais malgré l’incompréhension totale que l’apparition mystérieuse de la gomme avait provoquée, la jeune femme put constater avec surprise que son mal de tête s’était apaisé et que ses idées devenaient inexplicablement plus claires, même si le nombre de questions y tournant n’en était pas moins élevé. A sa plus grande surprise, la jeune femme parvint à passer au dessus de tout ça, chose qu’elle n’avait jamais réussi à faire alors des questions hantaient son esprit, pour se concentrer sur ce qu’elle allait maintenant faire de cette chose qui était dans ses mains.

*Quoi qu’il se passe ici, autant jouer le jeu et ne pas me faire remarquer jusqu’à ce que je trouve un moyen de m’évader d’ici. A ce moment là, j’aurais le temps de me poser toutes les questions que je veux mais pour l’instant, il était sûrement préférable de se concentrer sur ce que je dois faire. Il faut donc que je me débarrasse de cet objet histoire de ne pas attirer encore plus l’attention sur moi.*

Elle se pencha alors, faisant semblant arranger les plis de sa tenue d’esclave, ce qui lui permit de poser la boule de gomme par terre et de la faire rouler un peu plus loin d’elle, sous la table, sans que personne ne remarque quoi que ce soit. Malheureusement, la gomme percuta une paire de jambes dont Elena n’eut pas le temps de voir le propriétaire, se redressant rapidement pour montrer à nouveau un visage vide d’émotion.

Elle regarda alors le maître de la maison annoncer son départ, donnant des consignes à respecter pour les esclaves ainsi que l’autorisation à ses enfants de les châtier si la situation l’imposait. Le garçon annonça alors fièrement qu’il allait garder la blonde aux airs de poupée barbie avec lui tandis que la fille déclarait que le reste des esclaves allaient la suivre elle et son « mari » dans la visite de la demeure. Alors que les autres commençaient déjà à partir, Elena prit à nouveau le couteau qu’elle avait utilisé tout à l’heure pour en essuyer le sang sur le tissu de son habit afin d’éviter, comme elle l’avait déjà pensé, à attirer l’attention sur elle.
La jeune femme partit alors derrière le groupe d’esclaves sans dire un mot, gardant néanmoins une certaine distance avec les autres.
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Naomie Greenaway
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Mar 27 Juil - 21:58

Long. Très, trop, beaucoup trop long même.

Le temps paraissait infiniment long et les jambes lourdes, l'estomac criard, Naomie ne savait que faire d'autre que d'attendre. Sans trop oser bouger elle restait dans l'ombre, à l'encadrement de la porte, et observait vaguement le décor radieux de la pièce avant de scruter avec intensité les esclaves avec qui elle aurait pu manger si une minute ne lui avait pas fait défaut. Elle les regardait tous, passant de la blonde aux airs de princesse au visage froid de la brune, chacun semblait avoir une personnalité différente, intrigante par fois, effrayante d'autre. Il ne semblait y avoir aucun point commun entre eux tous, alors, pourquoi étaient-ils là ? Peut être ces gens auraient-ils des réponses ? Ou bien, étaient-ils comme elle, ignorant tout de la situation, du pourquoi, du comment, et surtout de la façon dont les choses allaient se dérouler. C'était en fait ça le plus inquiétant. Plongée dans ses interrogations intérieurs, la jeune fille ne revint à la réalité (ou, en l'occurrence, ce qui semblait être la réalité puisqu'après tout peut-être était-elle folle et cette situation plus qu'étrange était tout droit sortie de son imagination ?) seulement lorsque la fin du repas s'annonçait. Le couple qui servait d'hôte annonça son départ, confia la garde des enfants et plaça ensuite quelques recommandations au groupe.

Alors que chacun commençait à se lever, Naomie trouva le moment propice pour s'approcher discrètement et dérober un morceau de pain, négligemment oublié dans une panière en osier. Bien que peu de consistance, cela permettrait à la jeune fille d'apaiser sa faim même si elle regretta amèrement de n'avoir pu trouver quelque chose de plus gouteux à se mettre sous la dent. Alors que l'acte clandestin venait d'être commis avec plus ou moins de subtilité, le talon de la demoiselle glissa sur un objet mou qui manqua bien de la faire tomber tête la première sur la table. Inutile de préciser que toute tentative furtive pour ne pas se faire remarquer venait de voler en éclat ! Heureusement, le couple était sur le départ et la miche de pain -qui avait profité du moment pour s'échapper- eut la délicatesse de rouler à l'abri des regards, sous une chaise. C'est seulement lorsqu'elle se baissa pour rattraper son repas fugueur que la jeune fille put également mettre la main sur son agresseur : une petite boule de gomme blanche.

Après l'avoir identifié, l'objet ne se révélait pas utile, aussi la demoiselle esquissa un geste pour le déposer sur la table afin pouvoir suivre les autres qui commençaient à sortir. Seulement, au moment où elle se releva et que sa main entra pleinement en contact avec la chose, il se passa un événement étrange, un fait inexplicable que Naomie mit sur le compte de la fatigue. Désorientée par sa vision, elle tourna les talons aussi vite que possible pour rattraper le reste du groupe. Avouons que cette événement ne l'avait pas que surprise, il avait aussi déclenché en elle un élan de panique et son cœur battait maintenant à tout rompre. Ses yeux se posèrent alors, inquisiteurs et à la fois remplis d'incompréhension, sur la brune qui semblait être la propriétaire de cette objet effrayant et curieux, et même, la créatrice. Cette fille était donc une sorcière ? Naomie en était certaine, elle avait vu dans son esprit cette fille fermer son poing, pour le rouvrir avec, logée au creux de sa paume, la petite boule de gomme, matérialisée comme par magie. Elle se rappelait aussi le sang, sur son poignet, puis le vol silencieux sous la table. C'était comme si, durant quelques secondes, Naomie avait vu le monde à travers les yeux de ce bout de gomme (seulement, non, un bout de gomme ne peut décemment pas avoir d'yeux). C'était tellement étrange, impossible même, et pourtant, lorsqu'elle tourna la pelote sur elle même, une salissure rougeâtre laissait en effet penser qu'on eut saigné en la manipulant. Naomie inspecta alors minutieusement ses mains, sous toutes les coutures, pour constater qu'à défaut d'être propres, elle n'était pas souillées de sang.

Elle continua de marcher, cherchant des explications à ce fait étrange. Puis, n'en pouvant plus de cette torture intérieur à se demander laquelle d'elles deux étaient décidément la plus folle, le jeune fille pressa le pas pour se retrouver à coté de la brune au visage impassible et attrapa d'un geste sec son poignet. Elle n'eut alors pas besoin de le retourner : elle sentit une sensation rugueuse au contact de la peau de la jeune femme et en déduit donc que ces visions étaient alors véridiques. Se rendant compte que son geste pouvait paraître déplacé, et que cela faisait quelques secondes qu'elle n'avait rien dit alors qu'elle tenait le poignet d'une inconnue dans sa main, Naomie sortie précipitamment la boule de gomme de sa poche et la plaça dans la main de sa créatrice, afin que personne ne puisse remarquer l'objet que la blonde qualifia intérieurement de « maudit » et possiblement « dangereux ».

C'est à toi ça ?

Sa voix tremblait un peu et son chuchotement était presque inaudible, tellement ridicule qu'elle dut le répéter pour que l'autre l'entende. Elle ne savait pas quoi faire, si cette fille était dangereuse, si cette « chose » qu'elle avait créé était une arme, une bombe peut être ? Non c'était ridicule, décidément la fatigue lui jouait beaucoup trop de tours, peut-être même que cette vision n'avait été qu'un simple jeu de son imagination, car dieu sait qu'elle en avait. Indécise, elle ne savait pas vraiment si elle devait attendre la réponse à sa question, ou s'éloigner loin en oubliant tout ce qu'elle venait de voir, ou d'imaginer. Finalement, oublier, c'était quelque chose qui lui était familier... Mais on ne sait pourquoi, elle ne bougea pas, se contentant de marcher à coté de cette fille étrange, dont elle ne savait rien, et qui peut être n'avait rien avoir avec ce bout de gomme certainement oublié par terre par un des garnements de cette famille...
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Elena Swann
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 29 Juil - 4:55

Elena ferma les paupières un instant, tout en continuant de marcher. La fatigue se faisait sentir de plus en plus, tout son corps criait d’épuisement, ses jambes ne voulant plus avancer et sa tête ne restant que difficilement droite. Elle eut même du mal à soulever son bras pour resserrer le bandage qu’elle avait fait à sa main avec laquelle elle avait cassé son miroir. Après quoi, ses membres retombèrent à nouveau, lourdement.
La jeune femme en avait assez de cette comédie, elle avait envie de prendre un bain, de s’habiller normalement et de fumer une cigarette, juste avant de s’allonger dans son lit pour rejoindre le pays des rêves. Mais elle savait une chose, c’est que si elle était là, ce n’était sûrement pas pour rien. Qui sait, peut être que la méthode de ce docteur serait efficace, même si tout cela était bien plus qu’étrange. Néanmoins, Elena ne pouvait plus se plaindre de ces questions qui la tracassaient sans arrêt en temps normal. En effet, cela faisait déjà cinq bonnes minutes que ses pensées s’étaient retrouvées au calme, pour la première fois de sa vie. En réalisant ce fait, elle avait déjà moins de mal à supporter la fatigue tout comme le manque de nicotine.

Mais quand tout cela allait se terminer ? Quel était ce monde où elle se trouvait et qui étaient ces personnes ? Même si son esprit s’était quelque peu apaisé, Elena ne pouvait s’empêcher de s’interroger là-dessus, quoi de plus normal. Que ce soit un rêve ou pas, la jeune femme savait qu’il fallait qu’elle sorte d’ici parce que ça ne serait pas en étant esclave emprisonnée dans un lieu inconnu qu’elle allait trouver des réponses, n’est-il pas vrai ?

Elle fut rapidement sortie de ses réflexions à la sensation d’une main se renfermant sur son poignet, juste à l’endroit où elle s’était infligée une blessure en se plantant les ongles dans la peau, ce qui provoqua une légère douleur. Elena se retourna alors pour voir l’auteur de cette prise quand la personne glissa la boule de gomme qu’elle avait pris le soin de poser par terre, dans sa main. Elle regarda alors la jeune femme qu’elle avait déjà aperçue tout à l’heure, celle qui s’était d’ailleurs retrouvée sans repas. Elle lui adressa, sans même le vouloir, ce regard glacial qu’elle portait à tout le monde et non pas parce qu’elle ne l’aimait pas mais simplement parce que c’était une expression dont elle ne pouvait se défaire.

-Je l’ignore, répondit-elle d’une voix froide, chuchotant presque.

Et c’était vrai, elle n’avait aucune idée du pourquoi et du comment de l’apparition de cette chose. Elena regarda alors la boule de gomme qui semblait faire un peu moins de dix centimètres de diamètre, en la retournant, puis en la tendant à l’inconnue, juste avant de s’adresser de nouveau à elle.

-Tu peux la garder.

Une voix toujours aussi sèche et froide. Il était vrai qu’un ton aussi acéré pouvait sembler hostile en blesser plus d’un et pourtant, lorsque Elena s’adressait à quelqu’un, il avait toujours été ainsi. Elle savait bien que cela pouvait offenser les personnes avec qui elle parlait mais cela lui importait peu, ce qui montrait ainsi à nouveau son désintérêt profond pour l’espèce humaine.
La jeune femme jeta à nouveau un coup d’œil à la blonde qui marchait à présent à ses côtés.

-Qui es-tu ?

Elena la fixa pendant un instant de son air impassible. L’inconnue semblait troublée, peut être même effrayée. Etait-ce pour cet objet qu’elle lui avait rapporté ? Après tout, il n’avait rien de vraiment particulier mis à part sa taille quelque peu plus grande que celle des gommes habituelles. D’un autre côté, il était vrai que les circonstances de son apparition étaient pour le moins étranges…
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Sam 31 Juil - 14:22

Lalia venait enfin de descendre de son petit nuage rose.

Bien sûr, cela ne la dérangeait pas plus que cela d'être considérée comme un objet, ni même un objet sexuel. D'ailleurs, elle avait une certaine expérience dans le domaine, sauf que les places étaient inversées... Et, par-dessus le marché, elle avait beau ne pas pouvoir être autre qu'une esclave dans ce lieu, l'aristocrate qu'était Lalia se doutait bien qu'étre la "concubine" de ce qui semblait être le futur héritier de l'immense demeure gréco-romaine présentait des avantages nombreux...Elle se voyait déjà drapée de soies, éventée par de plumes d'autruche, et prenant des bains de lait...

Mais plus Lalia regardait le jeune homme, plus elle le trouvait laid. Son nez était épaté, comme si on l'avait écrasé contre le sol. Les quelques boutons qui parsemaient son visage s'apparentaient plus à la vérole qu'à l'acné. Ses dents, jaunâtres vers le fond, s'agençaient mal dans sa bouche. Et ses cheveux ! Un magma infâme de crins, entortillés les uns sur les autres qui ressemblait vaguement à une choucroute. Malgré tout ses efforts pour paraître souriante et aimable, la lèvre supérieure de la faute-d'orthographe-o-phobe était agitée par un tic de dégoût.

Son attention (ou plutôt sa tentative de ne pas faire attention au crapaud qui la dévisageait)fut quelques instants détournées par l'apparition à la fin du repas de nouveau arrivants. Les deux femmes, une brune au teint cadavérique et une blonde qui semblait ne pas avoir mangé depuis trois jours, semblaient quelque peu désorientées.
Lalia entendit soudain un bruit mat, puis le bruit d'un objet qui roulait sous la table. Elle mourrait d'envie d'en savoir la provenance, mais étiquette oblige, elle ne regarda pas sous la table, et resta bien droite sur sa chaise. Cet incident semblait avoir permis aux deux nouvelles d'entamer la conversation. Elle s'apprêtait à s'ajouter, histoire de les mettre au parfum.

Au moment même où elle ouvrit la bouche, Marcus prit la parole, ce qui coupa Lalia dans son élan - rarissime, il faut le dire - d'altruisme. Les mises en gardes du patriarche reportèrent sa concentration sur Frisotin, qui la fixait toujours avec ses yeux de merlan frit, louchant légèrement.

Le départ d'Alésia acheva le reste de bonne volonté que gardait Lalia. Elle vit une à une les personnes quitter la table. Chacun des voyageurs, en s'en allant laissaient derrière eux une promiscuité grandissante entre elle et l'autre affreux. Elle frissonna : elle était à présent seule avec le troll à bouclettes. Réprimant sa nausée, incapable de parler sans sentir son estomac se retourner, Lalia fit à l'ado aux cheveux en choucroute u grand sourire forcé.

Le tout en priant que la limace à permanente ne la prenne pas pour une poupée gonflable vivante.
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Sam 7 Aoû - 14:32

Alors qu’Alesia se lançait dans une visite dont le but ultime était ni plus ni moins la salle de mariage et que Frisotin bavait allègrement sur Lalia, des choses se tramaient dans la luxueuse demeure. Dans l’entrée les gardes gisaient inconscient sur le sol et si l’ont suivait les couloirs de marbre on aurait l’impression de suivre un petit poucet macabre. Femme de chambre, majordome, garde de du corps… leurs corps évanouis ou sans vie jonchaient le sol tandis que la chose responsable de l’hécatombe filait dans les couloirs dans le silence, telle une ombre. Cette chose était ni plus ni moins qu’une bande de bandits organisés dont la mission du jour consistait à enlever les gosses pourris gâtés de ces richards pour en réclamer une bien belle rançon.

C’est lorsque Lalia se forçait à sourire qu’ils atteignirent l’un de leurs objectifs, se glissant dans le dos de l’adolescent boutonneux pour le menacer d’une dague aiguisée. Frisotin glapit aussitôt et sa pomme d’Adam se mit à faire du yoyo mais la phobique n’eut pas le temps d’en voir plus car un coup bien placé la fit tomber au sol, sonnée.

Les kidnappeurs embarquèrent le pauvre garçon effrayé alors que le reste de la bande filait vers les voix au loin qui appartenaient à la petite cours d’Alesia. Il ne leur fallut pas longtemps pour leur tomber dessus comme une tornade, envoyer voler les pauvres esclaves et s’enfuir avec la gosse sous le bras en laissant les voyageurs pour mort…

Ils mirent une bonne heure avant de reprendre conscience et tout ça pour retrouver la demeure plongée dans un silence de mort. Sur une tenture pendue au mur était épinglée une demande de rançon exorbitante, surtout quand on voyait les qualités morales inexistantes des kidnappés. C’était le moment ou jamais pour s’enfuir, surtout avec le trousseau de clés tombé au sol qui n’était rien d’autres que celles nécessaires à ôter leurs colliers mais il faudrait faire vite. Des voix parvenaient déjà de l’entrée…

Impossible donc de sortir par la grande porte que venaient de franchir les parents offusqués en retour de balade ainsi que leurs hommes de main personnels, mais au bout du couloir se trouvait une porte menant au jardin et ensuite… à la liberté. C’était le moment ou jamais de saisir leur chance mais s’ils comptaient le faire il faudrait agir vite.

[hrp : courrez, nagez, volez ! Allez retrouver les autres si ça vous dit... mais sans trainer, vos propriétaires sont tout proches.]
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Sam 7 Aoû - 20:10

Chaque seconde passées à regarder Frisottin était une véritable souffrance pour Lalia. Elle réprima à nouveau les soubresauts de dégoût qui agitaient sa collone vertébrale. Le garçon s'approcha d'elle, encore et encore. Et la faute-d'orthographe-o-phobe restait tétanisée.

* Vite, vite ! Réagis, fais quelque chose, n'importe quoi ! Si tu te bouges pas TOUT DE SUITE, tu vas avoir le droit au baiser de la mort !*


Lalia retrouva soudain l'usage de ses membres et de sa parole, et lança brusquement à la face de pizza, les lèvres tirées à chaque coin du visage par un sourire forcé :

- Je vais chercher des boissons !


C'était la seule chose qui lui était venu à l'esprit. Mais cela valait toujours mieux que de sortir le classique de "je vais aux toilettes". Pourtant, elle n'eut pas le temps de s'enfuir loin du mollusque, ni même de se retourner.
Elle vit simplement les yeux de son horrible maître s'écarquiller démesurément, à un point qu'il aurait pu être comique, si la situation qui s'y prêtait.

Son hilarité fut en effet stoppée nette par le coup qu'elle reçut en plein dans la nuque. Elle entendit un brut de feuille morte écrasée, puis toute la pièce se voila de noir. Elle s'effondra lourdement sur le sol.

...

Lalia se réveilla avec l'impression d'avoir avalé une distillerie entière. Ses oreilles sifflaient horriblement, et l'arrière de son crâne était si douloureux qu'elle pouvait sentir son sang y affluer et refluer. La faute-d'orthographe-o-phobe, encore sonnée, tenta de se lever, mais s'effondra dès que sa tête fut décollée du sol. Bandant ses muscles, Lalia s'assit, et tenta de faire partir ses vertiges. Reprenant en main ses pensées, elle réalisa que quelque chose de grave venait de se dérouler.

- Mais qu'est-ce que ..?


Elle se leva précipitamment, cette fois sans encombre. Où que son regard puisse porter, tous étaient à terre . Quand à Frisottin, envolé ! Lalia se mit à courir comme une possédée. Elle se dirigea dans la pièce voisine où devrait être Alésia, mais là aussi, pas de trace de la petite maîtresse et les autres étaient tous évanouis. Sans perdre de temps, elle fit demi-tour et se lança avec précipitation dans le couloir principal, sur lequel étaient décimés les gardiens, servantes, employés, tous immobiles.

Au moment de retourner sous ses pas, une lueur dans l'ombre attira son regard. Sans vraiment réfléchir elle se lança en toute hâte vers cette lumière. Il ne fallut pas beaucoup de temps à l'aristocrate pour reconnaître l'objet brillant : un trousseau de clés ! Elles étaient nombreuses, mais toutes de la même taille. A quoi donc pouvaient-elles servir ? Elle se gratta nerveusement le cou, qui la démangeait . Mais oui ! Les colliers !

Lalia ouvrit en toute hâte le sien puis courut jusqu'au salon. Elle entendit alors des éclats de voix venant de l'extérieur, ce qui eut pour résultat de la faire paniquer d'avantage. Elle se sentait comme une bête traquée. Elle jeta un coup d'oeil dans l'autre salle. Personne ne semblait encore réveillé. En désespoir de cause elle balança le trousseau dans leur direction.

La faute-d'orthographe-o-phobe repéra une porte qui ouvrait sur le jardin immense de la famille. Après un temps d'hésitation, elle la franchit, en restant la plus discrète possible. Elle suivit le chemin de gravier qui traversait l'océan de verdure, mais en marchant sur l'herbe. Elle atteignit alors une porte, visiblement ouverte sur l'extérieur, et s'y glissa par l'entrebâillement.

Une fois le dos au mur, son adrénaline redescendit. Où que son regard portait , elle ne reconnaissait que ce qui se trouvait derrière elle.

* Et maintenant, comment tu vas faire, grosse maligne ?*
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Elena Swann
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Dim 8 Aoû - 16:43

Elena dévisagea à nouveau la jeune blonde qu’elle venait d’interroger. Cette dernière semblait tout aussi perdue que notre toquée elle-même, comme si ce monde là lui était totalement inconnu. Etait-ce peut être aussi une patiente de ce docteur si mystérieux, qui sait.
Mais sans pouvoir connaître la réponse à sa question, elle entendit soudainement quelques cris, des bruits de coups et de verre brisé, ce qui la fit se retourner. Elle n’eut même pas le temps de se rentre compte de la situation qu’elle sentit comme une masse la projeter dans les airs, jusqu’à ce qu’elle se prenne un violent coup dans la tête, contre l’un des murs du couloir où les esclaves se trouvaient, juste avant de retomber à terre, dans les débris d’un vase baignant dans l’eau qui portait des fleurs quelques minutes auparavant.

Elena put à peine entrevoir ses autres compagnons qui furent eux aussi victimes de coups violents ainsi qu’entendre des bruits de pas s’enfuyant au fond du couloir recouverts par des hurlements désespérés des deux enfants, juste avant que ses yeux ne se ferment pour faire tomber dans l'inconscience.

Une heure passa, peut être deux, peut être même toute une journée, Elena ne le savait pas, ayant complètement perdu la notion du temps à ce moment précis. Ses paupières s’entrouvrirent, non pas sans difficulté. Elle put alors voir quelques silhouettes floues gisant sur le sol, juste avant de se rendre compte de la douleur qui poignardait sans pitié chacun de ses membres. Et comme si cela ne suffisait pas, des bouts de verre s’étaient plantés dans ses deux bras, faisant se mélanger son sang à l’eau du vase brisé. La jeune femme se redressa quelque peu, le plus doucement possible, essayant de ne pas se faire encore plus mal, même si ce mouvement fut suivi d’un craquement intense de chacun des os de sa colonne vertébrale. Puis elle posa ses mains à terre de manière à s’appuyer sur ses bras pour se relever. Serrant les dents de douleur, elle finit par se retrouver sur pieds même si ce fut loin d’être facile. Sa tête tournant comme jamais, elle se pressa de s’appuyer contre un mur pour ne pas tomber à nouveau.

Quelques minutes passèrent avant qu’elle ne retrouve les esprits. Elle put alors se rendre compte du fait que sa liberté était à portée de main. Les servants étaient tous évanouis et les enfants kidnappés. Les bandits ayant pu s’enfuir, il devait aussi y avoir une autre issue que la principale, donc avec un peu de chance, elle pouvait s’échapper sans encombre. Ce fut à se moment là que la jeune femme aperçut un trousseau de clés par terre, un peu plus loin. La gorge serrée par le collier qu’on lui avait imposé, elle se précipita dessus. Quelques instant après, son cou était libre à nouveau et le collier fut envoyé au sol.

Elena entendit alors les cris choqués des maîtres de la maison qui venaient de franchir la porte d’entrée. Il fallait faire vite. La jeune femme lança un coup d’œil aux autres. Elle devait se dépêcher mais elle ne pouvait pas les laisser là non plus, ça serait bien trop lâche. Au même moment, elle vit un autre vase, celui-ci intact. Elle bondit dessus, enleva les fleurs qui s’y trouvaient pour balancer de l’eau fraîche sur les esclaves, espérant que cela allait les réveiller. Ayant gardé le trousseau de clés, et tout en réalisant sa folie de ne pas s’enfuir le plus rapidement possible, elle courut vers chacun d’entre eux pour les libérer du collier qui les emprisonnait. Voyant qu’ils commençaient à sortir de leur état d’inconscience, elle leur dit, d’une voix sèche et froide, mais quelque peu haletante :

-Ils reviennent, dépêchez-vous si vous tenez à votre liberté. Il y a une issue au fond du couloir.

Elle partir alors aussitôt en courant, vers l’endroit où s’étaient dirigés les bandits. Elle avait eu raison, une porte entrouverte se dressait juste au bout du corridor, porte qu’elle franchit sans attendre pour se retrouver dans le jardin de la demeure. Sans hésiter, la jeune femme continua de courir jusqu’à une autre issue qui allait la mener à l’extérieur de la propriété. Ce ne fut qu’une fois dehors qu’Elena se permit de s’arrêter un instant pour reprendre son souffle. Elle vit alors la blonde que l’adolescent avait déclarée comme sienne un peu auparavant.

-Je ne te conseille pas de rester ici, ils risquent de te retrouver, fit-elle d’un ton glacial.

Ne lui laissant pas le temps de répondre, la jeune femme partit à nouveau d’un pas rapide, décidant de ne pas se poser de questions pour le moment sur ce qui l’entourait, avant d’être hors de portée de ses anciens « maîtres » et espérant ne croiser personne.


[Bon ben direction "La plaine aux collines" pour ma part ^^]
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Jeremiah Bowen
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Mar 10 Aoû - 17:32

Mais quel chaos!!!
Les évènements c’étaient enchainés vitesse grand V et Jeremiah n’avait pas eu le temps de suivre l’intégralité, dommage.
Malgré tout l’effervescence ambiante le fit sourire tandis qu’il se redressait.

Tout autour de lui les autres voyageurs se levaient eux aussi avec une mine abasourdie, ils avaient apparent eux aussi du mal a se remettre les idées au clair.
Une fille brune les avaient tous détaché avant de s’enfuir et ils se retrouvaient seules dans la grande demeure, les gosses avaient été kidnappés et les parents semblaient choisir se moment précis pour rentrer, Jeremiah ne prit pas la peine de s’attarder sur ses congénères et fila à la suite de sa sauveuse.
La sortie était juste là devant lui, lui qui quelques instants plus tôt allait se marier…
Le sociopathe était déçu…
Alors qu’il s’apprêtait a s’enfuir une idée lui traversa l’esprit, il ne pouvait décemment pas s’en aller ainsi!

Il fit rapidement demi tour et se précipita aux cuisines, il attrapa une sorte de sac en toile et y fourra autant de restes du repas qu’il pu, ne faisant aucunement attention a ce qu’il prenait, l’oreille tendu sur les bruit de la maisonnée.
Apparemment papa et maman étaient de retour, il devait se presser, il s’apprêtait à repartir quand il aperçu le reflet d’un long couteau de cuisine, la lame avait l’air aiguisée et bien équilibré, souriant de toutes ses dents il la mit dans son sac avec la nourriture.
Les bruits de pas des propriétaires se faisaient de plus en plus proche et le sociopathe ne tenait pas a les croiser.

Il sorti dans la cour arrière et respira un grand coup, c’était amusant de jouer les bandits.
Jeremiah aperçu le corps d’un homme au moment ou les premiers cris retentissaient a l’intérieur, ne prêtant pas attention au bruit il s’approcha.
Vu l’angle de la nuque de l’homme il ne risquait pas de se relever de si tôt…

Le sociopathe lui mit deux ou trois coup de pied dans les côtes (pour être bien sur vous savez…).
Pas de réaction.
Il faisait a peu près sa taille…
Prenant un dernier risque Jeremiah entrepris de déshabiller le pauvre homme tout en gardant les yeux fixé sur la porte.

Après quelques minutes d’acharnement fébrile le sociopathe parvint a retirer le pantalon en lin marron et la chemise en coton blanche du cadavre, après tout il n’en aurait plus besoin et ça serait toujours mieux que ça tenu d’esclave qui le ferait repérer a dix kilomètres alentours…
Ne voulant pas tenter le diable plus avant il s’enfuit avec les vêtements a la main sans se retourner.

Après s’être décemment éloigné il éclata de rire, courant toujours vers l’inconnu, approximativement dans la même direction qu’avait suivi Elena.

[Plaine aux collines j’arrive]
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Mar 10 Aoû - 19:27

Quand je dis sans trainer... c'est SANS TRAINER.

A force de courir partout pour voler nourriture, arme et vêtements, Jeremiah a perdu de précieuses minutes nécessaires à sa sécurité. Alors qu'il courrait hors du jardin l'un des hommes de main de leurs maitres sortait déjà de la demeure et l'aperçu au loin. Il n'en fallut pas plus pour qu'il comprenne, arme son arc et décoche une flèche qui se planta dans l'épaule de Jeremiah pour la transpercer de part en part.

Sous la douleur le sac de provision tomba au sol et se déversa dans une flaque de boue...

... Cours, cours petit voleur, et apprends de tes erreurs !
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MessageSujet: Re: Notre belle famille...   Jeu 12 Aoû - 10:29

Cela faisait maintenant cinq bonnes minutes que Lalia se tapissait derrière le mur d'enceine, la Liberté à portée de main, mais totalement tétanisée. Partir ou rester, le choix devrait être facile... Mais non, la faute d'orthographe-o-phobe se sentait complètement perdue. Dès qu'elle faisait un pas vers une direction, elle se ravisait aussitôt, et retournait vers sa petite cachette de pierre.

Heureusement, elle était partie la première, donc personne ne l'avait encore vue. De plus, le mur offrait une protection aux regards inquisiteurs plus que confortable. En effet, un angle mort empêchait les gardes potentiels de la surprendre, mais elle même pouvait de temps en temps jeter un regard furtif pour voir comment se déroulaient les choses à l'intérieur. Voir sans être vu, c'est loin d'être désagréable.

La vue d'une brunette qui faisait partie des derniers arrivés et qui détalait ventre à terre vers la sortie faillit la décider. Mais, assise dans son coin à se planquer, Lalia avait eu le temps de réfléchir, et de voir s'éloigner en courant cette fille habillée comme elle -c'est à dire en sous-vêtements avec des voiles transparents par-dessus, donc pas forcément très discrets- , courir vers dieu-sait-où (même si Dieu devait bien s'en moquer. Bref, elle-mêmene savait pas où elle allait) , tout cela ne lui donnait pas trop envie de sortir de son petit coin d'ombre.

Les minutes s'écoulèrent sans que la jeune aristocrate n'ait bougé d'un pouce. Apparemment, elle ne devait pas réaliser que les gardes allaient surement passer à moment où à un autre par la sortie que la brune au tempérament suicidaire et elle même avaient empruntée. Mais d'autres soucis pour notre héroïne pas franchement héroïque.

Maintenant que Lalia n'avait plus d'adrénaline dans le sang, elle commençait à s'ennuyer, avait un petit creux, et surtout, mourrait de soif, même si elle restait à l'ombre. Décidément, elle avait bien fait de ne pas trop s'éloigner...
Elle se décida de regagner en douce au salon, histoire de chaparder de vivres, des vêtements et de l'argent ( tant qu'on y est, un peu d'or n'a jamais fait mal à a personne ...)

La faute d'orthographe-o-phobe changea rapidement d'avis. Un petit coup d'oeil vers le jardin lui permit de voir Jérémiah se faire traverser de part en part par une flèche des gardes, alors que lui avait eu avant elle la judicieuse idée de partir les mains vides...
Lalia fut tentée quelques secondes de lui portait main-forte (apparemment il pouvait toujours courir), mais elle vit l'instant d'après tout le butin du chapardeur s'écraser majestueusement dans la boue, donc il n'y avait plus aucun intérêt à l'aider.

La courageuse femme qu'elle était se décida donc de se diriger façon Counter-Strike vers une autre cachette, au cas où Jer' arrivait malgré sa blessure à sortir, et par conséquent qu'elle se fasse elle même repérer par les gardes. Elle se trouva donc deux mêtres plus loin un gros amas de lierre bien touffu, et pria pour que ni le fuyard retardataire, ni les gardes ne la trouve, en attendant que cela se passe.

[Bientôt, la suite des aventures de Lalia la froussarde ! ]
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