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 Luxure, quand tu nous tiens... [18+]

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Ella MacDubh
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Mer 7 Juil - 21:02

Ella pencha légèrement la tête, profitant du câlin de Liam dans ses cheveux. Elle était contente, cela voulait sans doute dire qu’il ne lui en voulait pas. C’était chouette.. Fixant son père dans les yeux, la petite l’écouta lui répondre qu’une fois de plus, elle était trop jeune pour comprendre. Ella soupira, il y avait tellement de choses qu’elle ne pouvait pas comprendre, c’était trop injuste.. Cependant, Liam semblait y tenir, alors.. Elle hocha la tête doucement, laissant sa petite main sur la joue du taulard.

Les menottes disparurent soudainement, provoquant la stupéfaction d’Ella. C’était.. Totalement magique.. La fillette offrit un sourire émerveillé à son père, avant de baisser les yeux vers sa main. Elle avait enflé une fois de plus.. Heureusement qu’elle savait que c’était là son pouvoir, sans quoi elle aurait passé énormément de son temps à s’inquiéter.. Mais ce que put remarquer la rouquine, c’était que sa main n’était pas la seule à prendre de l’ampleur lorsqu’il utilisait son pouvoir. C’était.. Vraiment très étrange comme pouvoir..

Elle ne releva les yeux vers lui que lorsqu’elle se sentit soulevée et blottie contre lui. Instinctivement, ses jambes se resserrèrent autour de son torse, une main toujours sur sa joue et l’autre dans ses cheveux. Souriant timidement, la petite laissa aller sa tête contre son épaule, laissant la main du tueur vadrouiller dans son dos, sans opposer de résistance. Caressant toujours sa joue, elle se permit même un petit soupir satisfait, heureuse qu’il se soit enfin consacrée à elle.

Seulement la période de paix fut de courte durée, et Liam la reposa bien trop vite à son goût. Son éclat de rire l’avait à peine tirée de sa rêverie, et la fillette tenta de se raccrocher à lui, à sa jambe, de peur qu’il ne reparte.. Et il retournait vers Selene, encore une fois. Mais cette fois ci, la rouquine put s’apercevoir qu’il soignait la demoiselle, comme il avait pu le faire avec Maxim. Alors il reviendrait, comme avant. Ella l’attendait donc sagement, l’une de ses mains bouclant des doigts une mèche de ses cheveux.

Il revint rapidement vers elle, faisant naître chez la petite un sourire qui s’effaca rapidement. Ce n’était pas vers elle qu’il était venu, mais vers la table. Table à laquelle il s’attacha à l’aide de ses menottes froufrouteuses. Ella baissa les yeux vers le sol, tristement. Pourquoi il faisait ça.. ? L’ignorer, s’attacher ? Il ne l’aimait plus ?

Un bruit inhabituel se fit entendre, faisant sursauter la gamine, qui releva immédiatement les yeux vers son père. Celui-ci venait apparemment de se cogner contre la table, faisant saigner son arcade. Ella écarquilla les yeux, et se rapprocha rapidement de lui.

- Arrête ! Fais pas ça ! Tu vas te faire mal.. Je veux pas que tu aies mal.. !

Inquiète, la fillette s’empara d’une petite serviette de table, de celles qui avaient servi à son père pour soigner Selene, et entreprit d’essuyer son sourcil en tamponnant doucement. Elle reposa ensuite la serviette à côté d’elle, et entoura son père de ses bras.

- S’il te plait.. Fais plus ça.. J’ai peur..

Elle releva les yeux vers lui, tremblotante, et caressa doucement ses cheveux. Elle s’inquiétait réellement pour lui, et voulait le protéger, même si c’était de lui-même. Elle ne le lâcherait pas. Et maintenant qu’il était attaché, la tâche était plus aisée. Ses bras se refermèrent une fois de plus autour du cou de son père adoptif, tout son petit corps épousant naturellement celui du taulard. Elle aurait pu rester là pendant des heures, isolée du reste, mais Jonh s'adressa à Liam, posant une question étrange. Ce qu'il détestait ? .. Comment ça ?
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Mer 7 Juil - 23:28

Le choc et la douleur lui donnaient le tournis, et le sang chaud qui coulait sur son visage ne faisait que l’enfoncer un peu plus dans ce chaud cocon de souffrance qui l‘enserrait totalement. Son esprit embrumé avait l’impression de discerner les bras de la mort contre son cou, prête à le lui tordre… mais sa raison revint et avec elle la constatation que ce n’était que les petits bras d’Ella qui le fixait de ses yeux bleus écarquillés par l’angoisse.

Elle lui disait de ne pas faire ça, de ne pas se blesser, que ça lui faisait peur… mais c’était elle qui le poussait dans ses retranchements ! La magie d’Asmodée titillait ses hormones plus que dangereusement, et elle collait malgré tout son corps nu d’enfant contre lui, se glissant entre ses bras, en sandwich entre le pied de table et le corps de Liam. Elle caressait tendrement ses cheveux en réveillant en lui les pulsions les plus viles qu’il réprimait avec acharnement.

Elle foulait ses efforts au pied, le poussait à la faute…

- POURQUOI TU NE COMPRENDS PAS ?!

Le taulard avait hurlé dans un spasme, tentant de se libérer de cette étreinte qu’il ne désirait que trop, et plus encore, et c’est bien ça qui le terrifiait. Il avait l’impression d’être à deux doigts de jouer un mauvais remake de son passé, dans le rôle de son alcoolique de père. Il se voyait réduire celle qu’il considérait comme sa fille à l’état de poupée gémissante suppliant qu’il arrête. Pire que ça, il se voyait continuer sans y prêter attention. Faire payer les autres pour leur hypocrisie égoïste était une chose, mais reproduire le schéma de son enfance était une abomination qui lui donnait presque des haut-le-cœur.

Sa poitrine tressautait sous les assauts du désir et de la répression qu’il s’imposait. Le trentenaire mourrait d’envie de demander à sa chère petite de s’asseoir sur son papa… et de s’envoyer une nouvelle fois la tête contre la table pour s’en empêcher.

Et Jonh qui y mettait du sien ! Qu’est-ce qu’il en savait hein ?! Il ne savait rien de lui, rien ! Au lieu de lâcher des conneries pourquoi n’éloignait-il pas Ella de lui ? Pourquoi était-il si inutile !

Dans son esprit troublé le taulard ne pouvait que porter des jugements hâtifs et hargneux. Pour lui le dépressif agissait ainsi par vengeance, parce qu’il ne l’aimait pas et jugeait bon de le punir même si pour ça une gosse devait en faire les frais. Il était persuadé que le jeune homme riait intérieurement, il en voyait presque l’illusion d’un sourire sur ses lèvres… un pourri, comme les autres.

- J’essaye de ne pas le faire pauvre con ! Ca t’amuse de regarder ça hein ! Je vais te…

Liam se jeta sur celui qu’il haïssait maintenant presque aussi fort qu’il aimait Ella, oubliant ses menottes. Forcément il ne réussit qu’à se faire mal aux poignets et faire peur à l’enfant qui, dans ses bras, n’avait pu que suivre le mouvement et manquer de tomber.

La frustration était si forte que le taulard en perdait la raison, son regard fiévreux errant dans la pièce à la recherche d’une solution miracle mais ne rencontrant que le vide. De dépit il plaqua l’enfant contre le pied de chaise sans douceur, resserrant son étreinte autour de ce corps qu’il pouvait briser comme une brindille si l’envie le prenait de le faire. Sans comprendre ce qu’il faisait il se mit à couvrir le cou et les épaules de la rouquine de baisers avant de fondre en larme dans un éclair de lucidité.

Voir des larmes couler de ces yeux avait quelque chose de saisissant, même pour lui-même qui croyait la source tarie depuis bien longtemps. Il n’avait plus pleuré depuis… le jour où il avait tué son père sans le vouloir. S’en rendre compte ne faisait que le faire se sentir plus faible et démuni. Il aurait voulu hurler à tout ceux présents de partir pour qu’ils ne le voient pas ainsi mais il n’en avait plus la force, il se contenta de souffler à l’adresse, d’Ella, son corps secoué par les sanglots qu’il n’arrivait pas à contenir :

- Si tu restes là je vais te faire du mal, je vais te faire du mal… du mal… c’est pour ça que je me suis attaché… je ne… je ne vais plus pouvoir me retenir tu comprends ? Je peux déjà plus…

Et sur ces mots il se mordit là lèvre jusqu’au sang.
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Ella MacDubh
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Jeu 8 Juil - 0:15

-Iiiih !!

.. Furent les seuls mots que put prononcer Ella lorsque son père adoptif lui hurla dessus, la repoussant tant qu’il pouvait. Fermant les yeux, la petite se recroquevilla sur elle-même, mordillant sa lèvre pour ne pas pleurer. Elle ne comprenait pas pourquoi il se fâchait, pourquoi il la repoussait ainsi, pourquoi il lui criait dessus et.. C’était bien ça, le problème, ce qu’il lui reprochait.. Elle ne comprenait pas.. Mais elle ne pouvait pas comprendre ce qu’il y avait de mal à vouloir consoler quelqu’un qu’on aime, à le serrer dans ses bras, non.. Elle ne pouvait pas comprendre car elle n’avait pas la même vision de la situation de celle de Liam, que celle des autres.

Ella ne sut jamais ce que son père allait faire à Jonh, mais put en revanche profiter d’un vol plané gratuit. Laissant échapper une exclamation de surprise mêlée de peur, elle se raccrocha désespérément au cou de son père, fermant les yeux et ne bougeant plus d’un pouce. Il y eut quelques secondes de répit, et la petite se détendait peu à peu lorsqu’elle fut à nouveau projetée contre le pied d’une chaise, cette fois ci. Ramenant son bras plié devant elle, la petite attendit, yeux fermés, la suite, un peu effrayée pour tout avouer. Puis elle déplia lentement son bras, enlaçant à nouveau le taulard qui la couvrait de bisous. Elle se laissa faire, câlinant à nouveau ses cheveux, et se demandant si ça voulait dire que c’était fini, qu’il n’était plus fâché..

Mais tout changea une fois de plus, aussi brutalement que tout ce qui s’était passé jusqu’à présent. Son père.. Pleurait. Le cœur de la fillette se brisa, et ses propres larmes se mirent à couler, rejoignant celles de Liam. Pleine de douceur, la petite se resserra contre lui, embrassant son cou et ses épaules, un peu comme ce qu’il venait lui-même de faire. Ella l’écouta lui dire qu’il allait lui faire du mal si elle restait là, dans ses bras mais..

- Cest pas grave ! Je m’en fiche.. Tu me fais pas mal ! Tu me fais pas mal.. Je veux pas que tu pleures, je peux pas m’en aller.. Je peux pas te laisser tout seul quand tu pleures, c’est mal ! C’est très très mal ! C’est beaucoup plus mal que tout ce que tu pourrais faire ! Je veux pas..

La fillette tremblotait, de peur, de tristesse. Elle ne pouvait pas l’abandonner comme ça.
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Jonh Matrevis
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Trouble bipolaire IV: dépression sur fond de tempérament hyperthymique

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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Jeu 8 Juil - 0:36

En voyant Ella être aussi attentionné , enfin pas qu'il ai pas le droit mais dans une situation pareille, Jonh avait envie de la faire taire. Même lorsque l'ancien taulard lui avait crié dessus la petite n'avait pas compris. Bon sang , il fallait lui faire un dessin ? Même le dépressif avait remarqué qu'il n'était pas dans son état normal. Rien que le fait que ce dernier pense que ca l'amusait de le voir comme ça. Il se trompait lourdement.

Le jeune homme fit un pas en arrière lorsque Liam tenta de s'en prendre à lui avant que celui-ci choisisse de s'en prendre à sa "fille". Et elle qui acceptait avec plaisir les baisers qu'il déposait sur elle. Mais elle avait pas de cerveau ou quoi ? Oh et puis zut tant pis si Liam le frapperait après Jonh n'allait pas le laisser violer Ella sans rien faire. Le jeune homme s'approcha d'eux avant de prendre la petite par surprise qui se débattit pour ne pas quitter son père comme elle l'appelait. Qu'est ce qu'il pouvait bien lui dire pour qu'elle arrête de titiller Liam ? Elle, qui ne comprenait même pas ce qui se passait, ce qui l'entourait ?

- Arrête Ella, laisse le tranquille ! Il a besoin d'être seul !

C'est tout ce que le dépressif avait trouvé à dire. Il espérait juste que l'enfant comprenne et attende sagement que Liam contrôle ses pulsions sexuelles. Et surtout que ce cauchemar s'arrête parce qu'il était vraiment à bout de nerf, fort heureusement grâce à l'amélioration de son pouvoir de vision il pouvait les chasser. Encore heureux parce qu'il avait pas envie de voir le passé d'Ella qui devait en avoir un sacré pour s'attacher à Liam rien qu'en le voyant. Encre si la petite l'avait connu un tant soi peu....car au fond l'ancien taulard, Jonh en était certain n'était pas un mauvais bougre.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Jeu 8 Juil - 17:18

Assise les jambes croisées dans une pose décontractée, Asmodée jubilait. Sa simple présence et quelques stimuli de rien du tout avaient causé des ravages dans le rang de ses jouets. Elle ressentait tout, de l'excitation frustrée de Liam, à la peine de Selene, jusqu'aux vains efforts de Jonh pour lutter. Se planter le bras, quelle bonne idée, mais ça ne suffirait pas. Mais quand même, quel spectacle ! Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu cette violence relâchée, quand le grand Liam s'était emparée bestialement de l'épouvantail. Mais le pire, c'est qu'il n'y avait pas trouvé son compte, la gamine le tentant encore. Brave petite qui restait pour torturer son père, merveilleux.

Le sang coulait, et Asmodée se leva pour rejoindre le petit comité saignant. Attaché ! Liam s'était attaché ! Encore une bonne idée qui ajoutait à sa torture. Du masochisme à l'état pur pour s'empêcher de céder, de mettre fin à sa faim. Ils étaient étonnants et plein de ressources. Tant mieux, ça durerait plus longtemps. La reine s'approcha de l'apprentie suicidaire (qui soit dit en passant avait encore beaucoup à apprendre...). Elle leva son bras inerte, défit le bandage improvisé et lécha langoureusement le sang qui perlait encore de la blessure.

"Délicieuse petite femme. Cet animal t'as pris de force, mais ne te mens pas, tu en avais envie. Pas comme ça, mais les larmes qui ont coulés n'étaient pas ceux de la tristesse. Les gémissements que tu as poussé n'étaient pas ceux de la douleur."

Lui susurra-t-elle pernicieusement. Dans chacun de ses mots se trouvaient une vérité qui influençaient l'auditoire. Elle ajouta quelques caresses sur le bas ventre de la demoiselle anémiée pour déclencher en elle une envie fulgurante d'être comblée.

"Brave petite, si tu voulais vraiment mourir, tu te serais tranché les veines du cou, ou planté le couteau dans le cœur. Se couper les poignets à l'air libre ne cause pas d'hémorragie mortelle, il faut que ce soit fait dans l'eau. Tu veux sauver les apparences, mais tu ne trompes personne, n'aies pas honte d'avoir aimé, tu es ici dans le domaine où tout est acceptable."

Ces mots finirent d'achever le sortilège sur Sélène.

Elle s'en retourna vers Liam, attaché par ses propres menottes. Il devenait encore plus fou qu'il ne l'était à la base. Son cerveau allait cesser de fonctionner tellement ce qu'il vivait était éprouvant. Elle avait vu les caresses furtive sur la gamine qui refusait de quitter les lieux malgré les diverses injonctions. Tant mieux. Elle caressa la joue de Liam, lui glissant quelques mots à l'oreille. La voix d'Asmodée se fit plus aigüe, plus enfantine. Et l'espace de quelques instants, Liam vit à la place de la grande Gardienne la bouille malicieuse de la petite rouquine. Quelques instants où la voix d'Ella lui dit :

"Tu sais... Je sais que tu ne feras pas de mal. Ce sera comme un grand câlin."

_

Un homme magnifique sortit de l'ombre de l'inquiétante pièce. Il essuya du pouce le coin de lèvre qu'une goutte de liquide vermeille salissait. Il sourit aux deux servantes dont une prit place dans l'obscurité, attendant son tour.

L'homme du nom de Seraphin était plutôt grand, avec une silhouette élancée, et un torse parsemés de poils fin sur un torse aux muscles dessinés. Il avait un visage particulier, de ceux qui ressemblaient à plusieurs personnes. Un visage commun mais plaisant, à qui on avait envie de demander la première fois qu'on le voyait : on ne se serait pas déjà rencontré quelque part ? Il prit position sur le lit, emmenant avec lui Lys qu'il commençait à caresser. Pour le moment, elle ne réagissait pas... A part ce cri de surprise lorsqu'il lui avait prit le bras, et que le néant s'abattait en vain sur le nouvel homme. Quand on n'a pas de sentiment, on ne peux pas déprimer.
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Selene Nymphadora
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Obsession pour les épouvantails

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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Jeu 8 Juil - 18:10

Jonh avait finit par prendre Selene dans ses bras pour la déposer délicatement sur une chaise un peu plus loin. Ses sens étaient toujours engourdis, comme si ses connexions synaptiques étaient trop endommagées pour que toutes les portions de son cerveau ne communiquent. Les échanges entre la pyrophobe, le dépressif et le taulard enchainé ne lui parvenaient qu’à la manière d’une mélopée étouffée par de la mousse, sans prendre un sens très éloquent. De temps à autre, elle discernait des cris, des coups, mais rien ne s’assemblait en un scenario continu et la scène perdait tout son sens.

La première des choses que la toquée aperçut distinctement était Asmodée. Resplendissante, magnifique, elle s’approchait avec grâce et souplesse, l’attention qu’elle portait à l’adolescente lui apparaissant soudain comme une chance incommensurable. Cet être divin se pencha sur elle et lécha sa blessure presque amoureusement, la sensation tout juste humide tirant au corps endormie de la jeune fille un frisson de plaisir qui remit en place les connexions de son encéphales pour les noyer dans autre chose encore. Les mots résonnaient à ses oreilles comme une vérité inacceptable ; mais pourtant… comme leur son était doux, envoutant, et qu’importe si leur rhétorique était un mensonge dorée, Selene s’y abandonna complètement, accueillant les stimuli de la vampiresse comme un soulagement indicible.

Mais Asmodée quitta son corps fiévreux bien trop tôt, l’abandonnant à un désir brûlant que sa conscience violée rejetait de toutes ses forces. Mais quelles forces… affaiblie par sa blessure, la résistance de la galloise aux puissants assauts magiques de la maitresse des lieux fut balayée comme un radeau qui cherche à braver la tempête. Prenant appuie sur la massive table de bois, la toquée se leva et s’approcha en titubant légèrement du couple que formait Jonh avec une Ella qui se débattait pour rejoindre son père adoptif. Sa tête lui tournait, et dans la marée de faiblesse qui envahissait son cerveau, les vagues de luxure avaient pris totalement possession de son corps juvénile. Où était la conscience si réservée de l’adolescente souffrant de TOC ? Sûrement loin, très loin sous les profondeurs, et c’est sans hésitation elle se laissa tomber dans les bras du dépressif en le forçant à laisser s’échapper sa prisonnière de 7 ans.

Sans attendre le moindre accord, les yeux clos plus par faiblesse que pour savourer les sensations qu’elle appréhendait avec une hâte que le dégout ne contrebalançait plus, Selene embrassait Jonh et plaquait son corps tout contre le sien en l’étreignant avec une force acharnée insoupçonnée lorsque l’on voyait son état. L’une de ses mains malhabiles de néophyte avait trouvé le chemin de l’organe sensible du jeune homme pour le stimuler de douces caresses qui devraient le mettre au moins autant au bord de la rupture que ne l’était la galloise de 10 ans sa cadette.

Qui aurait parié en la connaissant que la douce et timide Selene Nymphadora deviendrait semblable à une nymphomane éprise de plaisir que ni la pudeur et ni la bienséance ne saurait retenir. Sans doute pas elle-même, mais à l’heure actuelle, le contact brûlant de la peau du dépressif ne lui donnait qu’une seule envie : que tous deux fassent corps avec la passion et la volupté qui avait fait défaut à la brusquerie de Liam. Elle poussa un faible gémissement qui témoignait autant de sa satisfaction que de sa demande, mais une larme roula encore sur ses joues, comme l’ultime témoignage de sa conscience qui avait perdu connaissance.

Elle desserra son étreinte enflammée pour prendre la main de Jonh et l’entrainer dans la salle principale, avisant le même canapé sur lequel le taulard lui avait pris sa virginité. Mais avec son esprit, ses souvenirs s’était – au moins momentanément – effacés, et elle s’allongea, offerte et tremblante, n’attendant que la libération de l’acte. Les épouvantails avaient disparus, le pouvoir d’Asmodée les avait calciné en même temps qu’elle avait enterré la raison de la jeune fille. Elle n’était plus elle-même.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Jeu 8 Juil - 18:51

Elle ne comprenait pas, elle s’accrochait à lui comme à une bouée même si ça signifiait l’entrainer avec elle dans la noyade. Comment pouvait-elle sincèrement croire que ce n’était pas grave ?! Liam sentait le petit corps trembler contre lui et au lui de le calmer ça ne faisait que renforcer ses désirs malsains, rendant son intimité et sa main gonflées de sang que plus douloureuses. Il tremblait aussi de son côté mais ça n’avait rien à voir avec l’angoisse naïve de l’enfant, c’était de la répugnance, de l’horreur et une envie dévorante.

Son visage inondé de larmes et de sueur se figea en une expression de profond soulagement lorsque Jonh arracha Ella à ses bras, éloignant la tentation qu’elle représentait et donc diminuant son malaise. La phrase qui accompagna le geste tira un rire presque hystérique à Liam qui leva son visage coupé en deux par une coulée de sang vers le jeune homme, ses yeux brillant d’une lueur d’amusement dénué de raison. Il avait besoin d’être seul… la bonne blague ! C’est elle qui avait besoin qu’il reste seul, parce que si elle s’approchait une nouvelle fois de lui il savait pertinemment qu’il n’aurait plus la force de se retenir et qu’elle le regretterait malgré toutes ses belles paroles.

Elle serait souillée, blessée et elle le détesterait. Alors pourquoi s’acharnait-elle à se débattre au lieu de rester sage dans un coin, loin, très loin d’ici ? Elle aurait dû comprendre que c’était sa propre présence qui le torturait !

Il se croyait enfin sauvé, regardant avec espoir la lueur au bout du tunnel qui lui faisait de l’œil. Bien sûr c’était sans compter sur Asmodée qui arrivait, royale, prête à dispenser une nouvelle vague de tentation dans leurs entrailles. En quelques secondes elle transforma une adolescente blessée en une nymphomane en devenir, avant de reporter son attention sur le taulard qui avait pourtant prié intérieurement pour qu’elle ne lui prête pas attention, mais c’était peine perdue.

Il la vit son sans peur glisser jusqu’à lui, pour souffler des mots à son oreille… sauf que ce n’était pas Asmodée. Comment avait-il pu croire que c’était elle ? Ces cheveux roux, ce visage enfantin, ces yeux bleus pâles… c’était Ella, forcément. Ella qui revenait le torturer de sa voix fluette et de ses regards malicieux.

Le regard troublé de Liam ne discernait plus la réalité de l’illusion, détaillant fiévreusement le visage de la gardienne qui lui apparaissait sous les traits de l’enfant. Au même moment les assauts de Selene poussèrent Jonh à lâcher la petite rouquine qui se précipita pour prendre la place de la vampire, donnant corps sans le vouloir aux desseins vicieux d’Asmodée.

Peu à peu les gens quittaient la pièce, les laissant seuls alors que les bras d’Ella retrouvaient leur place autour de son cou, le couvrant de caresses qui se voulaient rassurantes. Liam de son côté perdait totalement pied, les digues de sa volonté cédant sous la puissance de la monstrueuse vague de désirs qui tordaient ses entrailles. Comme un automate, sans comprendre ce qu’il faisait il matérialisa une clé dans les airs et ouvrit ses menottes, les laissant tomber sur le sol dans un bruit mat. Il se retourna avec lenteur pour se retrouver face à la gamine, ses petits bras toujours serrés autour de son coup rendant la proximité insoutenable.

Front contre front le sang coulant de l’arcade du taulard souilla de rouge la peau pâle de la rouquine, y collant quelques mèches éparses. Le cœur de Liam semblait vouloir jaillir de sa poitrine alors qu’il laissait ses bras s’enrouler autour de ce corps minuscule, le souffle court alors qu’il laissait échapper dans un soupir qui ne le convainquait pas réellement :

- Juste un gros câlin c’est ça ?

Il savait au fond de lui que c’était mal et qu’il le regretterait jusqu’à la fin de ses jours, mais il n’avait déjà plus le contrôle de ses pensées, encore moins de son corps. Il avait déjà perdu, s’abandonnant au tumulte hormonal qui le poussait à couvrir l’enfant de baisers, y comprit des endroits qu’il n’avait aucun droit de toucher.

Il passa avec douceur à la vitesse supérieur, sentant Ella se raidir dans ses bras. Mais ça n’avait rien à voir avec Selene, même s’il n’avait pas pu lutter il ne la ferait pas pleurer, il ferait tout pour qu’elle n’ait pas mal.

Car ne pas faire souffrir sa fille, c’était le devoir d’un père non ?
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Jonh Matrevis
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Ven 9 Juil - 17:26

Alors que Jonh tenait toujours Ella dans ses bras, Asmodé prit ce moment là pour faire irruption dans la pièce l'inondant de son pouvoir diabolique. Elle croyait pas qu'elle en avait déjà assez fait ? La maitresse des lieux se dirigea vers Sélène et lui parla dans un murmure que le dépressif ne put pas entendre. Il n'osait même pas imaginer les balivernes qu'elle disait à la rouquine.

Cette dernière qui s'était levé pendant que Asmodé allait maintenant faire son petit chemin vers Liam , s'approcha de Jonh et l'embrassa avec une étreinte.

* Et merde...!*

Ce fut la dernière pensée cohérente qu'eut Jonh avant que l'adolescente s'empare de l'anatomie du jeune homme, geste qui fit sauter la barrière de résistance qu'il avait mise. Il ferma les yeux se laissant aller au plaisir et émit un grognement de protestation lorsque la rouquine abandonna sa tâche pour le prendre par la main. Les deux voyageurs passèrent dans l'autre pièce et allèrent sur un canapé où Sélène s'allongea dessus comme si elle attendait quelque chose.

De ses yeux Jonh dévisagea la jeune fille avant de se mettre à califourchon et d'embrasser ses lèvres si tentante et laissa ses mains vagabonder sur la peau blanche de l'adolescente. Son esprit effacé par le pouvoir de la maîtresse, il ne se préoccupa pas de la larme qui coulait sur le visage de la rouquine, après tout ça ne faisait que renforcer sa beauté et l'envie de ne faire qu'un avec elle. Sans s'en rendre compte sa main avait dérivé sur l'intimité de l'adolescente en même temps que sa bouche s'occupait de son cou avant de faire pénétrer son membre dans le corps de la jeune rouquine, l'esprit totalement emmêlé.
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Ven 9 Juil - 19:49

Quand il recouru à ses esprits, William Starkey compris qu’il venait de quitter un cauchemar pour en rejoindre un autre, un nouveau scénario sans sens aucun, tout leur échappait et chercher à reprendre le contrôle s’averrait depuis le début inutile, dépassé par leur propres imaginations, un comble…

Il se sentait vidé de ses forces et la blessure à son cou le lançait encore. L’hémoglobine avait depuis eu le temps de coaguler, quand il porta lentement sa main à l’endroit ou la créature avait pompé son sang il sentit le long de ses doigts les filets de croûtes grenat qu’avait laissé sur sa peau son flux vitale qui s’était échappé des deux trou fièrement creusé par les canines du vampire. Le souvenir encore cuisant de la chose l’agrippant pour assouvir sa soif était toujours la et il fut pris d’une peur terrible que la chose ne se renouvelle, ce n’était pourtant pas le moment que ses nerfs lui fassent défaut, c’est se que lui appris se qu’il vit lorsqu’il tenta de se redresser quelque pas.

La bas, un homme caressait Lys allongé sur un lit, semblant prise totalement au dépourvus, la bas, Jonh, a califourchon sur Sélène, pénétrait ses doigts dans le sexe de la jeune fille en la dévorant de baiser brûlant. Luxure brillait de ses lettres d’or, et William même a plus bas de sa forme, en ressentais bien lui aussi les conséquences. L’ambiance était si malsaine qu’elle en devenait étouffante, il était en position de voyeur ici plus personne ne semblait se souvenir de sa présence, tant mieux. Il aurait souhaité détacher son esprit de la situation actuelle pour ne pouvoir la voir qu’avec des yeux d’observateur et y placer les mots qui sonneraient juste quand il l’écrirait sur son bloc note, mais c’était impossible. Le pouvoir aphrodisiaque de la pièce était bien trop puissant et le poussait à s’abandonner lui aussi. Le peu de conscience qui lui restait lui permis de se servir de ses dernières forces non pas pour laisser son sort entre les mains des superbes servantes qui contemplait la scène, mais de ramper jusqu’à une petite porte.

Les cris et gémissement de plaisirs étaient à leur apogée quand il arriva à atteindre la poignet, d’ouvrir la porte et de s’engouffrer à l’intérieur, non sans crainte de découvrir se qu’il y avait derrière. Il fut rassuré, une salle de bain dont la quiétude était irréaliste par rapport à se qui se passait dans la pièce d’à côté. L’anglais se précipita au mieux qu’il pouvait vers une douche en posant ses lunettes sur le rebord d’une table, le corps transpirant, il se précipita vers le grand bain. Même ici le pouvoir d’Asmodé se faisait ressentir et il n’en pouvait plus en repensant à se qu’il avait assisté, d’une manière ou d’une autre il fallait qu’il se calme.

Son esprit ne répondait plus, entre douleur, plaisir et épuisement, c’était à n’y plus rien comprendre mais l’eau glacé faisait effet et commençait à détendre l’écrivain qui finalement à bout de force, se laissa glisser dans le bassin profitant toujours du bien fait de l’eau miraculeuse alors que les bruits de la pièce d'à côté lui parvenait de lmanière étouffée.

Le calme, quelque chose qu'il n'avait pas ressentis depuis son arrivé ici. Il le dévora tout entier, tachant de profiter de cet instant de répis qui lui était accordé.

Peut être... Mais pour combien de temps ?



Dernière édition par William Starkey le Sam 10 Juil - 0:35, édité 1 fois
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Ella MacDubh
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Ven 9 Juil - 22:02

Lorsqu’il la prit dans ses bras, l’arrachant de ceux de son père, la fillette que portait Jonh n’avait plus rien de la sage petite Ella. C’était désormais une véritable furie qui hurlait, griffait, mordait le jeune homme, tendant désespérément les bras vers le taulard. Mais elle avait beau se débattre comme une diablesse, le dépressif au nuage était toujours bien plus fort qu’elle, quoi qu’elle fasse.

Le retour d’Asmodée passa presque inaperçu pour la petite, son regard étant fixé sur les menottes de son père. Elle se fichait bien de la demoiselle, totalement inconsciente que tout ce qui se passait ici était de sa faute. La petite ne commença à faire attention à elle que lorsqu’elle la vit se glisser auprès de Liam, lui glisser des mots à l’oreille.


Pourquoi la dame avait elle le droit de lui parler, de s’approcher de lui, alors qu’on l’en empêchait, elle ? D’où venait ce favoritisme injuste ? Est-ce que c’était parce qu’elle était plus jolie qu’elle ? Plus grande ? Mieux habillée ? Habillée, tout simplement ? Focalisée sur l’injustice flagrante de cette approche, la rouquine ne remarqua pas celle de Selene, qui pourtant sonna sa libération.

À peine à terre, la petite s’élança vers son père, remplaçant Asmodée en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Se blottissant contre le dos de son père adoptif, la fillette laisse sa tête se caler dans son cou, ses cheveux balayant le dos de l’homme et ses petites mains le câlinant. Elle ne voulait pas qu’ils soient séparés.. Et elle souhaitait encore moins qu’on les sépare ! Jetant un regard noir vers Jonh, la rouquine put s’apercevoir qu’il quittait la pièce en compagnie de Selene. Tant mieux !

Un bruit lourd redonna à Ella ses esprits, et ses yeux se baissèrent naturellement. Il avait réussi à ouvrir ses menottes tout seul ! Cela confortait la gamine dans son idée de père-héros. Elle le vit se retourner doucement, relâchant doucement la pression qu’avait ses petits bras pour lui permettre ce demi tour.
La fillette ferma un œil, portant la main à son front. Il saignait toujours.. Elle secoua la tête, et déposa un bisou magique sur le front de son papa.

Laissant le taulard envelopper son petit corps, la petite réfléchissait à ses propos. Un gros câlin ? Vi, elle aimait les câlins. Aussi hocha-t-elle la tête, avant de la laisser retomber. Frissonnant, la petite éclata de rire sous certains baisers, repoussant doucement la tête de son père avec un sourire enfantin.

- Tu me chatouuiiilles !

Seulement, il ne fit pas que la chatouiller, et le corps de la fillette se crispa, envahi par une douleur étrange. Instinctivement, elle resserra ses petites mains dans le dos de son père, laissant échapper un petit cri de douleur surprise. Mordillant sa lèvre avec perplexité, la rouquine n’osait plus bouger, repensant à ce qui avait été dit plus tôt. Il ne voulait pas lui faire de mal, avait il dit. Et ça prenait tout son sens.

D’un autre côté, la douleur était supportable, et la petite avait son père rien que pour elle, en câlin. C’est que qu’elle avait souhaité non ? Resserrant ses petits bras autour du cou de son père adoptif, la gamine s’adressa tout de même à Liam faiblement, esquivant son regard.

- Papa.. Ça fait un petit peu mal quand même, c.. ça va passer.. ?

Mine de rien, elle était quand même un peu inquiète, mais il la rassura, doucement, la câlinant tout tendrement. Cela lui permit de se calmer, de se détendre un peu. S’il disait que ça allait aller, ça irait. C’était obligé. Et effectivement, après quelques instants, la douleur s’effaça peu à peu du corps de la fillette, ne laissant sur elle que l’effet qu’Asmodée dispensait.

Cet effet retombé pour le violeur et sa fille, le silence se fit dans la pièce. Ella fixait son père, restée blottie contre lui, mais ce dernier ne semblait plus la voir. Penchant la tête sur le côté, la petite l’observa attentivement. Il avait l’air… torturé par.. Ce à quoi il pensait. D’ailleurs, tout son corps s’était mis à trembler, poussant la rouquine à le serrer plus fort contre elle.
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Selene Nymphadora
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Ven 9 Juil - 23:24

Jonh répondait aux stimuli de l’adolescente avec passion et ardeur, lui laissant une succession de frissons de plaisir qui enfonçait plus encore sa conscience défaillante. Blanche comme un linge, sa blessure au bras ressortait en une ligne rouge distinct, mais le sang ne coulait définitivement plus, comme si le contact de la langue d’Asmodée l’avait cautérisé. Selene poussa un gémissement quand le dépressif entra en elle, son corps fiévreux avide d’autres caresses se cambra, alors que ses mains massaient le crâne du jeune homme en l’attirant à son cou. Elle ne ressentait pas les picotements que provoquaient les frictions contre les écorchures infligées par Liam. Les dernières paroles d’Asmodée résonnaient dans sa tête à la manière d’une mélodie enchanteresse, et les aller-venu de Jonh ne faisaient que la ravir encore et encore, totalement offerte, l’auréole rousse autour de son visage rosi lui donnant l’air d’un ange succombant au péché.

Un ultime spasme balayait son corps enivré, ponctué d’un gémissement impossible à retenir… et l’orgasme lui fait l’effet d’une violente gifle qui lui remettait chacun de ses neurones en place. Comme un ordinateur qui venait de réinitialiser clairement ses données, la toquée prenait conscience de la situation, revoyait le film de ce qui s’était déroulé depuis sa tentative de suicide, et un hurlement jaillit de sa gorge avec toute l’horreur dont elle était capable. Elle regardait son partenaire avec crainte ; lui, qu’elle avait trouvé si gentil et qui l’avait protégé de Liam dans la cage, voilà qu’il se permettait d’abuser de son corps ? Et elle ? Comment avait-elle put le permettre ? C’était insensé. Elle n’aurait jamais été consentante, pas avec lui, pas comme ça, pas ici…
Selene cherchait à se débattre, mais le Jonh envouté était sourd à ses supplications, et le peu de force qui lui restaient n’étaient pas suffisantes pour s’arracher à son étreinte. Résignée, l’adolescente dû supporter la besogne de son comparse les yeux fermés, priant pour que ce moment passe vite, crispée et plus dégoutée que jamais.

Comme le glas d’une fatalité et d’une libération, le dépressif déversa sa semence en elle, et se laissa choir de soulagement à ses côtés. Quelques instants paralysée par ce qu’elle venait de vivre, la galloise se mit fébrilement sur pied et s’éloignait du sofa. Sur le lit circulaire, elle vit Lys occupée avec un jeune homme inconnu, et dans la salle à manger Liam s’occupait du cas de sa protégée. A cette vision, le sang de Selene ne fit qu’un tour. Elle aurait voulu courir défaire la gamine de son violeur, saisir un couteau et poignarder le taulard pour chacune des vies qu’il avait brisé. Elle n’avait pas connaissance de son passé, rien avant qu’elle ne soit enfermée avec lui, mais l’horreur qu’elle le voyait commettre – et qu’il avait commit sur elle – développait dans son cœur d’ordinaire passif une rage irraisonnée. Même les violences de son père n’avaient pas éveillé en elle un état semblable. Peut-être l’adolescente saturait simplement du « trop » de sa situation actuelle. Trop de négativité, trop de malchance, trop de souffrance…

Elle aurait voulu, mais elle se sentait salie, contagieuse et indigne. Cherchant à quitter cette pièce qui empestait la luxure au point qu’il n’était sûrement qu’une question de temps avant que les pouvoirs d’Asmodée n’ensevelissent à nouveau les capacités de réflexions de la jeune fille, Selene courut se réfugier dans la salle de bain, qu’elle pensait hors d’atteinte. Dans sa panique, elle n’avait même pas aperçut que William ne dormait plus sur le marbre mais était désormais nu en train de lutter contre l’emprise aphrodisiaque de la tour. Sous ses yeux certainement ébahit, la galloise plongea à l’eau pour laver son corps avec vivacité, action physique à laquelle elle conférait l’effet symbolique de la nettoyer de tout ce qu’elle avait vécu depuis son achat. Elle ne voulait pas croire que c’était elle, c’était impensable, irrationnel même. Chacune des émotions lui revenait pourtant, entre douleur et douceur, volupté et violence, appréciation et dégout. Autour d’elle, le bain prenait une teinte rougeâtre à cause du sang qui la souillait encore, et elle ne réalisa la présence de l’écrivain qu’après avoir abondement mouillé sa chevelure rousse.

Selene poussa un cri et s’échappa du bassin pour se ruer vers l’une des torches accrochées au mur. Elle la pointa en direction de William, folle de peur.

- Ne t’approche pas de moi ! Je… je refuse !

D’un geste brusque, elle mit un coup de pied dans une des fioles de verre au bord de l'eau qui contenait un produit de bain pour l’envoyer s’éclater au sol de marbre après avoir frôlé la tête de l’anglais. Un délicieux parfum s'en dégagea.

- Sors d’ici ! Tout de suite !

Le pauvre qui n’avait –pour l’instant – rien fait d’autre que d’être pris en victime par Liam se voyait attaqué par la même adolescente qu'il avait aperçut quelques instants plus tôt jouissant des plaisirs de la chair avec Jonh. Elle n’offrait pas une vision trsè convaincante : blafarde, tremblante, nue, et la torche projetait sur son visage crispé une lueur bien particulière.
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Sam 10 Juil - 1:22

Le jeune anglais pensait pouvoir rester dans ce bain des heures entières. Yeux clos, il profitait de cette fraîcheur en faisant le vide dans sa tête. Oui, pour un instant il délaissa toute ses pensées, tellement paisible qu’on l’aurait cru assoupis, presque mort, mais bien vite, trop vite, les images de ses compagnons d’infortune s’abandonnant au plaisir lui revinrent en tête. D’ailleurs, ou était passé Liam ? Et Ella ? L’écrivain rouvrit alors les yeux, craignant le pire pour la petite rouquine. Certes Liam aurait défendu cette gamine à qui il tenait comme la prunelle de ses yeux contre tout les démons, mais lui, avait il réussi à combattre les siens ? L’ex taulard n’était pas sur homme et il craignait que lui aussi n’ai pu contrôler ses pulsion envers la fillette, cette idée avait le quoi rendre fou… William plongea son visage dans ses mains, rabattant de l’eau fraîche sur sa figure pâle, tremblant. Il ne pu s’empêche de se dire que ce n’était la que le début de l’enfer, l’introduction était terrible mais qu’est se qui les attendait par la suite ? L’idée de s’accommoder de cette situation désastreuse était définitivement impensable…

Et puis on entra. Elle entre, elle, la petite galloise, Sélène, qu’il avait vu un peu plus tôt dans les bras de Jonh. Des gouttes de sueurs brillaient sur son corps d’adolescente et son regard était fou, la pauvre jeune fille ne semblait même pas s’être rendu compte de la présence de l’écrivain et plongeait déjà dans le bain sous les yeux écarquillé de William qui n’osait faire le moindre mouvement, craignant d’outrager Sélène, de ne vouloir lui aussi poser ses mains sur ce corps blanc. C’était une vision superbe et effrayante, une peinture, cette jeune fille nu aux cheveux flamboyants entourés de cette auréole de sang, frissonnante et paniqué. Un ange en enfer. Et de nouveau lui, était en position de spectateur, enregistrant chaque détails, chaque mouvement, tandis que dans son esprit se construisait la description de cette fascinante créature qui ferait une parfaite héroïne. Mais sa nouvelle muse remarqua bientôt sa présence, et tandis qu’il eu un mouvement lui aussi de recule, la jeune fille poussa un cri strident en sortant du bain, se dévoilant entièrement à lui sous le feu de la torche dont elle s’était saisis.

- Calme t… !

Mais Sélène venait déjà de donner un violent coup de pied dans une fiole que l’anglais évita de justesse. Le parfum enivrant qu’il suspecta d’avoir lui aussi un effet aphrodisiaque remplis alors la pièce, il ne savait plus vraiment quoi faire tandis que l’adolescente lui ordonnait de quitter les lieux. Quoi de plus normal d’un côté, la pauvre fille devait se sentir salie, bafouée, si tout se qu’elle avait fait avec Jonh n’était que le fruit de l’atmosphère de la salle qui poussait aux plaisirs de la chair. Atmosphère toujours belle et bien présente dans ces lieux malgré la fraîcheur de l’eau qui pouvait les rappeler quelque peu à l’ordre, il avait tout de même encore assez de sens pour ne pas sauter sur la petite rousse.

- Écoute je ne te ferais pas de mal compris ? Je ne te ferais rien.

Tenta t'il de la rassurer. Il ne ferait oui, du moins pour le moment... L'écrivain craignait de ne céder à la tentation comme Jonh qu'il n'aurait jamais cru capable plus tôt de tels actes. Tout devenait si tentant, mais il ne voulait en aucun cas blessé Sélène.

- Je n'ai pas plus envie que toi de retourner contempler une orgie, encore moins d'y participer, alors on ferait mieux de se calmer même si la situation n'est pas réellement propice à la chose, ici on ne craint rien. Pour le moment.

Conclu t'il plutôt pessimiste. Il ne fallait pas rêver, ils n'allaient pas rester faire trempette pendant des siècles...
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Selene Nymphadora
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Sam 10 Juil - 2:46

Les déclarations de l’écrivain la calmèrent un petit peu et Selene fut tentée de reposer la torche d’où elle l’avait arraché pour se jeter dans les bras réconfortants que devaient être ceux de William. Mais la dernière fois qu’elle avait fait une chose pareille, elle s’était retrouvée sur le sofa d’une pièce luxueuse pour donner son corps à son « sauveur ».
Comme un flash, l’adolescente se revit se blottir contre Jonh pour l’embrasser langoureusement, puis l’entrainer avec elle jusqu’à la pièce centrale, et de…

- NON !

Un nouveau coup de pied et cette fois, la fiole, plus lourde, s’écrasa dans l’eau pour tomber au fond et libérer la substance rosâtre qui s’y trouvait. Le petit nuage qui se formait dissimulait la partie immergée du corps de l’anglais, dont son intimité aux atouts qui n’étaient désormais que trop caractéristiques aux yeux de la toquée. Le jeune homme ne pouvait pas savoir ce qui se déroulait dans la tête de la galloise et ne devait pas comprendre grand-chose à ses accès de démence. Non contente de revivre ses derniers instants baignant dans la luxure, elle sentait lentement son cerveau s’endormir de nouveau à l’odeur des gels de douche déversés. Elle recula jusqu’à ce que le mur l’empêche d’aller plus loin, la torche toujours tendue devant elle.

- Ce n’est pas moi ! Ce n’est pas moi ! Je ne suis pas comme ça, pas moi, pourquoi… où es-tu… ?

La voix d’Asmodée lui revint, couvrant ses implorations, l’induisant sur la route qu’elle ne voulait pas emprunter. Elle avait aimé ? L’endroit où tout est permis ?
Alors pourquoi n’est-il pas permis d’être libre ? Pourquoi faut-il n’être réduit qu’à rien d’autre qu’une coquille vide qui écarte les jambes ? Ca n’était pas ce qu’elle avait prévu, pas du tout.

Une lumière se fit en elle et elle reposa la torche pour saisir un autre flacon au contenu étrangement foncé – entre marron et noir – et le renverser au bord du grand bassin. Avec de grands gestes tremblants, elle trempait ses doigts dans la substance épaisse et dessinait autour d’elle toute une série de visages d’épouvantails. Malgré leurs sourires éclatants, leur tracé noir dégoulinant donnait aux images quelques choses de glauque et d’inquiétant, mais Selene poussa un soupir de soulagement qui indiquait qu’elle parvenait à se calmer. Son grand ami refaisait irruption dans sa tête et dans un coin de son esprit, il lui donnait un câlin affectueux et protecteur. Agenouillée aux centres de tous les visages, elle eut un grand sourire pour elle-même, avant de se rappeler la présence de William qui devait la prendre pour une folle. Son expression disparut et dans un mouvement de crainte défensive, elle se recroquevilla en plia ses bras devant sa poitrine nue avant de murmurer :

- Je… je veux sortir d’ici…

De ses yeux noisette baignés de larme, elle observa longuement l’écrivain, détaillait sa physionomie qui n’avait rien d’inquiétante, s’attarda sur la blessure de son cou. Ses dernières paroles lui revenaient, et sans pour autant relâcher sa méfiance, elle lui dit :

- On est pas plus en sécurité ici que là-bas. Elle va venir, et tu vas te jeter sur moi… je ne veux pas…

A cette pensée, désormais que l’esprit de l’adolescente était assez lucide pour concevoir ce qui lui arrivait, malgré sa faiblesse et l’aura aphrodisiaque qui flottait inlassablement, cette simple idée d’être à nouveau pénétrée par un homme gonfla en son être une bulle d’angoisse qui, en éclatant, déclencha son pouvoir. Ses bras paralysés en croix, sa chemise bleue à carreaux kitch apparut et additionnée à son visage blême dont les larmes avaient rougis le contour des yeux, elle devait avoir le faciès qui allait avec son habit de fonction. Pourtant, pour la première fois, se sentir dans cet état lui était un véritable soulagement : la longue chemise couvrait largement assez son corps dont son intimité pour qu’elle ait l’impression de recouvrir un minimum de pudeur et sous cette forme, elle devait être bien moins attirante. Ca n’était soit, ni très pratique, ni très esthétique, mais pour le moment, la rassurait.

Toujours aussi gênée d’apparaitre dans cette position désavantageuse, Selene détourna le regard pour fixer un point invisible dans l’eau troublée par le produit qui s’y était renversé. Les tremblements la reprenaient de plus belle, et son teint n’aurait sûrement pas put pâlir plus. C’était presque un miracle après tout ce qu’elle avait vécu qu’elle soit encore consciente.

- Promis, tu ne me feras rien ? Demanda faiblement la galloise en fermant les yeux pour s’accorder une pause de quelques minutes.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Sam 10 Juil - 15:49

- Ne t’inquiètes pas ma puce, ça ira…

Liam avait murmuré ces mots toujours dans son état de transe, même s’il savait pertinemment au fond de lui que non ça n’allait pas, que ça n’allait même pas du tout ! Mais cette certitude ne l’empêchait pas de glisser ses doigts dans l’auréole rousse autour de la tête d’Elle, d’embrasser tendrement son cou et de continuer ce qu’il avait commencé. Il ne contrôlait plus son corps ni son esprit, il se contentait d’effectuer la tâche pour laquelle Asmodée l’avait programmé. Il n’était qu’un jouet entre ses doigts mais tant que le pouvoir du vampire était en lui ça ne le dérangeait qu’à peine, comme si elle avait réussit à bloquer ses connections nerveuses pour ne laisser que celles liées au plaisir de la chair.

Ce ne fut que lorsqu’il fut à l’apogée de son plaisir que le déclic se fit dans l’enceinte de son crâne. Maintenant qu’il était soulagé tout l’horreur de son acte lui revenait en plein visage, paralysant son corps. Il n’arrivait même pas à se retirer, obnubilé par ses sensations et ses sentiments qui le torturaient comme une pluie de poignards. Le dégoût de lui-même qu’il ressentait était si intense qu’il se mit à trembler, le regard fixe et le visage déformé par la confusion.

Il n’avait pas pu faire ça, c’était impossible. C’était la seule chose à laquelle il tenait vraiment, le seul vestige de morale qu’il lui restait. Il venait ni plus ni moins de reproduire ce passé qu’il haïssait tellement et sa fille adoptive, probablement pour ne pas le blesser, s’était laissée faire. Le taulard n’osait plus fixer l’enfant, car à chaque fois que son regard se tournait vers elle c’était ses propres traits qu’il apercevait, le visage couvert de larmes qu’il avait toujours. Pourtant la petite rouquine était loin de pleurer, mais dans l’état actuel des choses il était incapable de dissocier la situation présente de ses souvenir.

L’envie de vomir qui le prenait à la gorge était si forte qu’il hoqueta en se redressant sur ses genoux, quittant enfin le chaud cocon qu’avait été Ella pendant ce moment d’égarement. Le regard fou il chercha autour de lui jusqu’à ce que ses yeux tombent sur le couteau à pain qu’avait utilisé Selene. La lame abandonnée sur le sol était encore tâchée de sang, les tâches prenant dans son esprit embrumé la forme du sourire de la gardienne qui semblait la narguer.

Liam tendit la main comme un automate, ses doigts nerveux se refermant sur le manche. Il observa la lumière des torches jouant sur la lame de longue seconde avant de brusquement la porter à son cou et d’entamer sa peau, bien décidé à se trancher la gorge. Il avait commis l’irréparable, il n’avait pas d’autre solution…

Toujours à genoux, le couteau traçait son chemin dans sa chair en y laissant une coulée de sang, mais avant même qu’il ait pu se trancher l’artère la rouquine bondit pour lui faire lâcher l’arme. Le contact de sa main était brûlant et par réflexe le tueur relâcha l’emprise sur son arme qui chu au sol dans un cliquetis métallique. Il se jeta aussitôt en avant pour la récupérer ma la petite l’envoyait déjà au loin d’un coup de pied, jusque dans la grande salle.

A plat ventre sur le sol, un mince filet de sang coulant de son cou Liam regarda la lame tournoyer sur le marbre pour s’arrêter au pied du sofa sur lequel reposait Jonh. Cette vision du dépressif contenté agit comme un déclic dans son crâne et la mâchoire du taulard se crispa sous l’effet d’une rage si profonde qu’aucun mot ne pouvait la définir. Il aurait dû faire quelque chose pour l’arrêter mais il avait préféré aller tirer son coup, et les autres étaient tous à mettre dans le même paniers.

Egoïstes, hypocrites… qui préféraient fermer les yeux et vivre leur vie en laissant les autres s’enfoncer de plus en plus profondément dans leur merde, le genre de personne qui lui faisait haïr l’humanité tout entière.

S’il avait pu récupérer son couteau ça aurait été cette fois ci pour rependre les tripes de tous ces soi-disant « gentils » sur le sol glacé, mais Ella ne voyait pas les choses du même œil et le maintenait déjà au sol avec toute la force de ces petits bras. Le regard de Liam se faisait de plus en plus noir, tant la colère contre lui-même et les autres était forte, ses poings se serrant jusqu’à laisser des marques ensanglantés en forme de croissant de lune dans la paume de ses mains.
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Jonh Matrevis
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Trouble bipolaire IV: dépression sur fond de tempérament hyperthymique

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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Sam 10 Juil - 17:54

Comment avait il pu faire ça ? C'était la question que se posait le jeune homme après s'être retrouvé tout seul. Le fait d'avoir couché avec Selene lui donnait envie de vomir. Jonh avait honte de lui-même, honte de n'avoir pas pu résister au pouvoir d'Asmodée...
Dire qu'au début il s'était fait passé pour un "gentil" aux yeux de la rouquine pour par la suite abusé d'elle, même si l'adolescente était "consentante" mais le fait de l'avoir prise était loin d'être volontaire.
Le dépressif se redressa lorsqu'il entendit du bruit au pied du sofa où il vit Liam se faire maitriser par Ella avec un couteau près d'eux. Le plus effrayant était le sang qui culait du cou de l'ancien taulard. Est ce qu'il avait essayé de se trancher la gorge ? Est ce que lui aussi finalement n'avait pas pu résister et avait honte de son geste ? Peut être...

Son regard fixé par la lame sur le sol, Jonh n'avait pas remarqué sur William ne gisait plus sur le sol. Le jeune homme se leva en titubant avant de prendre le couteau dans sa main. Pour lui ce qu'il avait fait à l'adolescente était écœurant, il ne pouvait pas vivre avec ça et jamais il ne pourra plus regarder sa douce Lily dans l'au delà. A vrai dire, le dépressif ne pourrait même plus se voir lui-même. la lame caressa sa plaie qui ne saignait plus , lavé par la langue de Sélène. Rien qu'à ce souvenir Jonh frissonna. Il devait en finir c'était la meilleure chose à faire. Le couteau alla rejoindre son poignet dont il enfonça la lame, Liazm aurait bien été capable de dire qu'il copiait sur lui si il l'avait fait à la gorge , et s'apprêtait à trancher lorsque qu'une main se posa sur la sienne. Une partie du corps qu'il connaissait, ses mains fragiles et douce, c'était celle de Lys qui était venue jusqu'à lui. Toujours un peu envouté par le pouvoir aphrodisiaque, Jonh avait bien envie de recommencer avec Lys, mais ses yeux dessiner par la tristesse de la jeune rousse le retenait. C'est dans un accès de lucidité qu'il repoussa Lys :

- Non, va t'en !

Prenant ses jambes à son cou, le dépressif se dirigea vers un lieu qu'il croirait être la bonne porte mais il eu tôt fait se s'apercevoir du contraire lorsqu'il pénétra dans la salle de bain. L'eau coulait et il y avait deux personnes à l'intérieur : William et Sélène. En voyant cette dernière l'envie d'en finir se manifesta encore plus fort dessiné par le nuage qui gris qui se mélangeait au plafond. Il se laissa glisser contre le mur, désespéré tenant toujours le couteau dans une main avant de le brandir faisant des petits trou parle bout de la lame sur les parties de son corps qu'il pouvait atteindre faisant couler le sang rouge et l'eau de ses yeux. Il s'en fichait qu'on le voit comme ça, il voulait juste disparaitre.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Lun 12 Juil - 17:36

Toutes les chairs avaient été consommé divinement. Asmodée se régalait du spectacle qu'offrait Liam et Ella, une petite fille peu farouche et infiniment plus honnête avec elle même que les autres. Elle ne comprenait pas l'écœurement qui saisissait Jonh ou Sélène. Ils avaient couché ensemble dans le consentement le plus parfait, qu'y avait-il de mal à cela ? Comment croyaient-ils être né ? Bref, les hommes donnaient un autre spectacle, celui de l'automutilation. Ah, il allait se trancher la gorge, un moyen radical si la petite fille ne l'avait pas empêché. Et de toute manière, la Reine ne l'aurait pas laissé faire, un jouet ne se casse pas tout seul.

Asmodée abandonna l'étrange couple pour voir Séraphin terminer avec une Lys plutôt troublée et absente. Elle lui sourit. L'air ambiant était si malsain, si chargé, si gras, comme si le sang et les fluides corporels, les hormones et le sexe flottait comme des gouttelettes en suspension. C'était si bon. Elle respira à plein poumon cet odieuse atmosphère à plusieurs reprises, comme si elle s'en nourrissait. Puis elle rentra dans la salle de bain. Deux hommes et une femme : ça lui donnait des idées !

Mais elle s'était bien assez amusé comme ça. Ce serait pour la prochaine fois. Elle frappa plusieurs fois des mains et sept ou huit personnes ressemblant vaguement à Séraphin ou les servantes sortirent de la salle obscure. Silencieusement et avec force, chacun se saisirent des voyageurs et en firent leur repas. Il y avait bien quelques rebelles essayant de faire de la résistance, mais ce fut vain. Tandis que leur crocs se plantaient, les malheureux sombraient dans l'obscurité...

On les avait entassé dans un grand chariot, transportés comme des bouts de viandes vers la chambre froide. Sauf que la destination n'était en rien un chambre froide, mais une chambre tout court. Il fallait bien que les jouets se reposent avant de pouvoir rejouer avec eux, et puis diner avec eux aussi. Les ordres de la reine étaient clairs, qu'on les y amène. Mais une silhouette en forme de main mit une manchette au brancardier au détour d'un couloir. Et lui aussi sombra dans l'obscurité.

Le chariot roula en vitesse, avalant plusieurs centaines de mètres de corridor, en prenant bien soin de ne croiser personne. Puis il arriva dans une pièce ronde, un cul de sac. Et qui dit cul, dit trou. Et il y en avait bien un, de trou, dans lequel la cargaison humaine se vida. C'était parti pour une longue glissade douloureuse sur un toboggan tortueux qui mena les voyageurs infortunés dans un vaste couloir... encore. L'air était humide et froid, et le sol baignait dans une quinzaine de centimètre d'eau crasseuse. Pas exactement un égoût, mais un vide sanitaire, là ou les plus humains des habitants de la tour se débarrassaient de leur déchets corporels.

Etrangement, il y avait un corps supplémentaire qui gisait sur le sol, inconscient. Mais lui avait une meilleur raison d'être inerte, il avait un poignard planté en plein cœur. Et avec la lame un petit mot disant "Lorsque vous verrez Aston, vous pourrez le remercier."

Et au bout du tunnel, la lumière...
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Lun 12 Juil - 18:42

Liam était fou de rage, il aurait même été prêt à sauter à la gorge d’Asmodée pour l’étrangler à mains nues si elle lui en laissait l’occasion… mais elle ne la lui laissa pas. Ella était encore sur son dos quand une foule de clones parfaits et terriblement attirants bâtis sur un modèle masculin et un féminin envahirent les lieux, se saisissant d’eux pour les vider de leur sang. Le taulard n’avait rien contre le fait de se faire pomper cela dit, mais il préférait largement que ce geste soit effectué sous le niveau de la ceinture, ce qui n’était évidemment pas le cas ici.

Il tenta de se débattre mais les émotions éprouvantes qu’il avait ressentit l’avaient déjà épuisé, sans parler du fait que les vampires soient si forts et si nombreux… en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire il était déjà à terre, blême et inconscient. Alors qu’il sombrait il eut la présence d’esprit se s’accrocher à Ella et à ses effets personnels (ouais hein, faut pas abuser), si fort qu’il aurait fallu un pied de biche pour lui faire lâcher prise alors qu’on les jetait comme des morceaux de viandes sur un chariot.

Dans sa douce inconscience il ne se rendit pas compte que leur transport était détourné, ni qu’on le jetait sans ménagement dans un trou, ni que la longue glissade qui s’ensuivit se révélait douloureuse. Il ne se réveilla qu’une fois la tête dans l’eau putride, le corps meurtri et comme vision de réveil celle d’un cadavre plus très frais.

- Putain de merde… grommela-t-il dans sa barbe en se redressant sur les coudes.

Ils étaient tous là, poupées de chiffons balancés aux ordures, nus comme des vers dans la fange. Sa tête lui tournait à cause de l’anémie et si l’odeur lui soulevait le cœur, la vu du mort ne le troublait pas outre mesure. Il se disait juste qu’ils avaient eu de la chance…

Liam se mit debout en tanguant légèrement et souleva Ella pour la prendre dans les bras avec douceur. Elle était encore plus blanche qu’à l’accoutumée et si légère qu’il cru sur l’instant qu’elle était morte. Il appuya deux doigts sur sa carotide en soupira de soulagement lorsqu’il perçu un pouls et que les yeux de la gamine papillonnèrent.

Son attention fut alors détourné par un bruit de régurgitation. Un rapide coup d’œil méprisant lui apprit que Selene n’avait visiblement pas supporté la vue du cadavre, d’ailleurs en parlant de cadavre…

Le taulard reposa la petite rouquine au sol pour s’approcher du corps et poser un genoux à terre. La victime, un homme, avait une lame planté dans le cœur à laquelle était attaché un message. Il attrapa le mot entre deux doigts et le lu avant de hausser un sourcil, intrigué, et d’éclater un rire bref qui ne it qu’amplifier son mal de crâne. Le moins qu’on puisse dire était que cette salope d’Asmodée ne manquait pas d’humour, et il se faisait déjà une joie de pouvoir lui offrir pareil traitement dans un futur plus ou moins lointain.

Le regard brillant et ne présageant rien de bon, le trentenaire se saisit du manche du poignard et l’extirpa du corps dans un bruit humide qui retournait l’estomac. Il tendit l’arme à Ella pour qu’elle la prenne avant d’ôter les vêtements du mort pour s’en revêtir. Il enfila devant les regards médusés de ses compagnons de malheur le caleçon, le pantalon, les chaussures et le t-shirt de l’homme avant de couvrir sa fille adoptive avec la chemise bien trop grande pour elle.

Il n’avait plus envie d’elle maintenant qu’il se trouvait loin de l’influence d’Asmodée mais la vision du petit corps nu ne lui rappelait que trop son crime et celui des autres, couvrir lui apporta donc un léger soulagement. Après avoir noué la ceinture du mort autour de la taille de la rouquine pour parfaire l’ensemble il leva ses yeux noirs vers Selene comme pour la défier.

- Bah quoi ? Il est mort, il va pas me faire un procès.

Il avait lâché ça avec un naturel déconcertant, juste pour que cette fille ravale son regard offusqué. Comme si ça importait à ce mec d’avoir ses fringues sur lui, dans tous les cas il finirait pas se décomposer dans les égouts. Il ajouta avec un horrible sourire qui ne faisait que rendre l’atmosphère ambiante plus inquiétante :

- De toutes manières je suis déjà en prison…
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Selene Nymphadora
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Lun 12 Juil - 20:04

William n’eut pas le temps de répondre à Selene car Jonh fit irruption dans la pièce, nu, échevelé, visiblement en proie à un profond mal-être. La jeune fille aurait voulut, malgré tout le dégout qui la hantait, se jeter sur lui pour l’empêcher de se mutiler désormais qu’elle recouvrait son apparence normale, mais Asmodée se dessina rapidement derrière lui. La vision de cette beauté inhumaine l’hypnotisa aussi intensément que les fois précédentes, et son claquement de main ne parvint à son cerveau que lorsque la silhouette d’une femme s’était approchée pour l’étreindre avec une force insoupçonnée. A peine les dents plantées dans sa chair que la jeune fille sombrait, bien trop faible pour résister ne serait-ce que quelques instants, et une nappe de ténèbres l’enveloppa froidement. Un dernier épouvantail clignota dans sa tête, comme une lampe dont le filament cède lentement.

Ce fut sans doute l’odeur nauséabonde qui titilla la première les neurones de Selene, qui reprit faiblement conscience sans ouvrir les yeux. Elle se sentait vidée, souillée, plus immonde encore que tout ce qui pouvait se trouver la pièce dans laquelle elle avait été abandonnée. Un mal de tête lui martelait les tempes avec force et si ça n’avait été la sensation d’à moitié baigner dans une eau froide qui n’avait rien de relaxant, la toquée serait bien restée quelques instants de plus à simuler l’inconscience. Ses yeux noisette s’ouvrir et après un moment d’adaptation pour faire le point, elle se redressa pour constater qu’elle était à moitié allongée sur Lys et que leur bain déposait sur son corps une fine pellicule de crasse brune qui empestait d’une fragrance significative. Dégoutée, la galloise voulu se redresser en battant en retraite, mais son mouvement trop hâtif lui fit tourner la tête et elle trébucha sur le cadavre pour s’affaler de nouveau dans l’eau de la fosse sceptique en éclaboussant allègrement certains de ses compagnons. La vision du corps sans vie était de trop, et un haut-le-cœur la saisit avant qu’elle ne rende le maigre contenu de son estomac dans le courant immonde, appuyée sur un coude, sa chevelure rousse baignant abondamment dans le cocktail constitué de déchets de corps humain.

- C’est… horrible…, souffla-t-elle avant de faire une nouvelle tentative plus mesurée de se mettre sur ses jambes.

D’un regard elle avisa que le lot de voyageurs nus était complet, avant de jeter un œil circulaire à l’endroit qui contrastait grossièrement avec les pièces raffinées des appartements d’Asmodée. Elle n’avait pas envie d’accorder la moindre attention au taulard qui l’avait violé sans ménagement et s’éloigna de quelques pas, mais elle y fut contrainte quand il se mit à dépouiller le mort pour revêtir ses fripes. Si seulement, dans une telle situation, il n’avait fait que laisser ses compagnons nus dans la fange, sa mémoire aurait fait abstraction de ce détail pour se féliciter d’être au moins en vie. Mais de savoir que les vêtements qu’il dérobait pour habiller Ella et lui appartenaient à un mort lui retournait l’estomac, et elle aurait sans doute vomi une nouvelle fois si la jauge d’horreur qu’elle avait vécu n’avait pas déjà explosé le maximum tolérable. Selene se contenta de se frictionner ses bras trempés, baissant les yeux, cherchant à grand peine à dissimuler la terreur que lui évoquait cette homme.

Les faits survenus dans la tour lui revenaient de façon cotonneuse, comme si elle venait de se réveiller d’une bonne cuite, mais les souvenirs étaient là, et de savoir ce qu’elle avait été capable de commettre et ce qu’elle avait subit lui était insupportable. Ne pouvant rien faire d’autre que de chasser ces toiles tissées dans sa tête dans coup de balai mental, elle leva son bras blessé pour jeter un œil à sa blessure. Sur la plaie rougie s’amoncelaient des résidus de l’eau de la fosse sceptique, ce qui lui fit brusquement regarder chacun de ses compagnons. Tous avaient au moins une trace dans le cou qui témoignait de la morsure des vampires, et seuls William, Lys et Ella paraissaient tout à fait intacte. D’une voix faible, détournant une nouvelle fois les yeux sur ses doigts de pieds invisibles sous la flotte croupie, elle prit la parole.

- Il faut trouver un moyen de nous laver. Avec ça, nos blessures vont s’infecter, à coup sûr…

Un flash. Nouvel image de son corps à corps brûlant avec Jonh, avant que ne survienne l’étreinte puissante et brutale de Liam. L’effet aphrodisiaque retombé, son esprit était clair, et son court séjour dans la tour de la luxure lui n’était plus qu’un cauchemar qu’elle aurait souhaité quelque part où il ne pouvait pas l’atteindre. La jeune fille approchait timidement de la sortie, n’osant se risquer à la proximité d’aucun des hommes de la bande, pas même William, des fois que certains ne soient encore sous l’emprise de la vampiresse. Elle ignorait depuis combien de temps ils étaient inconscients, ni si leur arrivée ici était volontaire, et de ce fait, la lumière au bout du tunnel l’inquiétait tout autant que les dangers potentiels que constituait le fait d’être enfermée dans un tunnel avec un Liam qui avait un poignard à portée de main en plus de sa troisième jambe. En effet, qu’est-ce qui assurait qu’ils n’allaient pas débarquer dans une autre propriété qui appartenait à Asmodée, où ils seraient remis à neuf, et préparés pour une prochaine orgie vampirique ? Ce serait soit une bien étrange manière de faire se déplacer les voyageurs mais… après tout, ils étaient esclaves, non ? Selene était résolue à ce qu’on ne leur déroule pas le tapis rouge depuis son arrivée.

L’adolescente cessa donc sa progression quand elle se sentait suffisamment loin du taulard en particulier, et croisa ses bras de manière à se saisir les épaules, les yeux dans le vague. Elle était sale, elle avait froid, elle se sentait plus faible que jamais et d’être guettée par une infection en règle n’était pas pour la rassurer. Décidément, elle n’avait pas de chance.
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Jonh Matrevis
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Trouble bipolaire IV: dépression sur fond de tempérament hyperthymique

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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Lun 12 Juil - 20:55

Trop occupé à s'infliger ce qu'il méritait , Jonh ne vit pas Asmodée faire irruption dans la salle de bien. ce n'est que lorsqu'on le saisi et qu'on le mordit que le jeune homme sortit de sa mutilation avant de sombrer dans les limbes de inconscience aussi vite qu'il changeait d'humeur.

Il n'avait rien senti de tout le voyage et n'était même pas au courant de l'attaque du chariot. Aussi lorsque le dépressif ouvrit les yeux , rejetant l'eau ou boue qu'il avait dans la bouche, il constata avec effroi l'endroit où leur hôtesse les avait mit. C'était sympa comme chambre...

Jonh se redressa et se leva , la tête lui tournait et pas que ça. Il avait du mal à remettre ses idées en place. Il ferma les yeux pour se calmer et les rouvrit lorsqu'il entendit Liam parler d'un mort. Un mort ? Le jeune homme regarda autour de lui et constata en effet qu'un cadavre était allongé dans l'eau tout nu à présent dépouillé par l'ancien taulard. Bah au moins ils servait encore à quelque chose...Jonh ne trouvait pas ça dégueulasse, puisque de toute façon en vérité on le faisait aussi. Les vêtements des personnes qui n'étaient plus là étaient bien récupérés pour être porté par d'autres non ? Et bien là c'était la même...

Le dépressif avança de quelque pas dans l'eau et alla aider Lys à se relever malgré ses blessures qui commençait à le titiller. Comme venait de le dire Selène il fallait que les personnes qui saignait se trouve des vêtements, chose faite par Liam mais pas pour les deux autres. Ceci dit la dernière phrase de l'ancien taulard tiqua le cerveau de Jonh. Il avait pas dit fut un temps qu'il en était sorti ? C'était pas ses affaires c'est vrai...

Le jeune homme passa une main sur son visage et dit d'une voix fatigué.

- On devrait y aller non...? Je sais ma question est stupide...mais ce que je veux dire c'est...puisqu'on en est là, malgré ce qui s'est passé...on devrait s'entraider...

Il ignorait si ses compagnons avaient entendu ce qu'il avait dit tellement sa voix était faible mais le jeune homme n'avait pas la force de crier. Là, tout de suite il avait qu'une envie c'était de s'allonger et d'attendre que les ombres l'emportent pour lui faire oublier la douleur.
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Liam Baldwin
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MessageSujet: Re: Luxure, quand tu nous tiens... [18+]   Dim 25 Juil - 16:13

[HRP : Bon hein, marre d’attendre >_<]

L’odeur de merde du tunnel commençait vraiment à devenir insupportable, surtout maintenant qu’il avait sur le dos des vêtements couverts de matière fécale, de pisse et l’eau putride. L’air était à peine respirable et il voyait bien qu’Ella le supportait tellement mal qu’elle n’en ouvrait pas la bouche comme si ce simple fait suffirait à empêcher l’air vicié de s’infiltrer dans ses poumons. La proposition de Selene était pleine de bon sens, trop pleine peut-être car du coup évidente et inutile.

Bien sûr qu’il faudrait se laver. Évidemment que leurs plaies risquaient de devenir purulentes au contact de ce nid à germe qu’était le contenu du vide sanitaire. Et la proposition de Jonh de sortir était tout aussi ridiculement superflue. A moins d’être scatophile aucun d’entre eux ne désirerait passer une seconde de plus dans cet endroit qui faisait passer pour une délicieux parfum l’odeur des SDFs aux pantalons imbibés d’urine.

Il ne savait pas ce qu’il y avait après la lumière, mais ce serait toujours mieux qu’ici. Avec un peu de chance il pourrait même trouver une fois dehors le moyen de faire payer Asmodée pour ce qu’elle l’avait forcé à faire. Sur le moment il avait voulu se tuer mais il voyait maintenant que ça ne servait à rien d’autre qu’à lui faire plaisir. Il pourrait crever quand cette chienne aurait passé l’arme à gauche après avoir souffert comme pas permit. Chaque chose en son temps.

- Je sais pas pour l’entraide, mais moi j’me tire de là.

Entraide… ce mot le faisait doucement rigoler. Ils n’avaient même pas été capable de garder la gosse loin de lui.

Sa main serrée sur celle de la petite rouquine le taulard avança vers la lumière, ses chaussures produisant un horrible bruit de succion à chaque pas. Le tunnel n’était pas bien long, il arriva donc à l’entrée, les autres sur ses talons, au bout d’une petite centaine de mètres à partir de quoi le liquide putride se déversait dans un cours d’eau pollué à l’écart de la ville. Liam sauta du tunnel pour rejoindre le sol avant d’aider sa fille adoptive non sans frissonner alors que ses mains se posaient sur sa taille. Il ne se souvenait encore que trop de ce qui venait de se passer, l’oubli seront long et rude à obtenir.

Il leva les yeux pour regarder ce qui causait l’ombre projeté au sol et frissonna lorsqu’il vit que ce n’était autre que la tour de la luxure. Même d’ici il voyait l’aura malsaine qui émanait du lieu, et il avait l’impression dérangeante que du fond de son repère Asmodée le sentait aussi.

*Fuis.* lui ordonna son cerveau, impératif.

Aussitôt ses grandes cannes se mirent en branle, l’entrainant vers un bosquet de l’autre côté du cours d’eau marronnâtre qui se révélait être en réalité des douves. Tout aussi vite il traversa la masse compacte des arbres jusqu’à en jaillir de l’autre côté sans se soucier du fait que son allure puisse être trop rapide pour les petites jambes d’Ella. Il voulait s’en aller, partir d’ici, trouver un trou ou se tapir et tenter de guérir son âme ébranlée. Ici le peu de principes qu’il avait avaient été bafoués, à croire qu’il n’était pas si dépourvu de morale que ça.

Il marcha ainsi un long moment sans prêter attention aux autres qui tiraient des tronches de déterrés, et il ne s’arrêta que lorsque l’édifice de cauchemar fut hors de vue. Ils se trouvaient alors à proximité de la côte et le bruit de la houle leur provenait, porté par le vent. Il ne fallut que quelques pas de plus au taulard pour apercevoir l’océan et que naisse le désir de se jeter dans les eaux azurs pour laver son corps quitte à être rongé par le sel. Il ne pouvait pas sentir l’odeur du sel à cause de la merde cristallisée dans ses narines mais il pouvait presque l’imaginer…

- Je pense qu’on a trouver où prendre un bain, lâcha-t-il à mi voix.

Sans perdre plus de temps il prit l’enfant dans ses bras et se mit à courir. Courir jusqu’à ce qu’il foule le sable de la plage après avoir jeté son sac à main de côté, jusqu’à ce que ses jambes fatiguées reçoivent les frais assauts des vagues, jusqu’à se retrouver totalement submergé dans les eaux claires.

>> Direction le sable doux des plages de Sextus !
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Luxure, quand tu nous tiens... [18+]

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