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 L'ambition de Bénificcus

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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 15 Juil - 14:15

Quitter cette ville… oui, bonne idée. Enfin relativement difficile à appliquer lorsqu’on se retrouve ligotée et jetée comme un sac à patate sur l’épaule d’un musculeux gladiateur en rogne. Oh oui elle était « là », et ne risquait pas de partir de sitôt même si ce n’était pas ça dont avait originellement par là Melena. La bonne jumelle ballotait comme une poupée de chiffon sans pouvoir réprimer les larmes qui coulaient de ses yeux maintenant que le mode origine s’était enfui. Elle était morte de peur. La peur d’être punie, violée, lynchée, tuée… et la présence de Tonton et son langage fleuri n’était pas pour la rassurer.

Les choses s’étaient passées si vite ! Ce qu’elles avaient pris pour une bête cachée dans les égouts n’était en fait que la brigade punitive du frère de Bennificus et les bougres étaient si expérimentés qu’elle n’avait rien pu faire à part placer un ou deux coups de fourche dans le vide avant de se faire mettre la main dessus. Elle avait vu avec effroi sa torche lui échapper et s’éteindre dans l’eau putride, tout comme leurs espoirs d’évasion, dans un pincement au cœur qui lui tira un long gémissement.

Le chemin lui paru étonnamment plus long que l’allée, peut-être à cause du silence profond de la troupe, peut-être à cause de son moral plombé aussi surement qu’une dent cariée. Ses quelques efforts de conversation furent tués dans l’œuf par des coups bien placés et des insultes crachées avec mépris, ne faisant que renforcer le désespoir qui l’étreignait et la faisait trembler.

Elles finirent par être ramenées dans l’enceinte du Colisée avec l’impression dérangeante d’avoir fait tout ça pour rien. L’incendie était maintenant éteint mais l’état déplorable des lieux ne lui montrait que trop l’étendue de leur bêtise, tout comme la discussion animée des deux frères. Lorsque l’idée des trous publics fut lancée Jade se figea comme si l’un des hommes venait de la gifler. Non, tout mais ça ! Les spasmes de son corps s’amplifièrent alors que son regard fou balayait l’arène à la recherche de quelque chose à quoi se raccrocher pour se sortir de là. Mais rien, niet, nada.

Heureusement l’idée fini par être écartée, remplacée par ce qui semblait être un châtiment corporel. Un lynchage en règle, en public… humiliant et douloureux, peut-être mortel… mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être soulagée. Elle préférait mille fois finir difforme et avec les deux bras cassés que de devenir une poupée gonflable avec la capacité de respirer. La bonne jumelle ne l’aurait pas supporté, un Liam dans une vie était amplement suffisant pour quelqu’un à l’esprit aussi fragile et instable qu’elle.

- Dieu mer… aïe !

Visiblement elle n’avait pas encore le droit de parler. On les traina bien vite sans ménagement vers les écuries dévastées après que Myia, Kalyss et Yoru aient été rajouté à leur groupe de parias. Ils avaient dû faire des conneries aussi de leur côté même si c’était peu probable qu’elles aient été de la même envergure. La leçon de morale n’intéressait pas le moins du monde l’adolescente, bien trop concentrée à angoisser sur son futur et sur les sensations de son corps meurtri à qui on avait enfin ôté les liens. Être une star du Colisée non merci hein, elle avait déjà testé et c’était loin d’être sa vocation. Quant à l’interdiction de dormir que leur donna le bibendum ce n’était pas ça qui allait déranger Jade : elle était si stressée qu’elle n’aurait de toutes manières pas pu fermer l’œil malgré la fatigue qui rendait ses membres horriblement lourds.

Lorsque leur maitre fut parti en les laissant sous bonne garde pour ne pas que l’erreur de la nuit se reproduise, Jay se tourna vers Melena en se massant les bras là où les cordes avaient brûlé sa chair à force de frottements. Elle se sentait coupable et ne savait pas quoi dire pour s’excuser. Après tout si elle n’avait jamais lancé l’idée de se saouler les choses n’auraient jamais tourné ainsi, elle se serait contenté de déprimer un peu mais la vie aurait continué son cours relativement paisiblement. Face à ce qui les attendait ramasser des capotes pleines était une vraie sinécure.

- Melena je… je suis désolée. Je pensais pas que ça finirait comme ça, si j’avais su j’aurais jamais proposé d’aller chercher des bouteilles, c’était stupide, je… je suis vraiment désolée.

C’était le coup morbide de l’irlandaise qui avait déclenché la suite de catastrophes mais il fallait bien avouer que sans ces bouteilles de liquide ambré jamais elles ne seraient allées foutre les pieds dans la pièce où étaient entassés les monstres. Mauvaise foi ou pas elle ne pouvait pas nier sa part de responsabilité et vouait à cause de ça un intérêt démesuré pour ses ballerines sales.

Un travailleur de nuit profita de son mutisme pour l’invectiver, la poussant à se mettre au travail au lieu de lambiner. A contre cœur Jade se saisit donc une pelle et se mit à ramasser la cendre pour l’entasser dans une brouette ce qui ne put l’empêcher de penser à quelque chose qui dans d’autres circonstances l’aurait fait sourire.

- Ça servait bien à quelque chose de nettoyer l’écurie aujourd’hui… murmura-t-elle en levant les yeux au ciel.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 15 Juil - 15:26

Alors que la liberté tendait ses bras réconfortants à l’adolescente qui se pensait déjà suffisamment loin du Colisée pour ne pas être retrouvée, voilà que le Tonton et deux acolytes se lançaient à leur poursuite avec force d’insultes qui suffiraient à percer les tympans de n’importe qui. Sans que les jeunes filles n’aient put aller bien loin, Melena reçu une claque lourde comme une masse qui l’envoya s’écrouler dans l’eau putride des égouts, à moitié sonnée. Alors qu’on la ligotait et qu’on l’embarquait sur des épaules robustes, elle fut prise d’une subite envie de hurler. Là, tout de suite, de crier et de s’agiter comme une diablesse, damnant Sextus toute entière à commencer par chacun des êtres peuplant le Colisée ; mais ses forces l’avaient abandonné aussi certainement que sa fuite lui échappait inexorablement à chaque pas qui la rapprochait de son « foyer ». Elle y avait crut si fort que de se voir de nouveau traitée comme une bête qui avait commis une erreur lui faisait l’effet d’un réveil désagréable ; et la tête ballotant dans le vide, ses longs cheveux noirs dénoués dansant à la manière d’une silhouette fantomatique au rythme des pas, elle se laissa porter par l‘inconscience pesante de l’échec jusqu’à ce que le brouhaha qui régnait à l’intérieur du Colisée ne la fasse revenir à la réalité.

Ses pieds souillés regagnèrent le sol si durement qu’une onde de douleur lui remonta le long des jambes pour venir alimenter sa migraine. La dispute entre le Tonton et son frère lui fit voir les choses d’un angle tout à fait différent, une fois que l’idée terrifiante et répugnante du trou public ne soit écartée. Comparé à son frère nocturne, Bénificcus semblait être trop gentil, voire même avoir une sorte d’élan paternel pour les esclaves qui lui avait couté si cher ; et si elle n’avait pas été éreintée, couverte d’une mélasse infâme provenant des égouts, et si endolorie, le voir se faire incendier lui aurait presque arraché un sourire.

Maintenant que les tensions étaient retombées, que leur mascarade avait été découverte et enrayée, Melena se sentait comme une lycéenne qui avait fait un coup un peu osé qui se trouvait trainée chez son proviseur en l’attente de sa punition. L’idée du lynchage en public ne lui plaisait pas – mais alors pas du tout – mais elle était bien trop fatiguée pour penser à avoir peur en avance, et se dit qu’elle trouverait bien une solution d’ici le moment venu. L’idée de soudoyer Bénificcus lui traversa l’esprit mais en ressortit aussitôt quand elle imagina qu’elle genre de prix son acheteur risquait de réclamer. L’irlandaise se laissa donc entrainer sans mot dire jusqu’aux écuries accompagnée en plus de Jade, par le reste de la troupe de voyageur que qu’elle toisait froidement. Tout compte fait, elle aurait bien voulu ne jamais revoir leurs visages qui ne lui rappelaient que trop ce qu’elle endurait depuis son débarquement à dreamland. Elle s’attendait bien à ce que les innocents les invectivent d’avoir déclenché le bordel et de les faire payer tout autant qu’elle, mais la necrophobe était prête à leur répondre tous crocs dehors qu’elle n’en avait strictement rien à faire.

Sa colère et sa frustration la rendait plus à fleur de peau que d’ordinaire, et lorsqu’elle fut enfin libérée de ses liens, elle se frotta les bras en grognant et se rapprocha de sa fidèle comparse de galère. Au moins, elle et Jade étaient toujours ensemble, et cette simple idée lui donnait déjà assez de force pour ne pas se laisser aller. Le seul défaut de leur plan était d’avoir été jeté sur la comète, exécuté dans la précipitation alors qu’elles étaient encore à moitié bourrées. Peut-être qu’avec de la préparation, de la sobriété et de la discrétion… qui sait, elles seraient déjà à l’extérieur et loin d’ici…

Les excuses de la psychotique tombaient sur son cœur comme autant d’enclume d’une tonne chacune, lui faisant ressentir comme sa part de culpabilité était grande. Si elle n’avait pas été si curieuse, si son pouvoir ne s’était pas déclenché, elles n’en seraient pas là… Melena eut envie de prendre son amie dans ses bras pour pleurer un bon coup sur son épaules, de ces pleurs qui soulagent et apaisent les tourments même lorsque les tracas sont aussi grands, mais Jade était déjà poussée au travail pour un homme à l’air aussi sympathique qu’une porte de prison. La necrophobe ravala ses larmes qui rendirent ses yeux fatigués douloureux, prit à son tour une pelle pour se mettre au travail, et de sa voix étranglée, elle ne put émettre que quelques mots brefs.

- Ne… Ne t’en fais pas… moi aussi je suis désolée.

Et désolée, elle ne l’était pas seulement d’avoir déclenché la fausse alerte qui avait envenimé la situation. Elle l’était d’avoir échoué, de ne pas avoir sut assurer la réussite de l’évasion, elle qui se sentait si capable et si fière… elle pensait avoir aisément trompé la vigilance d’une bande d’hommes dont elle pensait les méninges bloquées quelque part aux alentours de la préhistoire, mais force était de constater que non seulement ils n’étaient pas si bête, mais qu’en plus ils étaient largement en supériorité numérique en ce qui concernaient les bras musculeux. Pourtant, une chose nourrissait l’orgueil de l’adolescente et lui laissait un espoir d’accéder au succès et à la liberté un jour : il suffisait de lever la tête et de regarder les alentours pour voir l’agitation que deux simples adolescentes avaient été capables de causer à un Colisée qui grouillaient de gladiateurs entrainés. Cette idée lui montrait que le lieu n’était pas sans faille et si elles avaient réussi à l’ébranler une fois, elle le pourrait bien une seconde. Bien que cette fois, l’idée serait plutôt de jouer la carte de la discrétion, parce qu’en terme de course poursuite, elle avait assez donné.

La dernière remarque murmurée de Jade lui arracha un rire nerveux qui tourna au fou rire sans qu’elle ne puisse s’en empêcher. C’était tellement inattendu, léger et naturelle du point des circonstances que l’irlandaise sous tensions depuis de longues heures ne put se retenir, et comme une cocotte minute qui relâche sa pression, la sienne s’échapper par ses éclats à défaut de pouvoir pleurer. Courbée sur sa pelle, les larmes aux yeux, même les gardes ne savaient que faire devant une démonstration si détonante dans ce décor désolant ; mais l’un deux finit par lui hurler de la boucler pour se remettre au travail et elle s’exécuta en retenant à grand peine les bouffées de rire qui remontait ses poitrines pour paralyser ses bras de spasmes significatifs. Finalement, elle fit une pause, essuya ses yeux humides, jeta un sourire à son amie qui ne devait peut-être pas réellement comprendre, et une claque derrière le crâne qui raviva sa migraine achevait de la calmer pour qu’elle puisse accomplir sa corvée comme tout le monde.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 15 Juil - 16:55

Les excuses de son amie qui suivirent les siennes réchauffèrent le cœur de l’adolescente. Elle ne supportait pas d’être accablée et partager la faute était un profond soulagement. Jade soulevait maintenant avec un peu plus de vigueur les pelletées de cendre, créant parfois un petit nuage gris qui la faisait tousser lorsqu’elle y allait un peu trop fort. Le fou rire de Melena suite à sa remarque lui tira un sourire qu’elle essaya malgré tout de cacher tout en faisant les gros yeux à sa comparse. Rigoler comme une détraquée après avoir réduit les écuries en cendres ne serait pas pour alléger leur sentence, il était donc primordial que l’irlandaise se calme.

Heureusement le rire finit par s’éteindre pour se muet en un sourire que Jay lui rendit sans avoir besoin de forcer. La journée du lendemain serait dure, très dure, mais au moins elles la subiraient ensemble. D’ailleurs ils risquaient même de la subir tous ensemble et ça ne semblait pas plaire aux autres qui auraient visiblement préféré avoir une punition à part, moindre et proportionnel à leur crime. Rien que nettoyer le bazar de Jade et Melena rendaient leurs regards agressifs et lourds de reproche. L’adolescente les sentaient même brûler la peau de son dos, la piquant tels des dards, impression amplifiée par les derniers restes d’alcool dans ses veines.

Tout en travaillant elle se pencha vers son amie en lui désignant les autres d’un geste de la tête avant de lui murmurer assez bas pour ne pas être entendue des autres :

- Je crois qu’ils nous en veulent à mort.

Et ça se comprenait après tout, même s’ils étaient eux-mêmes enclins à des fuites désorganisées, irréfléchies et vouées à l’échec. Jade était persuadée qu’ils auraient fini dans la fosse de toutes manières avec leurs idées stupides comme mêler l’impossible à la foule ou sortir comme un touriste en espérant qu’on ne les verrait pas. Ils avaient juste en avance un châtiment qu’ils auraient eu un jour ou l’autre en fait.

La bonne jumelle réussit ainsi à se convaincre qu’elle n’avait rien à se reprocher les concernant, et que dans tous les cas elle avait bien assez de problèmes pour ne pas les ajouter à ça. La fatigue l’empêchait de totalement ressentir la peur qui remuait ses entrailles et ce n’était pas une mauvaise chose. Se concentrer sur sa pelle et sur le stylo qui grattait sa peau, toujours coincé sous sa bande, était bien meilleurs pour son cœur que d’imaginer les tortures qu’on leur réservait.

Le silence était pesant autour d’eux et l’adolescente ressentait de plus en plus le besoin de le briser, même pour dire une bêtise. Après quelques secondes d’hésitation elle se mit à fredonner une chanson tout bas puis de plus en plus haut jusqu‘à atteindre un timbre audible de tous, les yeux rivés sur la cendre qu’elle soulevait encore et encore.

- 'Cause maybe someday I can learn to trust you, just stop thinking with my head. 'Cause maybe someday I can learn to let go. I lose control and that's okay with me, I lose control and tell me what is wrong with that ?

Un chanson de Lifehouse toute bête qui lui revenait en mémoire et qui lui semblait de circonstance. Elle avait vraiment perdu le contrôle ce soir et on voyait on ça l'avait mené. Le rythme enjoué lui remontait un peu le moral et elle se fichait bien de passer pour une folle parce qu’elle poussait la chansonnette. Elle avait besoin de laisser s’échapper la pression tout comme Melena l’avait fait en riant, et puis ce n’était pas un supplice vu qu’elle ne chantait pas si mal que ça…

Elle continua alors qu’elle allait vider sa brouette dans une benne avant de revenir continuer son travail, continuant de chantonner tout en espérant que le soleil ne se lèverait jamais.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 15 Juil - 21:44

Il avait fallu peu de temps pour que la petite fille reprenne ses esprits. Tant mieux parce que ses deux compagnons filaient déjà dans les couloirs. La masse corporelle du maitre des clés contrastait sérieusement avec la sienne et l’envie de s’échapper était plus qu’instinctive. Alors que Myia s’apprêtait à s’échapper, un infime reflet attira son attention. Le faible éclairement du couloir l’avait aidé à en trouver la source. Aux pieds du maitre des clés, son trousseau. Sans crier gare, elle referma sa petite poigne dessus, éteignant presque aussitôt le petit bruit aigu qu’émettait le choc des différentes clés.
En moins de quelques secondes elle avait rejoint ses compagnons, et c’est en sautillant qu’elle avait retrouvé l’air frais. Finalement, revenir sur cet évènement n’avait pas eu que des inconvénients…
Alors que Yory et Kalyss reprenaient leur souffle, elle s’installa sur le sol encore tiède, encore tout exitée de sa trouvaille. C’était son jouet à elle, le sien ! Maintenant, elle pourrait se promener partout librement. Et si ses compagnons le voulaient, elle les guiderait. Quel immense plaisir que d’avoir un secret, dangereux, excitant, mais siiiii amusant.
Ne pouvant feindre plus longtemps sa joie, elle partit dans un fou rire incontrôlable, ignorant ses deux compagnons surement surpris.
Pour le coup, elle avait tous les traits d’une gamine ayant fait une bêtise. La seule chose qu’elle devait éviter, c’était de retomber sur ce satané bonhomme qui l’avait frappée.
Cette scène qui défilait dans sa tête calma ses éclats de rire. Chut, il fallait garder son petit secret, après tout pourquoi irait-il se plaindre à mister BN ? Une gamine qu’il a frappée lui aurait dérobé ses clés ? Ou bien il les aurait égarées par mégarde ?
Myia pouffa avant de s’adresser de nouveau à ses compagnons.

- Bon, on fait quoi ?

Cette question rhétorique l’amusa au plus haut point. C’était une sensation enivrante que de se sentir en position de supériorité par rapport aux autres. Enfin, dans la mesure où elle n’avait pas de responsabilités…
Comme pour s’assurer que son petit joyau n’avait pas quitté sa place, elle desserra lentement l’étreinte sur les clés collées qui dépassaient de sa main moite. La petite fille s’était momentanément isolée et essayait maintenant de décrocher les différentes clés de l’anneau. La tâche s’avéra très vite… compliquée. La force dans ses mains était proche des négatifs et son rire devint nerveux tandis que ses yeux se gorgeaient d’eau.
Kalyss avait finit par se rapprocher d’elle pour lui écrire un petit mot de remerciement. Il sourit également pour la première fois. C’était un ami maintenant. C’est ce que devait signifier son sourire en tout cas, puisqu’en toute confiance elle lui tendit sans hésiter son nouveau jouet. Le petit cliquetis avait dû attirer Yoru qui n’était pas si loin. Myia jeta un coup d’œil aux alentours : une sorte de patio étroite caché dans ces interminables couloirs. Mais ils n’étaient définitivement que tous les trois et aucun bruit étrange n’émanait du couloir.

- J’arrive pas à les séparer. Si tu y arrives je te donne la marron, elle est pas très jolie.

En effet, il y avait ici plusieurs clés dont la taille variait en même temps que la couleur. La clé marron donc, assez petite, grossièrement taillée et pleine de saletés. Tous ces signes montraient qu’elle avait été souvent utilisée. Il y en avait également une plus récente, luttant déjà pour garder sa teinte argentée. Celle-ci serait pour Yoru. D’autres n’avaient pas le moins du monde attiré son attention, peut-être en offrirait-elle une à Melena si elle le lui demandait. Mais elle était déjà obnubilée par l’imposante clé dorée : des dents originales aux bords arrondis, un petit anneau qui faisait la taille de son pouce et sa merveilleuse teinte qui se reflétait dans ses grands yeux enfantins. On aurait dit un hochet, mais avec plus de valeur. Elle n’avait pas trouvé de jeu depuis son arrivée à Dreamland, et cela faisait belle lurette que ses chaussures rouges s’étaient fait la malle.
Kalyss s’exécuta. Elle agrippa alors sa clé, la plaquant contre son buste après avoir longuement remercié le jeune homme.. Elle n’était pas prête de s’en séparer !

Ses instincts à l’affut elle capta assez tôt des cris et des bruits provenant du couloir. Sans perdre un instant, elle releva ses longs cheveux et cacha la clé dessous, juste dans l’espace entre son cou et le collier qui avait du jeu. Le tour était joué pour sa nouvelle amie. Les petites clés allaient prendre place dans les côtés de ses petites ballerines. Ses compagnons s’étaient eux aussi empressés de cacher les leurs, malgré le peu de cachette à leur disposition…
Les personnages inconnus qui tombèrent sur eux par hasard les mobilisaient déjà pour éteindre un incendie. Mais que pourrait faire une gamine de huit ans si ce n’est les ralentir dans leur travail ? Il fallait aller vite et ses petites jambes étaient épuisées de ces courses poursuites et de la journée de travail. Son seul désir : dormir… et protéger son jouet. Pour cela donc, elle prit sur elle, s’efforçant de garder un rythme de marche soutenu sans courir. Il ne manquerait plus qu’elle se fasse mal en marchant sur les petite clés édentées dans ses chaussures…
Myia fut surprise de découvrir qu’à l’origine de l’incendie étaient… Mel’ et Jane Doe. Alors elles préféraient s’amuser à essayer de tuer tout le monde plutôt que de s’échapper ? A moins que les deux ne soient liés ? Les deux jeunes filles étaient plus qu’épuisées, sales, puantes et penaudes. A côté de tout ça, le secret de Myia était invisible. Ca se révèlerait peut-être une bonne chose. Trop absorbée par ses pensées, elle n’écouta que d’une oreille distraite la conversation entre les deux bibendum. Pour ne pas se faire remarquer, et complètement épuisée, elle se mit en quête de nettoyer un bout d’écurie. La gamine avait besoin d’un lit. Le reste n’avait que peu d’importance finalement.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Ven 16 Juil - 5:32

En regardant d’un œil cerné plus que las Myia qui s’était mise au travail sans accorder la moindre importance aux deux criminelles, la necrophobe haussa les épaules à la remarque de Jade et se pencha à son tour sur elle pour répondre sur le même ton inaudible de quiconque d’autre qu’elle.

- Bof… même si c’était le cas, ça serait bien la dernière des choses qui m’inquièterait.

En effet, Melena ne se sentait pas honteuse de sa fuite manquée, comme un enfant aurait fait une bêtise en trahissant la confiance que les adultes avaient mit en lui. Quelque part, c’était même le contraire ; elle estimait que les deux adolescentes avaient été les seules à en avoir eut assez dans le ventre pour se dresser fasse à l’autorité du Colisée. D’aucun dirait que Yoru avait tout autant essayé de s’enfuir, sans moyen détourné lui et que de toute manière, il n’y avait pas la moindre matière à se sentir enorgueillie d’une évasion enrayée déclenchée sur un coup de tête irréfléchi et irresponsable. Mais l’incapacité à accepter la servitude de l’irlandaise lui dictait ce sentiment qu’elle acceptait à bras ouverts. C’est la raison pour laquelle elle répondait aux yeux accusateurs de ses comparses par des regards noirs qui signifiaient « quoi ?! Vous avez un problème à régler avec moi ?! ». Ni elle ni Jade n’avaient une carrure imposante et à cette heure précise, elles devaient être dans des états tellement déplorables que si quelque chose pouvait faire peur, ce serait leurs apparences. Pourtant, le fait d’imaginer qu’elles avaient put à elles seules mettre le Colisée dans un tel état d’urgence devait laisser à réfléchir à deux fois avant de les contrarier, et c’est sans doute la raison pour laquelle les gardes qui les surveillaient gardait une distance modeste mais certaine avec les voyageuses, sans pour autant les quitter des yeux.

Jade s’était mise à chanter. La necrophobe s’était stoppée un instant pour chercher d’où provenait cette voix agréable et apaisante, et quand elle s’aperçut que ce n’était autre que sa complice, elle lui sourit puis reprit le travail tout en l’écoutant distraitement. Elle ne connaissait pas la chanson, mais se laissait volontiers porter par la mélodie a capella qui jurait avec l’ambiance ; mais qu’importe ! L’écoute de cette musique lui rappelait le monde réel, autre petite goutte de courage dans son océan de lassitude.

Ses bras lui faisaient mal, elle ne sentait plus ses jambes, sa migraine ne démordait pas et quand sa pelle s’enfonça brusquement dans un corps plus rigide que la cendre après un certains temps de labeur, sa première réaction fut de se laisser tomber en arrière, sur son derrière qui s’ajouta à la liste de ses parties du corps endolories. C’était le cadavre de Rufus, carbonisé, qui venait de se faire percer la cage thoracique dont s’échappait un liquide noire fumant qui empestait si fort qu’elle aurait put faire vomir le plus solide des gladiateurs. Au moment du meurtre, Melena ne l’avait vraiment vu mourir. Elle l’avait supposé, la quantité d’alcool et d’adrénaline dans son sang suffisant à anesthésier sa peur phobique. Mais désormais, après quelques coups de pelle anxieux qui avait dégagé tout le haut de son corps, l’irlandaise voyait les orbites pleins de cendre de la charogne tournés vers elle ; et si elle ne régurgita pas par un miracle sûrement dû à l’épuisement total de son corps, elle pâlit à en devenir blanche craie et tomba encore une fois à la renverse. Outre la crainte de sa propre mort, une autre chose la paralysait de terreur… dans l’accident de voiture, elle avait vu sa mère et son ami rendre l’âme ; et à cet instant, elle avait eut peur que la mort soit comme une maladie contagieuse qui allait la frapper si elle l’approchait de trop près.
Ce fut la voix brusque d’un garde qui la tira de son mutisme, et elle aurait bien voulu ne jamais l’entendre.

- Et bien qu’est-ce qu’il t’arrive ? Il parait que tu as certaines affinités avec la mort pourtant. Donc c’est toi qui va mettre son cadavre dans la benne… dépêche toi aller !

Un instant, Melena aurait voulu refuser et désobéir, mais elle pensait en avoir assez fait comme ça et ne supporterait pas que Jade reçoive une punition supplémentaire par sa faute. Elle jeta un regard plein de détresse à son amie et se mit debout sur ses jambes flageolantes. Avec des gestes mécaniques, elle finissait de débarrasser le corps des cendres qui le recouvraient et, après une profonde inspiration qui lui permit de prendre son temps pour retrouver une vision nette, elle se penchait sur Rufus et l’empoigna par les épaules pour le tirer en arrière. Dans cette position, elle offrait sans doute son postérieur rebondi en vision aux gardes, mais elle s’en moquait, car ses doigts tremblants s’enfonçaient dans la chair consumées et les nausées qui lui venaient étaient horribles. Elle eut des haut-le-cœur qui l'aurait inciter à arrêter, mais pourtant, elle se dit qu’elle ne devait pas céder à la panique. Elle avait prouvé qu’elle pouvait être dangereuse ; elle n’allait pas démontrer le contraire en pleurnichant devant un mort… la jeune fille tira donc son fardeau, lentement mais sûrement avec le peu de force qui lui restait, jusqu’à destination. Là, elle l’empoigna par la taille et le souleva vivement pour s’en débarrasser avant que la tête ballotant ne retombe se reposer sur son front ou quelque chose du genre. Un liquide visqueux avait coulé sur ses doigts. L’aspect en était si ignoble et l’odeur si irrespirable qu’aussi peu hygiénique que c’était, elle se les essuya vivement dans ses voiles translucides qui en avaient déjà vu de belles. Puis elle se redressa, respira un bon coup l'air vicié qui provoqua une quinte de toux incontrôlable… et se sentit étrangement bien. La mort ne l’avait pas atteinte. La necrophobe l’avait causé, trainé sur le sol comme un objet, mais jamais la mort n’avait fait mine de s’abattre sur son être comme un châtiment divin. Celle-ci n’était pas une maladie contagieuse qu'elle risquait de contracter à la proximité d’un défunt. Cela ne rassurait en rien l’irlandaise sur la crainte de sa propre fin, mais c’était un progrès.
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Kalyss Loveless
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 17 Juil - 12:28

C’est un petit tintement métallique qui sortit Kalyss de sa rêverie, C’était Myia qui s’acharnait sur un trousseau de clef pour enlever les plus laides. Ouah ! Elle était épatante, cette fille quand même, bon, c’était flippant, parce qu’ils se faisaient prendre, ils en auraient pour leur grades, mais ces clefs là : c’était peut être les clefs de la liberté. Il agrippa le trousseau et sépara les clefs comme le lui demander la fillette. Il lui rendit celle qu’elle voulait et serra très fort la grosse clé marron et grotesque… A vrai dire, Kalys trouvait que c’était la plus intéressante. Ce genre de clef, ça rappelait les clefs de prison, d’un endroit super important…Bon après c’était peut être la clef des toilette…T_T.

Toujours-est il qu’il la coinça dans la ficelle de sa culotte pour la cacher…Ne valait mieux pas tenter quelque chose pour le moment, et attendre qu’un moment opportun se présente.
C’est a ce moment là que tout se passa très rapidement. Des cris. Des flammes. De la panique. Kalyss ne comprenait pas trop ce qu’il se passait, mais par contre, a son grand malheurs, il compris ce qui aller se passer…des….trous publique ? C’était reparti pour une petite « Kalysserie »…Bon dieux ! Kaul avait voulu être sympa avec Jade et Melena, il voulait repartir a zéro, mais celle-ci collectionnait vraiment les gaffe…Par SA faute, ils allaient tous être puni. Il lança un regard plus qu’explicite a la bonne jumelle avant d’aller chercher son sceau et son savon… Soit, Toute façon il aurait bien été incapable de dormir cette nuit…trou public ? Et puis quoi encore… ! Ce soir il se tirer, il ne savait pas quand, où, et par quel moyen, mais c’était sur…ce soir, Myia, Yoru, et lui-même irait vagabonder dans les vignes environnante !

Il frottait les murs d’une écurie afin d’y enlever la suie. La tache n’était pas aisée, c’est vrai, mais c’était déjà plus agréable que les sacs plastiques pour adolescents lubrique et le crottin d’âne. A coté de lui Jade, commençait a chanter… Vas-y chante… Kalyss sentait son cœur battre a tout allure…il aurait voulu lui hurler de se la fermer, lui hurler sa haine, mais il ne pouvait pas. C’était lui qui était obliger de se la fermer : pour leur santé morale a tout les deux. Par contre rien ne l’empêcha de lui faire un geste explicite de la main : Du genre vulgaire…XP

C’était peut être pas grand-chose, mais il se sentait soulage, et déjà sa colère avait baisser d’un cran…Soyons réaliste : Elles avaient juste essayer de s’enfuir, comme lui l’avait prévu… Elles avait tout juste été trop idiote pour réussir…et les faire punir a leurs place…

- Putin…J’en ai marre…il faut qu’on se casse…Il faut vraiment qu’on se casse…

Dit il pour lui-même, en faisant bien attention a ne s’adresser a personne en particulier.
Le stylo a la main il griffonna un « on va y arriver, je te le promets, je te dois bien ça » a Myia avant de lui tendre. Malgré les circonstances il ne put s’empêcher de sourire,…

…et de fusiller Jade du regard lorsqu’elle repris la chanson du début.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 17 Juil - 16:08

Tout en chantant Jade accomplissait son labeur sans prêter attention aux regards furieux de Kalyss. Tant qu’il ne lui parlait pas et que le tas de cendre diminuait jusqu’à disparaitre ça lui suffisait, et peut-être que les voir travailler si durement pour rattraper leurs erreurs pousserait Bennificus à revoir leur châtiment à la baisse… l’espoir fait vivre après tout, et Dieu seul savait combien elle désirait ardemment survivre à cette épreuve.

Son corps épuisé par l’effort fourni durant toute la journée, pour servir sa fuite et enfin sa veillée laborieuse, avait un mal fou à tenir debout. Elle avait l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur, les mains de l’adolescente tremblant sur sa pelle en manquant de la faire tomber à de nombreuses reprises. Ses cordes vocales semblaient le seul éléments relativement encore frais, mais à force de chanter sa propre voix commençait à lui donner le mal de crâne. Avec ces céphalées et ses paupières lourdes, Jade ne se rendit compte de la découverte du cadavre de Rufus que lorsqu’elle vit Melena trainer le cadavre calciné vers la benne comme un vulgaire déchets. Alors comme ça elles l’avaient vraiment tué…

Le cœur de la bonne jumelle se serra et elle porta instinctivement sa main à sa poitrine dans un effort vain pour calmer le malaise qui l’envahissait. Elle se doutait de sa mort mais le voir carbonisé, les orbites vides et son visage déformé en une grimace d’agonie était plus qu’elle ne pouvait supporter. Se convaincre d’un acte de légitime défense lui semblait risible : après tout il ne les aurait pas tué, juste puni de manière brutale. Elle avait agit sans réfléchir, autant pour qu’il la lâche que pour retrouver sa liberté et voilà qu’il en avait subit le contrecoup. Ca n’avait rien à voir avec la fois où ces adolescents l’avait pointé de leurs armes, où elle n’avait pas eu le choix. La brunette se mordit la lèvre, interrompant sa chanson dont le volume avait déjà grandement baissé depuis qu’elle avait posé les yeux sur la victime de son inconscience.

C’est seulement alors qu’elle remarqua que Kalyss passait à la vitesse supérieur en lui adressant un magnifique geste haineux et suggestif qui, venant de lui, faisait plus rire que pleurer. Sautant sur l’occasion d’oublier l’horreur qui l’étreignait elle lâcha dans un haussement d’épaule, le regard torve :

- Que d’la gueule.

Elle se remit aussitôt à chanter plus par défi que par envie, juste pour faire comprendre à l’adolescent qu’elle se fichait bien de sa réaction. Après tout elle allait peut-être mourir, alors autant occuper son temps comme elle le souhaitait non ?! Mais penser à sa mort prochaine ne fit que la faire replonger dans ses idées noires et l’absence d’Elie à ses côtés ne commençait que trop à se faire sentir. Elle s’en plaignait souvent quand elle était là, mais il fallait se rendre à l’évidence : seule elle n’arrivait à rien. Elles formaient un tout pour le meilleur et pour le pire, et seul elle ne devait qu’un rebut de personnalité incomplète.

Déséquilibrée, instable… et dangereuse, pour elle et pour les autres vu la tournure que prenait les évènements.

Elle passa le reste de la nuit à ruminer, s’inquiéter et trembler d’avance tout en luttant contre le sommeil et la fatigue qui plombait ses membres. Au bout de longues heures qui lui parurent une éternité, le soleil se décida enfin à se lever alors que les écuries étaient presque débarrassées des cendres et de la suie. Jade s’essuya le front avant l’avant bras, y laissant une trainée noire. Elle ne savait pas si elle devait être terrifiée ou soulagée, après tout au moins elle serait fixée sur ce qui allait se passer, en bien ou en mal. L’attente ne faisait que la torturer après tout, et la prolonger ne changerait rien à l’issue des choses.

D’ailleurs elle ne semblait pas être la seule personne pressée car quelqu’un venait déjà les chercher alors que les premiers spectateurs se pressaient aux guichets. La rumeur de l’incendie et de la punition avait dû courir cette nuit car les gens ne semblaient être venus que pour ça et Jade s’en sentit d’autant plus mal. Elle n’avait désormais plus qu’une chose en tête…

**Que ce soit rapide et indolore… pitié**
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 17 Juil - 21:56

Les écuries étaient toujours dans un état pitoyable quand un contingent mené par Bénificcus vint chercher les criminels notoires. Et ceci bien entendu nécessitait la plus grande prudence, car dans un Colisée, entourées de puissants guerriers, elles avaient réussit à elles deux à cramer une partie des locaux, et à presque s'enfuir. Alors imaginez toute la troupe réunie ! Les gardes apprêtés pour l'occasion enfilèrent joyeusement leurs gants en latex, on aimait le latex à Sextus. Ils les attrapèrent par les épaules, leurs enfilèrent des colliers solides et des laisses en chaine. Bénificcus, avec un plaisir non caché, passait dans les rangs et zyeutait joyeusement les formes des prisonniers qui offriraient le spectacle.

"Ooooh, la mignonne petite paire de fesses que nuus avons là ! Celle-ci n'est pas en reste !"

Fit-il en claquant celle de Kalyss. Quelque chose de métallique tomba des loques lorsque la tape amicale fit rebondir l'éminence fessière du jeune homme.

"Mais qu'est-ce que..."

Fit-il tout en se baissant. C'était une clé, tombé du string du voyageur. Il fronça d'abord les sourcils, soudainement en colère, puis se décrispa jusqu'à en sourire. Oui, au final, ça lui facilitait les choses, ils étaient tous à mettre dans le même sac.

"Tuus à poil ! Je vois que vuus cachez bien votre jeu, et d'autres choses encore."

Il repassa dans les rangs, non plus en se contentant de mater, mais en arrachant toutes les loques qui les revêtaient. La collecte fut bonne, puisque plusieurs d'entre eux portaient des clés des locaux. Il y en a un qui devrait s'expliquer... Mais pour l'heure, Béni sautilla de joie sur place, ça allait être formidable.

"Qu'ils sont mignons dans le plus simple appareil ! Et dire que vuus allez donner le spectacle comme ça, ça va être un succès. Déjà que l'annonce de la punition a attiré en une nuit un gradin complet... c'est fuu !"

Il fit signe à sa garde de les trainer jusque dans l'antichambre de l'arène, jusqu'à ce que les spectateurs soient tous installés, et que l'orateur ait fini son discours de présentation.
10 minutes plus tard et c'était bon. Sous les vivats de la foule, Bénificcus tirait la chaine d'esclaves jusqu'au milieu de l'arène. Il y avait des chevets installés en cercle sur le sable doré et poussiéreux. Tout le monde en aurait plein la vue, et c'est peu de le dire. Pendant qu'on les installait, le gros bonhomme prenait la parole :

"Citoyens de Sextus, aujourd'hui vuus allez assister à un spectacle unique en son genre. Ces jeunes gens à juste titre servant de notre bien aimée Colisée, ces jeunes gens vuus dis-je, ont trahis leur famille ! Ils ont mis le feu aux écuries, blessant nos meilleurs canassons, et vuus privant de cuurse de char ! Pire encore, leur folie à mis à terme la vie d'un fidèle employé. Les voici donc devant vous, des criminels sans précédant, voyageurs de surplus ! Que la punition commence !"

Une salve d'applaudissement accompagna la fin de la présentation, et surtout les parties mises en avant lors de ce spectacle. En effet, chaque voyageur avait le ventre appuyé contre le chevet. Les jambes légèrement écartées, attachées par les chevilles et les poignets attachés eux aussi au pied du chevet. Ils étaient donc de dos, debout et plié vers l'avant en un angle inconfortable. Installés en cercle, chacun pouvait voir le visage des autres. Nus, ils offraient une vue de leur postérieur grandiose !
Bénificcus, pour faire le spectacle, mimait des gestes obscènes sur ces lunes offertes (sans les toucher je vous rassure). Puis il prit l'objet de la punition, accompagné de sa garde imitant son geste. Ils prirent donc à deux mains chacun une raquette de bois épaisse. Ils passèrent donc à la punition, la plus grosse fessée du monde, sévère à coup de planche.

Bénificcus ne lésinait jamais sur les moyens, et dans ce cas précis, il ne lésina pas sur sa force. Sa victime n'était pas la plus à plaindre, car les gardes n'y allaient pas non plus de main morte. Dans les claquements des smash et les hurlements de douleurs et les pleurs, des fesses passaient du rouge au violet. Le pire dans tout ça, c'est que le publique applaudissait. Et il tapait des mains en rythme avec celui des planches qui claquaient les postérieurs. Et il tapa longtemps, jusqu'à ce qu'en fait une raquette malmenée se rompe.

Le maitre de l'arène, le sourire large, annonça ensuite :

"Et bien cher public, en voici qui ne sont pas près de s'assoir avant un bon buut de temps ! Mais vuus vuus duutez qu'une telle punition pour de tels crimes serait trop clémente. Qu'on libère les prisonniers ! Quant à moi, je m'en vais vuus rejoindre dans les gradins, je ne tiens pas à être présente lorsque les Luups de la croix blanche vont faire leur entrée !"

De nouveaux applaudissements accueillirent le départ de Bénificcus, et l'ouverture d'une porte d'où sortirent en ricanant 5 condamnés à morts par la polis de Sextus, des membres capturés d'un clan de bandits sans foi ni loi, les Loups de la croix blanches.

Un sifflement aigu provenant d'au dessus d'un muret attira le clan des fesses noires. C'était le gros Béni, dont le regard et le geste sous-entendaient que seuls les vainqueurs de ce combats verront la suite des évènements. Un fracas métallique résonna quand un tas d'arme heurta le sol...
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 17 Juil - 23:25

Finalement, après l’émotion passée, la nuit se poursuivit sans autre incident notable. Ramasser la cendre dans leur état de faiblesse avancée était un travail périlleux et il était presque couru d’avance que lorsque Bénificcus et son armada de garde reparurent au levé du soleil, les voyageurs étaient loin d’avoir accompli leur corvée. Mais qu’importe, on leur enfila rapidement des colliers plus solides que ceux qu’ils avaient, accrochés à plusieurs laisses de chaines avant de les mettre en rang. Lorsque la clef glissa du string de Kalyss, Melena fixa le jeune homme un instant, le temps de comprendre, et au moment où elle allait se jeter sur lui, un garde l’attrapa pour exécuter les ordres de l’homme en toge rose.

- Mais quel beau crétin !

Elle n’avait pas la force de se débattre et fut mise à nue dans les délais les plus brefs, si lasse et sale que la honte devait sûrement tomber à ses pieds en se heurtant à la crasse. Mais se retrouver dans cette tenue devant une foule de sextusien la mettait en rogne, avant même que l’humiliation n’ait commencé à l’envahir. Ils furent tous trainés jusqu’à leur étrange peloton d’exécution, sur le même sable qu’il y a quelques heures, les deux adolescentes foulaient dans l’espoir de s’enfuir, et un pincement au cœur faillit faire pleurer la necrophobe. Une fois installée dans sa position bien pire qu’humiliante, le premier coup résonna dans tout son corps si fermement qu’elle eut l’impression qu’à la manière du tonnerre qui suivait la foudre, la vague de douleur qui en résultait s’étendit dans son organisme avec un temps de retard.

La salve de fessées brûlait sa peau sans relâche, et pour lui permettre de tenir bon, rien d’autres que la vision de ses compagnons d’infortune dans la même posture soumise. Si elle put retenir ses pleurs longtemps, les hurlements de douleur qu’elle poussait ne s’étaient pas fait attendre, et proportionnellement à la souffrance, la rage de l’irlandaise grandissait jusqu’à l’enivrer totalement. Au-delà d’un cri qui lui avait déchiré les cordes vocales au passage, Melena eut l’impression de perdre consciente, et plus rien ne parvenait à son cerveau que sa propre respiration saccadée. Elle sut que la punition était finie quand on la détachait et elle s’effondra au sol, trop faible encore pour émettre le moindre son. Un cliquetis de métal trop proche de sa tête douloureuse lui fit l'effet d'un coup de fouet psychologique et l’adolescente se redressa lentement sur ses jambes tremblantes. Elle vit Jade et fut tentée de se laisser tomber dans ses bras, mais alors elle aperçut les 5 bandits qui avançaient vers eux en ricanant, jouant allégrement de leurs armes en signe d’avidité de violence gratuite, les plus costauds roulant des muscles d’un air amusé devant le groupe de gringalet qu’on leur opposait.

Oubliant totalement qu’elle était nue, que des milliers de personnes avaient les yeux rivés sur elle, la jeune fille ne ressentait plus rien que la douleur qui remontait de son postérieur violacé et la peur de ce qui allait se dérouler. Son regard bifurqua jusqu’aux armes que Bénificcus avait eut la gentillesse de leur laissé et elle comprit dès lors que le marché était simple : tuer ou se faire tuer. Pour une necrophobe telle que Melena, le choix fut rapidement fait. Elle se rua sur l’amas de métal pour en tirer un bouclier rond et une épée courte. Les deux objets étaient trop lourds pour que son petit gabarit exténué ne soit capable de les soulever comme il le fallait, ce qui amplifia le rire qui secouait déjà les Loups de la Croix Blanches dont la distance avec les voyageurs avaient dangereusement diminuée.

- Jade… on est dans une belle merde. Souffla-t-elle à son amie d’une voix cassée.

L’irlandaise se dit intérieurement que c’était sensé être le moment où elle révélait ses sentiments, où elle pourrait accessoirement faire de grandes promesses de retrouvailles dans l’au-delà… mais sa gorge était sèche, et chacun de ses membres paralysés.

*Tu ne vas pas mourir Melena, tu ne vas pas mourir Melena, tu ne vas pas mourir Melena…*

Mais cette ritournelle qu’elle se répétait en boucle ne faisait que l’effrayer plus encore. Qui croirait que leur groupe de bras cassés usé jusqu’aux rotules viendrait à bout de ces hommes menaçants ? La necrophobe n’avait jamais été une utopiste ; et son réalisme ordinaire lui livrait aujourd’hui que malgré toute la peur que cette idée lui inspirait, elle allait effectivement quitter le Colisée, mais en tant que cadavre. Un vrai cette fois.

- Jade… j’ai peur. Lâcha l’irlandaise dans un murmure.

Admettre ce fait était un douloureux coup à son orgueil, mais l’heure n’était plus à parler, car l’un des bandits à la musculature fine et élancée, armé d'une masse en acier, semblait l’avoir prise pour cible. Son regard fou détaillait la silhouette de l’adolescente alors qu’il passait sa langue sur les lèvres d’un air oscillant entre le lubrique et la démence qui la terrifia tellement que son corps refusait obstinément de répondre. Dans un éclat de rire amusé, l’homme se jeta sur elle et frappa violemment son bouclier qu'elle gardait devait elle pour la jeter au sol sans ménagement. Le frottement du sable sur ses fesses brûlées arracha un cri à la necrophobe qui recouvrait enfin l’usage de ses membres. Mais elle n’eut pas le temps de se lever car le pied du criminel envoya valser son bouclier à plusieurs mètre, hors d’atteinte, et il se figea au dessus d’elle, une lueur délurée dans le regard qui n’annonçait qu’une chose. La crainte maladive de l’irlandaise atteignait son apothéose et une nouvelle fois, la main crispée sur le manche de son arme et le regard rivé sur celui qui allait peut-être devenir son assassin, voilà qu’elle s’affichait comme une charogne incapable de se défendre.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Dim 18 Juil - 0:35

Alignée avec les autres, le poids du métal poussait Jade à courber l’échine. Le collier bien plus imposant que l’ancien et les chaines qui en pendaient lui donnait l’impression que sa nuque allait céder sous cet attirail trop lourd à porter. Elle avait à peine la force de tenir debout et ce détail était de trop. Elle tangua, se rattrapant à la personne devant elle qui n’était autre que Kalyss, ses doigts blancs crispés sur la peau matte de l’adolescent. La voix de Bennificus résonnait mais elle arrivait à peine à saisir ce qu’il disait, de toutes manières elle n’était pas sure de vouloir comprendre quand elle voyait le regard qu’il jeta à son postérieur rebondit.

Depuis sa position elle ne vit que trop bien la claque offert au fesses du pornophobe, la clé tombant comme au ralenti alors que les yeux de la brunette s’écarquillait de stupeur. Ils avaient volé les clés ? Et ils pensaient vraiment qu’on ne les trouverait pas dans leurs microscopique tenues ?! Ils étaient vraiment inconscients ! Et comme chaque punition celle qui s’ensuivie fut appliquée à tous, Jade voyant avec horreur le peu de tissus crasseux qui la couvraient se déchirer son la poigne solide de Bennificus, la laissant dans le plus simple appareil à l’instar de ses compagnons.

D’autres clés tombèrent des vêtements de Myia et Yoru, le sang de l’adolescente ne faisant qu’un tour. Comme si être puni ne suffisait pas il fallait qu’ils le soient à poil par leur faute ! Son visage avait pris une belle teinte cramoisie, la honte consumant son visage alors que tout son corps tremblait. Elle aurait voulu telle une autruche cacher sa tête dans le sable pour ignorer la triste réalité mais on ne lui en laissa pas l’occasion car on les trainait déjà dans l’antichambre de l’arène puis dans la fosse devant leur « public ». Une foule là juste pour les voir souffrir, parce qu’ils avaient eu le stupide désir d’être libres.

Trainés par leur collier comme des chiens ils furent vite attachés aux chevets, permettant à la foule d’observer leur lunes dans les meilleures conditions mais Jade était trop fatiguée pour y penser. Aucun d’eux n’eut d’ailleurs la force de tenter de se défendre. Elle avait trop peur maintenant qu’elle se trouvait sur cette appareil de torture, ses membres entravés, pour exprimer autre chose que l’angoisse. Elle aurait tout le temps plus tard pour penser au ridicule à condition de survivre à cette épreuve.

Alors que mister BN annonçait à la foule Ô combien ils avaient été horrible de tenter de s’arracher à une condition de soumission qu’on leur avait imposé de force, en qualité de vulgaires objets, l’adolescente se rendit compte qu’elle pleurait. C’était nerveux, la punition n’avait même pas encore commencée qu’elle ne pouvait s’empêcher de pleurer toutes les larmes de son corps comme si quelqu’un avait laissé un robinet ouvert. Elle mourrait d’envie d’appeler sa mère mais les sanglots étouffèrent ses faibles supplications alors que quelqu’un prenait place dans son dos.

- Pas le trou public pitié ! Glapit-elle avant de se rendre compte de son erreur.

Car ce n’était pas le sort qui leur était destiné, et elle ne le voyait que trop lorsqu’elle vit le bourreau de Myia située en face d’elle lever une sorte de raquette de bois pour l’abattre sur le postérieur de la femme-enfant. Au même instant elle sentit une atroce brûlure sur le sien qui lui coupa le souffle, seul raison qui l’empêcha de hurler. L’horreur dans cette histoire c’était que ce n’était que le début…

Les coups pleuvaient encore et encore, avec violence et sans aucune pitié. La douleur qui envahissait son arrière train était si intolérable qu’elle en poussait des hurlements à s’en vriller les tympans, jusqu’à ce que sa voix se brise. C’était un supplice sans fin, elle avait l’impression qu’ils ne s’arrêteraient jamais et même ses larmes s’étaient taries avant leurs coups. Elle était à deux doigts de tourner le l’œil, réflexe naturel pour échapper à la douleur qui rongeait ses chairs noircies. Dans un état second elle sentit la raquette céder contre elle, se rompant en deux, signal de la fin du supplice mais elle y réagit à peine par un murmure sans vie.

Sauf que ce n’était pas fini. Lorsque la bonne jumelle entendit Bennificus annoncer la suite du programme alors qu’on les détachait des chevets elle n’eut comme seule réaction qu’un regard de profond désespoir. Elle n’avait pas la force de faire plus, son corps s’étalant dans le sable alors que les 5 loups de la croix blanche faisaient leur entrées avec une mise en scène virile et calculée. C’est le fracas des armes qui la sortit de sa torpeur, Melena se jetant dessus tant bien que mal pour tenter de s’armer en s’adressant à elle. Une belle merde oui, en effet, même si Jay était plutôt enclin à dire que c’était l’apocalypse, qu’elles étaient foutues et qu’elle voulait rentrer dans le monde réel retrouver sa mère.

Elle se redressa tant bien que mal, chaque geste lui renvoyant un éclair de douleur depuis le bas de son dos en transformant son visage en un masque grimaçant. Elle se saisit à son tour d’une arme mais s’épargna le bouclier. A quoi bon ? Elle n’aurait même pas réussi à le soulever dans son état…

Courbée les deux mais sur la garde de son épée elle regardait avec horreur les mastodontes avancer. Elle avait si mal que même si elle l’avait voulu se battre se serait révélé travaux d’Hercules, à moins que… il y avait bien une option. L’idée folle qui avait germé dans le crâne de l’adolescente ne mit pas longtemps à être testée puis approuvée. C’était déjà arrivé une fois dans l’autre sens alors pourquoi pas pour elle ? Jade ferma donc les yeux avec force alors que les bandits s’approchaient, se concentrant sur l’image de son monstrueux hématome disparaissant pour apparaître sur Elie… et aussitôt elle se sentit mieux.

C’était comme si on venait de lui livrer un postérieur neuf et de couleur classique, transformation qui tira quelques exclamations surprises à la foule. La brunette de son côté se sentait si libérée qu’elle se redressa pour mieux tenir son épée mais cette pulsion disparu vite pour laisser place à la peur habituelle.

- Et moi donc ? murmura-t-elle d’une voix tremblante en réponse à son amie.

Elle avait du mal à s’occuper d’elle alors de Melena c’était complètement impossible. L’adolescente restait figée son épée à la main en espérant que personne ne ferait attention à elle, mais réagit tout de même lorsque Melena tomba raide morte aux pieds du bandit. Ce n’était vraiment mais vraiment pas le moment ! Elle allait finir embrocher comme un poulet si elle ne bougeait pas ! Il fallait qu’elle se lève, là, tout de suite ! Mais l’arme de l’homme retombait déjà et Jade, dans une pulsion qu’elle ne comprit pas elle-même, fonça sur l’homme pour l’envoyer au sol d’un coup d’épaule. Elle n’était pas lourde mais l’élan aidait, et elle assena même un coup de la lame pour la forme en emportant deux doigts de l’agresseur de l’irlandaise.

Son propre acte la laissa livide et elle recula brusquement jusqu’à taper dans un ennemi qui se trouvait dans son dos. Elle fit volte face avant de pousser un glapissement et de reculer sous les rires de la foule, tendant son épée devant elle comme si ça suffisait pour assurer sa protection mais elle-même n‘y croyait pas vraiment.

- Tu… tu sais on peux s’arranger… je peux te donner des trucs pour que tu me laisses en vie… le regard de l’homme étant trop explicite elle ajouta précipitamment, Euh non pas ça quand même !
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Kalyss Loveless
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Dim 18 Juil - 1:37

Putin de bordel de merde ! Ce fut les premiers mots qui vinrent a l’esprit de Kalyss lorsqu’il entendit la clef tomber par terre après la claque de tonton BN… Celle-ci qui d’ailleurs lui avait donné un hoquet de surprise, en tant normal, il aurait fait une crise, mais a vrai dire, ce n’était pas le moment…vraiment pas le moment, car pire l’attendait, et plus vite qu’il ne le cru, car en moins de temps qu’il ne fallu a BN pour donner l’ordre, il se retrouver nu comme un ver, tout comme ces compagnons d’esclave. Trois paire de seins s’exhiber fièrement devant lui alors que ses yeux s’arrondirent comme deux grosse billes, lui donnant une tête de veaux a qui on aurait privé son lait. C’était la première fois qu’il en voyait de si près, et a bien y réfléchir, c’était même la première fois qu’il en voyait tout court. N’importe quel détraqué des hormones aurait trouvé ce spectacle « renversant » a défaut de dire autre chose, Mais Kalyss lui sentit son cœur battre a tout rompre. Et ce n’était pas synonyme de « bambou ».

Il en avait presque oublié que lui aussi se retrouver en tenue d’Adam devant ces quatre compagnons. Rouge comme une tomate, il se servit de ses main pour cacher ce qu’il y avait a cacher avant de se faire tirer par son collier et se retrouver en plein milieu de l’arène. La punition.

Qu’allait il endurer…pourquoi dans cette tenue ? Mais c’est lorsqu’il vit Yoru, devant lui, perdre l’équilibre et tomber sur les genoux qu’il comprit. Derrière lui, une brute avec une raquette en bois venait de lui donner un premier coup. Kalyss voulu se retourner mais le premier « claque » du bout de bois contre la peau tendre de ses fesses lui attira les larmes aux yeux. Si elle avait été la seul fessé, tout se serait passé pour le mieux, mais non, une deuxième s’en suivit, puis une troisième. Kalyss avait oublié sa peur, et sa fierté par la même occasion, a genoux il subissait, pleurant toute les larmes de son corps qui avait refusé de couler depuis de nombreuse années.

Puis tout s’arrêta.

Pour un petit moment du moins, car BN fit une annonce, Kalyss trop occuper a penser a l’état de son postérieur n’y fit pas attention, mais c’est lorsqu’il vit les 5 brute passer le portail de fer qu’il se rendit compte que tout pouvait toujours être pire. Cinq colosses. Cinq Voyou. Cinq amateurs de sang frai…Ce qu’ils étaient justement. Méléna et Jade c’était jeter les premières sur les armes, ce qui en fit les première victimes des bourreaux. Heureusement pour Myia, Yoru et lui-même, Jade et Méléna semblait plus sur d’elle, même si elle paraissait mortes de trouilles !

Il fallait une idée…et vite…très vite.

Malheureusement la première qui lui vint a l’esprit ne lui plut pas du tout…son pouvoir… s’il parlait a l’un des truands, celui-ci rapporterai alors son attention sur lui, cela ne l’empêcherai sans doute pas de vouloir le tuer…mais les filles pourrait peut être en profiter pour les blesser. Tout en tournant en ronds autour des truands, Kalyss essayait de repérer celui qui courrait le moins vite. C’était un genre de petite boule de graisse au regard d’assassin d’enfant. Il le fixa dans les yeux et la petite boule commença a courir en sa direction, lame brandit et toute dents dehors. Kalyss esquiva comme il put l’épée, mais la boule de bowling réussit quand même et lui entailler profondément la joue. Instinctivement il porta la main à celle-ci et s’adressa au détraqué.


-Putin ! Mais ca va pas la tête !

Voulu ou pas, c’était fait, et l’effet fut immédiat. Dans son plus simple appareil, la boule de bowling ne put cacher longtemps que l’effet que lui faisait Kalyss et fut ralentit dans sa course (Avait vous déjà essayer de courir, le matin très tôt, les mecs ?!) … Kalyss figer par ce qu’il voyait n’entendit que trop bien ce que son agresseur lui dit.

- Toi… je sait pas qui tu est, mais je vais te montrer ce que l’expression « casser le cul » veut dire, et après je te de couperai en morceau et les ferai bouffer a ta pote…

Il pointa Jade du doigt

- Ou le contraire je sait pas encore.

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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Dim 18 Juil - 2:57

Un éclat meurtrier dans les yeux, le bandit brandissait sa lourde masse de ses deux mains. Incapable de bouger, Melena crut son heure venue ; elle aurait voulu pleurer, crier, se lever, courir, s’échapper… mais rien. Rien d’autre ne l’étreignait plus que la sensation glacée de son propre corps mort. L’arme s’abattait mais voilà que Jade s’était jetée sur l’agresseur pour épargner à l’irlandaise une fin horrible, le visage aplati par la force de la boule d’acier. Un hurlement retentit, quelque part hors du champ de vision de l’adolescente, et voilà que la voix du criminel qui avait eut l’intention d’en finir avec elle crachait son venin sur la psychotique.

- Espèce de petite garce ! J’me charge d’achever ton amie, et crois moi qu’ensuite, même si je n’ai plus que ton cadavre à mutiler, j’m’en ferai une joie folle !

La necrophobe vit reparaitre l’homme au dessus d’elle. Quelques gouttes d’un liquide tombaient sur sa poitrine nue et elle vit bientôt qu’il s’agissait de sang qui s’écoulait de l’emplacement qui devrait logiquement appartenir à deux doigts. Le sextusien frappa de son pied le corps de Melena pour s’assurer qu’elle était bien morte, aussi inexplicable que cela puisse paraître. La jeune fille n’eut pas mal, mais le craquement qu’elle entendit indiquait clairement qu’une de ses cotes venait de se briser, annonçant une cuisante douleur à son réveil à ajouter à sa panoplie. Avec un rictus de vainqueur dément, le bandit se plaça un pied de chaque coté de la charogne blafarde, tout d’abord sans la quitter des yeux, savourant la joliesse qu’il s’apprêtait à disloquer, puis s'intéressa au public en dressant un pouce. De concert, les spectateurs imitèrent son geste avant d’abaisser cruellement le doigt vers le bas en poussant des cris d’encouragement. Quelque part, c’était inutile, car l’irlandaise était sensée être déjà morte ; mais notre homme aimait à voir le sang couler, et rien ne lui plairait plus que de voir la chair blême de la jolie adolescente se rompre sous ses coups.
Depuis sa position figée, la necrophobe observait la scène terrorisée, toujours incapable de bouger.

*Réveille toi !*

Le criminel la regardait avec un sourire au comble de l’amusement et soulevait sa masse, ignorant le sang qui ruisselait sur son avant bras.

*Réveille toi, maintenant !*

Cette fois ci, enfin, les membres de la jeune fille acceptèrent de réagir. Elle sentit la douleur de son postérieur faire sa réapparition, celle de ses cotes qui s’élevait, le sable qui chatouillait son dos nu, la sensation de l’épée au creux de ses mains qui lui fit l’effet d’un coup de fouet. Comme un diable jaillissant de sa boite, avant que son agresseur ne réalise ce qui se passait, elle se redressait pour lui enfoncer son arme au travers le corps par son intimité masculine. Figé, le bandit poussa un horrible hurlement de bête blessée qui fut prolongé par les viva surpris du public. Sa masse lui échappa des mains après un hoquet douloureux, et Melena en profita pour retirer son arme, se jeter sur ses pieds et lui transpercer la gorge dans un accès de violence mué par la terreur. Le sang se sa victime rendue muette ruisselait sur le sable de l’arène, gouttant depuis la lame en acier, puis le corps s’effondra, mort. Si jamais la foule avait ouvert des paris, elle pouvait être certaine que sa côte venait de grimper, mais l’adolescente restait paralysée devant ce qu’elle avait fait. Que se passait-il ? Elle avait causé le décès de deux personnes en moins de 24h… comme un oiseau de proie noir, elle crut voir la faucheuse survoler son crâne, lui annonçant que ce serait bientôt son tour. Pourtant, la leçon qu’elle avait apprise avec Rufus lui revenait… la mort n’était pas une maladie contagieuse, elle ne serait pas atteinte. Le sang qui tâchait ses mains, autant au sens propre qu’au sens figuré n’était pas déterminant. Si ?

En levant les yeux, elle aperçut que l’homme qui s’en prenait précédemment à Jade avait les yeux rivés sur elle, son attention attirée par le hurlement de son partenaire et furieux de l’avoir vu massacré par une gamine. Contrairement à celui qui s’en était pris à l’irlandaise, il était bien plus costaud, arborant de gros muscles luisant de sueur. La psychotique tendait toujours son épée vers lui en signe de menace, malgré que toute sa rage était désormais destinée à la necrophobe, qui fit plusieurs pas fébrile en retrait avant de tomber sur son postérieurs nécrosés qui lui arracha un cri de douleur. Elle n’avait plus la force de se lever, c’était finit, et voilà que le criminel tout en muscle se dirigeait vers elle.
Il lui fallait une idée, vite ! Melena savait qu’elle ne réussirait pas son exploit deux fois, et encore moins avec un mastodonte pareil. Si Jade ne lui avait pas fait gagner une précieuse minute, elle serait déjà morte. A cette pensée, ses yeux se posèrent sur le cadavre du premier Loup de la Croix Blanche et ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’un souvenir de son périple en mer lui revint. Sur le Slavedog Millionnaire, elle avait contrôlé un marin défunt. Et si…

Cette idée ne lui plaisait en rien, mais sa vie en dépendait certainement. Usant de toutes ses dernières, et faibles, forces pour faire abstraction de sa douleur et du sextusien qui réduisait la distance qui les séparait trop vite à son goût, l’adolescente se concentrait pour animer l’homme qu’elle avait abattu de ses propres mains. Les rires de la foule qui trouvaient apparemment hilarant de voir une brunette immobile sur son séant douloureux ne l’aidaient en rien, mais lorsque le criminel qui l’approchait réduisait à néant les derniers mètres qui les séparait, le cadavre se redressait enfin fébrilement. Le public poussa un tel cri de surprise que l’agresseur de l’irlandaise sursauta et se retourna pour voir son ancien ami sur ses pieds, ses bras fins pendants, sa peau blafarde presque verdâtre, une épée courte au travers de la gorge.

- Qu’est-ce que…


Il n’acheva pas sa question car sous la commande de la necrophobe, le mort tira l’arme de sa chair sans le moindre frémissement et se jeta sur la cible choisie. Parant le coup de son épée, le bandit bien vivant riposta d’un poing dans la figure qui fit reculer son adversaire de quelque mètre, désarçonnant du même coup la concentration de Melena ; mais après quelques pas hésitants, insensible à la douleur, la charogne revint à la charge. En termes de rapport de force et d’habilité, le cadavre était loin de faire le poids, et après avoir croisé brièvement le fer, il reçut un nouveau coup qui le jeta à terre. L’irlandaise sentait les douleurs de ses membres reprendre l’ascendant sur son corps et elle ne savait pas combien de temps durerait ce pouvoir, elle devait conclure, et vite !

Une nouvelle fois, le cadavre se dressait sur ses jambes blanches et se ruait sur l’ennemi de la jeune fille qui, sous le coup de l’agacement et de l’incompréhension devant ce fait scientifiquement inexplicable, fit la grossière erreur d’embrocher l’abdomen de la charogne qui ne broncha pas. Saisissant l’occasion, la necrophobe donna l’ordre de répéter le geste sur le vivant qui accusa le choc avec une exclamation bestiale. Son poing énorme envoyait balader le défunt au moment où, trop faible, Melena perdait le contrôle.

Une douleur intense naquit dans l’enceinte de son crâne. A elle seule, elle effaçait presque les souvenirs de sa fessée monumentale, car elle avait l’impression qu’on lui avait glissé des rasoirs dans le cerveau pour secouer vivement le tout. Son seuil de tolérance à la souffrance largement outrepassé, la jeune fille se pencha en avant pour vomir de la bile sur le sable chaud, sa vision marbrée de tâches noires, avant de s’écrouler sur le dos au bord de l’inconscience, incapable du moindre mouvement. Et cette fois, son pouvoir n’y était pour rien.


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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Dim 18 Juil - 15:02

Alors que la gamine s’apprêtait à s’endormir dans son coin d’écurie qui empestait le cramé, un tintement métallique retentit derrière elle. Avait-elle échappé par mégarde une des multiples clés qu’elle détenait ou non, c’était de nouvelles chaines accompagnées de nouveaux colliers bien plus solides. La punition de BN commençait : ils attaient alignés comme des personnes prêtes à être exécutées à bout portant. Sa crainte était cependant fondée puisque lorsque son regard tomba sur le visage embêté du jeune homme, elle comprit que l’erreur ne venait pas d’elle : Kalyss avait échappé sa clé. La gamine leva les yeux au ciel. Décidemment, le destin s’acharnait sur eux avec un plaisir malsain. Alors qu’ils auraient facilement pu échapper à la punition de Melena et de Jade, voilà qu’ils allaient subir le même sort.
Mister BN finit par la réveiller totalement, en lui arrachant le peu de vêtements qui la couvraient. Son sang ne fit qu’un tour. Ils avaient trouvé la clé dans son cou en changeant leur collier. Myia se renferma dans un mutisme qui trahissait son abandon soudain. Elle devrait en avoir l’habitude maintenant. Voilà qu’ils étaient tous nus comme des vers, à devoir se faire reluquer par cette bombonne ambulante. Quelle humiliation, même pour Myia enfant, qui n’était pas du genre pudique.

* Il ne paie rien pour attendre… *

La colère était telle qu’elle endolorissait les membres courbaturés de la gamine. Mais ce n’était rien comparés à ce qui les attendait. Ils avaient été trainés sans ménagement jusqu’à une antichambre avant d’être exposés, fesse à l’air devant un public avide de belles choses à regarder. Myia bouda et ses joues rosirent pour la première depuis son arrivée dans ce pays de fous. Une punition publique, quelle honte. Elle n’osait même pas regarder ses compagnons. Ils s’étaient tous, mais alors tous fait avoir. Et rien dans leurs vaines tentatives ne les avaient approchés de leur liberté. Le contact du bois dur sur sa peau la fit sursauter et elle se retenait de laisser échapper les larmes de douleur de ses yeux. Voilà, les yeux fermés, elle ne voyait rien. La douleur était moins forte que l’humiliation. Mais sa motivation pour sortir d’ici en avait prit un coup. Devait-elle se résigner à vivre ici en tant qu’esclave ? Frappée, blessée, rabaissée, et peut-être un jour violée ? Quelle horreur. Jamais elle ne laissera tout ceci arriver de nouveau, jamais !
La poche sur pattes devait avoir estimé que leur châtiment n’était pas suffisant, puisqu’ils les détachèrent et les laissèrent à leur humiliation et leur douleur. Myia s’efforça de rester debout, malgré la douleur, malgré ses articulations qui hurlaient. La douleur n’était que phyisque, il fallait qu’elle tienne. La gamine chancela, mais ne pouvait se résoudre à rejoindre le sol. Les scènes se succédaient avec une telle rapidité que la gamine en était désorientée. Néanmoins dans cet espace ils étaient seuls, et la vue sur ce ciel bleu dépourvu de nuages lui redonna espoir. La liberté n’était tout à coup plus inaccessible.
D’autres personnes entrèrent dans l’arène. C’étaient des prisonniers, et à leur regard mauvais, ils avaient une envie, ou un besoin fou de se battre. Avec deux femmes et une gamine, on aurait pu croire qu’ils avaient l’avantage. Myia sourit malgré la douleur lancinante dans son dos. Un peu d’action n’était pas pour lui déplaire, et il ne fallait surtout pas se fier aux apparences…
Le seul avantage apparent qu’ils avaient, c’était leurs armes pour le moins impressionnantes. La façon dont ils s’amusaient avec, intriguait la gamine. Leur nudité n’était pas à négliger, puisqu’ils recevraient de plein fouet des attaques éventuelles. Mister BN tenait vraiment à les faire tuer. Un si bon investissement et voilà qu’il était en train de tout perdre. Au moins, il ne se laisserait plus avoir et arrêterait d’acheter des voyageurs.
A ce moment là, elle et ses compagnons prirent conscience du fait qu’il y avait aussi des armes à leur disposition. Après tout, le public voulait un peu de suspens… Plus par instinct de survie, elle se rua sur la plus grosse arme. Elle ne savait absolument pas de quoi il s’agissait, mais fut vite désillusionnée. L’arme en question était trop lourde. La gamine était trop apeurée et sur les nerfs pour récupérer son apparence adulte. Pour le coup, elle aurait été plus utile et elle regretta de ne pas avoir plus de contrôle sur ses émotions. Son choix se porta donc sur un petit bouclier en bois circulaire. Les bordures étaient renforcées avec des plaques de métal déjà bien cabossées. Malgré son faible poids, son bras droit contracté lui envoyait des signaux de douleur. Pour sa main gauche, elle s’empara d’un poignard. Dommage qu’ils n’aient pas été habillés, ils auraient pu cacher de petites armes dans leurs vêtements. Tant pis. En ce qui concerne ses sentiments, c’était le grand bazar dans sa tête, entre la colère latente envers Melena qui l’avait jetée dans les bras d’un type quelques heures auparavant, Jade qui l’avait ouvertement ignorée, Kalyss qui les avaient maladroitement vendus, et Yoru enformé dans un mutisme étonnant, elle ne savait prendre du recul. Par contre, ils avaient maintenant un ennemi commun, et devraient se servir de leurs différentes capacités pour mettre ces cinq hommes hors service. Par hors service, la gamine ne pouvait imaginer la mort. Pour elle, c’était une chose lointaine, qui n’arrivait qu’aux autres et qu’elle le pouvait, ou plutôt ne voulait pas voir.
C’est Melena qui avait entamé la danse mortelle. En quelques instants la scène avait prit une tournure effrayante puisque elle s’évanouit sous ses yeux, à une dizaine de mètres d’elle. Myia était pourtant sure que leur premier ennemi ne l’avait pas frappée directement. Etait-ce la peur qui lui avait fait perdre conscience ? La peur de mourir ? La gamine frissonna. Non, personne ne mourrait, personne.
Jade s’était élancée, en preux chevalier au secours du corps de Melena, la classe en moins. Myia était ravie qu’elle l’aide, alors qu’elle-même restait impuissante. Les faibles perspectives qui s’offraient à elle, l’énervèrent : fuir, se cacher, esquiver. Gé-ni-al. Visiblement, chaque prisonnier avait trouvé sa cible. Et celui de Myia s’approchait, un large sourire aux lèvres, un sourire victorieux qui fit perdre le contrôle de son corps à la gamine. Elle s’élança dans une direction où personne n’était, cherchant vainement un endroit où se cacher. Sa peur s’était transformée en instinct de survie. Le bouclier était trop encombrant et elle le jeta au sol, non loin d’un de ses compagnons. Ses articulations ne lui faisaient presque plus mal, sa gêne s’était transformée en arrogance et elle adressait à la foule des « coucou » qui firent rire une partie du public. S’ils plaisaient au public, peut-être que leur acheteur débile leur offrirait leur liberté bien méritée ? Une porte de sortie pour se débarrasser de ces voyageurs maladroits en quelque sorte.

- Attrape-moi si tu peux gros singe !

Myia avait fait volte-face et toisait son assaillant musclé. Avec tant de masse, même si c’était du muscle, il ne pouvait courir vite bien longtemps. L’agilité de la gamine était donc non négligeable. Elle s’élança donc voyant qu’elle avait mis le prisonnier hors de lui. Pendant la première minute, elle dut repousser ses limites et des perles de sueurs glissèrent sur son front. Il avait failli l’attraper, mais elle avait esquivé sa main robuste en tournant précipitamment. L’homme n’avait put freiner dans le virage et il s’était emplafonné dans le mur du colisée. L’enfant ne put réprimer un sourire moqueur, et elle reprit sa course alors que son assaillant grogneur s’élançait vers elle. Il allait déjà beaucoup moins vite, et en très peu de temps, la gamine pu se contenter de sautiller gracieusement en souriant. Elle se moquait maintenant ouvertement du prisonnier essoufflé. Elle l’était aussi, moins à une moindre échelle. Ne jamais soupçonner l’endurance d’un enfant !
Elle jeta de temps en temps un coup d’œil à ses compagnons en prise avec leur propre prisonnier. Maintenant qu’elle avait reprit confiance en elle, il ne lui faudrait pas grand-chose pour récupérer sa forme adulte. Le poignard était toujours dans sa main…
Pour le moment, deux ennemis étaient à terre. Par chance, la gamine avait loupé le réveil de l’homme déjà mort, et une idée lui venait à l’esprit. Se servir de la propre force de ce type idiot et épuisé qui la suivait avec difficulté. C’est surement la fierté qui devait le faire courir, puisque certaines personnes se moquaient ouvertement de lui en le pointant du doigt. La gamine était ravie. Cette course poursuite arrivait à sa fin : Myia commençait à sentir la fatigue et elle savait que la douleur serait d’autant plus grande si elle s’arrêtait maintenant. A défaut de courir, elle trottinait. L’homme chancelait déjà, mais ils étaient à une distance suffisante de Kalyss, Yoru, Jane Doe ou Mel’. Ainsi, il ne pourrait pas se rabattre sur une autre proie.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Lun 19 Juil - 22:01

Elle était coincée entre deux mastodontes armés jusqu’aux dents qui avaient visiblement abusés des épinards de Popeye vu les énormes muscles qui roulaient sous leur peau tannée par le soleil. Elle était fichue, elle allait mourir et tous les mensonges du monde ne la sauveraient pas. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et son corps dégoulinait littéralement de sueur qui était loin d’être due à la chaleur accablante. Elle aurait dû fuir, courir, hurler, brandir son arme et foncer dans le tas pour sauver sa peau mais la seule chose que réussissait à faire Jade était de rester tétanisée. Pas moyen de bouger ne serait-ce que le petit doigt, elle se contentait de subir la scène plutôt que d’y participer. Elle aurait voulu appeler Elie mais à quoi bon, elle était si loin…

Alors qu’elle se retrouvait sans plus d’espoir que de courage l’un des deux bandits qui venait ni plus ni moins de la traiter de garce se détourna d’elle pour revenir à sa victime originelle. Après une scénette stupide pour mettre le public de son côté il s’apprêtait à achever l’irlandaise mais Jay n’arrivait toujours pas à se remuer. Il y avait toujours l’autre qui se rapprochait, prenant son temps, avec son sourire découvrant ses chicots noircis. Il y avait toujours sa peur qui la maintenait plus solidement que toutes les chaines. La pulsion inconsciente de tout à l’heure ne se reproduirait pas et elle le savait, c’était trop tard. Elle aurait voulu s’excuser mais les mots restèrent coincés en travers de sa gorge en la faisant suffoquer.

Elle n’attendait plus rien d’autre que de voir Mel’ rendre l’âme avant de la suivre sans avoir pu ne serait-ce que cligner d’un œil mais son amie choisit bien son moment pour se redresser et empaler son bourreau, détournant ainsi l’attention du second bandit. La tension de jade baissa aussitôt d’un cran mais toujours pas assez pour la pousser à retrouver sa mobilité. L’adolescente se contentait de regarder impuissante le combat entre le mort qui venait de s’animer et son homologue vivant, les yeux exorbités par la peur.

Puis tout cessa.

La nécrophobe venait de tomber au sol, évanouie, et son pantin morbide avait fait de même. Ne restait plus que le second bandit blessé au ventre et elle. La prière qui montait en elle, suppliant qu’il se désintéresse de son cas pour s’intéresser plutôt aux autres, y compris Melena, la rendait honteuse et nauséeuse mais pas plus que la suite du spectacle.

- Tu vas crever mais avant j’te ferais bouffer ses tripes pour avoir osé l’abattre, chienne ! Tu vas connaitre le goût de la mort !

Avec horreur la bonne jumelle vit l’homme se pencher sur son collègue pour en extirper les boyaux par poignées au travers de la blessure que le cadavre avait au ventre, les intestins se dévidant dans le sable de l’arène. Et si ça c’était arrêté là… mais non, il en fourra un gros morceau dans la bouche de l’irlandaise avant de plaquer sa grosse main poisseuse de sang sur son visage pour l’empêcher de respirer et ainsi la forcer à avaler l’abomination qu’elle avait en bouche.

- Ô mon dieu ô mon dieu ô mon dieu… balbutiait Jade sans bouger d’un iota.

Elle voulait ordonner à ses muscles de bouger mais ils refusaient obstinément. Pas de courage, pas de réaction. Et pourtant il fallait bien faire quelque chose ! Si seulement elle avait eu un peu de couille ! Si seulement…

Et le mode origine se déclencha une nouvelle fois, comme une claque en pleine figure. L’adolescente cligna des yeux comme si elle reprenait conscience, retrouvant sa mobilité sans être pour autant débarrassée de la terreur qui la prenait aux tripes. Elle était morte de trouille, comme les autres, mais avait désormais la force de réagir et d’au moins se défendre.

Son épée en main elle s’avança vers le bandit qui lui tournait le dos, penché sur Melena. Elle ne savait pas quoi faire exactement mais… une action était nécessaire. Sans vraiment prendre conscience de son geste elle s’arrêta juste derrière l’homme, silencieuse, avant de brandir son arme vers le ciel pour prendre plus d’élan. Le loup de la croix blanche repéra l’ombre mais c’était déjà trop tard. A peine avait-il commencé à se retourner que l’épée s’était abattue sur son coup, tranchant la chair jusqu’à buter sur l’os. Comme un pantin Jade recommença une nouvelle fois une fois le bandit tombé sur le flanc, puis une autre, jusqu’à ce qu’il ne bouge plus, la tête séparée de son corps.

Elle l’imaginait bien courir sans tête dans le sable, en rond comme ces poulets décapités dont le système nerveux continuait à fonctionner quelques instants après leur mort. Elle verrait probablement cette image en rêve pendant de longues années d’ailleurs.

Repoussant le corps la bonne jumelle reprit enfin ses esprits pour se pencher sur son amie au visage barbouillé de sang. Dire qu’elle avait avalé un bout de cadavre… c’était totalement abominable, d’ailleurs elle qui avait peur des morts devait probablement encore plus mal le vivre que n’importe qui. Il fallait trouver quelque chose, pour lui changer les idées, n’importe quoi…

- Humm… j’t’embrasserais pas avant que tu te sois brossée les dents.

**Quelle conne j’y crois pas !**

- Euh… c’était une blague hein…

Avoir osé sortir une chose pareille la laissa sur le cul, elle choisit donc de détourner les yeux pour voir ce qui se passait autour d’elle. Kalyss à lui seul avait deux hommes au cul et c’était bien le terme vu la trique qu’ils se payaient. Myia de son côté boitillait pour rendre dingue un bandit qui faisait semblant d’être fatigué… ces mecs étaient vraiment vicieux. Et Yoru… restait planté là, tout comme elle l’avait fait précédemment. Pourquoi n’utilisait-il pas son pouvoir ?!

Celui en plus mauvaise posture restait le pornophobe, et aller l’aider était une bonne manière d’échapper à son humour totalement hors circonstances. Elle se mit donc à courir, cul blanc parmi les culs noirs, tentant d’oublier l’horreur et la fatigue pour planter sa lame dans un nouveau paquet de muscle. Elle en vomirait plus tard, elle n’oublierait jamais mais il fallait que ce soit fait. Eux ou nous, en quelque sorte.

Balançant son épée dans le dos d’un des bandits elle y laissa une profonde balafre malheureusement loin d’être suffisante pour l’abattre. Il ne se priva d’ailleurs pas de se retourner dans un cri de rage et de douleur pour lui envoyer sa masse dans le ventre. Jade cru bien sur le moment qu’elle allait cracher tout ses organes par la bouche mais se contenta de voler plus loin dans le sable avant de se mettre à tousser du sang.

[Plus que 3 sur 5 kof kof]


Dernière édition par Jade Martins le Mar 20 Juil - 17:04, édité 1 fois
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 20 Juil - 1:50

Dans le monde réel, Melena avait toujours été réticente à l’expression « avoir mal à en mourir » car la simple idée de perdre la vie dans une souffrance atroce suffisait à la tétaniser pour un certain temps. Pourtant, ce jour là, elle faisait pleinement l’expérience de tout le sens que pouvait prendre cette phrase, car son corps entier possédé par la douleur la lançait à chacun de ses lourds battement de cœur, lui laissant l’impression qu’il allait exploser d’un moment à l’autre. Quand elle ouvrait les yeux, sa vue était tâchée de pointes noires qui lui donnaient le tournis et son cerveau peinait à donner un sens aux paroles captées par ses oreilles brûlantes.

Elle ne comprit que lorsque le criminel lui ouvrait la bouche pour y enfourner un gros morceau de chair dégoulinant d’un liquide chaud et poisseux dont le goût ferreux était trop identifiable. La necrophobe luttait pour se débattre, mais elle ne parvint qu’à bouger faiblement son bras pour frapper de manière impuissante l’épaule de l’homme penché sur elle. Son organisme se refusait à avaler, menaçant de la faire vomir une nouvelle fois, mais elle commençait à suffoquer, et par crainte d’étouffer, elle laissa glisser le bout de tripe humaine dans son estomac, une larme de dégout et de peur coulant sur une joue barbouillée de sang frais. Le goût de sa victime était inoubliable, il emplissait sa bouche avec une omniprésence mesquine. Quelques gouttes de liquide vital roulaient paresseusement dans son cou blafard, accentuant les frissons glacials qui secouaient son corps nu.

*Mon Dieu… j’ai avalé… un bout de cadavre…*


A ces mots, l’adolescente crut qu’elle allait vomir. Elle cracha une partie du fluide vermeil étranger qui restait dans sa bouche, mais une lourde gifle du bandit remit son envie à plus tard. Sa vision étonnement claire en comparaison à ce qu’elle était quelques instants auparavant lui délivra le visage du Loup de la Croix Blanche tout juste crispé par la douleur de sa blessure au ventre, déformé par un rictus qui témoignait d’un plaisir dément.

- C’est dommage de ruiner un joli trou comme le tien, mais il est temps que je t’envoie rejoindre la mort avec laquelle t’as tant d’affinité !

Les yeux de Melena s’écarquillèrent à cette réplique ignoble, son coeur battant à tout rompre. Elle vit apparaître son amie dans le dos du criminel et bientôt, sa lame s’abattait pour lui trancher la tête. Une nouvelle giclée de sang chaud souilla sa peau blanche et la vision d’horreur du corps décapité s’effaça pour que s’impose à sa place le visage de la psychotique qui essaya de faire rire l’irlandaise. Celle-ci voulut sans doute accrocher un sourire faible sur ses lèvres rouges, mais l’idée de ce qui lui poissait la bouche la dégoutait tant qu’elle eut le cours d’un horrible instant l’impression que son estomac bouillonnait pour s’ouvrir de l’intérieur.

*La mort est en moi maintenant, elle va…*

La necrophobe interrompit ses pensées. Sa comparse venait de la quitter pour s’élancer à l’assaut d’un nouvel ennemi et en essayant de se redresser, Melena se rendit compte qu’elle se sentait plus légère. Sa migraine lui cisaillait toujours les tempes, sa cote brisée la faisait toujours souffrir, mais l’insoutenable douleur qui lui irradiait précédemment l’arrière-train suite au traitement décidé par Bénificcus avait disparu. Après un regard vérificateur, elle put constater que la peau de son derrière était comme neuve, blême, et totalement lisse. Bouche bée, elle regarda le cadavre éventré – ce qui lui arracha un frisson d’horreur – puis porta la main à ses lèvres, laissant sur ses doigts collant de sang une nouvelle fine goutte vermeil.

- Non…

La compréhension commençait à se faire dans son encéphale douloureux, défiant toute logique, la laissant plusieurs longs instants figée par un dégout choqué. L’idée qu’ingurgiter des charognes lui permettait de se régénérer lui était irrecevable, innommable même, mais pourtant, le processus allumait une lumière inattendu : la mort qu’elle craignait tant… venait de lui rendre un peu de sa vie, de lui ôter une douleur. A l’inverse de l’image de « maladie » contagieuse et incurable qu’elle en avait en entrant chez Parkinson, voilà qu’elle devenait un médicament.

L’irlandaise n’avait pas recouvert énormément de force, mais suffisamment pour se mettre sur ses pieds qui désormais – miracle – ne lui lançait plus une souffrance aigu le long de la colonne vertébrale. Sa migraine rendait sa tête lourde et sa cote l’obligeait à respirer par petites inspirations pour ne pas que la douleur lui donne l’impression qu’on lui transperçait le corps avec une lance, mais ça suffirait pour l’instant. D’un coup d’œil fiévreux, elle aperçut son amie au sol, crachant du sang, un énorme bleu sur le ventre qui ne laissait planer aucun doute sur son origine. Le coupable, entre elle et Kalyss semblait tiraillé entre son désir de profiter du corps de l’adolescent et l’envie brûlante d’en finir avec Jade qui lui avait infligé une profonde entaille dans le dos.

- Garde moi un peu du garçon, grogna-t-il finalement à son collègue avant de diriger son regard lubrique vers la bonne jumelle, j’vais déjà m’occuper de la fille !

Melena se sentait dans le devoir d’agir dans les plus brefs délais. L’américaine lui avait sauvé la vie à deux reprises, elle se devait bien de lui rendre la pareille. Faiblement mais aussi rapidement que son état lui permettait, elle se rapprochait de l'homme en titubant légèrement, luttant contre son mal de tête pour garder les idées claires. Elle parvint assez proche de lui au moment où il avait suffisamment réduit la distance qui le séparait de la psychotique pour tenter de lui porter le coup de grâce. A cette instant, un peu à la manière d'un chat enragé et avec le cri de rigueur, l'irlandaise sauta sur le dos du bandit en plantant ses doigts recourbés dans sa blessure. Elle appuyait cruellement, le sang suintant abondamment, ruisselant sur la peau basané du criminel, ses yeux pâles écarquillés dans son accès de sadisme au milieu de son visage barbouillé d'un fluide que trop significatif devait la rendre effrayante. Sur le coup, le Loup de la Croix Blanche avait lâché sa masse, grognant, ses doigts crispés en étoile de mer. Lorsqu'il fut enfin en mesure de bouger ses membres, il s'agita en tentant d'envoyer valser la necrophobe d'un coup de coude, qui esquiva l'assaut en sautant sur son dos ensanglanté, un bras autour de son cou. D'un mouvement plus ou moins involontaire, l'adolescente chercha à agripper le visage de son ennemi et deux de ses doigts s'enfoncèrent dans l'orbite d'un de ses yeux ; l'homme hurla en l'éjectant d'un coup d'épaule massive, avant de porter une main à son visage, vociférant des jurons qui feraient bourdonner les oreilles de n'importe qui. La chute fut douloureuse et la douleur fulgurante provoqua une quinte de toux qui soufflait des petits nuages de sables. Le corps engourdi, la sensation horrible de la chair meurtrie et de l'œil écrasé au bout de ses doigts, Melena jeta un regard lourd de sa migraine à Jade.

- Maintenant, murmura-t-elle de sa voix cassée.
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Kalyss Loveless
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 20 Juil - 16:59

Kalyss ne voyait pas trop ce qu’il se passer autour de lui, il entendait plusieurs bruits, comme les applaudissements, les rire du public, et les cris de souffrance des deux parties dans l’arène de sable. Bien sur les quelque bribes de paroles, ne lui échappait pas non plus, a son grand désespoir ca continuer de parler de mort et de sexe. En tout cas, pour sa part il continuer de courir en rond dans l’arène si bien qu’il jurer avoir fait au moins dix fois le tour depuis le début du combat. Mais à chaque fois qu’il se retourner, le petit gros le suivait de près, certes ralentit par sa trique de l’enfer, mais il finissait par s’y habituer le bougre. Et au fur et a mesure des minutes il gagnait de la vitesse, tandis que Kalyss, alourdi par sa fatigue et ses blessures ralentissait, perdait l’équilibre, et commençait à avoir des crampes. Et ce qui devait arriver fini par arriver. Kalyss se pris dans ses pied, fit une chute qui aurait fait les plus grandes émissions de vidéo GAG, Essayant de se rattraper comme il put, il atterrit sur les fesses. Le contact de sa chair meurtri avec le sable brulant lui soutira un cri digne d’un coyote un soir de pleine lune. Les yeux fermé par la douleur il ne voyait pas le loup de la croix blanche s’approcher dangereusement de lui.

- Alors, p’tit cul, t’es prêt a ramasser ta punition ?


Kalyss ne rouvrit ses yeux seulement lorsqu’il sentit une main se planter a l’arrière de son crane, agripper ses cheveux, pour le forcer à se pencher en avant. Le spectacle était immonde. Un membre d’une taille impressionnante lui faisait face, dresser au niveau de sa bouche. Kalyss déglutit.

- Non…non…s’il vous plait non.

- Sert toi de ta bouche pour autre chose.

Comme pour illustrer ses propos, le petit gros avança la tête de Kaul, forçant à prendre l’intimité en pleine bouche. Kalyss était incapable de bouger, il transpirait à grosses gouttes et ce n’était pas a cause de la chaleur… C’était son premier contact charnel, et c’était aussi horrible, si ce n’est pire, que tout ce qu’il avait pu imaginer. Ce contacte humide avec sa bouche, cette chaleur infernal sur ses amygdales, cette envie de vomir qui se faisaient de plus en plus oppressante. Tellement oppressante d’ailleurs qu’il fini par vomir de la bile, mais le bourreau ne le lâcher pas, au contraire il semblait apprécier le fluide qui recouvrait son entrejambe.

- C’est bien ! ça lubrifie…aller bouge toi !

Bouger, Kalyss en était bien incapable, il restait figer comme une statue, les yeux fermer, la respiration bloquer… Mais ca ne suffisait pas a déconcentrer le pervers qui faisait des va et viens dans son orifice buccale. Kalyss n’en pouvait plus, il aurait juré que son cœur avait arrêté de battre, il n’y avait plus rien autour de lui, il n’avait plus mal, Jade, Myia, Melena, Yoru, le public, Bennificcus, tous avait disparu…. Il fallait qu’il fasse quelque chose…Mais quoi ? Il essaya d’ouvrir la bouche pour lui dire d’arrêter, mais avant qu’il ne puisse sortir le moindre son, la grosse main se resserra sur son crane, les ongles sale se plantant dans son cuir chevelu.


- Oh ! Ferme la bouche !


Fermer la bouche ?

C’était une idée ! Qu’est-ce qu’il risquait après tout…Ca le dégoutait d’avance, mais que pouvait il faire d’autre ?

D’un coup sec, Kalyss planta ses dents dans la chaire qui tentait de l’étouffait. S’en suivit un cri de chien castré, et le Pornophobe fut libérer de sa prison lubrique.
Il recula comme il put et regarder le bourreau devenu victime, ses main entre ses jambes, pleine de sang. Le même sang que Kalyss avait dans la bouche. Il essuya le liquide au gout de fer du revers de sa main, se releva et attrapa le petit poignard qu’avait fait tomber le monstre qui lui avait fait subir ce viol. Emporter par une rage sans nom, sans même prendre sa respiration, il planta la lame dans le crane du Loup de la Croix Blanche, encore a genoux, mettant fin a son supplice.


[Loup de la croix blanche = 2 malheureux]
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Myia Be
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 20 Juil - 19:41

Alors que la gamine poursuivait non sans peine sa fuite, elle fut subitement figée sur place par une scène, choquante pour une petite personne comme elle. Kalyss venait de se faire rattraper par son assaillant, mais loin de se satisfaire de quelques violences corporelles, il fallait qu’il sorte… ça. Son statut d’enfant l’obligea alors à détourner le regard tout en rougissant. Non, elle n’avait pas le droit de les regarder. C’était quelque chose de personnel, d’intime. Alors pourquoi ce type et son ami s’exhibaient devant cette foule excitée ? Son esprit essayait de rejeter la vision du visage de Kalyss, déformé par le dégoût, la honte et la douleur. Bientôt, se fut celui du prisonnier qui se teinta de douleur. Un cri atroce attira de nouveau le regard de la gamine immobile. Non, il ne se laissait pas faire, et se fut celui qui croyait prendre qui fut prit… Le mastodonte finit par rejoindre le sol, hurlant à l’agonie. Allait-il mourir ? La gamine se cacha le visage dans les mains parce que cette scène lui était interdite. Mais elle ne put s’empêcher d’écarter les doigts, la curiosité était bien trop forte.

Sa vision se troubla en un instant. Quelque chose lui avait frappé la tête. Elle eu du mal à distinguer son assaillant. Il avait finit par mettre la main sur elle, et de colère, l’avait envoyée valser quelques mètres plus loin. Elle s’était rapprochée de ses compagnons en dépit de sa volonté. Son bouclier semblait l’avoir suivie depuis puisqu’il siégeait à quelques pas de son corps. En revanche, son poignard avait volé bien plus loin qu’elle. Qui allait la protéger maintenant ? Alors que son instinct de survie lui criait de se relever, elle ne vit pas non plus arriver le second coup. Myia reçut de plein pied une frappe dans l’abdomen, et elle manqua de régurgiter le repas de la veille. Son adversaire restait dans son champ visuel, mais il se démultipliait. Elle était sérieusement désorientée, et son corps recroquevillé par la douleur sonnait le signal d’alerte. L’évanouissement n’était pas loin.

Sa gorge voulait extirper cette douleur insupportable de son corps, mais elle fut bientôt soulevée par le cou et son souffle, coupé net. Ses jambes pendues au-dessus du sol réveillèrent ses articulations et son visage vira au rouge en quelques secondes qui lui semblèrent durer une éternité. Elle luttait vainement, ses petites mains accrochées aux poignets hors d’échelle de ce monstre déformé par l’envie de… de tuer ?! Non, il transpirait l’envie de meurtre, même Myia ne pouvait le nier. Et une plainte réussit finalement à s’échapper de sa gorge ankylosée, tandis que des larmes de crainte troublaient sa vision. A moins qu’il ne s’agisse du début d’un sommeil profond ?
Elle se souvint qu’il avait la même expression que l’assaillant de Kalyss : une alternance de désir et de haine. Allait-il l’obliger, elle, une enfant à lui faire la même chose ?
Soudain, une dernière vague anima son corps, le dernier combat avant la fin… la fin de tout ça. Son corps dont la douleur gagnait en puissance, comme si c’était encore possible, s’agitait en tout sens, griffant, frappant, donnant de faibles coups de pieds là où elle pouvait. Son ennemi s’éclaffa alors face à cette petite furie hystérique, alors que de nouvelles larmes de colère coulaient sur le visage de la gamine. Pourtant, il lui semblait que le type qui la maitrisait avait relâché l’étreinte autour de son cou. De brefs filets d’air arrivaient à s’engouffrer dans ses poumons. Myia les savouraient comme s’il s’agissait de ses derniers inspirations. C’était donc ça la mort ? Un maigre espoir qui luttait vainement contre une douleur intolérable ?

Cet air chaud mais indispensable lui donna la force de rouvrir les yeux : son assaillant été attiré par quelque chose derrière elle. De quoi s’agissait-il ? Mais que regardait-il bon sang ? Et c’était quoi cette nouvelle expression qui parcourait son visage ? Le défi, quelqu’un le défiait ! Myia s’essaya à des mouvements de têtes qui furent coupés court. La douleur dans le cou était maintenant plus forte que toutes celles qui traversaient son corps.
Au bout d’une minute interminable, le corps de son ennemi fut prit de tremblements. Que retenait-il ? Etait-ce l’excitation ou une magie inconnue qui le faisait souffrir. La deuxième solution paraissait être la plus logique dans l’esprit nébuleux de la gamine, car dans un second temps son visage, ses mains, son torse même virèrent au rouge et son essoufflement finirent par refaire surface. Dans un élan incontrôlable, il se mit à tousser sans s’arrêter. Une allergie ? Quoiqu’il en soit, il finit par relâcher définitivement l’étreinte sur le cou de Myia qu’il avait rejetée dans un dernier effort. Elle avait violemment heurté le sol, et son postérieur éraflé lui arracha un timide cri. Ce n’était pas la pire des douleurs. Ses poumons avaient reçu un accès d’air chaud et brûlant dont elle eu du mal à s’habituer. Respirer alors que l’on était presque mort n’était pas chose aisée. Ses mains voulaient de nouveau se posèrent naturellement sur son cou torturé : elle avait l’impression qu’il avait doublé de volume.
Cependant ce n’était pas la chose la plus importante en ce moment. Sa vision était presque revenue à la normale, mais son assaillant ne se remettait pas de sa toue subite. La gamine détourna les yeux, quelle était cette magie qui l’avait sauvée ?

* Yoru *

Même en pensée, ce prénom apparaissant comme une évidence. Et le seul fait qu’il vienne l’aider la rendait heureuse. Des larmes de joie et de douleur se mélangeaient et coulaient le long de ses joues encore rouges.
Son assaillant ne cessait ses quintes de toux, mais tout en se couvrant la gorge il tendait une main sure en direction de la gorge de la gamine. La scène de Kalyss lui revint alors à l’esprit. Ca y est, il voulait remettre ça ? La gamine commandait à ses jambes de la redresser et de fuir le plus loin possible de ces mains effrayantes. Mais son corps ne lui appartenait déjà plus depuis belles lurettes. Elle finit de s’étaler de tout son long, le sable chaud s’infiltrant dans sa bouche et lui brûlant le nez sans ménage. La main continuait de s’approcher doucement d’elle. Dans un nouvel élan de désespoir, elle essaya vainement d’attraper le bouclier. A quoi lui servirait-il ? Si elle n’en avait pas la moindre idée, son instinct la poussait à s’en emparer. Cependant sa main se referma sur le vide. Quelqu’un avait été plus rapide qu’elle. Alors que l’enfant s’apprêtait à recevoir le coup de grâce ou autre douleur en tout genre, se fut un son suivit d’un cri sourd qui la firent se retourner. Myia en avait presque oublié son sauveur, c’était lui qui avait attrapé le bouclier et en avait profité pour donner le dernier assaut… entre les jambes. L’enfant regarda avec dégoût l’endroit où il avait été frappé, mais un premier frisson secoua son corps affaibli. Le monstre s’écroula parterre, souleva un nuage étouffant de sable. Un second frisson parcouru son corps alors que sa vision était de nouveau troublée. Après un troisième frisson, ses bras cédèrent et elle s’écroula sur le sol. L'enfant cru voir Yoru abattre un dernier coup dans le cou de leur ennemi. Puis se fut la nuit.

[loups pervers: 1]
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 21 Juil - 16:19

Nue dans le sable, un hématome s’agrandissant à vitesse grand V sous sa peau pâle Jade aurait voulu bouger mais n’arrivait qu’à tousser encore et encore des glaires sanglants, les mains crispées sur son ventre. Il fallait se lever et vite mais elle n’en avait pas la force. La peur, la fatigue et le coup de massue l’avaient brisée. Elle avait l’impression que se remettre sur ses jambes tenait des travaux d’Hercules mais pourtant il le fallait sinon elle allait mourir, là, devant cette foule ricanante probablement déjà occuper à remplir de nouvelles capote pour les prochains malheureux qui auraient à faire le ménage.

Cette pensée la fit grimacer presque autant que la douleur alors que le bandit s’approchait de lui avec la ferme intention de lui faire payer la balafre dans son dos. Elle sentait le sol vibrer sous ses pas massifs et déglutit avec difficultés en tentant de se redresser sur son séant, tâtonnant jusqu’à saisir de nouveau la garde de son épée.

C’est alors qu’elle vit Melena s’approcher dans le dos de l’homme avant de lui sauter dessus et de… de… de glisser ses doigts dans la plaie qu’elle avait causé un peu plus tôt. Et si ça c’était seulement arrêté là ! Mais depuis sa place privilégiée Jay avait ensuite eu la « joie » de voir les doigts de l’irlandaise s’enfoncer dans le globe oculaire du mastodonte pour le faire éclater comme un fruit trop mûr. L’estomac vide de la brunette fut la seule raison qui l’empêcha de vomir sur le champs. C’était abominable, tout bonnement abominable. Tout l’était ici, de toutes façons.

L’image d’un bandit sans tête courant en rond dans le sable s’imposa à son esprit mais elle l’a chassa de la main comme elle l’aurait fait avec un moustique.

Et le « maintenant » de Melena, à peine un murmure atteignit ses oreilles.

Mais maintenant quoi ? Super Jade le retour ? Malgré le mode origine elle n’était pas sûre d’avoir la force de se battre encore. Après tout elle n’était qu’une adolescente, une adolescente comme les autres qui en venait presque à regretter les mauvais jours du lycée. Une adolescente qui n’avait pas eu une nuit convenable depuis des lustres et qui avait vomi son dernier repas en date il y avait plusieurs heures de cela. Une adolescente à poil, un énorme bleu sur le ventre et un filet de sang coulant de sa commissure des lèvres jusque dans son cou.

- Oh et puis merde, souffla-t-elle à mi voix.

Elle n’allait pas abandonner maintenant, ce serait trop stupide maintenant qu’ils arrivaient enfin au bout du tunnel ! Jade se força donc à envoyer ses blessures vers Elie tout en s’excusant au passage en espérant que son double recevrait le message et ne lui en voudrait pas trop. Le bleu se résorba alors comme par enchantement en ne laissant à la bonne jumelle que la fatigue pour plomber ses membres. Elle put enfin se redresser, nue et échevelée, son épée reposant le long de sa jambe. C’était le moment, un peu de courage !

L’américaine était effrayée mais l’adrénaline prit le dessus, donnant à ses jambes la force de courir vers sa cible toujours prostrée les mains sur son œil blessé. L’épée était tendue devant elle à la manière d’une lance en lui donnant une dégaine stupide mais elle ne s’en souciait guère. Les gens pouvaient bien rire et lui offrir des cours d’escrime s’ils avaient du temps à perdre, pour l’heure elle se fichait bien de faire les choses dans les règles de l’art.

Jay voulait juste faire vite, avant que se mec ne se tourne vers elle… sauf qu’il le faisait déjà. Il était borgne mais pas sourd et les foulées de la jeune fille n’étaient pas passées longtemps inaperçues. Lorsqu’elle arriva à sa hauteur il s’était complètement tourné vers elle, encore désarmé, et la lame aiguisée entra comme du beurre dans son ventre musclé. Elle vit avec une odieuse proximité l’unique pupille du loup se dilater alors que l’orbite vide la fixait, aussi attractive qu’un trou noir.

Immobile et l’air stupide, l’adolescente regardait bouche bée ce qu’elle venait de faire (encore), le sang de sa victime coulant le long de la lame jusqu’à tremper ses mains de liquide poisseux. Dans un dernier sursaut l’homme réuni ses forces pour l’attraper à la gorge et tenter de l’étrangler mais c’était déjà trop tard. Les forces le quittant le bandit lâcha prise et s’écroula au sol raide mort.

Le silence s’était fait dans l’arène, à croire que la populace n’avait pas cru une seconde que les voyageurs puissent s’en tirer. Il fallait dire qu’eux même n’y avait pas cru jusqu’au dernier instant. Jade resta bloquée quelques secondes raide comme un piquet avant de se laisser tomber sur les genoux et de pleurer. Pas d’horreur, pas de joie, juste d’épuisement. Elle ne rêvait que de s’étendre sur le sable et de dormir un bon siècle jusqu’à avoir tout oublié.

- C’est fini… dites moi que c’est fini.

Ses paroles n’avaient été qu’un murmure et elle ferma les yeux, renversant le phénomène qui lui avait épargné ses blessures. Elie ne méritait pas de les supporter plus longtemps, c’était sa bêtise qui les avaient causé après tout. Les marques d’hématomes et de nécrose revinrent alors sur le corps de la bonne jumelle, la douleur avec au point d’en faire suffoquer Jade qui bascula en avant. Son visage brulant dans le sable de l’arène, elle se laissa aller à l’inconscience, trop heureuse d’avoir un moyen d’échapper à ce corps qui la torturait.

[A p'uuuu ! =)]
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 21 Juil - 17:23

Melena s’en voulait quelque part d’avoir donné la charge d’achever leur homme à sa camarade, mais c’était elle qui avait l’épée et dans ces circonstances, l’irlandaise n’avait pas le temps de filer s’en chercher une autre. Sa migraine tout juste amoindrie et sa poitrine enflammée par la douleur, elle regardait son amie faire disparaître ses bleus comme par enchantement, puis se redresser pour empaler le Loup de la Croix Blanche borgne qui finit par s’écrouler au sol dans un râle faible, après une vaine tentation de strangulation.

La necrophobe se remit sur ses pieds en tremblant, jetant un regard aux alentours pour savoir comment s’en étaient tirés ses compagnons. Kalyss se tenait figé devant un criminel mort, un poignard profondément enfoncé dans le crâne, Myia était inconsciente mais Yoru venait d’achever son agresseur en lui brisant les cervicales. Ce fut ensuite les gradins silencieux que ses yeux gris pâle balayèrent, comme un défi jeter à la foule qui avait tant rit de leur punition et qui avait sans doute attendu leur mort avec impatience.

La tension retombée, Melena se sentait envahie par sa faiblesse. Ses membres étaient lourds et engourdis, sa tête lui donnait l’impression d’avoir triplé de volume, son cœur battait encore à tout rompre, frappant régulièrement sur sa cote brisée. Elle était nue, échevelée, sa peau blafarde maculée de sang, son visage barbouillé lui donnant sans doute l’air d’une vampiresse ou autre créature dévoreuse d’homme… mais c’était fini… non ? Soudainement, les blessures de Jade firent leur retour pour marquer sa chair en l’irradia probablement de la douleur affiliée qui devait être insupportable. Elle tomba en avant sur le sable de l’arène, soulevant un nuage pâle, dans un bruit sourd qui se fit clairement entendre dans le Colisée toujours silencieux. Sans se soucier de la foule, ni même des directives à venir de Bénificcus, la necrophobe fit quelques pas avec une faiblesse misérable avant de se laisser tomber à genoux auprès de l’américaine et de la retourner délicatement sur le dos. Elle voulait la regarder, mais aussi masquer aux yeux trop curieux son derrière noirci qui ne rappelait que trop la punition humiliante qu’on lui avait infligé… qui avait été infligée à tous, et dont seule l’irlandaise s’était soustraite aux hématomes nécrosés, avec un pouvoir qui lui donnait toujours l’impression de pourrir de l’intérieur.

Avec la sueur, le sable s’était abondamment collé au visage de la psychotique et Melena dégagea ses traits d’une main engourdie, les lèvres tremblotantes nerveusement, alors qu’un imperceptible sourire peu convaincu essayait de s’étirer sur son visage.

- Je suis désolé… je ne te propose pas de partager ma part de tripe, ce n’est bon que pour moi.

Cette remarque, sensée détendre l’atmosphère lourde, au moins pour elle-même, eut l’effet inverse. L’arrière goût qui hantait la jeune fille s’intensifia comme si elle en avait avalé une autre bouchée, le souvenir du sang chaud dégoulinant dans son cou lui arracha un frisson, et palissant peut-être plus encore – si cela était possible – elle plaqua une main sur sa bouche pour s’empêcher de rendre ce qu’elle avait avalé. Vomir un morceau de cadavre lui apparaitrait sans doute encore plus dégoutant, sa sensation de pourrir en serait accrue : elle préférait le laisser où il était ; au moins, elle pouvait s’efforcer d’oublier.

- Je te remercie Jade. Murmura-t-elle de sa voix cassée. Sans toi, je serais morte à peine ce combat engagé… je te dois la vie deux fois…

Bien évidement, la bonne jumelle inconsciente ne dit pas le moindre mot. Elle était dans un état déplorable, si inquiétant que Melena craignait qu’elle ne finisse par rendre l’âme, mais que pouvait-elle faire ? Son impuissance lui était insupportable et pour apaiser sa colère, de toute manière trop faible pour surpasser l’épuisement total de son corps, elle caressa doucement le front de l’américaine avant de se pencher pour y déposer un baiser de ses lèvres peintes de sang séché. Une larme roula sur son visage alors qu’un sourire triste se dessinait.

- Tu vas t’accrocher hein ? Tu sais… je crois que…

Sa phrase resta en suspend dans sa gorge, attendant d’un moment à l’autre d’être interrompu par un Bénificcus qui rendrait son verdict… ou peut-être avait-il déjà pris la parole et l’irlandaise ne l’entendait pas. Après tout, l’idée de mourir la terrifiait à un point démentiel… et Jade lui avait sauvé la vie, ce qui méritait à ses yeux une reconnaissance éternelle, et avait attisé les sentiments qu’elle nourrissait à son égard…
Elle sentait qu’elle devait le dire, même si son interlocutrice était inconsciente, car sinon elle étoufferait de jouer le rôle de l’amie complice sans jamais avoir avoué ce qu’elle ressentait. Du bout des lèvres, elle murmura d’une façon tout juste audible pour elle-même.

- Je t’aime.

La necrophobe retint son souffle. Elle-même n’en revenait pas de ce qu’elle venait de dire, et elle secoua sa tête comme pour chasser une mauvaise idée, avant que sa migraine douloureuse l’intime de cesser immédiatement. Son cœur s’accéléra, mais plutôt de peur cette fois… et si l’adolescente avait repris conscience entre temps ? Si elle l’avait entendu ? Sous les croutes de sans séché qui couvraient ses joues, l’irlandaise rosit abondamment et se tourna vers le maître du Colisée autant pour enfin entendre ce qu’il avait à dire que pour détourner son attention de ce qu’elle venait de faire.

Elle ? Amoureuse ? Prononcer le fatidique « je t’aime » ? Dans un moment pareil en plus ? Totalement impensable, inconcevable même…
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 24 Juil - 15:21

Les hurlements de joie des spectateurs accompagnaient les coups et blessures que les condamnées s'infligeaient. Les coups les plus tordus les inspiraient, et il faut dire que voir toute cette fougue nue sur le sable chaud avait donné des coups de sang à certains dans les gradins. Kalyss notamment avait fait forte impression avec sa représentation de fellation lubrifié à la bile. C'est ainsi que dans l'horreur la plus totale, une génération d'enfant était conçu dans l'arène, et certains des garçon porteraient un prénom en hommage à ce jour. Kalyss rentrait dans l'état civil de Sextus. Bénificcus tremblait également à chaque coups, se cachant faussement les yeux quand ses chéris en ramassait un mauvais, ou lançait le poing en l'air à chaque fois que les représailles étaient bonnes.

Toujours est-il qu'au fur et à mesure que le combat faisait rage, l'improbable vainqueur se précisait. Jusqu'à la dernière goutte de sang, jusqu'au dernier souffle, le spectacle tenait l'assemblée en haleine. Les voyageurs avaient vaincus. Tonton Béni sautilla de joie comme à son habitude, et essuya de son mouchoir blanc une larmichette de bonheur. Enfin, il descendit parmi les vainqueurs à bout de souffle.

"N'était-ce pas formidable ?! Alors, chers rois de l'arène qu'en pensez vuus ? Méritent-ils la mort, uu la vie ?"

Comme la vieille coutume le voulait, tout les gradins se levèrent et firent de signe du pouce. Vers le haut ? Vers le bas ? Épargnerait-on les glorieux mutilés des fesses, ou achèverait-on leur souffrance.

Les gestes d'abord imprécis se mouvèrent en une réponse quasi unanime. Vers le haut.

"Je vois que vos cœur comme le mien ont chaviré puur ces chers petits nus comme des vers ! Brancardiers, qu'on emmène ces héros déchus ! Qu'on les soigne, ils ont encore du temps devant eux.

Et maintenant, place à la reconstitution d'un combat mythique entre Davidius le nain (joué par Miasme) qui jadis remporta l'improbable victoire contre la Salamandre des cavernes Olymp...
"

La voix de Bénificcus semblait s'éloigner pour les voyageurs qu'on transportait de gré ou de force dans des brancards à l'ancienne, jusqu'à l'infirmerie. Ils y furent lavé, et pour ceux qui conservaient des plaies, on les tartina d'onguents et de crèmes, on les massa, on leur donna des potions aux vertus curatives... un vrai traitement de Gladiateur. Manquait plus que les filles ou homme de joie pour passer la nuit à se détendre. Le traitement n'eut d'autre effet que de soigner leur plaies de moitié, et aider le sommeil à remporter la victoire sur leurs nerfs.

C'est transi de tristesse que Bénificcus vit le chariot s'éloigner de l'arène par la route principale. Le tintement des rubs dans l'énorme bourse que tenait le Tonton à ses côtés ne le consolait même pas. L'acheteur avait été trouvé rapidement, et leur coursier n'avait pas trainé. Il était encore sur place après la vente aux enchère. Les voyageurs avaient été enfermé durant leur sommeil paisible dans une large cage en bois ou des couches en plume avaient été préparés. On leur avait donné des vêtements aussi, des habits simples comme des pantalons ou des jupes de toiles et des tuniques en jute. De quoi résister au trajet qui les mènerait jusqu'à Miquiztli, ou un être était envieux de se procurer une chose aussi rare en ce monde, des esclaves voyageurs. L'émissaire de la tour de l'envie emportait donc loin de l'arène et des combats les infortunés du monde réel vers un nouveau lieu de cruel torture.

A un bon kilomètre de la cité les collines étaient en vue. Mais un garde ne vit pas la flèche qui siffla avant de finir sa course dans sa tempe. Les autres sortirent leurs armes pour faire face aux soudains assaillants qui sortirent de nulle part, embusqués derrière des talus. La bataille faisait rage, une occasion pour la cargaison de se faire la malle...

[HRP : Voilà, fin de vos palpitantes aventures d'esclaves. Je vous laisse carte blanche quant aux assaillants (pourquoi pas les Loups de la croix blanche, dans l'ironie du sort) et de la façon dont ils vont réagir avec vous, et de comment vous allez être libre. Ne vous réjouissez pas trop vite, je garde un œil rivé sur vous... MOUAHAHAHA !]
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 24 Juil - 16:01

Elle se sentait bizarrement bien, sur son petit nuage d’inconscience mais toutes les bonnes choses ont une fin. A peine après avoir sombré que Melena la retournait déjà sans ménagement en faisant frotter le postérieur nécrosé de Jade sur le sol qui étouffa un grognement largement masqué par le murmure de la foule. Les paroles de son amies lui parvenaient indistinctement, elle n’arrivait pas à saisir le fond de son discours à cause du mal de crâne qui lui martelait la caboche aussi surement que Miasme armé d’un marteau.

L’adolescente saisit au vol les dernières paroles de la nécrophobe dans un froncement de sourcil. « Je t’aide » ? Ou un truc approchant, elle n’était pas vraiment sure. Elle secoua la tête et regretta aussitôt son geste qui provoqua une douleur fulgurante dans son corps. Les interrogations s’envolèrent en même temps que la douleur explosait, alors que Bennificus exhortait le public à décider s’ils devaient vivre ou mourir.

- Tout ça pour ça ? Grommela-t-elle, presque inaudible.

Elle se sentait comme un taureau ayant fait une belle corrida, et pour qui on entrevoit une éventuelle survie. On vous présentait ça comme une chance après vous avoir fait vous battre en vous faisant miroiter une survie qui n’était en réalité envisagée que pour ceux offrant les meilleurs résultats. C’était vraiment… dégueulasse. L’angoisse étreignait sa poitrine douloureux et Jay pinça les lèvres alors qu’elle entrouvrait les yeux pour voir les réactions du public. La vue des pouces levés presque à l’unanimité soulagèrent la jeune fille d’une manière indescriptible. La certitude de la mort s’éloigna non sans rester relativement proche, c’était Dreamland après tout.

Avant de comprendre ce qui se passait des brancardiers déboulèrent et l’emportèrent comme un paquet alors que la bonne jumelle laissait s’échapper de ses lèvres un gémissement offusqué. Elle se sentait prise dans une tornade sans moyens de s’en sortir, une bourrasque de soins, de massage et d’attention qui contrastait d’une manière choquante après ce qu’ils venaient de vivre. Une pensée insidieuse s’insinua dans son crâne alors qu’elle sombrait dans un sommeil bienvenue : « ils vous réparent comme des jouets cassés, pour mieux vous briser une prochaine fois. »

Mais elle était trop fatiguée pour y penser, et après avoir eut l’impression de passer sous un rouleau compresseur les soins n’étaient que trop les bienvenus. Alors qu’elle dormait d’un sommeil de plomb, son postérieur à moitié guéri, elle ne se rendit même pas compte que l’on revêtait son corps d’une jupe et d’un haut en tissu rugueux, pas plus du fait qu’on la dépose dans une cage solide en compagnie des autres. Même si elle s’en était rendue compte il y avait fort à parier qu’elle n’aurait pas eu la force de réagir de toutes façons.

Jade ne se réveilla que bien plus tard au son des cris, ouvrant les yeux sur la vu d’un homme avec une flèche en travers de la gorge. La première chose qu’elle pensa fut « oh mon dieu ce n’est pas encore fini ! Je me suis évanouie dans le sable et maintenant je vais mourir ». Il lui fallut quelques secondes pour comprendre son erreur alors qu’elle se redressait dans la cage non sans grimacer. Son postérieur et son ventre étaient bien moins douloureux mais le restaient tout de même largement, à croire que même la magie de Dreamland ne faisait pas de miracle. C’est avec étonnement qu’elle vit qu’ils se trouvaient tous dans une cage au milieu des collines, tant des vêtements neufs qui la démangeaient et attaqués par je ne sais quoi.

La bataille se faisait rude alors que Jade restait en boule au milieu de la charrette en priant pour qu’il n’y ait pas de flèche perdue… et elle fut exaucée.

La porte de leur cage fut ouvert à la volée par un groupe de gros musclés qui ressemblaient étrangement à ceux qu’ils avaient eu à combattre dans l’arène. Même vêtements, même air patibulaire… et même croix blanche qu’ils arboraient avec fierté. Le sang de Jay ne fit qu’un tour lorsque l’un des hommes leur aboya de descendre de là.

- Ok ok ok… on se calme… on descend c’est bon…

Les avaient-ils fait descendre pour les aider ou pour venger leurs amis ? Elle aurait bien tout donné pour le savoir. L’envie de s’enfuir à toutes jambes la démangeait plus que jamais, tout comme celle de savoir ce qu’ils fichaient là au juste. En désespoir de cause elle finit par lâcher loin d’être convaincue :

- Bon bah… merci hein ! On vous le revaudra ! Maintenant si vous permettez…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 24 Juil - 20:59

EDIT : Dans ce message Melena trouve une arme qu'elle a acheté avec ses rubz dans un job et donc qu'elle a le droit de récupérer. Le premier qui me chope une épée ou un arc je vous jure que je retranche le prix de votre bourse et sac à dos. Merci de votre attention.

Bénificcus avait finit par venir sautiller de joie dans l’arène, d’une manière si exagérée que le contraste avec l’humeur qu’il arborait en les fessant plusieurs minutes plus tôt était horripilant. Quand il demanda l’avis du public, Melena se sentit si outragée qu’elle ne remarqua pas que son amie avait entrouvert ses paupières. Alors ils avaient combattu pour sauver leur peau, vaincu une bande de criminels malgré leur état critique… pour s’en remettre au vote d’une assemblée de pervers ? Son élan de frustration qui lui donnait envie de se jeter sur le gros bonhomme eut raison de son corps épuisé, et elle perdit connaissance, s’affalant nue sur le sable chaud. Elle ne sut alors pas qu’elle fut la décision des sextusiens, ni ne sentit pas les brancardiers qui la déplaçaient rudement, mais elle fut réveillée par la fraicheur de l’ombre des locaux de l’infirmerie. Une vague de soulagement l’envahit quand elle se rendit compte qu’elle était vivante, entière, et que leur calvaire était terminé… au moins pour le moment.

Une foule de personnel s’affairait autour d’elle et des autres voyageurs. Après avoir été décemment lavée, on lui appliquait une pommade curatrice sur l’hématome qui s’était formé sur la zone couvrant sa cote brisée, lui massa chacun de ses muscles tendus et nerveux ainsi que ses tempes douloureuses, lui fit boire une décoction de plantes revigorantes, avant de l’abandonner au sommeil sans rêve qui l’attendait.

L’irlandaise n’aurait évidement pas sut dire combien de temps elle restait endormie. Elle ne sut rien de leur revente, ni de leur aménagement dans une grande cage de bois où l’on avait pris soin de leur octroyer des couches de plumes. Manifestement, ils étaient toujours des esclaves, mais leur victoire dans le Colisée semblait leur avoir fait gagner un petit échelon dans leur traitement.
Lorsque Melena rouvrit les yeux, elle percevait distinctement la lumière du jour, si aveuglante qu’elle dû refermer vivement les paupières avant de retenter le coup plus prudemment. Sa migraine l’avait quitté. Au loin, au travers les barreaux, elle apercevait la cité de Sextus qui s’éloignait progressivement, comme un vieux cauchemar qui disparait sans que l’on arrive à y croire, et l’étonnement qui l’étreignit lui coupa la voix. L’adolescente jeta un œil à ses compagnons : ils étaient tous là, sain et sauf, et – détail très important – habillés. L’irlandaise inspecta sa propre personne et constatait qu’on l’avait vêtue d’une jupe de toile noire qui descendait jusqu’à ses pieds arborant de grotesques scandales de cuir, ainsi que d’une ample tunique en toile blanche nouée à la taille par sa ceinture de corde qu’on lui avait rendu. Dans la grande poche, ses rubz et ses places étaient toujours là. Elle avait l’impression de ne pas avoir porté de vêtements décents depuis des lustres, et après la nudité forcée infligée dans l’enceinte de l’arène, se voir ainsi accoutrée était un plaisir que sans doute peu de personne pourrait comprendre.

Jade dormait paisiblement en face d’elle, sa joliesse sublimée par les soins qu’on lui avait apporté, en comparaison de l’état déplorable dans lequel elle se trouvait plusieurs heures plus tôt. Un petit sourire se dessina sur les lèvres pâles de la nécrophobe avant que ses méninges extirpées de leur mollesse du réveil ne réalisent où elle se trouvait. Ils étaient dans une grande cage de bois escortée par plusieurs hommes à cheval dont les mines n’engageaient rien de rassurant. La désillusion fit rapidement place à la joie d’être tirée d’affaire… ils n’étaient pas libres. Ils étaient juste transférés ou quelque chose du genre… c’était trop beau pour être vrai.

Brusquement, un cri retentit et elle vit plusieurs des gardes tomber de leurs montures qui s’enfuir dans les collines dans demander leur reste. Une groupes d’hommes indéniablement habiles dans l’art de l’embuscade avait jaillit pour batailler avec les responsables du convoi de voyageurs, et lorsqu’ils obtinrent victoire, ils ouvrirent la cage à la volée pour aboyer aux esclaves de descendre. Ayant assisté au combat les yeux écarquillés de peur, il fallut que l’un des bandits l’attrape par le col pour qu’elle rejoigne son amie qui était sortie la première en bafouillant des remerciements naïfs. La cote de Melena lui lança un signal de douleur, qui n’avait tout de même rien à voir avec ce qu’elle ressentait dans l’arène, et posa un pied au sol auprès d’un garde mort dont l’arme à demi dégainée gisait à quelques centimètres de sa main. (HRP : Il s’agissait d’un pieu en métal, dans un fourreau de cuir… celui que j’ai acheté dans un job à Gloutoniskaïa, fallait bien que je le récupère !)
Un frisson glacé courra le long de sa colonne vertébrale. Si les Loups de la Croix blanche venaient à eux, ça n’était certainement pas pour leur rendre service. Ils n’étaient plus que 4, torses nus sous le soleil chaud, leurs muscles luisant de sueur. Leurs armes teintées de sang intimaient au respect, et la nécrophobe jugea préférable ne rester muette pour le moment, blêmissant à l’idée de ce qu’ils pourraient vouloir.

- Parce que tu crois que nous sommes venus vous délivrer ? Lâcha l’un des hommes à Jade avant de rejoindre ses compagnons dans un rire sonore. Non… les rumeurs vont vites vous savez ! Une bande de voyageurs qui massacre plusieurs de nos meilleurs partenaires…

Il fait un pas pour plonger son regard sombre dans les yeux gris pâle de Melena. La jeune fille essayait tant bien que mal de dissimuler les tremblements qui agitaient ses mains.

- Le public de cette ville a oublié de nous demander notre vote lorsqu’ils vous ont laissez la vie. Dommage car notre décision est sans appel…

Son sourire mauvais dévoila ses dents cariées.

- La mort !

Le criminel dressait déjà son épée, mais voilà que dans un *pop* tout à fait audible, un homme d’apparence élégante fit son apparition pour s’écraser lourdement sur son crâne rasé. Tout aussi surprise, mais profitant de l’instant de flottement qui régnait chez les Loups de la Croix blanche pour agir, Melena se jeta sur le pieu resté au sol et le planta de toute ses forces dans la poitrine du bandit le plus proche qui menaçait de lui décocher une flèche qu’il n’eut pas le temps d’armer. Lorsqu’elle retira son arme, le sang gicla sur son haut blanc, déclenchant instantanément un flash qui lui rappelait les horreurs qu’elle avait vécut et commis au Colisée. Sa victime l’agrippa rageusement à la gorge dans l'impulsion de ses dernières forces, ce qui eut pour effet de ramener l’adolescente à la réalité, avant qu’elle ne réitère son geste de violence mué par la crainte dans l’une des tempes du criminel. Débarrassée de son assaillant, osant à peine penser à ce qu’elle venait de faire, elle attrapa la main de Jade et l’entraina avec elle en direction des collines.

- Viens ! Il faut qu’on se tire !



>> direction la plaine aux collines
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L'ambition de Bénificcus

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