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 Les vignes de Bergerac

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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Jeu 8 Juil - 23:43

Dès que l’incendie s’était calmé, Verity voyant que l’on avait plus besoin de tous les bras et qu’elle ne risquait pas de se faire remarquer, ressortie son précieux livre.
Elle observait a sa façon le comportement des nouveaux arrivants, et celui de Dexter qui ne faisait que confirmer son sentiment sur le personnage.

Non seulement il s’attribuait tout le mérite de l’extinction de l’incendie alors que seul il n’aurait rien pu faire, au mieux il leurs avaient fait gagner deux minutes, mais en plus il se proposait comme tortionnaire a Bergerac!
Ce type la dégoutait réellement…
Il était clair qu’il voulait se faire bien voir a tout pris.

Quand a la blonde, cela se voyait clairement qu’elle souhaitait gravir les échelons a la régulière et ne voulait pas s’enfuir.
Elle faisait ses choix mais Verity trouvait dommage de perdre une alliée qui avait l’air d’avoir du plomb dans la tête et qui possédait un pouvoir non négligeable.

Il allait lui falloir chercher ailleurs pour sa porte de sortie.
Sa patience commençait a être a bout et Verity rageait du gaspillage de ses collègues voyageurs…
A eux tous en s’alliant ils auraient surement pu trouver une solution, mais chacun jouait ses bille de son coté…
Soit, elle en ferais autant alors.
S’approchant a son tour de Bergerac elle gardât la tête baissé devant son maitre et ces d’une toute petite voie qu’elle s’adressa a lui.

-Maitre! Cela fait maintenant deux mois que je suis a votre service et Li’Nessa pourra témoigner de mon dévouement. Je ne sais ce qui vous oppose aux satyres mais comme vous le savez nous sommes des voyageurs, vous nous avez achetez pour cette raison, je pense que les pouvoirs de certains d’entre nous pourraient vous être d’un grand secoure pour la surveillance de vos terre. Je vous propose donc mes services la première et m’en remet a votre bon jugement. Si il vous agréé d’avantage que je récolte alors je récolterait.

Toujours tête baissé, la jeune fille n’en revenait pas de son audace et se sentait rougir comme une pivoine.
Peu être le regretterait-elle mais il ne serait pas dit qu’elle n’avait pas tenté sa chance.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 9 Juil - 0:36

Des compliments et des courbettes, il n'en avait rien à faire. C'était pour ça qu'on le tirait de ses papiers ? Les rapports étaient importants, pas des caresses de chien qui donnaient des puces. Il fut néanmoins surpris par l'audace de cette jeunesse, et leur rapidité d'adaptation. Ils avaient aidé à éteindre l'incendie, les actions comptaient plus que les mots. Cependant Tyrano ne se sentait redevable de rien : ils habitaient chez lui, y travaillaient, y mangeaient, y dormaient, quoi de plus normal alors que de protéger cette possession ? Il fronça les sourcils de son visage austère :

"5 % Du cépage a brûlé. Dès demain matin, chargez la main d'œuvre de brasser la terre avec les cendres. Cela fertilisera la terre, et fera un meilleur produit le cycle prochain. Quand à cette production, elle se fera plus rare, donc plus chère. Là où il y a un mal, il y a du bien."

Invectiva-t-il à sa secrétaire argonienne. Il considéra alors un instant les esclaves qui lui avaient adressé la parole. Les deux gamines et le trentenaire se tenaient devant lui, deux étranges créatures à leurs côtés. Une femme qu'on aurait dit sortit d'un sanibroyeur, et un satyre hargneux qui se débattait sauvagement en tapant des sabots.

"Oui. Et ? C'est un larbin, un sous-fifre beurré comme tout ses congénères, et qui n'a fait qu'obéir à des ordres. Celui là ne me sert à rien. Je sais déjà qui ils sont, et où ils sont. Quant à la torture, pour tenir de tels propos, vous mériteriez le cachot pendant une semaine."

Il n'avait jamais maltraité personne. Du moins pas sans raison, et la torture, n'en parlons même pas. Il était sévère, il punissait, mais n'était pas violent. Il avait affaire aux satyres depuis de bonnes années déjà, une vieille rivalité en fait, mais s'était toujours arrangé pour organiser des représailles sans verser la moindre goute de sang. Ce n'était pas de garde supplémentaires dont il avait besoins, ô combien puissants ils étaient - autant que lèche-bottes. Ceci étant dit, ils étaient des voyageurs, des êtres venu d'ailleurs, avec d'autres habitudes, d'autres coutumes, une autre forme de pensée les poussaient à agir. Il serait peut-être intéressant de mettre à profit son investissement...

"Si vous êtes capable de négocier, alors faites. Mais sachez que vous agiriez en mon nom, et que je ne tolère aucun crime qui entacherait mon entreprise. Si vous tenez tant à faire vos preuves, alors dès demain à l'aube, vous prendrez la route en compagnie de votre prise pour le bosquet des faunes. Je ne crois pas aux mots, je crois aux actes... Maintenant disparaissez tous."

De Bergerac congédia la petite assemblée, et ceux qui ne voulaient pas furent vivement incités par un garde du corps zélé. La fièvre de l'incendie retombait, et tous regagnaient leur couche respectives. On avait distribué à la chaîne des gobelets d'eau pour ceux qui avaient lutté contre le feu. Puis, une cloche retentit plusieurs fois, signal du couvre feu. Le pauvre imbécile qui traînait une seconde de plus hors de sa piaule risquait les répréhensions des gardes.

Alors que certains n'arrivaient pas à dormir, que d'autres s'assoupissaient d'un sommeil inquiet, et que d'autres encore ronflaient, la nuit passa.

Le son des cloches retentirent une première fois pour indiquer l'heure du lever, et par l'occasion du petit déjeuner. Il fallait être prêt, car celui-ci ne durait pas longtemps, et il fallait tenir jusqu'après la midi. Les esclaves engloutissaient le pain et le lait qu'on leur avait fourni, mais le groupe des voyageurs fut pris à part par Li-Nessa et un gorille. Ce dernier ne disait pas un mot, mais la matraque qu'il frappait en rythme dans la paume de sa main parlait pour lui. L'argonnienne quant à elle leur tendit un sac, et une laisse avec un collier.

"Ca, c'est pour vous, spécialement préparé pour le voyage. Et ça, c'est pour votre ami qui doit certainement connaitre le chemin, hein ?"

Fit-elle en foudroyant le satyre encore ensommeillé et que la gueule de bois rendait encore plus mal-aimable que de naturel. Mais il faudrait faire avec.

"Quoi, vous ne comprenez pas ? Et bien, vous teniez tant à impressionner le maître qu'il a décidé de vous laisser une chance. Voici des vivres, et vous avez un guide. Arrangez la situation. Ah, et surtout... avec ceci, vous vous tiendrez tranquilles."

Elle leur enfila au poignet un bracelet d'aspect basique, un anneau noir. Un anneau de serment, de l'artisanat de Sextus. Pas vraiment magique, pas vraiment normal, c'était une acquisition supplémentaire lors de la vente des esclaves, et qui permettait à un objet récepteur de localiser les bracelets. Les voyageurs pouvaient être certains que s'ils s'égaraient du chemin, où s'ils tardaient à venir, Tyrano ne manquerait pas d'envoyer quelqu'un les récupérer, et ce quelqu'un n'était peut-être pas aussi à cheval sur les droits de l'homme que son employeur. Mais ça, Li-Nessa s'abstint de le préciser, cela devait couler de sources.

"Et bien, que faites vous encore ici ?!"

Ainsi, la petite troupe de voyageurs qui voulaient faire ses preuves se retrouva hors de la propriété, livré à un guide peu coopératif, un satyre sobre est toujours barbant ou chiant... ou les deux. A vous de le jouer, et d'aller jusqu'au Bosquet des faunes.
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 9 Juil - 13:12

Dexter avait été déçu... Il avait affaire à un « gentil » esclavagiste... Mais il leur avait laissé une chance. Après une bonne nuit ponctué de feux dans sa tête, et d'une étrange tête aux cheveux roux...

Le lendemain, Li'Nessa les invita en « mission » pour parlementer avec les satyres. Apparemment, la violence n'était pas de mise. Cela arrangeait un peu Dexter, mais l'ennuyait aussi. Il ne pourrait pas brûler les maisons... Mais au moins, avec l'incendie de la veille, il était calmé. Seul ses envies de cigarettes n'étaient toujours pas comblée...

Il devait donc traîner en laisse le satyre blessé... donc déjà on ne pouvait pas le frapper... Pour qu'il les mène au bosquet de Faune. Et ils étaient toujours surveillés.

Bon, alors ils devaient y aller...

- Allons-y...

- Allons-y, ouistiti !

Dexter regarda autour. Ce n’était aucun de ses compagnons. Il regarda face à lui le satyre blessé. Qui avait tourné sa tête vers lui.

- Tu parles ?
- Oui je parle, imbécile ! Et je sais aussi faire le bouffon du village ! Pardon ça tu sais déjà bien le faire !

Dexter le regarda. Lui, un bouffon ? Un homme de son rang ? Il essaya de se calmer… Si cela commençait ainsi…

- Avance, et ferme-là !

- Très bien, le macaque !

Ils avancèrent donc… Lentement. Très lentement. Le satyre n’en faisait qu’à sa tête, et il avait sa blessure. Il n’arrêtait pas de se plaindre. Pendant ce temps, Dexter regardait d’un œil suspicieux ses partenaires. Ainsi, Dakota cherchait la même chose que lui ? Ce ne serait peut-être pas une si bonne alliée que cela, finalement...

Mais son pouvoir était puissant. James était, semblait-il, le meilleur allié en réserve, et peut-être ce « Jules » qu'il n'avait toujours pas rencontré, mais il n'avait vu aucun de ses pouvoirs....

La petite Verity ne servirait à rien, voir l'empêcherait de faire ce qu'il veut... Janna, une jeune femme jalouse... Mais un pouvoir avec du potentiel. Quant à Zephyr, il ne l'avait que vu. Et la dernière... Il ne savait même pas son nom, mais cela semblait être une jeune fille. Aussi âgé que Verity, sans doute, et sans doute donc inutile.

Quelque chose clochait... Le satyre riait, mais l'endroit... Il regarda le guide un instant.

- Hey, le bouc, tu ne nous emmènerais pas dans un trou paumé là ?


- Moi ? Mais non, espèce de gay !

Ca y est, il avait dépassé les bornes. Dexter n'en avait que faire qu'il était blessé, il frappa violemment le satyre au visage, qui cria un peu.

- Maintenant, tu nous emmènes au bosquet des Faunes !


Ils n'étaient pas arrivés...
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 9 Juil - 16:45

Soit, le satyre ne servait peut-être à rien mais elle n’avait pas perdu sa soirée. En effet Bergerac leur avait ni plus ni moins offert la chance de prouver leur valeur en trouvant le responsable de l’incendie, et savoir qu’il n’était pas enclin à la torture était une bonne chose à savoir. S’il ne blessait pas ses ennemis, il ne blessait pas ses alliés. En maitre tout à fait convenable, en fait.

Une fois congédiée elle partit sans mot dire, vidant un ou deux gobelets d’eau avant de filer vers sa couche. Le confort était spartiate mais elle ne s’en plaignait pas, son corps était si épuisé qu’elle aurait même réussi à dormir sur une dalle de pierre. A côté de cela le matelas simpliste lui semblait d’une douceur extrême, ses membres lourds s’y lovant avec un délicieux plaisir. Il ne lui fallut pas plus d’une minute pour que ses yeux se ferment et qu’elle plonge dans un sommeil dont rien n’aurait pu briser la paix.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux au matin il lui fallut quelques secondes pour se rappeler où elle était, encore trop habituée à se réveiller sur les planches de la calle du Slavedog Millionnaire. Le carillon des cloches ressemblaient à s’y méprendre à la sonnerie de son abominable réveil dans le monde réel, pensée qui lui tira un léger sourire alors qu‘elle se dirigeait vers des brocs d‘eau servant à leurs ablutions. Après une toilette rapide elle fila dans la salle à manger prendre un repas aussi express que la veille pour le cas où il s’agirait encore cette fois d’une course contre la montre.

A peine avait-elle finit que Li’Nessa les prenait à part pour leur remettre en tête leur tâche du jour. Apparemment tous les voyageurs étaient concernés et non pas seulement ceux qui avait eu l’audace de prendre la parole. Les instructions étaient claires et précises, Dakota enfila donc son bracelet sans poser de question avant d’emboiter le pas à Dexter qui avait visiblement décidé de promener le satyre en laisse. Si ça pouvait lui faire plaisir, qu’il fasse ! Elle laissa James s’occuper du sac, ce qui lui laissait les mains libres et toutes ses forces pour marcher, ce qui était loin d’être un mal vu sa constitution pour le moins délicate.

Le voyage aurait pu être un bon exercice de marche particulièrement apaisant s’il n’y avait pas eu Dexter et le satyre pour leur casser les oreilles. Entre l’homme qui s’étonnait que la bête parle, à croire qu’il ne savait rien sur la mythologie grecque, et l’homme-bouc dont l’esprit avait la profondeur d’un évier, le résultat était atterrant. La blondinette secoua la tête avec dépit, les laissant s’insulter gaiment, si ça pouvait les occuper.

Ils avançaient désespérément lentement et pas une forêt en vue, seuls quelques arbres de ci de là plantés anarchiquement dans la succession de plaines et de collines. Leur « guide » les menait visiblement en bateau, et le remarquer mit Dexter dans une colère noire, le poussant à commettre un acte interdit. Dakota les yeux ronds laissa échapper une injure avant de foncer vers le duo tragi-comique pour assener une claque sonore au pyromane alors qu’il aboyait sur celui qui devenait sa victime. Ca n’avait peut-être pas fait très mal mais c’était symbolique, et elle ne se priva pas pour lui arracher la laisse des mains.

- Tu ne t’approches plus de lui tu m’entends ! Pas de violence, c’était pourtant clair dans la bouche de Tyrano hier non ?!

Elle se tourna vers le satyre pour examiner son visage sur lequel une rougeur allait probablement virer sous peu à la belle couleur bleutée de l’hématome, maintenant son menton entre ses doigts fins. Elle soupira et aida la bête à se relever avant de lui dire avec sincérité :

- Écoute, ça ne nous amuse pas d’errer au hasard, pas plus que tu n’aimes être frappé. Mais peut-être que si tu veux bien nous mener à ce fameux bosquet je pourrais m’arranger pour te trouver du vin.

- Comme si une cruche comme toi savait où trouver ses sœurs pleines de vin !

L’adolescente lui jeta un regard glacial avant de rétorquer :

- Tu as tord de me sous-estimer. Si j’ai fait apparaître une femme, pourquoi pas une outre ?

Le satyre la jaugea longuement avant de grommeler quelque chose d’inintelligible et de probablement insultant. Il se remit néanmoins en route, le souvenir de bloody Mary encore frais dans sa mémoire mais surtout dans sa chair. Plein de mauvaise volonté il trainait les sabots, rallongeant leur route et les couvrant tous sans exception de sobriquets en tout genre. L’abondance d’insultes était si grande qu’à la longue plus personne n’y faisait attention, mais Dakota ne relâchait pas son attention pour autant, les deux mains serrées sur la laisse.

Au bout d’une longue heure d’efforts supplémentaires il lui sembla voir au loin les contours d’un bosquet. On avait l’impression que quelque chose les observait depuis l’abri des arbres, entrainant un sentiment particulièrement dérangeant alors qu’ils se rapprochaient de plus en plus de leur but…

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 9 Juil - 18:45

James était enfin content de pouvoir aller se reposer après une dure journée de travail. C'est donc avec un sommeil de plomb qu'il alla voir les bras de Morphée. Sans oublier bien sur les évènements de la journée entre le feu, la capture d'un satyre et l'apparition de Bloody Mary. La venue de la jeune femme fantôme avait fait plaisir à Jules, on aurait presque cru qu'elle lui avait manqué. C'était étrange que son meilleur ami soit comme ça alors qu'il détestait les femmes mais bon...

La cloche sonna pour réveiller les travailleurs et c'est avec un soupir refoulé que l'adolescent se leva , les genoux engourdis par la cueillette. James avala rapidement son petit déjeuner avant d'être convié avec ses compagnons par Li'nessa accompagné d'un gorille qui n'avait pas l'air d'être un blagueur. La "femme" voulait les envoyer en mission pour aller trouver qui envoyait les satyre en se servant d'un des leurs pour les conduire jusqu'au bosquet des faunes. Bon bah si fallait le faire...
L'adolescent prit le sac que leur tendait leur "maitresse" et les voyageurs filèrent en compagnie du satyre allumeur de feu. Ce dernier était d'ailleurs assez étrange d'ailleurs...Entre son apparence digne de Narnia et son humour...
Enfin bref, Dexter et Dakota semblait très maitrisé le truc. Même si cette dernière au souvenir de James ne pouvait pas faire apparaitre de vin...

Suite à ce petit problème, le voyage put reprendre et ces après une durée indéterminables que l'apparition d'un bosquet semblait pointer son nez.

- Ca doit être ça...

Dit il pour lui même à voix haute. Bien que cet endroit ne lui inspirait rien du tout. Qui sait si une créature ne les attendaient pas ? Dans ce monde on ne savait jamais ce qui pouvait se passer.
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Mar 20 Juil - 20:06

Dexter se prit une claque sonore, ce que jamais il n'avait reçu. Et c'était la pire erreur que la personne aurait pu faire. On ne lui faisait jamais la morale, on ne l'empêchait jamais de faire ce qu'il désirait... et on n'insultait pas quelqu'un de son rang.

Il attendit que Dakota ait fini, pour un souci de politesse...
Ils continuèrent leur chemin, pendant une longue heure... Pendant laquelle le satyre n'arrêtait pas de se moquer, de grommeler... Dexter prit son mal en patience. Et il était surtout occupé par le manque de nicotine...

Enfin, ils arrivèrent au lieu dis. Un grand bosquet...

Et c'est là que Dexter passa à l'action.
Puis lui donna une gifle bien plus importante que ce qu'il avait reçu. Il fit un signe aux autres, comme quoi tout allait bien, et ignora le satyre qui ricanait. Tant pis, si cela déplaisait aux autres, il devait remettre les choses en place. Il parla d'une voix froide, regardant Dakota de ses yeux ardents.


- Tu vas écouter ce que je vais te dire, sale cruche... J'ai fait ce qui me semblait bon. Certes, j'avais oublié pour Tyranno, et c'était un tort. Mais les satyres, comme celui-ci, ne savent que mentir... Que je l'ai fait, ou non, cela ne change rien. Mais ne me redonnes plus jamais d'ordre ! Et surtout, ne t'avises plus de me toucher ! La prochaine fois que tu auras des remontrances à faire, tu auras la politesse de le faire calmement.


Dexter se calma. Après tout, ce n'était qu'une fille, et sans doute de famille aisée, toutefois. Sa rébellion étant passé, il rajouta ensuite, calmement.

- Je sais que ton acte partait d'une bonne attention. Mais réessaie une fois...

Il laissa les mots en suspens. Il était là pour protéger le peuple, pas pour l'opprimer... Mais parfois, il était nécessaire de bien faire comprendre aux personnes que rien ne l'arrêterait dans sa mission de protection de l'humanité.

Mais Dexter avait la fâcheuse impression qu'on les épiait... Et cela se révéla vrai, directement.

En effet, avant que quiconque n'ai pu dire un mot, le satyre en laisse siffla, et de nombreux satyres sautèrent sur eux, les empêchant de bouger, les ficelant....

Ils les menaient ainsi, derrière eux, certains balançant des fruits, d'autres chantant, tous se moquant d'une façon ou d'une autre...

- Et voilà... On aurait dû me laisser le tenir... C'était obligé. Il fallait forcément qu'ils nous mènent dans un piège...


Allaient-ils les mener vers leur chef ? Il fallait l'espérer, pour commencer les pour-parler.
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Mer 21 Juil - 15:06

Sa joue la brûlait en proie à une douleur cuisante mais Dakota était restée droite et fière, son regard dardant la silhouette de cet abruti à lentilles rouges. La partie gauche de son visage était comme engourdie et la blondinette sentait le goût du fer dans sa bouche, le choc ayant fait claquer ses dents qui avaient alors entaillées l’intérieur de sa joue. Mais hors de question de bouger, de ciller ou quoi que ce soit. C’était un combat plus psychologique que physique et ça l’arrangeait bien : elle n’aurait jamais pu gagner un combat par le biais de ses muscles.

- C’est l’hôpital qui se fout de la charité… tu parles de calme alors que c’est toi qui a levé le premier la main sur le satyre juste parce que ses paroles ne te plaisaient pas.

Elle avait parlé avec aigreur, son visage toujours fermé. La vision de ses dents tâchées de sang conjugué à son teint pâle lui donnait l’air d’un vampire, et ses cernes profondes ne faisaient que renforcer cette impression de malaise. Mais Dexter n’y prêtait pas attention, pas plus qu’à ses paroles tant il était occupé à la menacer… laissant sa phrase en suspens comme les méchants de série B.

- Et ? Tu vas faire quoi ? Foutre de nouveau une baffe à une gamine de deux têtes de moins que toi, maigre et aussi musclée qu’un navet ? Le courage t’étouffe autant que l’intelligence visiblement… rétorqua Dakota, sa voix glaciale suintant d’ironie.

Ce mec ne se remettait pas en doute, pas un seul instant. Il avait l’air de se croire aussi fort, puissant et omniscient que Dieu. Comme s’il aurait réussi à faire mieux avec leur « guide » ! Bien sûr qu’il mentait, c’était leur ennemi ! Mais ce que l’adolescente avait pensé, c’était qu’il avait aussi un intérêt propre à les mener chez lui autre que l’attrait du vin : il pourrait les faire tomber dans un piège et les capturer. Mauvaise chose ? Non, loin de là. Juste un moyen comme un autre de rencontrer le chef des incendiaires. De toutes manières même s’ils l’avaient trouvé autrement ils s’en seraient probablement pris plein la tête une fois arrivés, alors se laisser prendre était une perspective tout à fait acceptable.

Mais cet idiot ne le comprenait pas.

Après que le satyre ait sifflé et que ses amis leurs soient tombés dessus, le pyromane partit dans une pitoyable leçon de morale qui ne menait à rien. Elle avait tenue la laisse et eu ce qu’elle voulait, où était le problème ? D’accord elle avait peur de ce qui allait leur arriver, mais l’issue aurait forcément été musclée, ce n’était pas comme si elle ne s’y attendait pas. Les cordes enroulées autour de son maigre corps lui faisaient mal et nourrissaient son angoisse mais ça n’empêcha pas Dak’ de rire, phénomène assez rare pour être souligné.

- Mais c’était le but, imbécile ! On aurait de toutes manières fini capturés au bout du compte ! Plus vite on arrivera à leur chef mieux ça sera, pied et poids liés s’il le faut. Maintenant ferme là, tu consommes inutilement de l’oxygène.

Un fruit choisit ce moment pour s’écraser à l’arrière de son crâne et l’adolescente s’ébroua pour le faire tomber sans prêter plus d’attention à ce mec qui n’en méritait pas. Elle ne comprenait pas comment les gens pouvaient être aussi fiers sans aucune raison de l’être. Allez savoir, il consultait peut-être pour mégalomanie au final…

Elle suivait du mieux qu’elle pouvait, trébuchant sur des racines traitres, n’avançant que par des petits pas à cause des cordes qui limitaient ses mouvements. Les satyres étaient agaçants mais elle tentait de fermer son esprit pour retrouver son calme. Ils étaient joueurs et stupides, s’ils avaent voulu les tuer ce serait déjà fait, pas de raison de paniquer, sauf…

*Sauf si ton pied se prend dans cette racine et que tu tombes tête la première sur cette grosse pierre saillante*

La blondinette pesta intérieurement pour dire à sa conscience de la fermer, tout en procédant à un ridicule arc de cercle pour s’éloigner de l’objet qui pouvait potentiellement lui faire peur. Elle tenta de faire abstraction du regard des autres mais elle n’y arrivait pas totalement. Elle se souvint alors du regard de Mathilde et de Pandora lorsqu’elle avait inutilement prolongé leur chemin juste pour ne pas avoir a traverser une rue avec de la circulation. Un profond sentiment de honte l’envahissait, non pas parce que l’opinion des autres l’intéressait vraiment mais perce qu’elle se trouvait elle-même pathétique. Pathétique d’avoir peur pour rien, juste parce que ces riens pouvaient éventuellement lui faire peur.

L’envie qu’elle n’avait pas ressentit depuis un moment de se trancher les veines pour en finir une bonne fois pour toutes avec ces conneries la prit une nouvelle fois aux tripes mais elle se contenta de fermer les yeux et de marcher, marcher jusqu’à avoir les pieds en sang s’il le fallait.

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Mer 21 Juil - 18:00

Et bah ils étaient pas sortie de l'auberge avec l'un qui se prenait pour le roi du monde et l'autre qui avait une tête de mule. James avait bien envie de s'asseoir et de prendre un sachet de pop corn tout en regardant les balles que s'envoyait les deux voyageurs. Sauf que là, la bande n'était pas dans une situation qui prêtait à se prendre la tête. Surtout avec le satyre qui se moquait d'eux.Mais comme d'habitude l'adolescent resta dans son coin et ferma sa bouche.

Ils purent quand même reprendre leur marche bien que maintenant ils n'étaient plus vraiment tout seul. En effet, leur guide en avait profité pour appeler ses congénères qui avaient pas mit dix ans pour les attacher. Ouh...que d'action ! Et James était d'accord sur le fait que au final bah ils s'étaient juste fait choper plus rapidement que prévue mais c'était quand même statistiquement impossible que les voyageurs seraient passé sans encombre jusqu'au chef. Bien que l'adolescent essayait de penser positif, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à la suite. Peut être que le Grand Satyre déciderait de les tuer...Et c'était pas le jeter de fruits et autres sur eux qui allait arranger la boule de stress de James.

Son pouvoir répondant à son appel en détresse, le métamorphosa comme d'habitude en Jules.

- C'est sympa l'accueil par ici ! Je devrais penser à faire le même à la maison

Pourquoi est ce qu'il ne tentait pas de transformer les méchants en peluche ? Et bah parce que ça servait à rien.


Dernière édition par James Brooks le Ven 23 Juil - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Jeu 22 Juil - 14:19

Verity avait suivi les échange de ses nouveaux camarades en retrait, ne souhaitant pas se mêler de cette lutte de pouvoir stérile.
Le jeune fille se concentrait sur son livre, a l’affut d’un indice que ses yeux auraient pu manquer.

Elle avait été distraite malgré elle par la dispute qui s’envenimait, Dexter était mauvais, c’était un fait, et dangereux en plus, mais la jeune fille ne saisissait plus trop Dakota.
Cette dernière qui disait qu’il se servait de ses mains alors qu’elle-même avait le même comportement.
Elle était bizarre, Verity se demandait maintenant si l’expédition était une réelle bonne idée…

Peu être devrait elle tenter de fuir maintenant, fausser compagnie a ses collègues et voir ou ça la menait, elle trouverait peu être un moyen de retirer son fichu bracelet avant qu’on la retrouve?
Non, elle ne pouvait pas faire ça.
Si elle réussissait son coup les autres voyageurs seraient sans doute châtiés a sa place…
Toute a ses réflexion, elle eue a peine le temps de lire les nouvelles lignes de son livre.

-Attent…..

Elle ne fini jamais sa phrase, plusieurs satyres lui tombèrent dessus, l’empêchant de terminer.
La jeune fille fit disparaitre son livre promptement mais n’eue pas le temps de se défendre, elle fut ligotée rapidement, tout comme les autres.

Ils furent tous entrainés a l’intérieur du bosquet, s’enfonçant profondément dans la verdure, entourés de créatures n’ayant pas les meilleurs intentions a leurs égards.
Quand Jules fit son apparition, Verity perdit encore plus ses repères.
Ses idées d’évasions datant d’a peine quelques minutes lui revinrent a l’esprit.
Elle ne connaissait pas ces gens, et ne savait même pas de quelle maladie ils souffraient, peu être étaient ils tous mauvais…
Ce monde était fout et elle avait laissé s’échapper sa porte de sortie…
Elle allait sans doute mourir ici et elle ne reverrait jamais son père, ni ses amis…

Continuant de suivre ses agresseurs, Verity pleurait en silence, attendant son sort.
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 23 Juil - 12:10

Dexter n'avait clairement pas aimé les injures et insultes de la jeune fille. Pour qui elle se prenait ? Pour la reine d'Angleterre ? Pour la personne la plus importante qui soit ? Il se rendait compte que sa réaction avait été futile, et à la limite de la sienne... Il ne réagirait pas à nouveau comme elle. Il se contenta juste de répliquer de manière logique.

- Tu me crois à ce point imbécile ? Je me doutais que cela arriverais. Mais on aurait pu élaborer un plan, au lieu de foncer comme des bourrins ! Surtout avec tes pouvoirs, et peut-être ceux de James, que je ne connais pas ! Et nous aurions pu utiliser le satyre comme otage ! Peu importe, maintenant. On verra le chef d'une autre manière... Et ne me lance pas la réplique de la non-violence. Enfin, je parle si je le désire ! A ma guise !


Il évita un des fruits balancés par les satyres, et se tut enfin, pour un moment. L'attitude de Dakota était devenue différente, elle fermait les yeux. Que se passait-il dans sa tête. Sans doute pas des remords... Peut-être... Autre chose. Ce n'était pas le moment de s'interroger, quoi qu'il en soit.

Puis une voix qui lui était étrangère parla. Une voix enjouée, qui n'avait aucunement l'air d'avoir peur des satyres. Il se tourna en direction de cette voix. A la place de James, se tenait... un autre homme. Les satyres avait dû intervertir les places, il ne voyait pas tout le monde, après tout Sans doute derrière Janna.. Il repensa aux paroles de James.

- Tu es Jules je présume ? Où est passé James ?

En tout cas, il était positif. Une personne charmante, mais qui montrait clairement une autre personnalité que James. Et c'était son ami ? Il regrettait de ne connaître aucun de ces deux -là.

- C'est vrai que l'accueil est assez... Chaleureux.


Mais autre chose marqua Dexter. Il voyait Verity... Et elle pleurait. Forcément... Pour une personne normale comme elle, toutes ces choses devaient être traumatisantes Son instinct de protecteur, de pompier, se réveilla.

- Verity, n'aie pas peur... Nous allons nous en sortir. Après tout, ces satyres ne nous ont pas tués, non ? Et ils n'ont pas non plus cherché à tuer les personnes des vignes... Fais-moi confiance.

Avec son dernier accès de folie, cela serait dur, mais bon... Il fallait essayer de motiver les troupes. Il resterait fier devant ces satyres.

Le satyre « blessé » tournait autour d'eux, s'amusait à leur balancer des fruits. Il regarda méchamment Dexter, et lui jeta une tomate. Son visage dégoulinait de jus de tomates. Cela fit penser à Dexter qu'il n'avait pas vraiment pu se raser depuis un certain temps... Le petit bouc qu'il portait en témoignait. Il faudrait qu'il trouve un nécessaire de toilette... Ne serait-ce qu'un rasoir, ou quelque chose pour couper...

Et pendant ce temps, le satyre l'injuriait, lui balançait des légumes. Il ne regrettait toujours pas sa gifle. Ce n'était qu'une chose nécessaire.

Il n'allait plus tarder à rencontrer le chef. Il continua donc à marcher, calmement, réfléchissant. De toute façon, que pouvait-il faire d'autre ?
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 23 Juil - 20:26

Entre deux sanglots Verity avait captée les paroles du pyromane et les yeux toujours mouillés elle se mit a rire…
Est-ce que cet homme était sérieux?
Lui faire confiance à lui!
Il était certainement le plus atteint ici si il pensait que qui que ce soit allait lui faire confiance, elle encore moins avec ce qu’elle savait sur son compte.

Pleurant et riant a la fois la jeune fille failli s’étrangler et fut prise d’une quinte de toux la pliant en deux et c’est sans ménagement que les satyres la bombardèrent d’immondice en tout genre pour qu’elle reprenne la route.
Aussi stupide que le pyromane pouvait être il avait eu une utilité, sa crise de larmes était passé.

Avec l’arrivée des nouveaux voyageurs Verity avait oublié l’essentiel des leçons de Dreamland, on ne pouvant faire confiance a personne ici, encore moins a des voyageurs dont on en connaissait rien.
Elle ne se reposerait jamais sur Dexter, pas plus que sur Dakota et ses grands air, encore moins sur le type qui changeait de tête.
Tous ces gens étaient vraiment trop étranges.
Est-ce que c’était vraiment trop demandé de tomber sur des gens normaux?
Dans la mesure du possible évidement, Verity savait qu’elle était malade, mais certainement pas aussi dérangée que ses compagnons d’infortune…

Maintenant qu’elle s’était repris elle se devait de trouver une nouvelle solution, tout n’était pas encore perdu.
Relevant la tête elle essuya ses dernière larme avec son bras et repris la route, n’osant toujours pas regarder les satyres dans les yeux.
Regain de courage mais pas de témérité, la jeune fille se contentait de fixer ses pieds pour ne pas trébucher.

Ele avait terriblement envie de faire réapparaitre son livre.
Sur lui elle pouvait compter, c’était la seule chose fiable depuis qu’elle était ici et à cet instant elle ne souhait qu’une chose, c’était lire ses lignes rassurante.
Depuis des jours et des jours il ne la quittait plus, la rassurant.
Etre obligé de le faire disparaitre ne lui plaisait pas du tout, elle avait peur de ne plus réussir a le faire revenir.
Peu être allait elle oublier comment le faire réapparaitre?
Et sans lui elle ne serait plus a l’abri de l’oubli…
L’angoisse la gagnait petit à petit.

Elle n’avait même pas remarqué qu’ils étaient arrivés dans une sorte de clairière rempli de dizaine de faunes qui les regardaient tous avec attention…
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Sam 24 Juil - 12:00

Une tripotée de Satyre sortirent des fourrés bordant le chemin sur le signal de Subrogation, le faune captif. Enfin, captif n'était plus vraiment le mot, car la situation s'était inversé par une pluie de légumes moisis et de coups de sabot. Difficile pour les voyageurs de résister à cette soudaine invasion de moitié d'homme bedonnant poilus et à l'odeur de chèvre. Ils couraient tout autour d'eux, faisant claquer leur sabot au sol, hurlant et crachant. Leur bide ballotait à l'air libre au gré des mouvements fourbes et agressifs.

C'est sans aucune difficulté qu'ils parvinrent à passer des cordes autours de leur proie qui devinrent une nouvelle fois prisonnier. A croire qu'ils aimaient ça. Lorsque sa laisse fut enlevé, Subrogation prévint ses compagnons :

"Ah ah ah ! Merci les gars. Regardez moi cette brochette de nase ! C'est Pôpa qui va être content ! Et lui surtout, faites gaffe, c'est une salope, une ordure, une pétasse !"

Il incendia Dexter de toutes les insultes qu'il connaissait tandis qu'il lui balançait des coups de pattes dans les tibias. Puis il convia subtilement sa compagnie à les mener dans le bosquet.

"Allez les pisseuses, on y va !"


On entraina donc les voyageurs dans le Bosquet des Faunes. Ce bosquet était en fait une portion de forêt drôlement aménagée. Certains arbres étaient repliés vers le sol, surnaturellement tordus pour que leur tronc forme un arc de cercle, pour qu'ainsi la cime touche le sol. Plusieurs arcs d'arbre s'enchevêtraient pour former une ossature de maison, que des filets et branchages viendraient recouvrir pour faire un semblant de mur. Une clairière faisait office de place du village. Là, il y avait plusieurs buchers au dessus desquels pendaient des chaudrons noircis par leur nombreuses utilisations. Les feux étaient bien protégés, et le liquide dans les marmites bouillaient à plein régime. Il s'en échappait une odeur étrange, entre la carotte et le fauve. Le grand Mirliton, le responsable de la bouffe du village, la toque entre les deux cornes, donnaient des ordres à tout bout de champs, assénant à ses cuisiniers qui ne suivaient pas le rythme de douloureux coups de louche.

Contrairement à ses congénères, qui ressemblaient vraiment à des hommes croisés avec des boucs, et dont le bidon ressemblait à celui d'un bébé joufflu qu'on avait envie de mordre, le grand chef du village lui, s'apparentait plus à un mélange de boucs et de porc.
La première différence notable était la taille. Il était simplement géant, deux fois la taille d'un humain. Il était d'autant plus gras et poilu qu'il était crade et goinfre. Entre deux rots il engloutissait des poulardes entières, n'essuyant pas la graisse qui bavait des ses lèvres pour goutter sur son énorme ventre. Son visage porcin, exprimant d'abord la concentration d'un enfant faisant l'effort de manger la première fois avec une fourchette, s'éclaira soudainement lorsqu'il vit qu'on lui apportait des humains. Déjà, revoir son fils Subrogation revenir une journée après le raid le rassurait, mais les humains devaient certainement être ceux de l'ignoble pourriture de Bergerac. Il tenait enfin des prisonniers pour le faire chanter. Il connaissait Bergerac, et il savait qu'il n'aimait pas avoir ses gars mal-traités.

"Ignobles lopettes, qu'est-ce qui vous amène dans mon domaine ! Ahahah !"

Hurla-t-il. Ah oui, j'avais oublié de dire que ce beauf incarné était incapable de parler sans crier. De même que ses questions su muaient automatiquement en ordre. Il fit un signe pour qu'on détache les captifs, et sans attendre leur réponse, il frappa des mains pour que les plus belles Satyres du village, les seins à l'air (d'ailleurs, la vision était très étrange) viennent le masser...
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Sam 24 Juil - 12:32

Les yeux clos Dakota tentait de faire abstraction de la voix de Jules qui avait visiblement remplacé James, de celle de Dexter qui lui tapait de plus en plus sur les nerfs tant il lui paraissait simplet, des sanglots de Verity qui ne faisaient que rendre l’atmosphère plus lourde. Elle aurait voulu leur crier de la fermer, comme à tout ces satyres mais elle se contenta de pincer les lèvres en murmurant à la petite voix dans sa tête qu’il fallait qu’elle arrête, là, tout de suite. Qu’elle cesse d’insinuer qu’elle aurait peur d’avoir peur de mourir, de sa main ou de celle de ses stupides satyres qui la trainaient en lui balançant tout et n’importe quoi au visage.

La gamine essayait de faire le vide sans succès et ça se solda par un grognement étouffé alors qu’elle rouvrait les yeux une fois toute la troupe arrêtée. Ils se trouvaient dans une clairière et les maisons qui l’entouraient se résumaient à des arbres modelés selon la volonté des créatures. Lorsque ses yeux tombèrent sur les chaudrons la blondinette ne put s’empêcher de se dire qu’on allait les bouffer, et qu’elle aurait probablement peur d’en avoir peur. Voir peur tout court cela dit.

Mais elle se trompait une fois n’est pas coutume et elle le comprit lorsque les cordes qui les enserraient tombèrent au sol en libérant ses membres endoloris. Une horrible voix la rappela alors à l’ordre en des termes tout sauf charmant et Dak’ leva les yeux… avant de se demander comment elle n’avait pas pu voir cette horreur avant.

Il était gigantesque, sale et obèse. Il était à la fois humain, bouc et porc dans ses attitudes qui auraient donnée la nausée à la première âme sensible venue. Ce corps monstrueux surplombait leur petit groupe, les faisant paraître d’autant plus faibles, petits et ridicules. Et il fallait parlementer avec cette chose…

*Bergerac aurait au moins pu nous mettre au courant*

Cette pensée terre-à-terre lui fit reprendre le contrôle d’elle-même. Pas le moment de paniquer et de s’interroger, il fallait lui répondre, et trouver un réponse convenable par-dessus le marché. Dakota inclina la tête brièvement en marque de respect avant de prendre la parole de son habituelle voix inexpressive :

- Bonjour… grand chef ? Je ne sais pas exactement par quel titre vous appeler mais ça ne change pas le but de notre visite. Comme vous devez vous en doutez Bergerac nous envoie suite à l’incident de cette nuit. Il n’exclu pas le fait de pouvoir trouver un accord entre vos deux partis et nous sommes… les intermédiaires.

L’adolescente tenta d’ignorer la vision des seins nus des femmes satyres pour planter de nouveau son regard froid dans les yeux de sa majesté le mi-porc mi-bouc.

- Il doit bien y avoir un moyen de contenter tout le monde non ? Mais pour ça il nous faut déjà savoir ce que vous recherchez exactement mis à part l’amusement de voir brûler le labeur d’une année. J’ose supposer que quelqu’un comme vous a des aspirations plus grandes que de tourner en bourrique un exploitant local.

C’était bien plus soutenu que sa pensée, peut-être trop mais elle aurait mit sa main à couper que ça passerait bien mieux que « gros porc arrête de foutre le feu ou je te botte le cul ». Elle laissait volontiers ce genre de discours à des gens comme Dexter. Les satyres étaient trop nombreux pour tenter une approche différente de celle du dialogue, et Dakota en était soulager.

Après tout se battre c’était prendre des risques inutiles, risques qui faisaient immanquablement naitre en elle de multiples peurs absurdes ou non, mais qui la mettaient toutes dans un état de peur panique. Oui, discuter était tout aussi bien.

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Sam 24 Juil - 19:56

Jules roula des yeux lorsqu'il entendit les sanglots de Verity. C'est pour ça qu'il aimait pas les gonzesses ça pleurait tout le temps. Il retint un ricanement lorsque Dexter lui demanda si l'adolescent était Jules et par la même occasion où était passé son copain. Il avait la flemme de raconter toute son histoire, elle était trop longue. La chose qu'il sortit fut une phrase dit avec une ironie tel que même un sourd l'aurai remarqué.

- Woh putain t'es devin mec ?

Il s'amusa de voir le fou pyromane se faire incendier d'insulte bien que le reste du groupe n'était pas non plus épargné. Encaissant sans broncher les petits adjectifs lancé par le fils du Pôpa. Les voyageurs prisonniers arrivèrent alors au bosquet des Faunes où des arbres était aménagé sans doute par leurs habitants bizarres. Néanmoins le plus "étonnant" était l'immondice qui leur servait de chef. On se demandait comment ce truc pouvait se lever tellement il était gros.Un croisement encore un éléphant, un bouc et un cochon trop sale pour lui même. Bizarrement, les prisonniers furent détachés et comme d'habitude ce fut Dakota qui engagea la conversation. De toute façon c'était pas Jules qui allait parlementer. C'était loin d'être son truc. L'adolescent se contenta de regarder autour de lui en écoutant d'une seule oreilles le blabla de la copieuse de pouvoir. Il trouva même fascinant les seins des satyres femelles qui rebondissait. Par parce que c'était une poitrine ça il s'en fichait mais Jules se demandait bien quel goût ça pouvait avoir.
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Lun 26 Juil - 12:23

Verity s’était mise à rire ? Se moquait-on de lui ? Il n’en savait rien, et il prit cela pour de la joie. Mieux valait que s’en soit. Et puis, que craindre d’une gamine ?
Il savait qui craindre. Dakota. Il ne se laisserait pas dépasser.

Pour le moment, il avait mal aux tibias, et pour cause, les satyres ne l’avaient pas ménagé de tout le voyage.

Et il se rappelait les décors qu’il avait aperçu en traversant le bosquet. Les arbres tordus, les maisons tout d’arbre vêtues… Ou les arbres qui se faisaient passer pour des maisons ? Une vision à donner mal à la tête. Mais Dexter n’était pas du genre à s’émoustiller de telle chose.

Mais maintenant qu’ils s’approchaient du chef, il n’arrivait plus à réfléchir, car une odeur subtile de feu ardent se répandait dans ses narines. Et sa maladie revint à lui… La joie l’envahit, voir ses bûchers, pour ses chaudrons si nombreux… Tant de feux en même temps… Ce n’était que de vulgaires feux de cuisines, mais tous ensemble…. Il provoquait en Dexter un plaisir immense. Ses yeux rouges s’illuminaient. S’il y avait des flammèches sur le terrain, elles s’éteignaient sans doute.

Mais le plus impressionnant était le chef… On aurait cru un de ses rois gras et sale, comme dans de nombreux films…. L’apparence satyral en moins. Le jus qui goûtait sur le ventre, entre les dents, la façon de hurler… Même sa posture était évocatrice. Cependant, c’était aussi un grand cuisinier, un « chef » toqué par le village sans doute…

Pour l’heure, Dexter trouvait juste que ce satyrique personnage était dégueulasse. Mais que, ayant l’apparence d’une personne noble…

De plus, ils avaient été déliés par les satyres, sous l’ordre du chef. Il était prêt à parlementer, ou bien …

Et des femelles satyres apparaissaient. Elles étaient étranges, leurs petits seins bien poilus rebondissant à peine… Massant ce gros porc comme si c’était … comme si c’était quoi d’ailleurs ? Dexter n’avait absolument aucune image pour décrire ce genre de situation.

Et voilà qu’il était pris de vitesse, par Dakota, qui demandait ce que ce chef désirait.
S’il restait là, à gober les mouches, il n’arriverait jamais à faire ce qu’il désirait. Et il ne voulait pas laisser cette gamine prétentieuse prendre le beau rôle. Il savait qu’il risquait beaucoup à parler cependant, notamment en ayant frappé un des congénères de ce tas de graisses et de poils.

Cependant, dans l’état de joie qu’il était, c’est son envie de dépasser Dakota qui prit le dessus.
Il réfléchissait donc à quoi proposer. Il avait plusieurs idées.
Mais il s’adressa à la jeune fille plutôt qu’au chef.

- Idiote ! Tu n’as aucune idée de ce qu’il pourrait vouloir ? Je te pensais plus intelligente que cela !


Il s’adressa alors au chef, tout de moins, de façon indirecte.

- Je parie que Monseigneur des satyres désirerait une part, voir, toute la production du raisin de Bergy pour son alcool, pour arroser son repas, ainsi que celui de ses congénères ? Ou bien peut-être une jouvencelle pour se faire plaisir, ou enfin, se venger d’un mal d’autrefois ? Ou peut-être juste pour l’amusement…


Tandis qu’il se frottait les tibias, il tourna son regard rouge vers le chef.

- N’est-je pas raison, monseigneur ?

Il se fichait clairement de qui il devait servir. Tout ce qu’il voulait, c’était monter dans cette société, et partir d’ici.

Il se tourna cependant vers le groupe, en ne regardant cependant pas Dakota. Ce n’était qu’une valeur mineure pour lui.

- Vous avez peut-être autre chose à proposer ?
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Lun 26 Juil - 13:11

Ce qui devait arriver arriva : Mister lentilles rouges ouvrit la bouche pour sortir de nouvelles bêtises. C’était à prévoir cela dit, entendre sa voix ne causa donc qu’un haussement de sourcil à Dakota. Non seulement il venait encore de la qualifier d’idiote sans raison valable, mais en plus il se donnait de manière pitoyable en spectacle. Torse bombé il ne manquait plus à Dexter une langue pendante et une queue s’agitant pour lui donner l’air d’un brave toutou ayant rapporté la balle à son mère, tout en grognant sur les autres clebs pour qu’ils ne lui volent pas son trophée.

Peut-être en effet voulait-il du vin ou des femmes, mais l’affirmer avec tant de verve était une erreur en soi. Ne comprenait-il pas que décréter sans aucun doute ce que voulait un roi, comme s’il comprenait le schéma de pensée de cet illustre et dégoutant personnage pourrait passer pour un affront ? Ne voyait-il pas que même si le bas peuple comprenait les motivation d’un souverain il valait mieux faire l’ignorant pour ne pas écorcher la fierté du dirigeant, si sûr d’être supérieur mentalement aux autres au point que ses réflexions soient incompréhensibles pour ses sujets ?

Le pyromane avec sa folle lueur dans le regard, probablement à cause des feux qui crépitait sous les chaudrons, ne semblait plus porter attention à l’adolescente ce qui n’empêcha pas celle-ci de sourire sans que ses yeux n’expriment une once de joie.

- Oh. Alors tu penses être aussi intelligent que le chef pour affirmer avec autant d'emphase ce qu'il désire ? Une telle idée provenant d'un imbécile qui a frappé l'un des siens lors d'un coup de sang je trouve ça insultant pour lui, vraiment.

La blondinette jeta un regard biaiseux vers Dexter, bien consciente d’avoir lâché une bombe, même si les chances pour que le satyre monstrueux soit déjà au courant soient bonnes. Les regards des satyres non encore informés des méfaits du pompier se tournèrent vers lui, noirs et coléreux. Alors que la tension devait monter pour celui qui l’insupportait au plus haut point, elle baissait pour Dak’ qui sentait ses chances d’être lynchée s’éloigner peu à peu. Qu’ils concentrent leur attention sur ce fourbe imbu de lui-même, après tout n’était-ce pas ce qu’il voulait ?

Une main brûlée par le soleil posée sur sa hanche maigre, la gamine envoya sa chevelure blonde et emmêlée dans son dos de sa main libre avant de reprendre la parole, suintante de mépris :

- Oops, il ne fallait peut-être pas le dire ?

Elle haussa les épaules comme pour chasser un problème mineur avant de reprendre, son regard glacé et inexpressif dirigé sur ses ongles sales, dégageant une impression de désintéressement impressionnante, quoi que factice même si elle était la seule à le savoir :

- Enfin, on ne commence pas des négociations en cachant des choses. Autant jouer cartes sur table n’est-ce pas ?

Dakota savait bien qu’après ce qu’elle avait dit Dexter ne se priverait pas de parler de la capture du satyre par l’intermédiaire du fil aiguisé de la lame de bloody Mary. Et quitte à voir les choses ressurgir autant qu’elles proviennent de sa bouche. Ca donnerait l’impression qu’elle était sincère et sans arrière pensée, même si la peur d’avoir peu de l’éventuelle sentence du roi monstrueux lui glaçait jusque la moelle de ses os.

- D’ailleurs pour être honnête c’est moi qui ait capturé votre… compagnon ?… à l’aide d’une invocation assez vindicative. Je regrette la blessure qu’elle lui a causé mais je n’ai pas un très bon contrôle sur elle malheureusement. Dexter ici présent a alors proposé la torture, proposition abjecte d’ailleurs, mais Bergerac notre maitre ne l’a pas accepté. Il s’est montré soucieux de régler l’affaire en personnes civilisées et respectueuses des droits de l’ho… hum… des humanoïdes. C’est-ce qui nous mène à vous pacifiquement, malgré la démonstration musclée de mon collègue un peu plus tôt que j’ai tenté de refréner…

Elle montra alors sa joue qui prenait déjà une teinte bleue-verte parfaitement déplaisante.

-… En payant moi-même le prix de son trop plein d’agressivité.

Elle soupira, plus de lassitude que pour exprimer un réel dépit suite à son discours. Elle avait beaucoup parlé, trop même, mais le stress l’empêchait de maitriser sa langue comme elle le voulait. Dakota se contenta alors d’incliner la tête pour conclure avec une humilité dont elle ne faisait pas souvent preuve au grand dam de la plupart des compagnons qu’elle avait eu.

- Mais toutes ces futilités vous importunent peut-être. Veuillez m’excuser.

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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Lun 26 Juil - 19:14

Tiens la gamine et le grand Dexter avait recommencé à se chamailler comme des gosses. En fait ce dernier n'était qu'un lèche cul. C'est pour cette raison qu'il préférait quand même Dakota, bien que celle-ci ai un caractère que Jules n'appréciait pas trop mais au moins la fillette ne jouait pas à sucer les gens ( c'est poétique ^^) comme le faisait le pyromane.

Que le chef des satyres écoutant qui il veut du moment qu'il les conduisait pas à vouloir en faire un barbecue. Lui, les paroles c'était pas son truc. A part dans le délire à cause du métacactus mais à ce moment là c'était pour empêcher que James finisse en saucisse, ce qui n'avait pas marcher au final mais bon c'était qu'un rêve. En fait il se faisait chier là et avait hâte que ca se termine mais si monsieur je veux me la jouer tête de groupe coupait toujours Dakota demain ils y seraient encore.
Ce qui fit germer une idée dans la tête de l'adolescent. Après tout ça ferait de peine à personne.
Jules glissa son regard sur Dexter et l'imagina en peluche, ca ne lui ferait pas de mal de rétrécir un peu et d'avoir du coton à la place du cerveau. Au milieu du groupe le pyromane disparu pour laisser place à une version peluchineuse.

- C'est bon vous pouvez reprendre

Ah il adorait ce pouvoir. C'était trop marrant. Dommage que se soit pendant une durée limité.
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Lun 26 Juil - 21:09

Janna ne voulait pas faire partie de cette expédition avec les satyres. Elle n'avait rien fait pour y participer.

En effet elle n'avait pas aidé à éteindre l'incendie et n'avait pas été de ceux qui avaient fayoté auprès de Bergerac pour tirer un quelconque bénéfice. De ce fait quand celui ci avait annoncé que les "fayots" allaient devoir faire leurs preuves elle ne s'était pas sentie concernée.

La nuit sur son édredon de misère elle avait cogité sans relâche. Elle avait échafaudé des plans de fuite... irréalisables certes, mais l'espoir fait vivre...

Au petit matin elle avait été surprise de devoir s'embarquer avec les autres vers le bosquet des faunes. Elle s'était même insurgée mais sous pretexte qu'elle était une voyageuse... elle aussi devrait aller négocier...

Que fallait il négocier d'ailleurs? Elle n'avait pas bien suivi les événements qui s'étaient déroulés la veille trop occupée à inspecter son string ensanglanté par un début de cycle menstruel. Qu'est ce que cette quête allait leur rapporter au fait? Ci ce n'est une maigre reconnaissance de Bergerac? La reconnaissance de Bergerac... La bonne blague. Janna n'en avait rien à faire!

Elle faisait la tronche depuis qu'elle s'était levée et n'avait plus dit un mot depuis le coup des bracelets émetteur. Traînant des pieds, lassée de ces jours de servitude. Elle avait eut le mince espoir de prendre la poudre d'escampette une fois loin du domaine de Bergerac. Mais ses pensées d'évasion furent brisées en un instant par ces satanés bracelets à la battle royal qui assureraient le retour de tout le monde au bercail.

Les mille et une courbettes qu'effectuaient Dexter et Dakota l'écoeuraient. Mais ce qui l'écoeurait encore plus était cette rivalité infantile entre les deux même protagonistes. Se lançant des skuds quand l'occasion se présentait. Elle n'aimait pas Dexter et elle avait jubilé en son fort intérieur quand celui ci s'était fait rabrouer par Dakota et qu'il n'avait pas moufter mot sous la surprise.

La suite des événements était moins jouasse par contre... La gifle... Même si elle ne lui était pas destinée cette gifle... l'avait sonnée. Depuis quand frappait on Dakota? Décidément... ça commençait à partir en cacahuètes. Dexter abusait et Dakota entrait dans son jeu.
Elle n'eut même pas le temps de réagir qu'une horde de satyres débarquèrent en masse et ligotèrent tout ce beau monde. Elle s'était débattue, mais comprit rapidement que cela était inutile. Dakota et Dexter avaient semble t-il remit leur crise de vieux couple à plus tard...

Ils marchèrent... Ligotés... Saucissonnés...Un liquide chaud coulait lentement entre les jambes De Janna.

*Put... Mes règles...Comme si être ligotée n'était pas suffisant...*

Elle tenta de serrer ses jambes tant qu'elle pu, mais cet effort fut plus fatiguant qu'autre chose. Après une marche vraiment désagréable ils étaient arrivé devant le grand marabout. Echéance ultime! Elle put constater avec horreur que celui ci était encore pire que ses congénères.

*Vraiment...dégueulasse.*

Une odeur fétide se dégageait des chaudrons, l'ambiance était insupportable. Voyant les regards inquiets de Dakota vers les chaudrons elle comprit immédiatement ce qui allait leur arriver. Son coeur Manqua de s'arrêter.
Ca y est... c'est la fin... Les satyres s'approchaient... Et... défirent les liens des prisonniers.

* Hein? *

Elle observa mieux les alentours et s'attarda sur les arbres maisons. Ca ressemblait aux cabanes de ses rêves d'enfants. Allaient on les cuisiner finalement? Pourquoi les détacher? Soudain le porc qui servait de chef aux satyres hurla.

"Ce qu'on fiche ici? Je me le demande..." murmura t-elle.

Dakota engeaga la première ce qui rassura Janna. Dakota savait parler. Tout ce serait bien passé si... Dexter la bourrique avait tenu sa langue
S'ensuivit une engueulade puéril. Dexter avait le chic pour faire monter la moutarde au nez de Dakota. Ces deux là... cette scène était ridicule...
D'habitude Dexter était le plus juvénile mais ce coup ci Dakota ne fit pas mieux en monologuant.

*Calmez vous bon sang...*

Crier n'arrangerait rien à la situation et elle ne tenait pas du tout à se faire remarquer. C'est pour cela qu'elle préféra se taire observant la scène de manière passive. Espérant de toutes ses forces que ses pensées soient entendues...

Elle regarda le mastodonte empereur inquiète. Comment allait il réagir face à cette situation? Allait il s'en amuser et rire?
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Zephyr Skies
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Jeu 5 Aoû - 1:31



PAF !
Un fruit vint s'écraser sur le front de Zéphyr, libérant un liquide d'un odeur douteuse. Cette situation déplaisait fort à la jeune fille, d'autant plus que le seul coupable n'était autre que Dexter. Lui et son ego surdimensionné... Pathétique.

La veille avait été éprouvante pour tout le monde ; le feu s'était déclenché alors que Zéphyr venait de trouver une place à table. Elle ne connaissait personne et s'était contentée de baisser les yeux vers son assiette. Pourtant elle n'avait pas le temps de commencer son repas, l'alerte avait été donnée trop tôt et Zéphyr comme à son habitude, n'avait pu s'empêcher d'exécuter ce qu'on attendait d'elle. Cependant la chaleur avait eût raison d'elle et elle était tombée inconsciente sur le sol détrempé. Elle ne savait pas qui l'avait porté jusqu'à son lit., elle s'était juste réveillée le lendemain sur une paillasse de fortune.

Le départ hâtif avait étonné Zéphyr. Elle qui pensait finir ses jours dans les vignes de Bergerac, voilà qu'on les libérait ? Li'Nessa avait répondue à sa question dans son petit monologue avant le départ. Alors comme ça, ils étaient en liberté "surveillée" avec ce Satané bracelet ? Le voyage vers la forêt de Faune avait été long, très long. La petite bête étrange qui leur servait de guide n'avançait pas rapidement à cause de sa blessure.

PAF !
Un autre projectile atteignit le visage de la jeune fille, la libérant de ses pensées . Ils étaient bien là, attachés par des petits êtres répugnants qui couraient partout en hurlant des obscénités. Les Satyres les menèrent en file indienne jusqu'a leur village où un homme gras les attendaient. Un "homme" mi-cochon, mi-chèvre qui au premier regard donnait un haut-le-coeur à quiconque le regardait.

Zéphyr ne s'aperçut pas que les bestioles avaient enlevés ses liens, elle essayait tant bien que mal de refouler la nausée qui commençait à l'emplir. C’est quand elle vit Dakota s’avancer qu’elle comprit que les Satyres les avaient tous détachés. La traumatisée avait pris Dakota en sympathie, sans même savoir pourquoi. Cette dernière était faite pour parler en public. Surtout en présence d’une personne importante. Elle avait ce don de captiver un oratoire même avec un discours banal. La jeune fille fût rassurée que la phobique prenne la parole, et elle l’aurait été d’autant plus si Dexter n’avait pas encore ouvert la bouche ! Leurs disputes commençaient à être agaçantes , surtout que le seul fautif était le pyromane !

Enfin, quand une Peluche remplaça le trentenaire, Zéphyr ne pu s’empêcher de réprimer un sourire.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Dim 8 Aoû - 14:47

"Pouahahaha !"

Le maître porcin riait aux éclats, de ce rire qui caractérisait les gros beaufs. Un rire qu'on croirait presque forcé ou exagéré, avec un ronflement entre chaque prise de respiration. Mais pourquoi cette joie soudaine ? Pour plusieurs raisons en fait. L'une était de voir les soit-disant émissaires de Bergerac s'entretuer sur la manière de mener les négociations. Ils avaient de fortes personnalités, si bien qu'aucun d'entre eux ne pouvaient s'entendre. Le tour de Magie qui transforma le lèche-cul en peluche ne fit que renforcer la distraction de Panpan, le gros chef. Voilà une faculté étonnante, s'empressa-t-il de remarquer, et qui ne laissait aucun doute sur la nature du jeune homme.

"Un voyageur !"

Aussitôt, une dizaine de satyres supplémentaire vint s'ajouter à la cohorte de gardes qui encerclait déjà les intrus. Panpan avait déjà eu à faire avec les voyageurs, et mieux valait être prudent avec eux. Ils pouvaient faire des bombes en jetant de simples dents.

La seconde raison qui amusait le chef du bosquet, c'était la raison de leur venu :

"Bergerac vous envoie négocier ?! Pouahahaha ! BERGERAC, cracha-t-il avec dégoût, sait déjà ce que je veux. Je veux bruler sa terre, détruire sa maison, l'étrangler avec ses tripes fraichement sorties de son ventre, et ensuite, j'irais pisser et chier sur sa tombe ! Bergerac s'est débarrassé de vous, ou alors il espère que vous agirez contre son gré, en anéantissant notre village. Pouahaha !"

Il avait trop parlé d'un seul coup. Il dut s'interrompre un moment pour reprendre sa respiration, tout essoufflé, ses poumons étant écrasés sous le poids de la graisse.

"Bah ! Vous ne pourrez pas grand chose. Rien ne me ramènera ma fifille, qu'il m'a volé, qu'il a tué..."

Subrogation, son dernier fils, cracha et jura.

"Qu'on détache ces pauvres abrutis. Laissez-les profiter des feux et des marmites, laissez les partir même. Mais je vous préviens, je ne m'arrêterais que lorsque ses terres seront réduites en cendre."

Les gardes se dispersèrent. Et l'attention du bosquet se relâcha soudainement des voyageurs et du chef Panpan. Un regard méfiant se posait toujours sur les humains, mais il n'était pas hostile. C'était comme si la voix du maître influençait leur comportement. S'il disait de les aimer, alors chaque satyre essaierais de les embrasser. S'il disait de les haïr, alors armes aux poings on ne donnerait pas cher de leur peau.

Toujours est-il que tout le village vous est accessible, des magasins aux bars, jusqu'à la cantine. Toutes les cabanes sont ouvertes, même celle du chef, là où sa fifille chérie avant de partir pour le monde des humains.

[HRP : Je vous laisse carte blanche pour tout, le principal étant de ne pas abuser des bonnes choses]
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Jeu 12 Aoû - 14:53

Plus le temps passait plus Dexter l’irritait insupportablement, c’est pourquoi elle accueillit avec un sourire mesquin la transformation en peluche de ce dernier. Dakota jeta ensuite un regard amusé à Jules avant de reporter son attention sur le satyre grand, gros et gras. Ce n’était pas la première fois que l’adolescent la surprenait agréablement et elle espérait assister assez souvent à ce genre de phénomène pour le faire passer dans la colonne des gens utiles, et d’ici là il resterait dans celle des indéterminés. Le pyromane de son côté était clairement rangé du côté des idiots nocifs et ce fut par un énorme effort de volonté qu’elle se retint de l’attraper et de le plonger dans une marmite pour lui passer l’envie d’ouvrir son caquet. Dreamland avait eut au moins le mérite de la faire sortir de sa passivité sentimentale…

Le chef semblait aussi trouver le petit tour de magie très drôle car il éclata d’un rire qui manqua de crever les tympans de la phobophobe. Il avait bien sûr compris ce qu’ils étaient et aussitôt la sécurité s’était renforcée autour d’eux. Dak’ ne sentait que trop les multiples pointes de lances pointées vers eux et elle déglutit bruyamment en tentant de ne pas laisser paraître sa peur. Et s’il décidait de les tuer là, tout de suite ?

Heureusement il n’en fit rien, préférant se lancer dans une explication plus que claire de la situation. Bergerac se débarrasser d’eux ou espérer qu’ils détruisent le village ? C’était tout bonnement illogique, tout comme le fait qu’il ait tué la fille du satyre. Le souvenir des paroles sèches de son maitre vis-à-vis de la violence était encore bien fraiche et il avait eu l’air parfaitement sincère en les disant. Et il n’était pas non plus homme stupide pour aller envoyer à la mort de la marchandise hors de prix, car c’était bien ce qu’ils étaient. Quelque chose clochait et il ne restait plus désormais qu’à mettre le doigt dessus, mais avant ça il leur faudrait recouvrer la liberté et… ce fut fait. A croire que Dieu existait !

Sur ordre de Pan-pan les lances se retirèrent et les satyres se dispersèrent. On leur donna même le droit de manger et de partir. Dakota n’en revenait pas et affichait désormais un air plus que sceptique. Alors c’était tout ? On les traitait presque comme des invités et c’était si étrange que l’adolescente n’osait même pas bouger.

- C’est tout ? souffla-t-elle pour elle-même.

Les autres commençaient à se disperser pour vaquer à leurs occupations et rien ne semblait leur arriver, elle se décida donc à se mouvoir à son tour avec lenteur et méfiance. Elle savait déjà ou elle voulait aller jeter un œil pour tenter d’éclaircir le mystère qui ne faisait que s’épaissir autour de cette affaire : la chambre de la « fifille » du chef. Elle devait bien avoir une ou deux choses dans ses affaires personnelles qui pourraient éclairer un peu sa lanterne non ?

La blondinette laissa ses pas la guider jusqu’à la plus grande cabane qui devait à fortiori se révéler être celle du chef. La porte n’était pas fermée et personne ne sembla s’inquiéter de la voir y pénétrer mais ça n’empêcha pas son cœur de battre à tout rompre dans sa poitrine étroite. L’intérieur était confortable et tout y était représenté en une taille anormalement grande mais vu les proportion du corps de Pan-pan ça n’avait rien de surprenant. L’impression qui se dégageait de l’ensemble était un profond respect. On sentait que c’était la demeure d’un roi malgré l’aspect champêtre des lieux.

Elle visita les pièces une à une, accumulant les déceptions jusqu’à enfin pousser la porte de la chambre de la fifille. Tout y était propre et en ordre comme si elle n’avait disparu que la veille mais Dakota aurait mit sa main à couper que son père entretenait juste les lieux par amour filial. La pièce était baignée d’une douce lumière verdâtre et la plupart de l’espace était occupé par un imposant lit de bois entouré de rideaux de lierre. Dans un coin de la pièce se tenait une imposante armoire taillée à même le tronc de l’arbre et une commode couverte de bric-à-brac trônait sous une fenêtre. Aucun autre meuble à l’horizon, Dak’ se dirigea donc vers l’armoire pour ouvrir grand les portes mais mis à part des vêtements elle n’y trouva rien.

Elle obliqua ensuite vers la commode pour jeter un œil intéressé aux breloques qui l’envahissait avant de soupirer et d’ouvrir un tiroir… pour se mettre à sourire. Au milieu d’autres choses sans intérêt gisait un petit livre fermé par une serrure dorée.

- Son journal intime… mais où a-t-elle bien pu fourrer la clé ?

La blondinette glissa la trouvaille sous ses vêtements pour ne pas qu’on la lui reprenne et se mit alors en quête de trouver le sésame qui lui permettrait peut-être de faire la vérité sur cet étrange conflit…

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Ven 13 Aoû - 20:17

Alors que le grand chef s'esclaffait comme une baleine à brises les tympans, James retrouva sa forme normale et il déglutit lorsque les lances pointèrent vers eux. Qu'est ce qu'il avait fait encore comme connerie Jules ? Fort heureusement le patron ne semblait pas en vouloir à leur peaux et les libéré leur offrant même le couvert et la liberté. Façon de parler avec le bracelet autour du poignet qui indiquait à leur boss si jamais ils tentaient de s'enfuir. Mais un repas n'était pas de trop c'est vrai...Bien que l'adolescent était plutôt du genre timide et il n'avait pas tout saisi sur les choses qu'avait dite leur hote sur sa fille et Bergerac.

L'adolescent s'approcha alors d'une marmite qui faisait cuire une sorte de bouillon. James regarda autour de lui et prit d'un geste lent un bol posé avant de le remplir à l'aide d'une grande cuillère. Il porta la nourriture à ses lèvres avant de boire une gorgée. C'était chaud et épicé mais pas mauvais.

- Et moi j'ai pas le droit de bouffer ?

Ah oui c'est vrai son meilleur ami n'avait pas mangé depuis un bail contrairement à l'adolescent. Ce dernier prit un autre bol pour en verser aussi dedans puis le tendit à Jules qui le prit dans ses mains avant de le boire d'un trait( d'un point de vue extérieur, le bol est tombé par terre lol). James eut un petit sourire avant de finir son assiette.

Une fois l'estomac rempli , James passa son regard sur l'endroit et les paroles du grand satyre lui revint en tête. Sa fille avait été volé et tué par Bergerac qu'il avait dit...Hors ce n'était pas le genre de celui-ci. Alors soit c'était une excuse pour pouvoir bruler les terres soit...sa fille était tombé amoureuse de Bergerac ou tout autre humain. Ca semblait être tiré tout droit d'un film comme hypothèse. Et puis comment savoir cela ? James n'avait pas le courage de parler à l'une de ses bêtes pour lui poser des questions. Il devait trouver Dakota , Dexter ne l'inspirait pas trop et c'était aussi l'avis de Jules. L'adolescent partit donc en quête de la blondinette qu'il retrouva dans la tente du chef avec un livre dans la main, ou plutôt un journal. Serait-ce le journal intime de la fille du chef ? Mais appremment le clé n'était pas vendue avec. James regarda autour de lui tout en réflechissant où est ce qu'elle pourrait bien être. Soit sa propriétaire la gardait sur elle soit elle la cachait ici quelque part.

Son regard se porta sur une peluche qui ne ressemblait pas à grand chose, du moins dans son monde c'était une créture non identifié. James l'a prit dans ses mains et la retourna sous toutes les coutures , coutures qui avait été faites sur les fesses du jouet. L'adolescent se retourna vers la vouageuse et demanda :

- T'aurai pas un ciseau ? Ou un truc pour couper
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Janna Lewis
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Sam 14 Aoû - 2:38

Son front était chaud, bouillant, brûlant. La pression qu'elle avait enduré ces quelques dernières heures l'avait épuisée. Elle sentait ses muscles s'alanguir doucement, et sa vision s'embuer petit à petit. Cependant le rire gras et puissant du démon obèse sacré roi des satyres lui avait fait reprendre ses esprits en un rien de temps. Même si son front brûlait toujours et que ses mains commencèrent à trembler de fatigue.

Le contre coup de sa nuit blanche commençait à se faire sentir. Eh oui ! Fomenter une révolte et une fuite chimérique jusqu'à l'aube avait un prix.
Elle voulu s'accroupir pour se défatiguer les membres, mais elle se retint à temps avant de faire une bêtise. Ses règles avait en effet décidé ce moment pour redoubler en intensité. Elle sentit le sang chaud lui parcourir lentement la cuisse avant de lui chatouiller très désagréablement le mollet pour finir sa course sur son talon. Avait on remarqué ses fuites? Elle frissonna, cette situation était insupportable.

Elle n'écoutait que d'une oreille distraite les paroles du gros porc qu'elle avait du mal, il fallait l'avouer, à prendre au sérieux.
L'instant avait beau être important, stressant et d'une étrangeté inquiétante, Janna n'arrivait plus vraiment à saisir la réalité de la scène ou elle se trouvait.

Elle se mit à divaguer, où était passé son F1 de San Francisco, ses vinyles chéris, son bon vieux dobro toujours fidèle au poste...? Depuis combien de temps était elle partie de chez elle au juste? Elle avait tout à coup l'envie furieuse de rentrer dans son modeste mais néanmoins confortable appartement de fleet street...
Ce qu'elle aurait donné pour partir de cet endroit qui empestait! Quelle odeur! Mais quelle odeur !! Cela schlinguait la rouille et les immondices. Chez elle, par exemple malgré le foutoir innommable et les montagnes d'objets empilés, cela sentait toujours l'encens et la naphtaline...

Oui... Ce qu'elle aurait donné pour rentrer. Téléphoner à sa grand mère, et tiens... pourquoi pas rappeler cet enfoiré de Ian Anderson, lui botter le cul à lui et sa nouvelle nana au lieu de réagir en victime comme elle l'avait fait jusqu'à présent...

il suffit ! La fièvre semblait gagner du terrain, ainsi que ses idées noires. Elle secoua donc la tête vivement comme pour chasser ces démons. Elle ne voulait pas y penser... Pourquoi son ex copain revenait-il la hanter alors qu'elle se trouvait en plein face à face avec une bestiole terrifiante qui ne savait s'exprimer qu'en hurlant? Ian ce... cet... énergumène sans vergogne qui avait osé... la quitter! Et voilà qu'elle s'embourbait de nouveau dans ses idées noires. Elle se ficha une claque mentale pour concentrer son attention sur ce que disait monsieur le porc.

Ce dernier en arrivait justement à la fin de son discours, et Janna haussa un sourcil. Elle se massa les tempes pour bien saisir tout ce qu'elle venait d'entendre. Alors comme ça Bergerac avait assassiné la "fifille" de ce chef satyre aux tendances sanguinaires? Bergerac qui se targuait de ne jamais lever la main inutilement sur les êtres vivants...
Alors soit Bergerac le fourbe était plus vicelard qu'il ne prétendait l'être, soit ce gros porc dont la laideur n'avait d'égale que sa disgrâce racontait des balivernes.

Et justement le physique désagréable de ce mastodonte donnait envie de le penser coupable de tous les crimes de l'univers. Mais il ne faut pas juger en se basant sur le physique! Elle se repentit immédiatement. Ces deux personnages étaient très louches. Leurs agissements étaient bien étranges.

En effet Bergerac laissait ses esclaves gambader presque librement jusque chez ses ennemis. Et ces faunes... ces satyres... les laissaient également se balader dans leur camp comme bon leur semblait. C'était à n'y rien comprendre, captifs la minute d'avant ils étaient libres la minute d'après pour finalement se retrouver encore une fois prisonnier puis pour finir libre. Vous avez suivi vous? La spirale infernale allait elle s'arrêter un jour ou allait on encore les ligoter pour une quelconque autre raison plus obscure?

Leur statut de voyageur était il si impressionnant pour qu'on les traite ainsi avec méfiance... Il était fort possible en effet que les agissements étranges des gens des vignes et des satyres du coins soient causé par ce simple statut de voyageur. il serait même tout à fait probable que Bergerac et les faunes soient en réalité de mèche. Etait ce une mise en scène? Une histoire montée de toute pièce par une alliance entre Bergerac et les faunes?

Si tel était le cas... Dans quel but exactement? Les étudier? Découvrir leurs pouvoirs? C'était complètement ridicule! Sa fièvre la rendait paranoïaque! Il fallait qu'elle arrête un jour de se créer tout un monde dans sa tête. La fièvre devait être plus sévère qu'elle ne le pensait...

Bien puisqu'ils étaient libres de gambader pour le moment, il était temps d'en profiter pour aller nettoyer... ce sang. Dans leur petite bande personne ne semblait vouloir se concerter pour savoir ce qu'il était préférable de faire. C'était comme une sorte de chacun pour soi. Cela l'arrangeai car à vrai dire elle avait besoin d'un peu de solitude. Elle jeta un coup d'oeil pour inspecter les environs, posant d'un même mouvement sa main droite en visière. Un peu plus loin se trouvait un petit cours d'eau.

"JOIE !" S'exclama t-elle une lueur soudaine dans le regard.

Et c'est la tête lancinante à cause de son front chaud qu'elle s'avança maladroitement vers la source qui coulait faiblement d'entre deux roches mangée par la mousse. Elle entreprit de se rafraîchir le visage avant de constater les dégâts entre ses jambes. C'est alors qu'elle bascula malencontreusement sur une pierre qui n'était pas stable en voulant s'asseoir. Elle se cogna violemment la tête contre une racine pas bien solide qui se brisa sous le choc. Un grand craquement se fit entendre, tandis qu'elle finissait sa course en dégringolant dans un petit tas de pierre qui s'affaissait à côté d'elle. Décidément elle n'en loupait pas une pour se faire remarquer...
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Zephyr Skies
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Sam 14 Aoû - 7:51

Suite à la tranformation de Dexter, un silence pesant s'abatit sur le village. Certes, Zephyr remerciait mentalement Jules mais son pouvoir les avait démasqués. Cela allait-il leur porter préjudice ? Les hommes-cochons allaient-ils prendre peur ou les tuer par sécurité ?
La jeune fille sursauta. Le rire gras et grossier du Satyre l'avait sorti de ses pensées. La situation semblait distraire Pan-Pan au plus haut-point.

* Distraire ou Inquieter ?*

A droite de Zephyr, Janna semblait aller de plus en plus mal. Elle était livide, blanche comme un linge et se frottait frénétiquement les tempes. Cela inquietait beaucoup la traumatisée qui l'avait prise en estime depuis la magnifique bousculade qu'elle avait infligée à Dexter.

Pan-pan parla encore pendant plusieurs minutes puis ordonna qu'on les libère. Sous la surprise, aucun voyageur ne bougea afin de s'assurer qu'il n'y avait plus aucun danger, puis ils s'éparillèrent, laissant Zephyr seule sur la place.
Ses idées n'étaient pas très claires et il fallait qu'elle réfléchisse.

Ainsi Bergerac avait enlevé la Fifille du Chef, puis l'avait tué ? Cela n'avait vraiment aucun sens. Leur nouveau maître prônait le respect, pourquoi aurait-il outrepassé son propre principe ? Zephyr ne voyait aucune explication logique à tout cela, pourtant elle avait sentie dans la voix du Satyre qu'il ne mentait pas. Que s'était-il passé le jour de l'enlèvement ? La Traumatisée réfléchit un instant, puis conclu que le seul moyen de le savoir était de faire parler les souvenirs du Chef. Il fallait qu'elle utilise son pouvoir. Mais pour cela, fallait-il encore qu'elle approche le Satyre.. Il lui fallait de l'aide.

Soudain, la jeune fille entendit un grand bruit. Là, au bord du ruisseau, Janna venait de faire une chute monumentale. Zephyr accouru jusqu'a la syllogomane sonnée et l'aida à se redresser.

- Tout va bien ? Tu ne t'es rien cassé ?


Dernière édition par Zephyr Skies le Sam 21 Aoû - 18:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les vignes de Bergerac   Lun 16 Aoû - 15:30

Les évènements avaient pris un tour imprévu mais bienvenu.
La nouvelle prise de bec entre Dakota et Dexter l’avaient en premier lieu inquiété, ces deux imbéciles allaient les mettre tous en danger.
Ils ne valaient pas mieux l’un que l’autre avec leurs réactions stupide et étaient près a tout pour se mettre en avant, même Dakota qui n’hésitait pas a la délation…
Mais ils étaient tous dans le même bateau! Pourquoi diable se tirer dans les pattes constamment?
L’intervention de Jules fut l’élément perturbateur qui les sauva tous, le garçon bien qu’à l’air totalement instable se montrait utile.
Il furent rapidement relâché sans plus de cérémonie et on leurs donna libre accès au village. Bien qu’un peu rustre les satyres n’étaient pas si mauvais au final.

La jeune fille réfléchissait, il fallait a tout pris qu’elle s’échappe, l’histoire de la fille du chef était vraiment terrible et Verity compatissait énormément, détestant Bergerac pour ses actes, mais elle n’avait pas la force de s’investir dans les histoires compliqués de ces êtres étranges et de leurs intrigues…
La jeune fille s’était machinalement assise pour manger au coté de Jules, le garçon était étrange mais au moins il ne créait pas encore de problème et avait l’air de se désintéresser d’elle.
Tant mieux.
Machinalement elle avait ouvert son livre sur ses genoux et laissait les lignes défiler sans vraiment les regarder, cela l’apaisait.

Une chose était certaine, elle pouvait tenter de s’enfuir maintenant, mais il y avait le bracelet…
Peu être quelqu’un ici pourrait le leurs retirer?
Mais qui?
De plus elle ne se sentait pas de partir seule a l’aventure, il lui fallait des alliés, mais qui?
Dakota et Dexter étaient d’emblé rayés de la liste, Jules quand a lui semblait bien trop instable pour faire un allié de choix, restait peu être les deux femmes…
Verity ne les connaissait pas du tout mais elle avait désespérément besoin d’aide.
Finissant son repas elle se décida a aller les retrouver, son livre lui appris qu’elle étaient toute les deux et un peu isolées des autres, elle alla les rejoindre.

Elle fut témoin de la chute de Janna sans pouvoir intervenir et se précipita a son tour pour aider Zephir a la redresser.
Ne voulant pas s’attarder de peur que d’autres les rejoigne elle lança timidement:

-Je sais qu’on ne se connait pas mais vous m’avez l’air plus sensées que les autres. Personnellement je n’ai pas l’intention de moisir ici, encore moins de retourner chez Bergerac. Il faut juste qu’on trouve un moyen d’enlever ces bracelets et nous pourrions partir toutes les trois, nous échapper de cet endroit de dingue! Je ne pense pas être assez forte pour réussir a m’en sortir toute seule mais je tenterait ma chance avec ou sans vous. Qu’en dites vous?

Verity n’avait pas parlé autant depuis bien longtemps et se sentait ridicule mais elle était décidé.
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Les vignes de Bergerac

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