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 La Lune se souvient.

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Alex Stoneheart
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Dégoût obsessionnel, Malaise mental

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MessageSujet: La Lune se souvient.   Jeu 5 Aoû - 18:59

[ http://hypnose.hypeforum.net/la-zone-huppe-f36/patientez-en-silence-t592.htm ]

Alex se réveilla en sursaut.

Il ne lui fallut que très peu de temps pour se rendre compte qu'il était toujours dans ce sombre cabinet qu'était celui du Docteur Parkinson.
L'hypnose avait-elle fonctionné ? Mis à part un léger mal de tête, le jeune homme ne se sentait pas réellement différent de ce matin. Une rapide inspection de la pièce lui indiqua que le docteur avait disparu.

Disparu ? Quel culot ! Alex avait payé bien assez cher cette consultation pour que son spécialiste en pathologies mentales ne le laisse pas tomber en pleine séance d'hypnose ! Le garçon tout juste émergé de son inconscience garda néanmoins la tête froide et décida de retourner dans la salle d'attente dans l'espoir que quelqu'un puisse lui dire où avait filé ce foutu docteur.

Mais en se relevant, Alex ressenti comme...un grand vide. Par pur réflexe, il vérifia alors le contenu de ses poches.

Plus rien.

Tous ses effets personnels - portable, clefs, montre - avaient diparu avec le docteur Parkinson. Maintenant persuadé que ce dernier était un escroc de la pire espèce, Alex franchit la porte de son cabinet avec précipitation et rejoignit la salle d'attente pour que quelqu'un puisse lui dire où était passé le charlatan.

Arrivé dans le lieu de sa rencontre avec Monsieur Sandwich, il fut surpris de n'y voir personne. Pas l'ombre d'un patient honnête sur le point de se faire voler. Etrange, le cabinet ne fermait pourtant qu'en fin d'après-midi... Mais le regard et l'attention d'Alex furent très vite portés sur la baie vitrée qui lui faisait face.

Son coeur loupa un battement.

Le spectacle qui s'offrait maintenant à lui était aussi étrange que terrifiant : un pan entier de l'immeuble qui faisait face au cabinet du soi-disant Docteur Parkinson s'était...et bien...envolé. Effondré, détruit, désintégré, les adjectifs ne manquaient pas au jeune homme désormais cloué sur place par cette effrayante vision : un bon quart du bâtiment semblait avoir été victime d'une explosion qui l'aurait fait s'effondrer.

Il n'avait pas l'habitude de se laisser dépasser par les événements, mais la situation présente était un peu trop "spéciale" à son goût. Comment trois étages d'un immeuble pouvaient disparaître sans réveiller le garçon qui se trouvait à une dixaine de mètres de là ? Cela relevait de l'insensé...

Fidèle à lui-même, il conserva malgré tout un calme relatif et analysa en silence la situation : La salle d'attente avait été désertée, ce qui est compréhensible si une dixaine d'appartements s'étaient effondrés de l'autre côté de la rue.

*Personne ne peut donc me renseigner sur ce qu'il s'est passé là-dehors...* pensa-t-il, perturbé.

Quand au docteur, il avait bien fallu que l'hypnose soit puissante pour que le patient ne soit pas réveillé par une déflagration de cette ampleur, ce n'était donc pas un charlatan. Mais ça n'expliquait alors pas la disparition des objets personnels d'Alex, qui ne savait plus où donner de la tête.

Il décida de descendre dans les rues de San Francisco pour évaluer l'étendue des dégats, la baie vitrée ne permettant de voir seulement le haut de l'immeuble adjacent. Peut être allait-il également découvrir ce qui avait provoqué ce désastre.

Arrivé en bas, il fut confronté à la vision la plus invraisemblable de sa vie.

La ville entière de San francisco avait été dévastée. L'immeuble que l'on pouvait voir depuis la salle d'attente n'était en réalité qu'un ridicule aperçu de la situation apocalyptique qui s'étalait maintenant devant les yeux ébahis d'Alex.
Cà et là gisaient les restent des immeubles touchés, dont seulement la moitié tenait encore debout. Certains de ces bâtiments étaient habillés d'échaffaudages et les rues était jonchées de sortes de tracteurs urbains ramassant les murs qui n'avaient pas eu la chance de rester à leur place.

La boue recouvrait la casi-totalité du sol, parfois même au point que l'on ne puisse plus distinguer les trottoirs de la chaussée.
Enfin, comme pour achever ce tableau terrifiant, la ville entière baignait dans une obscurité assez inquiétante et semblait être observée par la Lune qui occupait l'arrière-plan. Une Lune sombre...Une Lune triste. Ne faisait-il pas jour lorsqu'Alex s'était rendu chez le docteur ?

Cela ne pouvait pas être la réalité, il refusait d'y croire : une ville ne pouvait pas se décomposer de la sorte et déjà être en travaux le temps d'une malheureuse hypnose !

Ou alors... Oui, une idée prenait forme dans la tête déjà trop solicitée du jeune homme : Peut être était-il encore en hypnose et le spectacle de fin du monde qu'il voyait là n'était que le fruit de son inconscient. Encore était-ce l'explication la plus plausible qu'Alex trouva sur le vif.

Mais le jeune matérialiste avait besoin d'une preuve, d'un fait concret lui montrant que ce qu'il vivait là n'était pas totalement réel. Puis il eut l'idée de regarder sa main. Ou plus exactement la paume de sa main : les beaux arcs de cercle vermillions qu'il avait formé avant sa rencontre avec le Docteur Parkinson n'étaient plus là. La voilà sa preuve, on ne pouvait pas faire plus concret.

Cela ne le rassurait pas pour autant ; il était dans un autre monde, certes, mais que devait-il faire ? Etait-ce le Docteur Parkinson qui l'avait envoyé ici grâce à l'hypnose ? Probablement... Mais ça ne l'avançait pas réellement de savoir qu'un vieux fou l'avait emmené dans un monde imaginaire où la ville de San Francisco était presque entièrement décimée par on ne sait quoi.

*Voilà pourquoi personne ne ressortait du cabinet*, songa-t-il.

Alex ressentait de la peur, bien évidemment, mais également une immense curiosité : Cette ville, ressemblant en tout point à San Francisco, s'avérait être le lieu d'un tout nouveau monde, que le garçon allait s'empresser de découvrir ; et bien plus rapidement qu'il ne l'imaginait...


Dernière édition par Alex Stoneheart le Lun 9 Aoû - 20:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Dim 8 Aoû - 23:58

Raphael s'était retrouvé seul dans le cabinet du Docteur, en pleine nuit et ôté de tout ses biens qu'il avait dans ses poches.

*Quel charlatan !* s'était-il dit au tout départ.

Quand il était ressortit, il avait vu : le pan de mur effondré, le chaos dans San Francisco. Raphael avait du mal à assimiler ce qu'il voyait.

*J'ai dû être hypnotisé pendant une dizaine d'heure, mais comment, comment est ce que l'on peut arriver à ce résultat le temps d'une simple hypnose ?*

Raphael ne comprenait pas. Il s'était allongé dans le fauteuil et là plus rien. Une ville dévastée, sa belle San Francisco détruite. Recouverte de boue, de débris.
Il descendit de l'immeuble et arriva sur la rue et ce qu'il vît le déconcerta un peu plus. Plus loin, Alex étudiait le spectacle de la même manière. Alex était encore là, cela voulait dire que il ne s'était pas passer plusieurs heures.
Décidément, Raphael ne comprenait plus, qu'est ce qui pouvait bien avoir causé autant de dégâts.
Il se reprit. Il détestait être face à des évènements qui le submergeait.

*A moins ... à moins que je sois tombé dans un San Francisco parallèle grâce à l'hypnose*

Cette idée lui traversa la tête, et il se prit lui même pour un fou.

*Impossible, se dit-il, c'est impensable. Je veux bien croire à la sorcellerie mais pas à ça !*

Il restait aussi bouche-bée que Alex qui était à 20 mètres devant lui. Avant de le rejoindre il voulait comprendre.
Soudain il réalisa qu'il n'avait plus de quoi se désinfecté les mains, ou sa petite boîte où il range ses ustensiles pour nettoyer ce qu'il veux toucher. Il commença à être pris de panique puis avant que la crise ne survienne, il se contrôla, se recentra sur le moment présent.

*Le docteur aurait-il réussi à passer ma phobie ?*
, pensa-t-il l'espace d'un instant.

L'instant d'après sa main gauche se mit à trembler. Il fallut donc 5 minutes de reconcentration pour se calmer.

Il rit et dit à voix haute : "- Si c'est un monde parallèle où les malades peuvent se contrôler, ça va claquer !"

Il s'avança et parla fort pour que le jeune l'entende :

"Hey ! Alex !"


Dernière édition par Raphael Stanledge le Lun 9 Aoû - 19:55, édité 2 fois
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Alex Stoneheart
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Lun 9 Aoû - 17:53

Un cri tira Alex de ses pensées. On l'appelait.

Hein ? Quelqu'un en cet étrange monde connaissait son prénom ?
En se retournant, il fut surpris de voir Raphael, un jeune homme avec qui il avait échangé quelques mots dans la salle d'attente du Docteur Parkinson, juste après l'épisode traumatisant de M. Sandwich.

*Tous les patients de Parkinson atterriraient donc ici, pensa alors Alex. Mais quel genre de monde peut accueillir tous les malades mentaux de San Francisco ?*
Puis il regarda une nouvelles fois la ville dévastée qui s'étendait à perte de vue devant lui.
*Ce genre de monde, assurément...*

Il rejoignit Raphael qui semblait encore sous le choc de la révélation.

"Salut, Raphael. Je ne sais sûrement pas plus que toi où on est, je le crains. On dirait bien San Francisco, mais après le passage d'une sorte de pluie de météorites - et Il ne croyait pas si bien dire. Le Docteur Parkinson a dû nous envoyer là, j'imagine que ça fait partie de notre thérapie, aussi brutale soit-elle. Tu es nosophobe, c'est ça ?"

Raphael lui expliqua alors ce qui lui était arrivé quelques minutes plus tôt : Découvrant l'absence de sa boîte de nettoyage, il avait pu se maîtriser avant que sa crise ne puisse commencer. En temps normal, une étrange folie se serait emparée de lui et toute la ville - aussi peu habitée soit-elle ces derniers temps - aurait été réveillée par ses hurlements.

Tandis qu'il racontait son anecdote, le jeune phobique se rongeait les ongles - sûrement plus par nervosité que par réelle faim, un nosophobe ne devrait pas vraiment avoir l'habitude de grignoter des bouts de peau. Mais c'était typiquement le genre de geste qui provoquait un dégoût et une torture mentale des plus violentes chez Alex.
Alors que ce dernier attendait fatalement les flashs qui occuperaient son esprit durant quelques secondes atroces, rien ne vînt.

Absolument rien, pas la moindre image insupportable ne traversa son esprit embrumé. Mieux encore : à l'instant même où le jeune homme y pensa, son compagnon baissa immédiatement la main d'un mouvement saccadé, comme s'il y était obligé par une force invisible.
Bien que ravit, Alex ne put s'empêcher de trouver cela bien étrange : En plus de n'avoir aucun flash, il avait comme le pouvoir de stopper toute source de dégoût potentiel !

Incroyable. La pathologie mentale des patients du Docteur Parkinson serait donc leur force et leur pouvoir en ce monde.
Peut être même qu'Alex pourrait développer cette étrange capacité au cours de son voyage onirique, lequel devenait de plus en plus intéressant...
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Lysander Reander
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Cryptomanie chronique

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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Mar 10 Aoû - 23:21

Arrow Zone huppée

Lysander ouvrit un œil, puis l'autre. Il n'entendait plus le Docteur Parkinson, en fait, un silence parfait planait dans le cabinet du psychologue. Il se redressa et manqua de tomber, sa tête tournait et il voyait les murs bouger. Il lui fallut une bonne minute pour reprendre ses esprits. Observant un coup d'œil circulaire fit comprendre à Lysander que le cabinet avait été complètement abandonné. Dans le doute, il appela le Docteur, mais n'obtint aucune réponse en retour. En regardant par la fenêtre, il constata qu'il faisait nuit. Pour en avoir le cœur net, il releva sa manche pour regarder sa montre. Il s'étonna de ne pas la voir à son poignet. Lysander fouilla ses poches, mais les papiers à énigmes avaient disparus de ses poches, ainsi que son parapluie, qui n'était plus appuyé contre l'arrière du divan.

*Ce n'est pas possible ! Le Docteur Parkinson aurait profité de mon sommeil pour me voler. Je suis d'accord pour la montre, qui a une grande valeur marchande, mais je ne comprends pas pourquoi il aurait pris mon parapluie et mes énigmes ...*

La tête pleine de question, il poussa la porte du cabinet et atteignit la salle d'attente. Le conducteur de l'asile n'était plus là, par contre il y avait un homme accroupi au milieu de la pièce, il semblait chercher quelque chose.

"Excusez-moi, Monsieur, vous cherchez quelque chose ? Avez-vous besoin d'aide ?"

L'homme sursauta en constatant qu'il n'était pas seul. Il fixa Lysander un instant, la main sur la poitrine, puis se calma et déclara :

"Non, ne vous inquiétez pas, je pense que je ne le retrouverai pas ici. J'étais persuadé d'avoir oublié la moitié de mon sandwich dans cette salle avant d'entrer. Et quand je me suis réveillé de ma séance d'hypnose, plus personne, et j'avais un petit creux. Aussi j'aimerai remettre la main dessus, mais pas moyen de le trouver !"
"De toute évidence, il n'est pas dans cette pièce. Peut-être l'avez-vous laissé dans le cabinet ?"
"Ah oui ! C'est une bonne idée ! Je vais aller fouiller le cabinet. Ne vous gênez pas pour moi, je me débrouillerai tout seul. Merci de m'avoir proposé votre aide."

L'homme au sandwich rentra dans la pièce adjacente. Constatant qu'il n'avait plus rien à faire dans cette bâtisse, Lysander décida de sortir.
Ce qu'il vit était édifiant : la ville de San Francisco n'était plus que l'ombre d'elle-même. Ci et là, des pans entiers de bâtiment s'était écroulés, le sol était horriblement sale ; certes, il y avait aussi des échafaudages, mais les travaux risquaient de prendre des mois. Il savait que l'hypnose pouvait rendre un homme inconscient de son environnement, mais au point de pas se rendre compte que l'Apocalypse avait lieu dans la rue, il en doutait un peu plus ... Mais alors, que c'était-il passé ? Mystère ?
Lysander se rendit compte du dernier mot auquel il avait pensé : "Mystère". Il sourit, il semblerait que le Docteur l'avait envoyé dans un endroit bien étrange, un endroit plein de mystères à résoudre. Envoyé ? Cela pourrait expliquer bien des choses ... C'était même la seule explication possible :
- Un cabinet vide
- Un autre patient du Docteur
- Une scène Apocalyptique dans les rues
Ça ne pouvait être que ça : Le Dr Parkinson avait envoyé le cryptologue dans un monde parallèle au sien, un monde où San Francisco n'était plus de des ruines, un monde où le Docteur ne tenait pas de cabinet. Mais le mystère de la cause de cet destruction restaient entier, que c'était-il passé. Il savait qu'il finirait par le savoir ! Non, pas maintenant, ce ne serait pas amusant, il doit d'abord vivre des aventures, rencontrer des gens. Il était libre, il n'était plus cloîtré dans cet asile infernal ! Plus d'infirmier, plus de vie répétitive, plus de schizophrènes, plus de cinglés ! Enfin, la LIBERTÉ !!!

Lysander fut sortit de ses pensée par deux voix. Il regarda dans la direction des voix et remarqua deux jeune hommes. À en juger par leur taille et leurs visages sans aucun signe de vieillesse, il leur donna moins de la moitié de son âge, soit dans la vingtaine. En les écoutant, il constata que le duo avait compris la même chose que lui : ils étaient dans un monde parallèle ! Ne voyant pas de danger en ces jeunots, il s'approcha et s'adressa à eux.


"Excusez-moi messieurs ! Je n'ai pu m'empêcher d'entendre votre discutions. Je devine que vous avez, vous aussi, expérimenté l'hypnose du Docteur Parkinson. Permettez-moi de me présenter ... Je suis le Professeur Lysander Reander, cryptologue de mon état. Je pense que vous êtes autant perdu que moi dans le fil des événements récents, aussi aimerais-je me joindre à vous pour comprendre ce qu'il nous arrive."

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Notes Hors RP : Deux nouveaux mystères ont été rajouté au carnet. (bourse et sac à dos)
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Mer 11 Aoû - 0:33

Depuis sa cache dans le kiosque à journaux qui faisait face au point d’Elipse correspondant au cabinet de Parkinson, Margaret Simpson guettait. Depuis qu’elle avait hébergé de jeunes voyageurs il y avait plusieurs semaines les étrangers d’un autre monde n’avaient cessé d’affluer sur la capitale, même après la nuit sanglante. Ces inconscients débarquaient et ce faisaient généralement attrapés soit par la foule en colère, soit par la police qui les menait vers une peine injuste qui se disait « exemplaire ». Avec tout ça elle n’avait pas eut d’autre choix que d’accepter la mission que lui avait donné la LPV : attendre l’apparition des voyageurs et les envoyer hors de la ville aussi vite que possible.

On lui avait même fournie une vieille pierre de téléportation. Elle ne pouvait pas choisir où ils réapparaissaient mais ce serait toujours mieux qu’ici, à n’en pas douter.

Trois hommes venaient de sortir tour à tour du bâtiment avec l’air de touristes se réveillant en pleine apocalypse. Avec des tronches pareilles ils ne feraient pas long feu sans son aide ! Et voilà qu’ils se mettaient ouvertement à parler de monde parallèle, d’avoir été envoyé ici par un docteur je-ne-sais-quoi… quels imbéciles ! Il n’en fallait pas plus pour que Maggy jaillisse de sa cachette après avoir remonté la capuche de son vieux sweat sur son visage pour que personne ne puisse la reconnaitre, et fonça droit vers le trio.

Elle attrapa l’un d’eux d’une main, un homme d’à peu près son âge, et de l’autre se saisit d’un jeune homme portant un bouc. La membre de la LPV espérait que le troisième aurait la bonne idée de suivre et elle les entraina dans une ruelle sans leur demander leur avis. Le temps pressait, il fallait faire vite.

- Vous n’êtes pas les bienvenus ici, il faut partir ! Dans ce monde vous êtes vus comme des intrus et les gens de cette ville vous haïssent, vous les voyageurs. Je suis membre de la LPV, la ligue de protection des voyageurs et je suis chargée de vous faire sortir de la ville en vie.

Jetant un regard nerveux autour d’elle mais ne détectant rien d’autre qu’un chat fouillant dans une poubelle elle lâcha leurs poignets pour tirer de sa poche la pierre de téléportation, usée et fendillée qui brillait d’une faible lueur bleue.

- Tenez vous la main, je vais vous envoyer ailleurs et mieux vaudra pour vous d’être en groupe pour affronter les ennuis futurs. Bonne chance, je ne peux pas rester plus longtemps…

La quinquagénaire attrapa les mains de Lysander et d’Alex trop abasourdis pour lui obéir et les força à se prendre la main. Elle effectua ensuite une série de signes bizarres avec la main, toucha la pierre puis les mains jointes des deux hommes… qui disparurent soudainement. Après un soupir de soulagement Maggy rangea la pierre et sortit de la ruelle en affectant un air le plus naturel possible.

>> Lysander et Alex direction la passe de l'envol
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Alex Stoneheart
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Mer 11 Aoû - 16:04

Un autre patient du Docteur Parkinson avait rejoint Alex et son récent compagnon Arridace. Bien qu'il fut plus vieux que ces derniers - Alex lisait la fin de la trentaine dans les yeux plissés par les ans de l'homme qui lui faisait maintenant face - il n'en était pas pour autant terni, et bien au contraire : son vivant et son bon français plaisaient bien à Alex, qui se suprit à esquisser un léger sourire lorsque son interlocuteur dévoila sa profession. Cryptologue...cet homme semblait réellement intéressant

"Enchanté, je suis Alex, et voici Arridace. Nous sommes en effet deux récents patients de Parkinson et..."

Mais le jeune n'eut pas le temps de finir les présentations : Un homme de petite taille dont le visage était caché par une large capuche sortit de nul part pour l'empoigner et l'emmener de force dans une ruelle camouflée par un vieux kiosque à journaux. Après un rapide coup d'oeil sur sa gauche, Alex nota que Lysander avait également été entraîné par cet étrange personnage...qui s'avéra être une femme, au son de sa voix.
Cette dernière débita alors un discours dont Alex ne saisit qu'un mot sur deux. Il cru comprendre que Lysander et lui étaient ce qu'on appelait ici des voyageurs et qu'ils devaient quitter la ville au plus vite, sous peine d'endurer la colère des habitants de la ville. Mais que pouvait-on bien leur reprocher ?

*Nous atterrissons au beau milieu d'un monde qui n'est pas le nôtre et nous somme déjà haïs...* s'indigna intérieurement Alex.

Cependant, il devina que les voyageurs étaient l'ensemble des patients du Docteur Parkinson, et compris ainsi que les gens de cette ville n'appréciaient sûrement pas que des malades mentaux débarquent dans leur monde avec des pouvoirs étranges. Mais de là à vouloir leur mort, tout de même...
D'un geste brusque, la femme qui leur faisait maintenant face sortit une pierre bleutée de sa poche et leur expliqua qu'elle allait les envoyer "ailleurs" et qu'il y aurait des "ennuis futurs". Le cerveau d'Alex allait exploser tellement les questions s'y bousculaient. Comment pouvait-elle les envoyer hors de la ville grâce à une pierre ? Pourquoi devrait-il y avoir des ennuis ? Lysander et lui n'avaient rien demandé, ni rien fait de mal...Alors pourquoi cette femme s'était précipité sur eux dès leur sortie du cabinet ?
Alex n'eut pas le temps de poser toutes ses interrogations : La femme joignit sa main avec celle de son nouveau compagnon, carressa la pierre bleutée puis toucha leurs mains désormais serrées l'une contre l'autre.

Avant de diparaître, le jeune homme eut tout juste le temps d'apercevoir un journal dans le kiosque qui faisait face à la ruelle. Sur la première page de celui-ci était écrit "Elipse en reconstruction : les habitants de DreamLand expriment leur soutien".

DreamLand, le monde des rêves...Alex se dit qu'il avait hâte de le découvrir, puis tout devînt noir.
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Lysander Reander
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Mer 11 Aoû - 19:09

Les deux jeunes hommes se tournèrent vers lui et le regardèrent un instant, puis celui qui portait un bouc pris la parole. Il se présenta sous le nom d'Alex et son copain comme "Arridace". Il eut juste le temps de confirmer son état de patient du Dr Parkinson avant que le trio ne se fasse assaillir par une petite personne, encapuchonnée dans un sweat-shirt décoloré. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Lysander sentait la main de la personne se refermer sur mon poignet. Il regarda vers Alex, qui s'était également fait attrapé. Il échangea un regard perplexe avec le jeune, puis l'inconnu les entraîna un peu plus loin tout en expliquant la situation. Il fallut un certain moment pour que Lysander constate que la personne était une femme âgée de la quarantaine.
À en croire ses dires, les habitants de cette ville étaient hostiles aux patients de Parkinson. Une association aurait apparemment été créée pour protéger les "voyageurs" - car c'était ainsi que les habitants de ce monde appelaient les patients. Vu la voix agitée de la femme et les nombreux coups d'œil qu'elle lançaient au alentours, Lysander pu deviner qu'elle ne mentait pas et qu'ils étaient vraiment en danger.
Une fois certaine qu'ils étaient seuls avec elle, la dame sortit une pierre bleutée de sa poche, annonçant qu'elle allait les "envoyer" ailleurs. Les événements s'enchaînait trop rapidement dans sa tête pour permettre à Lysander d'obéir à l'injonction de tenir la main d'Alex. Ce dernier ne semblait pas plus capable de réagir, obligeant la femme à leur faire se tenir la main elle-même.
Tandis que le duo se demandait, incrédules, comment une pierre pouvait les téléporter dans un autre endroit, la femme gesticula bizarrement, puis utilisa la pierre. Lysander se sentit vaciller, une sensation qu'il avait déjà sentit auparavant, quand le Docteur s'était servi de son pendule.


*À peine arrivé dans une ville post-apocalyptique, voila déjà que je dois la quitter sans avoir eu ne serait-ce qu'un indice sur les événements survenus dans cette ville. J'espère trouver d'autres mystères là où je vais ...*

Puis le vide.
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Margaret Wilde
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Sam 4 Sep - 23:23

Margaret avait attendu des heures dans cette salle d'attente, une multitude de questions se posaient à elle, le professeur arriverait-il à l'aider? D'ailleurs pourquoi se retrouvait-elle à nouveau dans cette salle d'attente alors que la consultation était terminée?
Quelque chose clochait, mais elle ne savait pas quoi, elle aurait juré être entrée dans le cabinet et avoir parlé de ses multiples problèmes au professeur et pourtant elle se trouvait là, dans la salle d'attente.
Elle toussota, se porta la main au front, un peu fiévreuse peut-être?
Elle alla donc aux toilettes s'asperger le visage d'eau et ingérer une forte quantité des nombreux Placebos qu'un docteur lui avait prescrit, n'osant lui donner de vrais médicaments.
Puis elle attendit en se regardant dans la glace que les médicaments fassent effet, étudiant soigneusement son reflet, elle se trouvait bien pâle, et sous ses yeux...étaient-ce des cernes?
Décidément elle se trouvait une bien triste mine!

C'est sur ces pensées qu'elle entendit des voix au dehors, certainement le docteur en avait fini avec le patient précédent, ce serait donc à son tour.

D'ailleurs elle se sentait déjà mieux rien qu'à penser aux symptômes qu'elle aurait à exposer au professeur, parler de ses "maladies" était ce qu'elle aimait faire au plus haut point même si elle ne pouvait se résoudre à l'admettre, elle aimait qu'on la plaigne! Et ressentait un frisson d'excitement à chaque nouvelle maladie qu'elle découvrait et dont elle se reconnaissait avoir les symptômes, tel un explorateur arborant un nouveau continent qui n'était mentionné sur aucune carte...

Les voix s'éloignèrent et elle sortit des toilettes pour se rendre compte qu'il n'y avait rien à voir, ou plutôt personne, nul professeur en vue, Margaret ne put contenir sa frustration elle donna un coup de pied dans une chaise ce qui ne fit que provoquer une vive douleur dans son pied et de plus grandes démonstrations de mauvaise humeur.

"Ah, je l'ai certainement cassé"
dit-elle en se palpant délicatement le pied

Mais songeant qu'elle pourrait demander ce qu'il était advenu du professeur aux personnes qu'elle avait entendu sortir elle se décida à tenter de les rattraper pour leur demander des comptes.
Oublié le pied cassé, oublié la soi disant fièvre, elle dévala les escalier pour arriver à la porte d'entrée...
Pourrait-elle les reconnaître? Peut-être le professeur serait-il avec eux, il s'était absenté, se serait surement avec eux!

La rue était déserte hormis trois hommes et une jeune femme, elle s'élança vers eux, sûre de son coup, ce ne pouvait être qu'eux dont elle avait entendu les voix, son pied n'avait pas touché le sol que les deux hommes avaient disparus.

Elle se figea, regardant abasourdie l'endroit où s'étaient trouvés les dtrois hommes, étaient-ils morts désintégrés?
Elle avait du mal réfléchir posément, elle recula lentement, espérant ne pas faire de bruit même si son souffle bruyant et accéléré montrait à quel point la peur s'était emparée d'elle.

Regagner le cabinet lui semblait-être la seule solution envisageable, mais le cabinet vide ainsi que les décombres qui encombraient les rues, toutes ses choses si étranges, inhabituelles lui faisaient pressentir qu'elle ne serait pas plus en sécurité dans la salle d'attente que dans cette ville qu'elle ne reconnaissait plus.
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Robyn Campbell
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Dim 12 Sep - 13:34

  • Tout était encore assez flou. Allongée sur le lit inconfortable du bureau du psy, elle passa sa main devant ses yeux, ferma les paupières et les rouvrit. Ah, c'était déjà beaucoup mieux. Où était-elle, déjà ? Et que faisait-elle là ? Se redressant, elle promena son regard noisette sur la pièce. L'ensemble puait les produits désinfectants, tout était d'une propreté minutieuse qui l'écœurait. Après tout, c'était une réaction normale pour une désordonnée de première devant un tel spectacle. Puis sa mémoire lui revint : elle était dans le cabinet du Docteur Parkinson. Elle devait se faire hypnotiser pour guérir sa phobie, soit disant. Sauf qu'elle ne sentait aucun changement au elle et avait comme un mauvais pressentiment. Et d'abord, il était où, ce Docteur Miracle ? Robyn s'avança jusqu'à la fenêtre et écarquilla les yeux : aussi loin que pouvait porter le regard, tout n'était que désolation. Il y avait eu une guerre pendant son sommeil ? Certains immeubles tenaient encore debout, d'autre bâtisse n'avait pas l'air touchées, et d'autres encore étaient réduites à l'état d'épaves ou de ruines. Mais que se passait-il ? La jeune fille décida d'aller voir dehors par elle-même, et tant pis si elle n'était pas censée sortir du cabinet.

    Le couloir était vide. L'escalier aussi, et personne ne faisait la queue à l'ascenseur. Les étages inférieurs avaient été désertés. Le rez-de-chaussée était silencieux. En fait, quand on y réfléchissait bien, c'était peut-être normal. Tout le monde avait dû fuir. Qui aurait voulu rester au milieu des euh... de la bataille, ou quoi que ce fut ? Même pas le plus fou d'Amérique. La jeune fille fit quelques pas sur le trottoir, analysant la situation. San Fransisco avait l'air... différente. D'accord, elle était rarement venue dans cette ville et n'y connaissait pas grand chose, mais tout avait vraiment l'air anormal. Elle trouva une liasse de papiers, qui ressemblait vaguement à un journal mais était trop trempé pour être lisible. Une page seulement était encore épargnée. Elle la prit, abandonna le reste sur le trottoir et déchiffra le texte. Elle n'en comprit pas grand-chose, à vrai dire. C'était quoi, une nuit sanglante ? Et des voyageurs ? Ah ! C'était peut-être à cause de tout ça que la ville avait été dévastée. Mais à sa connaissance, il n'y avait aucun conflit de cette ampleur. A moins que les choses n'est dégénéré pendant son sommeil... Ce qui serait franchement peu probable, car elle n'avait pas dormi plus de deux heures. Elle n'avait pas de montre, mais elle était certaine qu'il ne s'était pas écoulé plus de temps.

    Quelques minutes passèrent avant qu'elle ne décide une conduite à adopter. Il fallait qu'elle gagne le centre-ville, ou n'importe quel endroit susceptible d'être encore habité. Il fallait qu'elle parle à des personnes, qu'elle comprenne ce qu'il s'était passé. Elle s'enfonça donc dans des rues inconnues, tournant à gauche puis à droite, pour faire demi-tour et aller tout droit. Robyn marcha une bonne demie-heure, avant de voir apparaitre, à l'angle d'une rue et avec une pointe d'agacement, le Cabinet du Docteur Hypnose. Son légendaire sens de l'orientation avait encore parlé. Jurant à voix basse, elle alla se planter devant l'établissement. Bien, peut-être que si elle essayait une autre direction... Elle pouvait toujours partir vers la gauche. Mais à quoi bon ? Elle était seule, perdue dans une ville inconnue. Que ce soit San Francisco ou autre part, le problème restait le même. Et puis elle commençait à avoir vraiment faim. Et un peu soif aussi. Et une pointe de désespoir commençait à se faire sentir. Et, et... Dépassée par les évènements, Robyn s'affala par terre. Elle se retrouva assise sur le bord du trottoir, les jambes étendues sur la route déserte, la tête entre les mains. Comme si ça allait l'aider à y voir plus clair !
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Margaret Wilde
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Lun 13 Sep - 0:06

Après avoir fait quelques pas dans hall, Margaret revint finalement à l'entrée, la jeune fille aux pouvoirs étranges avait disparue, elle se laissa tomber dans un coin d'ombre, s'apprêtant à méditer sur sa triste condition lorsqu'elle entendit du bruit venir de l'intérieur du bâtiment.
Ami? Ennemi?
Elle se fit silencieuse et se ramassa sur elle même afin de ne pas attirer l'attention, une jeune femme sortit en trombe du cabinet et après avoir regardé autour d'elle (sans pour autant baisser les yeux et voir Margaret) elle s'avança sur le trottoir, notre jeune indienne eut des sueurs froides lorsqu'elle la vit s'arrêter quelques mètres plus loin mais ce ne fut que pour ramasser quelque chose qui se trouvait sur le sol.

En la voyant s'éloigner elle était assaillie de doutes, peut-être était-ce sa dernière chance de se faire une alliée qu'elle laissait s'échapper ainsi!
Et une alliée elle en avait bien besoin dans cette ville, au pire hostile, au mieux morte; mais cette jeune femme pouvait très bien être comme l'autre et alors elle risquerait sa vie en s'adressant à elle.
Elle frissonna en repensant au trois hommes qu'elle avait vu se faire désintégrer peu de temps auparavant.

En y repensant bien peut-être avaient-ils disparu ici pour réapparaître ailleurs? Elle se frappa le front en pensant cela, on ne peut pas se télé transporter, cela n'existait simplement pas! Elle allait devenir folle avec toutes ces choses qui allaient de travers...
Pour des hommes en danger de mort, ils s'étaient plutôt laissés faire, mais savaient-ils vraiment ce qu'il allait leur arriver?
Elle frissonna.
Invisibles? ou peut-être était-ce un tour de magie destiné à l'impressionner? chercha-t'elle à se rassurer. Mais ils n'avaient même pas repéré sa présence...
Son cerveau bouillonnait entre ce qui était possible et ce qui ne l'était pas, toutes les théories les plus farfelues lui vinrent à l'esprit et elle eut droit à une bonne migraine. Seule maladie qu'elle n'avait pas imaginée et n'étant pas très habituée à la douleur, malgré ce qu'elle cherchait à faire croire aux autres et ce dont-elle avait finit par se convaincre.

Cette douleur réelle la terrassa et elle resta donc au même endroit, à attendre que cela passe et en se disant que ce n'était vraiment pas le bon moment.

Un nouveau bruit mit tous ses sens en éveil, il venait de l'autre côté cette fois-ci.
Elle retint la respiration et vit que c'était la jeune femme aperçue auparavant qui venait, elle paraissait désemparée d'être revenue à son point de départ.
Perdue, un bon point, l'ennemi connait certainement bien le territoire!

La jeune femme s'assit sur le rebord du trottoir, à quelques mètres à peine et Margaret put entendre son ventre gargouiller, cela acheva de la convaincre, si elle était une ennemie, c'était une ennemie affaiblie et elle s'imaginait mal rester là à espérer ne pas être repérée, et cela pendant peut-être des heures!

Elle prit son courage à deux mains, se releva le plus silencieusement qu'elle le put mais se prit les pieds lorsqu'elle voulut marcher, ses jambes étaient ankylosées d'être restée assise tant de temps et elle avait du mal à les diriger.
Elle signala donc sa présence en s'étalant joyeusement sur le sol, s'éraflant les avant bras au passage...

La première chose que l'inconnue put entendre de Margaret fut des plaintes de douleur, autant commencer bien! Et ce n'était pas les dernières qu'elle entendait connaissant notre jeune hypocondriaque!


Dernière édition par Margaret Wilde le Mer 15 Sep - 0:18, édité 1 fois
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Robyn Campbell
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Mar 14 Sep - 19:03

  • -Eh bah, tu ne tiens pas debout ?

    La porte du hall s'était ouverte avec fracas, pour en laisser échapper une maladroite dans l'âme qui s'était étalée de tout son long à quelques mètres à peine de Robyn. Ca commençait bien... La jeune fille regardait l'indienne d'un air extrêmement étonné et un brin désemparé. Cette fille n'avait pas l'air d'une ennemie, à en juger par sa discrétion et son adresse. Mais dans le genre alliée de poids, il était difficile de faire plus inutile... Enfin, on faisait avec ce qu'on avait et ce n'était certainement pas dans une pareille situation qu'on pouvait se permettre de se plaindre. A priori, la jeune inconnue n'avait pas la même façon de penser car elle se tordait de douleur en gémissant sur le sol, alors qu'elle n'avait fait qu'une petite chute bénigne. Soupirant, Robyn se leva :

    -Attends, je vais t'aider...

    Et elle empoigna l'étrangère par les aisselles et tira de toutes ses maigres forces pour la remettre sur pieds. Elle y parvint, non sans mal. L'américaine épousseta rapidement les épaules de sa nouvelle "amie", lui fit un grand sourire et lui lança :

    -Tu n'as rien de grave, juste quelques égratinures.

    C'était vrai, mais Robyn n'était pas sûre que l'autre soit du même avis. Elle était folle ou quoi ? Soudain, une angoisse la prit : et si elle était tombée dans un monde remplit de tarés ? Non quand même. Ce n'était pas possible. Il y avait toujours des gens censé ! La preuve, elle l'était. Non ? La jeune femme décida d'exposer la situation à la fille gémissante et se présenta par la même occasion :

    -Bon. Je m'appelle Robyn, et toi ? Je t'explique : je suis arrivée là par hasard, je ne sais pas où on est ni ce qu'il s'est passé. Tout ce que je peux affirmer, c'est que je veux partir d'ici au plus vite et qu'il n'y a que nous deux dans les environs. Alors je te propose qu'on s'entraide, à deux, on sera certainement plus fortes.

    Puis elle prit une direction au hasard, entrainait son alliée par le bras. Son impatience grandissait, elle voulait fuir au plus vite. Tout cela était trop glauque, trop étrange. Il y avait forcément quelque chose qui ne tournait pas rond. Mais quoi ? Et peut-être.... Peut-être était-ce elle ? Peut-être que tout cela était dans sa tête ? Elle aurait imaginé une San Francisco dévastée, n'étant pas identique à l'originale puisqu'elle ne la connaissait pas bien... Elle aurait inventé l'indienne... Et dans quelques minutes tout au plus, elle se réveillerait ! C'était simple comme bonjour, mais impossible. On ne tient pas ce genre de raisonnement dans les rêves. Dans les songes, on ne pense pas.

    Retour à la case départ, donc. Une fois de plus. Le désespoir, qui guettait déjà depuis un moment, se fit tout à coup plus présent, plus effrayant. Si elles ne trouvaient pas rapidement une solution, elles y resteraient. Parce que, justement, on n'était pas dans un rêve.
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Margaret Wilde
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Mer 15 Sep - 23:30

Après s’être fait redresser par sa nouvelle compagne qui en profita pour se présenter Margaret grommela :

« Aïe, ça fait maaal, mh, moi c’est Margaret, pourquoi dois‐je toujours me faire mal ? J’ai vraiment pas de chance ça me lance horriblement et ça saigne, ah non, mais presque ! Regarde c’est tout rouge et quand j’appuie dessus… »


Mais au plus grand désarroi de Margaret sa nouvelle compagne semblait se moquer éperdument de l‘horrible blessure qui la faisait tant souffrir. Heureusement la suite de la discussion la fit oublier sa douleur… Sans compter que Robyn l’entraînait à présent dans un dédale de rue :

« S’entraider ? Oui je crois que nous en aurons besoin ; dit elle en regardant les décombres qui les entouraient ; j’ai l’impression que les habitants de ce monde ne nous veulent pas que du bien, pour être franche je t’avais vue sortir du cabinet mais je ne t’ai pas interpellée à ce moment là, j’avais peur que tu sois aussi une… En fait je ne sais pas vraiment ce que c’était mais cette personne a fait disparaître trois hommes qui étaient sortis du cabinet juste avant moi, et ce juste devant mes yeux, elle ne m’a pas vue heureusement !
Et puis comment se fait‐il que en quelques heures seulement la ville ait été détruite sans que nous n’entendions rien ? Enfin, en ce qui me concerne je n’ai rien entendu ! Pourtant un tel chaos n’a pu se manifester sans bruit ! »


Margaret s’arrêta de parler pour se concentrer sur sa respiration, elles courraient presque à présent et à force de parler elle avait eu un poing de côté, et pour une fois elle ne faisait pas partager la douleur qu’elle ressentait. Sa compagne était très nerveuse, et l’anxiété qu’elle ressentait avait fini par la gagner elle aussi, elle commençait à pressentir qu’elle risquait plus ici qu’un poing de côté ou une éraflure sur le bras, bien que la plaie puisse s’infecter et aboutir au final à une infection plus grave voir un cancer comme dans le cas de ce jeune homme qu’elle avait étudié etc, etc…

Après une courte réflexion sur les maladies qu’elle risquait avec ses bras blessés ainsi que la possible crise cardiaque qui serait provoquée par un exercice si intense, d’ailleurs elle commençait à ressentir une légère douleur au niveau du coeur. Bref après cette passionnante réflexion elle s’arrêta brusquement, faisant s’arrêter par la même occasion sa camarade :

« Je viens juste de me dire… plus étrange que le fait que la ville soit détruite, il ’y a rien qui te dérange ? Ne me prend pas pour une folle mais on dirait, oui on dirait qu’on est dans une genre de dimension parallèle ! Par exemple tu viens bien du cabinet du docteur ? Et tu es sortie après moi, or avant de sortir moi‐même j’avais visité toutes les pièces du cabinet, à moins que tu ne te sois cachée je t’aurai vue !

En ce qui me concerne je me rappelle m’être couchée sur ce lit de consultation puis je me suis retrouvée dans la salle d’attente sans personne en vue, ni la secrétaire, ni le docteur, jusqu’à ce que les trois hommes sortent du cabinet, puis toi… ! Et cette fille qui à fait disparaître ces hommes, elle les a certainement renvoyés dans notre monde de départ… »



Elle avait dit ça très vite, ayant peur de perdre le fil de ses pensées en plein milieu de sa tirade et surtout elle craignait qu’on ne les surprenne et les attaque, en parlant elle jetait des coups d’oeil anxieux autour d’elle.

« Les gens ici on le pouvoir de changer de dimension ! C’est fou de penser ça mais c’est la proposition la plus plausible qui me vienne à l’esprit, seulement je ne vois absolument pas comment nous pourrions faire pour revenir d’où nous venons ! »

C’est la première fois qu’elle regardait Robyn depuis le début de sa tirade et ce ne fut qu’un coup d’oeil rapide pour vérifier que celle‐ci ne la prenne pas définitivement pour une folle sortie d’un asile, et pour lui signifier qu'elle attendait une réponse, rassurante ou pas. C'est donc durant ces quelques instants de silence qu'elles entendirent un son étranger, comme une très forte vibration.
Elles se retournèrent vivement pour voir passer au bout de la rue une immense benne plaine de gravas, suivie par une fourgonnette pleine d'ouvriers en habits de chantiers, elles eurent droit à des blagues grivoises puis le convoi disparu derrière un immeuble, laissant juste entendre des échos de rires.
Du côté duquel était venu les engins on entendait les "bips" des camions qui faisaient marche arrière, la ville n'était donc pas si dépeuplée qu'elle l'avait cru!
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Jeu 23 Sep - 16:10

A peine en envoyait-on trois que deux autres débarquaient ! A croire qu’ils tenaient vraiment à mourir… Margaret réajusta la capuche de son sweat sur sa tête pour s’assurer que son visage restait masqué et ressortit de la ruelle pour s’avancer vers les deux jeunes femmes qui discutaient à voix haute et en pleine rue de leur origine. Le peu de passants qui circulaient dans le quartier commençaient déjà à s’intéresser à elle, tous comme les ouvriers du chantier adjacent. Ce n’était plus qu’une question de minutes avant qu’une horde de flics ne débarquent, et dieu seul savait combien ils se pressaient quand il s’agissait de débusquer du voyageur.

La membre de la LPV pressa le pas pour les rejoindre et, à peine à leur hauteur, se saisit de leurs poignets pour les tourner vers elle. Leurs visages étaient déformés par l’angoisse, mais celle-ci ne semblait pas pour autant les pousser à la prudence. De toutes façons Maggy se chargerait bien de leur faire entrer en tête la plus basique des règles de survie, ici à Dreamland.

- Mais vous allez vous taire bon sang ! Il y a des choses à ne pas dire, surtout à Elipse !

Elle les entraina sans douceur et dans la précipitation vers la même ruelle où avaient disparu les autres, la chaleur de la pierre de téléportation faisant encore fumer la poche de son sweatshirt. Les gens avaient déjà commencé à la repérer, elle risquait très gros. Personne ne pouvait donc informer les voyageurs avant leur arrivée des risques qu’ils encouraient ?!

- Vous n’êtes pas chez vous, ce monde s’appelle Dreamland et cette ville Elipse. Ici vous êtes des voyageurs, des êtres dotés de pouvoir et dans cette ville vous êtes considérées comme des criminelles. Je n’ai pas le temps de vous expliquer mais il va falloir apprendre à être discrètes mes jolies !

La cinquantenaire tira la pierre de sa poche et manqua de se brûler, lâchant une exclamation de douleur. L’outil était si abimé et fendillé qu’il ne tiendrait probablement pas plus d’une ou deux téléportations maintenant, s’il n’explosait pas avant.

- Je vais vous envoyer ailleurs, je ne sais pas où mais vos chances de survies seront forcément plus grandes qu’ici. Bonne chance.

Elle poussa les donzelles à se prendre la main, effectua une série de signes compliqués avant de toucher la pierre bleue et lumineuse puis les mains jointes des deux femmes qui disparurent aussitôt dans un éclair bleuté. Comme elle l’avait prédit la pierre se brisa aussitôt dans sa main et elle pinça les lèvres avant de s’enfuir en courant. Au loin les sirènes de police se rapprochaient inexorablement et il ne serait pas bon de se trouver encore là lorsqu’ils atteindraient cette ruelle…

>> Robyn et Margaret direction les plaines aux collines
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Margaret Wilde
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MessageSujet: Re: La Lune se souvient.   Ven 24 Sep - 0:08

La femme qu'elle avait vu quelques temps auparavant les accosta et les traina dans la rue qu'elles venaient de quitter, celle quelle avait prise pour une jeune femme était en fait un personne d'un âge bien plus avancé bien que sa détermination lui donna un air bien plus jeune que ses rides ne le laissait présager.
Margaret avait peine à croire ce qu'elle entendait

*Des voyageurs, à quoi cela correspondait-il?*

En tous cas elle ne faisait que confirmer leurs doutes, il ne faisait pas bon rester ici, mais était-elle vraiment l'une de ces voyageuse dotée de pouvoirs? De ce côté là elle ne ressentait rien d'inhabituel, elle n'avait pas l'impression d'être plus forte ni de pouvoir faire des choses hors du commun!
Les hommes du chantier les suivaient des yeux et leurs regards n'avaient à présent plus rien d'amical, Margaret essaya d'articuler une question mais sa gorge était tellement nouée qu'elle ne put en sortir le moindre son.
Et pourtant tant de choses lui restaient inexpliquées, tant de choses qu'elle brûlait de savoir!

Se pouvait-il qu'on la prenne pour une criminelle, elle dont la plus grande faute avait été l'égoïsme?

Elle trébucha sur un cailloux ce qui la fit revenir à la réalité, elles étaient revenues à leur point de départ et la femme sortit un objet étrange de sa poche et leur dit quelques mots avant de leur souhaiter bonne chance.
Robyn et elle se tenaient à présent par la main comme l'avaient fait les hommes qu'elle avait vus disparaïtre, allaient-elle mourir?
Leur interlocutrice cherchait manifestement à les secourir mais cela n'avait rien de rassurant, pourtant elle ne bougea pas, consciente que si elle était considérée ici comme une criminelle elle périrait à un moment ou à un autre et de manière plus longue et douloureuse.
Autant prendre le risque!

Elle tenta de faire un sourire à la femme qui s'était mise à gesticuler

"Merci" put elle chuchoter

Puis elle ressentit des fourmillements dans tout son corps et...
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La Lune se souvient.

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