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 Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre

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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 9 Sep - 17:35

Lorsqu’elle poussa la porte pour pénétrer dans la grande salle elle la trouva complètement vide. Les reliefs du repas de midi avaient déjà complètement disparus et pas un seul grain de poussière ne trainait dans le coin. Dakota avança de quelques mètres et ses pas résonnèrent dans l’espace vide avant qu’elle ne s’arrête de nouveau. Elle porta la main à son menton, l’air pensive avant de lâcher à l’adresse de James :

- C’est bien beau de vouloir trouver Bergerac, mais où est-il au juste ? La situation ne permet pas d’attendre sagement que l’heure du diner arrive, mais on ne va pas ratisser les lieux au hasard tout en espérant tomber sur lui alors qu’il peut-être sortit…

L’adolescente poussa un soupir agacé avant d’envoyer sa longue chevelure emmêlée dans son dos d’un geste nerveux. Elle avait un mauvais pressentiment et détestait faire des efforts pour rien, le plus simple restait probablement de trouver Li’Nessa et de voir avec elle la suite du programme. Après tout si elle supervisait comme la veille le travail des esclaves elle se trouverait probablement devant la propriété du côté des vignes à lancer des ordres acerbes aux pauvres bougres qui auraient eu le malheur de lambiner.

Dak’ attrapa la main de son compagnon, l’air déterminée, avant de se remettre en marche en traînant le pauvre garçon derrière elle jusqu’à l’autre bout de la grande salle à laquelle se trouvait la porte menant aux vignes. Lorsqu’ils sortirent la chaleur lourde qui régnait dehors leur arriva en plein visage comme une claque, contrastant désagréablement avec la fraicheur qui baignait l’intérieur du bâtiment. Aussitôt la peau de la gamine se couvrit de transpiration qui ne fit que la rendre plus poisseuse, plus collante… en somme moins présentable.

Elle balaya les alentours du regard et n’eut pas de mal à tomber sur la silhouette écailleuse de l’argonienne qui scrutait de son regard perçant le labeur de ses sous-fifres. Dakota fila droit vers son but et ne s’arrêta qu’une fois devant Linosa à qui elle adressa un bref salut de la tête, le visage fermé. Sous son crâne les rouages de son cerveau s’emballaient alors qu’elle tentait de classer les différentes informations pour donner le compte rendu le plus clair possible. La pensée que demander d’un ton péremptoire à parler à Bergerac passerait peut-être mal, elle se décida à directement tout raconter à l’intendante et la laisser gérer la suite. Rester à sa place était aussi chose à faire de temps en temps.

- Nous sommes de retour, mais nous ne sommes plus que deux. Nous avons rencontré les satyres et put discuter avec leur chef, mais il ne veut entendre raison. Il est fou de rage et pense que notre maître est responsable de la mort de sa fille. N’ayant que peu d’informations sur cette affaire il était difficile pour nous de le raisonner, nous sommes donc revenu pour tirer les choses au clair après avoir trouvé quelques informations dans leur village.

Dakota tira le journal intime de sous ses vêtements et le tendit à Li’Nessa avant de reprendre, le visage grave.

- Je ne sais pas ce qu’ont décidé tous les autres, mais au moins l’un d’eux veux s’enfuir et tente de convaincre les autres. J’ai dans l’idée qu’ils demandent l’aide des satyres pour retirer leurs bracelets. Dans le meilleur des cas ils se contenteront de s’enfuir mais… il faut prévoir le pire. Il est bien possible que certains d’entre eux se soient laissés convaincre par le discours de Panpan et aient décidé de s’allier à lui pour l’aider à se venger. C’est tout ce que nous savons pour le moment, mais il serait bon de pouvoir en apprendre plus sur les évènements à l’origine du conflit en parlant à notre maître s’il désire vraiment que l’on puisse résoudre ce problème.

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Ven 10 Sep - 22:57

Comme James l'avait supposé le reste du voyage se passa dans un silence complet seulement coupé par le bruit de leur pas. Fort heureusement les deux voyageurs avaient trouvé le bon chemin et c'est au bout d'un temps qui qui avait été interminables pour l'adolescent qu'ils arrivèrent enfin chez Bergerac.
James essuya la sueur qui coulait sur son front avec le revers de sa main tout en écoutant Dakota. Il n'y avait vraiment aucune âme qui vive dans cette salle où ils s'étaient restaurés ce matin. Ca aurait été trop simple de tomber sur leur maître en un coup.
James fut à nouveau embarqué par Dakota qui l'avait prit par la main. ca ne dérangeait pas l'adolescent bien sur mais ce genre de chose le surprenait venant de la blondinette qui était loin d'être une personne qui aimait la sociabilité.
Le duo arriva dans les vignes où la femme de Bergerac supervisait le travail. Arrivé à sa hauteur la phobophe une fois devant elle se lança dans un résumé de leur séjour chez les satyres tout en lui montrant le journal intime qu'elle avait trouvé dans les affaires de la fille de Pan-Pan.
Par contre le reste lui plut moins lorsqu'elle balança les autres. C'était pas très sympa de lui dire cela. Bien que ces personnes étaient loin de l'être mais quand même...James ne tenait pas à se faire des ennemis...Néanmoins l'adolescent ne broncha pas se contentant d'afficher une petite moue sur son visage sans le savoir.
Ceci dit Dakota avait pu trouver un plan et avait été obligé de se servir de ça pour le mettre en place ? Balancer les autres pour gagner une confiance ? Et peut être que comme ça ils pourraient connaître la véritable histoire de la mort de l'amoureuse de Bergerac ?
James espérait que la réaction de Li’Nessa ne soit pas mauvaise.
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Dim 12 Sep - 0:28

Copier-coller du message de Parkinson qui nous concerne :
Spoiler:
 

Pendant qu’elle expliquait James était resté muet, et Dakota ne put s’empêcher de voir dans ses yeux une légère lueur de reproche. Était-ce parce qu’elle avait une fois de plus dénoncé ses camarades sans état d’âme ? Probablement, mais ils ne pouvaient s’en prendre qu’à eux. Ils la méprisaient ouvertement et se conduisaient comme des imbéciles alors pourquoi prendrait-elle des risques à les couvrir ? Au moins en jouant cartes sur table elle conservait une réputation d’esclave fidèle et dévouée au bien être du maitre et de ses projets ce qui convenait tout à fait à l’adolescente. Après tout en quoi lui importait l’opinion des autres ? Seul sa sécurité propre comptait, c’était ça la vie. Du chacun pour soi.

Malgré cette certitude bien encrée dans son crâne elle ne put s’empêcher de jeter un regard en biais à son camarade pour s’assurer qu’il ne lui en voulait pas vraiment. Elle ne savait pas pourquoi elle s’obstinait à s’inquiéter de lui, peut-être parce qu’elle n’avait jamais eu à s’inquiéter de ce genre de choses jusqu’alors mais c’était en réalité tout bonnement parce qu’elle avait peur, peur d’avoir peur de perdre l’une de ses premières relations un minimum approfondie.

La blondinette tenta de chasser ces pensées parasites pour se concentrer sur les paroles de Li’Nessa qui ne semblait pas surprise des informations qu’ils avaient ramené. Lorsque l’argonienne ajouta qu’ils pouvaient maintenant aller bêcher Dakota ne se fit pas prier et commençait déjà à tourner les talons et l’intendante dû souligner le caractère humoristique de son discours pour que la phobophobe revienne sur ses pas. L’adolescente n’avait jamais eu un sens de l’humour très développé, elle se contenta donc de hausser un sourcil avant de hausser les épaules et de partir vers le bâtiment, bien décidée à suivre le conseil de Li’Nessa concernant son hygiène.

- J’y vais de ce pas.

Dakota fila jusqu’à une salle d’eau réservée aux esclaves et qui semblait alimenté par des sources chaudes. Bergerac savait s’y entendre niveau économies, au moins par ce moyen il n’avait pas à payer de facture d’eau chaude et pouvait offrir à ses ouailles un minimum de confort. La pièce était séparée par le milieu par un épais rideau destiné à respecter la pudeur des deux sexes. La gamine s’octroya arbitrairement un côté avant d’inviter James à aller de l’autre, ôta ses vêtements et se glissa dans l’eau chaude avec un plaisir non dissimulé. Jamais elle n’avait autant apprécié un bain et elle sentait déjà ses muscles endoloris se détendre sous l’effet de la chaleur ambiante.

Dak’ attrapa un savon odorant et commença consciencieusement à se nettoyer, histoire d’être sûre de ne pas avoir peur d’avoir peur de se faire jeter par Tyrano à cause d’une mauvaise odeur trop marquée, sans parler du fait qu’une bonne hygiène lui évitait toutes les angoisses dues au fait de choper toutes les saloperies qui passaient. Le silence n’était troublé que par le clapotis de l’eau, mais l’adolescente finit par ressentir le besoin de le briser. Elle lâcha d’une voix neutre assez fort pour que le psychotique l’entende depuis l’autre côté de la pièce :

- Je sais bien ce que tu penses, mais je ne regrette pas ce que j’ai dit tout à l’heure. Au moins en jouant franc jeu leurs idioties ne nous retomberont pas dessus, alors que si l’on s’était tu ils auraient pu croire qu’on les couvrait. C’est normal de privilégier sa survie non ?

Ses paroles bien qu’égoïstes lui semblaient tout ce qu’il y avait de plus sensé, elle hocha donc religieusement la tête avant d’attraper une sorte d’onguent qui n’était rien d’autre qu’un champoing de fabrication locale et s’en enduisit généreusement la tête avant de se mettre à se masser le cuir chevelu avec soin. Tout en accomplissant sa besogne elle ajouta avec une pointe d’amertume :

- De toutes façons ils comptaient bien nous abandonner, alors je ne vois pas pourquoi je leur aurais fait une fleur. Œil pour œil, dent pour dent.

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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Dim 12 Sep - 18:42

James était quand même déçu que Li'Nessa ne puisse pas les aider. Même si elle était arrivé à la mauvaise époque , Bergerac aurait pu lui en souffler des mots mais non. En plus de cela la patronne leur donna l'ordre d'aller bâcher alors que les deux voyageurs venaient à peine de rentrer. Ce qui n'enthousiasmait pas l'adolescent mais avait il vraiment le choix ? Il allait suivre Dakota lorsque Li'Nessa souligna que c'était une blague. Quel humour étrange...Mais il n'allait pas se faire prier. James avait vraiment besoin d'une bonne douche ! Ce dernier suivit la blondinette jusqu'à la salle de bain commune où seul un rideau séparait les filles des garçons. ca l'arrangeait de ne pas avoir à montrer sa nudité surtout depuis l'épisode de la cage.
Tout content James fila de son côté et se déshabille en enlevant le vêtement emprunté à la défunte avant de se mettre dans l'eau. Un sourire s'afficha sur son visage lorsqu'il sentit le liquide sur sa peau sale couverte de poussière, de terre et de fruits lancé par les satyres. L'adolescente s'empara du savon et entreprit de se décrasser puis prit ce qui devait être le shampoing d'ici avant de s'en mettre sur les cheveux qui ne devait pas être très propre non plus.
Alors qu'il se massait sa chevelure la voix de Dakota qui était de l'autre côté brisa le clapotis de l'eau.
Elle avait remarqué que le fait d'avoir balancé les autres ne lui avait pas plus. Mais c'était un fait James n'était pas aussi caractérielle que la voyageuse. Lui, il aidait plus qu'il ne cassait du sucre dans le dos des autres. Bien sur il assumait complètement d'avoir préféré Dakota aux autres mais quand même...D'un côté est ce que les autres choisirait de se mettre contre eux ? C'était tout à fait probable et surtout venant de Dexter qui détestait la blondinette et Jules pour l'avoir transformé en peluche.

- Je comprend parfaitement...Mais j'ai un trop grand cœur qu'est ce que j'y peux ? Je me doute bien que les autres ne nous accueilleront pas avec un bouquet de fleur si on les croisent un jour
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Lun 13 Sep - 18:43

Un trop grand cœur ? Dakota haussa un sourcil avant de secouer la tête de dépit. Ce genre de propos était bons pour les nonnes et les héros de films niais ou de romans à l’eau de rose. A quoi bon être gentil envers ceux qui ne se gênaient pas pour vous poignarder dans le dos à la moindre occasion ? Et pourquoi l’être envers d’illustres inconnus ? Encore lorsqu’il s’agissait de famille ou d’amis proches l’adolescente voulait bien au moins essayer de comprendre mais là non, ça la dépassait. Elle préféra donc pincer les lèvres pour se retenir de lâcher une remarque vexante à la seule personne qui avait bien voulu de sa compagnie.

James n’eut donc pour seule réponse que le bruit de Dak’ plongeant la tête sous l’eau pour se rincer les cheveux. Sous l’eau et baignant dans une douce chaleur l’adolescente ne put s’empêcher de se demander si c’était son compagnon qui avait un cœur trop grand ou elle un trop petit avant de chasser cette pensée parasite avec négligence en émergeant à la surface.

- Je sors, dit-elle avec une neutralité désespérante tout en sortant du bain.

La blondinette jeta un coup d’œil aux alentours jusqu’à remarquer un tas de serviettes propres qui s’entassaient dans un coin. Elle se saisit d’une assez grande pour la couvrir jusqu’aux genoux et s’enroula dans le tissu duveteux avant de se sécher les cheveux à l’aide d’une seconde, plus petite. Une fois cette besogne finie elle s’approcha d’un second tas de tissus qui se révélèrent être des tenues d’esclaves un peu plus couvrantes que celles dont-ils avaient hérité lors de leur vente. La tenue des femmes n’était rien d’autre qu’une stola, robe longue et simple agrémentée d’un ruban en guise de ceinture. Celle des hommes, tout aussi simple, se résumait à une tunique proche de celle de la femme mais moins large et plus courte. Tous étaient taillés dans un tissu blanc et léger pour laisser leurs corps respirer lors de leur labeur en plein air.

Dakota fouilla le tas jusqu’à trouver une tenue à sa taille et l’enfila avec soin afin d’être la plus présentable possible, puis se mit en tête de démêler sa longue crinière blonde, trempée et emmêlée comme ils n’avaient jamais été. Il lui fallut bien vingt minutes pour réussi à redonner à sa chevelure un aspect correct, pendant lesquelles l’adolescente serra les dents en s’acharnant sur sa tignasse. Enfin satisfaite du résultat elle fini par se rendre à la sortie de la pièce avant de hausser le ton pour être entendue de son camarade :

- James ? Tu as fini ?

N’ayant pas tout de suite se réponse elle se mit à pianoter des doigts sur son bras avant de, dans un accès d’impatience, s’approcher du rideau séparant la partie des hommes de celle des femmes pour voir elle-même ce qu’il faisait. Malheureusement elle écarta le pan de toile juste au moment où James retirait sa serviette pour enfiler ses vêtements. La vue du garçon nu la mit profondément mal à l’aise et elle se retourna brusquement le rouge aux joue en grommelant si bas que le garçon avait en définitive peu de chances de l’entendre :

- Désolé… je… je pensais que tu étais prêt… enfin, t’avais qu’à répondre cela dit, y’a pas idée franchement.

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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Mar 14 Sep - 21:55

Pas de réponse du côté de Dakota ? James haussa un sourcil et haussa les épaules avant d'étendre quelques minutes après un "je sors". L'adolescent lui avait loin d'avoir finit...pas qu'il était encore sale mais il restait encore un élément à nettoyer : Jules. Même si son meilleur ami était invisible pour les autres l'odeur elle ne l'était pas. Son créateur lui fit un immense sourire avant de lui désigner l'espace de la baignoire qui restait. Jules accepta à contre cœur mais bon c'était pas tous les jours qu'il prenait un bain AVEC son protégé. Celui-ci commença alors à laver son meilleur ami parce que sinon il l'aurait pas fait ce flemmard.
Une fois bien décrasser ils se rincèrent alors qu'au même moment leur voisine demandait si l'adolescent avait finit. Ce dernier ne put pas l'entendre et sortit de la baignoire. Il avisa un tas de serviette posé sur un petit banc et en prit une pour s'essuyer le corps puis une deuxième pour ses cheveux. James laissa Jules se débrouiller tout seul pour son séchage , lui il avait son problème de cheveux. Mais il avait bien une petite idée. Faire apparaitre un peigne ne devait pas être très dur mais il le ferait après s'être habillé. A côté du tas de serviette se trouvait des vêtements qui devait être ceux pour les esclaves d'ici. Autant dire qu'ils étaient bien mieux que ceux d'avant où on voyait tout. Bien que l'adolescent préférait la tunique qu'il avait trouvé. Mais bon...ca plairait sans doute pas à Bergerac si il portait ce vêtement. L'adolescent opta donc pour ceux de leur patron et tendit une tenue aussi à Jules.
James enleva sa serviette alors qu'au même moment Dakota écartait le pans du rideau. L'adolescent vira au rouge tomate tandis que la blondinette se retournait disant quelque chose que son oreille n'arriva pas à entendre. Il avait sans doute mit trop de temps...
Jules souffla un "perverse" et empressa son ami de s'habiller ce que ce dernier fit aussi vite qu'il put. Une fois habillé il dit , toujours rouge :

- Euh...j'arrive je me donne juste un coup de peigne

il se concentra alors faisant marcher son imagination pour faire apparaitre un peigne noir avec des dents. Toujours concentré, l'adolescent se mit alors à défaire ses nœuds et se coiffa vite fait avant de relâcher son attention laissant disparaitre l'objet au bout de quelques minutes.

- Ca y'est j'ai fini !
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Lun 27 Sep - 18:18

Étrangement le fait d’être vu nu sembla bien moins embarrasser James que Dakota. Celui-ci se contenta de rougir légèrement avant de lâcher une remarque vis-à-vis de ses cheveux, sans s’étendre sur l’invasion inopinée de son intimité, à croire qu’il s’agissait pour lui d quelque chose de naturel. L’adolescente ne s’attarda néanmoins pas dans le coin pour une étude sur le sujet, préférant s’éloigner pour rejoindre la porte et attendre cette fois ci bien sagement, même s’il devait prendre une heure à se coiffer. On était jamais trop prudent. Il finit par la rejoindre au bout de quelques minutes et ils quittèrent la pièce dans un lourd silence que la blondinette n’osait pas briser. Comment était on sensé réagir après ça ? S’excuser encore ou faire comme si de rien n’était ? A défaut d’avoir une réponse elle décida de passer outre, se dirigeant vers la grande salle où ils avaient petit déjeuner pour se laisser tomber sur un banc en attendant que leur maître rentre. Cela pourrait prendre 5 minutes ou des heures, alors autant prendre ses aises.

Une fois assise Dak’ ferma les yeux, profitant de la douce odeur de savon qui flottait autour d’elle, de cette sensation délicieuse de propreté qu’elle n’avait pas pu ressentir depuis déjà bien trop longtemps. C’était étrange, quand on y réfléchissait… après tout c’était son âme qui était présente ici, alors comment une âme pouvait-elle se salir ? Et si jamais elle attrapait une infection à cause du manque d’hygiène comment ça se traduirait dans le monde réel ? Par une sorte de maladie psychosomatique ou simplement par rien du tout ? D’ailleurs les mêmes questions se posaient pour d’éventuelles blessures ou amputations qui ne trouveraient de réponses que si un stupide et généreux voyageurs décidait de se porter volontaire pour une petite expérience. Sur ce sujet Dakota avait bien peur d’avoir peur de ne jamais trouver quelqu’un pour accepter ce genre de chose…

Les minutes s’égrenaient ainsi dans les silence, perdue dans ses pensées. Elle se sentait bien mais l’absence des autres la troublaient, elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer toutes les erreurs qu’ils pourraient commettre. Et la peur commença à monter… celle d’avoir peur qu’ils les trahissent vraiment, celle d’avoir peur que leur fuite éventuelle retombe sur James et elle, celle d’avoir peur que Panpan gagne et les brûle en même temps que les vignes. La vision de son corps livide, ses intestins enroulés autour de son cou s’imposa à son esprit et Dakota se mordit violemment la lèvre en ouvrant les yeux pour reprendre pied avec la réalité. Et dire que jusque là ce lieu lui avait apporté le calme ! Pourquoi fallait-il toujours que quelque chose cloche !

Son cœur commençait à s’emballer, autant sous l’effet de l’angoisse que sous celui de la contrariété. Le silence oppressante de la salle vide ne faisait qu’amplifier cette sensation, rompu uniquement par le martellement de sa veine sur sa tempe qui emplissait ses oreilles comme un roulement de tambour. Le précédent malaise avec James lui ôtait toute envie de nouvelle conversation mais la peur prenait une place si grande qu’il lui faudrait bientôt ouvrir la bouche pour évacuer la pression et… elle finit par céder.

- Ca va mal tourner.

Le regard sombre, l’adolescent fixait les veines du bois sur la table devant elle, y laissant glisser ses doigts pour en suivre les lignes. Sa voix aussi sèche que d’habitude tremblait légèrement.

- C’est juste un mauvais pressentiment mais… ce serait logique. Vu la manière dont-ils ont réagit là-bas.

Elle se mordit une nouvelle fois la lèvre avec rage et une goutte de sang perla pour rouler jusque son menton. Dak’ l’essuya négligemment, les sourcils froncés. Les filles en soit ne représentait pas grand danger, c’était Dexter qui posait problème. Son comportement hautain, violent et totalement incohérent pouvait mener aux pires actions. Impossible de deviner ce qu’il allait faire, mais la seule chose certaine était qu’il n’avait pas hésité à frapper un satyre blessé et une enfant de treize ans, ce qui en disait long sur son sens moral déficient. Si encore il ne revenait pas… mais c’est lorsqu’il repointerait son nez ici que les choses se corseraient.

La blondinette jeta un regard en biais au psychotique, le fixant quelques secondes de son regard froid et scrutateur avant de soupir et d’ajouter avec hésitation :

- Dis moi, tu penses quoi des autres voyageurs ? De quoi ils seraient capables… j’aimerais un avis extérieur.

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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Dim 3 Oct - 20:47

Les deux voyageurs retournèrent dans la grande salle et prirent place sur un banc. Le temps semblait s’écouler lentement avec le silence qui l’entourait. Ca rendait l’endroit oppressant. James voulait dire quelque chose mais ne savait pas à propos de quoi. Peut être Est-ce que Dakota se sentait gêné par rapport à tout à l’heure ? Il faudrait peut être que l’adolescent lui dise que ca n’était pas grave ? A moins qu’il soit complètement à côté de la plaque et que la raison ne soit absolument pas la gêne.
La blondinette sortit enfin son mutisme pour lâcher une phrase des plus étranges. Mal tourner ? Comment ça ? Est-ce quelle pensait qu’une bataille allait avoir lieu ?
L’adolescent eut tôt fait d’avoir sa réponse car la phobophobe reprit en éclaircissant un peu ses propos. Elle parlait des autres voyageurs resté chez les satyres. C’est vrai qu’ils avaient tous la tête à venir mettre la pagaille dans leur recherche. Surtout Dexter, ce type était extrêmement louche. C’était le genre de personne à retourné sa veste à n’importe quel moment pourvu qu’il soit dans le camp des gagnants. Et puis les autres filles n’en parlons même pas…Certaines seraient tellement obnubilé par la liberté qu’elles goberaient les paroles du méchant. Voila ce qu’il en pensait des autres voyageurs comme venait de lui demander la voyageuse.

- On ne peux pas leur faire confiance, voila ce que j’en pense. Surtout à ce Dexter…il serait bien du genre à entre au service des satyres pour avoir sa liberté . Il est évident qu’ils reviendront ici pour s’en prendre à Bergerac et ses collègues , il suffit de voir comment ils t’on regardé après ton discours.

James se leva et arpenta la salle de long en large. Il espérait que leur patron serait de retour avant l’arrivé des autres pour avoir des réponses à leurs questions. L’idée de devoir se battre contre des gens ne lui plaisait pas du tout , surtout contre des voyageurs. Ils n’avaient déjà pas beaucoup d’alliés dans ce monde vu leur statut alors si en plus ils devaient s’entretuer. L’adolescent s’arrêta et regarda la blondinette.

- Il faut aller à la rencontre de Bergerac, savoir ce qui s’est passé avant que ca n’explose !
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 7 Oct - 20:01

Alors comme ça même le gentil, le naïf James pensait comme elle ? Bon, il poussait peut-être le bouchon un peu loin en affirmant aussi catégoriquement que les autres allaient retourner leurs vestes et se dresseraient contre Bergerac, mais ça n’en restait pas moins une éventualité. Dakota serra les poings, ses ongles s’enfonçant dans sa chair. Au fond d’elle l’adolescente aurait presque voulu que son comparse la détrompe et lui annonce que ce monde était peuplé de poneys et d’arc-en-ciel, mais il fallait croire que c’était trop demandé. Et puise de toutes façons elle ne l’aurait pas cru.

- Tu es beaucoup plus cynique qu’à ton arrivée tu sais.

La blondinette scruta James fixement, comme si ses yeux le passait au scanner. Il était indéniable que le garçon avait évolué, vers une forme plus mature… mais surtout moins idéaliste. Elle hocha la tête en ajoutant, pensive :

- Ce n’est pas un mal cela dit.

Dak’ poussa un bref soupir et fit craquer ses articulations après un bref regard vers la porte d’entrée toujours close. Quand comptait-il rentrer à la fin ? Ses affaires lui prenaient tant de temps… alors qu’ils n’en avaient pas ! Avec où sans l’aide des autres voyageurs les satyres attaqueraient de nouveau, à n’en pas douter. Il y avait fort à parier qu’ils finiraient par brûler autre chose que les vignes, raison de plus de vouloir remettre de l’ordre dans tout ce foutoir dans les plus brefs délais. Il avait bien dû se passer deux heures depuis leur conversation avec Li’Nessa mais Bergerac ne semblait pas vouloir montrer le bout de son gros nez. Peut-être avait-il fuit, sachant ce qui risquait de se passer ? La phobophobe secoua la tête pour chasser cette idée avant de passer sa main dans ses cheveux, s’étonnant presque que ses doigts ne se retrouvent pas empêtrés dans un sac de nœuds.

Elle n’eut pas le temps de s’étendre plus sur le bonheur du savon et de la brosse à cheveux car le grincement des gonds de la porte dans son dos la fit sursauter et tourner la tête vers l’origine du bruit. Leur maitre entra en compagnie de quelques hommes, l’air aussi digne que d’habitude quoique fatigué de sa journée. Dakota ne savait pas trop comment l’aborder mais Bergerac lui facilita la tâche lorsque leurs yeux se rencontrèrent. L’homme, visiblement assez malins pour comprendre qu’ils ne poireautaient pas la pour le plaisir d’admirer la décoration, se rapprocha de leur table alors que Dakota se mettait debout. L’adolescente lissa les plis de sa robe, s’assurant d’être présentable avant de prendre la parole, le visage fermé :

- Bonjour maître. Nous vous attendions.

Quelques secondes de silence passèrent avant qu’elle ne se décide à continuer, faute de réponse.

- Nous avons déjà rapporté à Li’Nessa ce que nous avons appris aujourd’hui, mais pour éclairer ce problème nous avons besoin de vous. A vrai dire l’histoire qu’on nous a conté est assez flou et tout sauf objective, on aurait bien besoin de votre version des faits pour régler cette affaire…

* Viens en au fait bon sang ! *

- Nous avons pu parler à Panpan, le chef des satyres. Il a déclaré qu’il avait l’intention de vous attaquer encore et encore jusqu’à avoir complètement brûlé votre domaine… et vous avoir tué de ses mains. Il dit que vous avez tué sa fille. La concernant nous n’avons pu trouver que son journal intime où elle disait être tombée amoureuse de vous et avoir voulu vous rejoindre mais le récit s’arrête là, et c’est là que nous avons besoin de vous. L’avez-vous vraiment tué ? Est-elle seulement morte ? Je crains que si cette histoire soit exacte il n’y ait aucun moyen de régler cette histoire autrement que dans le sang, chose qui ne saurait tarder visiblement.

Dakota se tut, toujours aussi droite, rigide et inquiétante qu’une vierge de fer. C’était un fait : s’il l’avait vraiment tué il n’y avait plus aucun espoir. Elle n’aurait plus alors qu’à chercher un moyen de se tirer de là avant que les évènements ne s’emballent. Restait à régler le problème des autres, toujours absents. Mais devait-elle aborder le sujet ou se ferait-elle rabrouer encore une fois ? Ne sachant si la délation l’aiderait ou pas à grimper les échelons elle se contenta de grommeler entre ses dents :

- Enfin peut-être que les autres auront plus d’informations quand ils rentreront… s’ils rentrent.

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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 14 Oct - 18:41

Enfin ils arrivaient à la demeure de Bergerac... Cet homme si opulent, si ignoble...

Avoir tuer une jeune fille presque humaine.... Même le fait de l'avoir retirer à son père était punissable. Mais Dexter resterait de marbre devant lui. Il avait un plan. Comme toujours.

Mais cette fois-ci, il serait épaulé. Et il avait bien moins de temps pour l'exécuter.

Ils arrivèrent aux vignes. Il demanda à un garde à trouver Bergerac, et celui-ci le mena jusqu'à celui-ci... qui s'entretenait déjà avec Dakota et James. Il entendit d'ailleurs la dernière remarque de la jeune fille.

- Nous sommes rentrés.

Il s'approcha, les yeux rougeoyant. Il avait besoin d'une cigarette. Il posa la main sur l'épaule de Zephyr, et appuya fortement dessus, pour l'obliger à mettre un genou à terre.
Il posa son genou à terre.

- Monseigneur, j'ai chercher à négocier avec le chef des satyres, mais il n'a rien voulu savoir. Il veut votre tête. Et j'ai réussi à garder le numéro 0857495, à côté de moi, dans le droit chemin. Le discours qu'a tenu le chef a failli convertir cette basse populace...

Il ne releva pas la tête. Il ne voulait pas déverser sa colère.

- Je ne sais point ce qu'il en est des autres. J'ai cherché à vous rejoindre au plus vite.

Voilà, les dés étaient jetés. Le plan devait être mis en place, maintenant.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 14 Oct - 19:50

La journée avait été éprouvante. Prendre le risque de lancer les voyageurs qui lui avaient coûté si cher dans le champs de bataille, quitte à ce qu'ils soient blessés, tués ou échappés, ça lui avait pesé plus qu'il ne l'aurait cru. Cependant cette décision ne devait pas le perturber outre mesure, surtout lorsqu'il serait en train de négocier un approvisionnement de produits de luxe pour une petite colonie nouvellement installée en bord de mer. D'ailleurs, son propriétaire n'était pas inconnu à ses chers, très chères esclaves. Georges était de ces types imperturbables qui sont difficiles à jauger, et donc très dur en affaire.

Cela dit la négociation, bien que longue et tendue s'était soldé par un accord juteux pour les deux parties. Il avait mis tellement de coeur à la tâche qu'il en oublia ses petites affaires qui se tenaient maintenant devant lui. Ah, mais il en manquait pourtant. Il y avait la petite blondinette, et ce type efféminé. Contre toutes attentes, ou toutes logiques, ce fut la plus jeune qui pris les devants, parlant comme habitude avec aisance et intelligence, des qualités rarement vu en ce monde.

Bergerac se frotta son énorme menton. Il aimait la sensation des poils drus fraîchement repoussé du matin qui éraflaient sa main. Ils faisait cela quand il écoutait avec attention le récit de quelqu'un. C'était une façon de se concentrer, et la concentration, c'était quelque chose d'important pour lui. Si les gens étaient des incapables, c'est parce qu'ils n'étaient pas assez attentifs aux paroles et aux gestes. Il considéra donc avec attention chaque mot prononcé par l'enfant.

Ainsi donc, l'affaire avait pris une tournure autre qu'il ne l'avait pensé.

« A vrai dire... »

Au moment où il commençait à s'exprimer, deux personnes firent irruption dans la salle. C'étaient deux autres esclaves, sales et essoufflés. Dexter, le plus impétueux ne fit aucun cas de son impolitesse et annonça son retour. Il exhibait même sa prise qu'il avait ramené de force. Comble de l'inconscience, il fit preuve de violence sur Zephyr. User de violence suffisait à mettre Bergerac en rogne, mais en plus sur une de ses propriétés, et en être fier, c'était frôler la cellule d'isolement pendant plus d'un mois. Tyrano n'eut même pas à claquer des doigts que les trois gardes de sa compagnie saisirent le fou dangereux pour le plaquer contre un mur. Ils lui immobilisèrent les bras et les épaules avant de mettre un coup de pied derrière ses genoux. Ils le firent s'agenouiller impitoyablement, sous le regard atterré de Li'Nessa en arrière plan. Bergerac fit preuve d'un comportement complètement inattendu en attrapant doucement Zephyr et en l'attirant jusqu'à lui. Il l'enlaça sans montrer aucune tendresse et passa sa main dans ses cheveux. Puis il reprit, l'air de rien :

« Pour ainsi dire, je pensais que le tas de graisse de Faune agissait justement sur les recommandations de sa fille. J'étais alors plus jeune, et lors d'un voyage d'affaire dans cette forêt nous nous sommes rencontrés. Pour sceller le pacte commercial qui nous unirait aux faune, leur chef, à l'époque le patriarche et non Panpan, me promit sa petite fille en mariage. Je fis ce que je pus pour ne pas avoir à en arriver là, mais leur insistance et la menace de perte du contrat m'ont poussé à ramener cette charmante Faune dans mes terres. Bien que quelque chose naquit entre nous, il était hors de question que je l'épouse dans ces conditions. Cette situation m'empêcha de l'aimer comme il se devait. Alors lassé de ma « faiblesse » comme elle me le reprocha, elle quitta le domaine. Bafouée, elle n'oserait jamais rentrer chez elle. Pour moi, ce n'était que des paroles en l'air. Mais elle gagna effectivement Sextus et ses perversions. Les dernières nouvelles que je reçus d'elle m'avaient été communiqués par un client, qui l'aurait aperçut dans un salon où elle aurait eut un grand succès, le Sumaerian si j'ai bonne souvenance. Puis, plus rien.
Je pensais donc qu'épuisée par la vie citadine, elle serait rentré chez elle et influencerait son père pour se venger de moi. Mais ce que vous me dites prouve le contraire... Serait-elle vraiment morte...?
 »

Bien entendu, Bergerac savais que cette histoire ne suffirait pas à apaiser la vengeance des Faunes. Il fut peiné d'apprendre cette nouvelle. Il l'a pensait bien vivante, non disparue ou pire, morte. Si c'était le cas, en était-il responsable ? Oui diraient certains, d'autres non. Il devrait se plier au jugement des êtres vivants. Enfin, il saurait au moins bien assez tôt ce que les esclaves en penseraient, eux. Cependant il ne fallait pas se contenter d'un simple récit. Bergerac retrouva son pragmatisme. Il repoussa simplement Zephyr et lança à l'assemblée :

« Et bien continuez. Retrouvez là. »

Il fit un geste de la main à l'attention de Dexter, tourna les talons et sortit de la pièce emmenant par la taille Li'Nessa. Les trois gardes lâchèrent le forcené, et lui collèrent un violant coup de pied, profitant de l'absence du maître, dans le dos qui le projeta ventre à terre. Ils lui glissèrent simplement ces mots avant de disparaître à leur tour. Dernier avertissement.
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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 14 Oct - 20:31

Cynique ? Il était cynique ? Lorsque la blondinette avait sorti ça, les yeux de James s’était agrandit comme des soucoupes. Il avait juste dit ce qu’il pensait…La prochaine fois il se tairait alors si Dakota le traitait comme cela même si elle trouvait que c’était un bon point. Que dirait sa mère si elle apprenait que son fils était devenu cynique ? L’adolescent resta silencieux n’osant même plus regarder la voyageuse , préférant la vue du plafond.
Après une attente longue, Bergerac daigna enfin rentrer s’approchant d’eux. Tout comme la phobophobe James se mit debout et laissa cette dernière parler étant plus apte à la prise de parole et l’éclaircissement des situations. Et puis James était cynique alors…
L’adolescent écouta avec intention les dires de la blondinette qui résuma parfaitement la chose. Leur maitre allait se prononcer lorsqu’il fut interrompu par l’arrivé de Dexter de l’un des filles. Qu’est-ce qu’ils fichaient là ceux là ? Dicté par le regard de Jules, son créateur lança un regard noir aux deux arrivants. Non mais quel faux cul celui-là…L’adolescent leva les yeux ciel et r »prima un sourire lorsque monsieur je me prend pour le plus fort se prit des coups. Ca lui apprendra tiens…
L’adolescent reporta son regard sur Bergerac qui répondit enfin à la question que les deux voyageurs se posaient. Il avait pas très bien compris mais en gros elle était partie pour aller vivre à Sextus pour ne pas renter chez elle. Bon bah…fallait aller à cette ville alors même si le mot « perversions » ne l’encourageait pas des masses…
Leur chef voulait qu’on retrouver la fille de pan-pan, remarque c’était aussi une bonne chose pour montrer au satyre que sa chair n’était pas morte.
Les voyageurs se retrouvèrent seuls après que les soldats aient donnés un dernier coup à Dexter. L’adolescent regarda Dakota :

- Direction Sextus et son salon ?

Autrement dit , est-ce qu’elle était partante pour l’accompagner dans ses recherches, parce qu’il se voyait mal le faire tout seul. Ensuite il se tourna vers la fille et l'homme les regardant avec son cynisme nouveau.

- Et vous vous venez ou bien vous préférez encore tenter de vous "enfuir" ?
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 14 Oct - 22:18

Dexter attendit patiemment la réaction de Bergy. Il espérait beaucoup de sa part...

... Sauf ce qu'il reçut. En effet, il eut le droit à un rosages en règle de la part des gardes. Et Bergerac qui lui ne faisait rien, et osait toucher Zephyr... La colère l'étreignait... Mais quelque chose d'autre naissait en lui. Était-ce cela, la jalousie? Il s'efforça de ne rien laisser paraitre, et de concentrer toute cette jalousie dans la rage de vaincre qu'il avait au fond de lui...

Se faire frapper ainsi ne faisait qu'empirer sa colère, qui devenait de plus en plus importante... Comment osait-on lui faire ceci, à lui, Dexter Keaton! Tout cela était la faute...

La faute de Dakota, James, et surtout, surtout... Ce maudit Bergerac! Si ses valeurs ne l'en empêchait pas, il l'aurait tué... Mais quelqu'un d'autre voudrait le faire.

Bergerac renseigna les esclaves d'une nouvelle... Auquel Dexter ne prêta aucune attention. C'était un menteur... Il avait tué son ami, et il avait sans doute chercher à tuer la satyre... Et même maintenant, il cherchait à le faire souffrir, lui..

Après le départ des gardes, il se releva difficilement. Heureusement qu'il était solide, et que se prendre des poutres en bois sur le dos était autrement plus douloureux que ces coups... Et puis, il avait pu voir quelque chose d'intéressant: Bergerac semblait proche de Li'nessa... Tout du moins, suffisamment pour la tenir par la taille. Ce n'était peut-être rien, mais...

James l'interpella, en l'accusant d'avoir tenter de s'enfuir. Dexter se retourna vers lui, lui jetant un regard de braise.

- Je n'ai jamais tenté de m'enfuir, misérable cafard! J'ai dis la vérité, pour ma part! Et ne rêve pas, je ne vous suivrais pas dans votre chasse puérile. Elle est déjà morte, sans doute, et je préfère protéger le maître des satyres, pour me racheter, plutôt que de suivre une expédition comme la votre!

Dexter cracha au sol, et regarda Dakota. Il recracha son venin:

- Je ne ferais pas équipe avec une mioche comme elle!

Puis il se tourna vers Zephyr.

- Les gamines de ton genre suivent les gamins de son genre n'est-ce pas? Alors, amusez vous ensemble!

Il ne pensait pas ses derniers mots. Mais il se doutait qu'elle comprendrait. Sur ses mots, il partit se coucher... L'esprit tourmenté par les évènements de la journée.
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 14 Oct - 23:18

A peine parlait-elle des voyageurs manquant que deux d’entre eux pointaient leur nez, passablement crasseux. Les yeux de Dakota s’écarquillèrent de stupeur lorsqu’elle se rendit compte qu’un des deux n’était autre que Dexter, l’air toujours aussi fier et illuminé qu’à l’accoutumé. Son plaisir du jour semblait se résumer à maltraiter Zephyr et à se conduire de manière irrespectueuse avec Bergerac, ce qui bien sûr ne manqua pas d’être puni comme il le fallait. En moins de temps qu’il ne fallut pour le dire le trentenaire se retrouva à genoux, humilié alors que sa compagne blonde trouvait refuge entre les bras de leur maitre. Voir cet imbécile bouffi d’orgueil réduit à cet état fit légèrement sourire l’adolescente bien que son regard glacial soit toujours porté sur Tyrano. Une fois le problème réglé il s’était mit en tête de répondre à ses questions, et au fil de son discours Dakota était de plus en plus consternée. Tout ça pour un malentendu ? Sans parler du fait que s’ils ne la retrouvaient pas ils ne pourraient retenir Panpan… l’avenir des vignes était donc entre leurs mains ?

Cet afflux de responsabilités n’était pas pour déplaire à l’adolescente. Si ça pouvait lui permettre de se rapprocher de la liberté elle aurait été capable des pires besognes, alors aller chercher une satyre dans un bordel ça restait relativement gentillet. Aucun risque à première vue, de quoi réjouir notre phobophobe ! Elle inclina légèrement la tête et déclara à l’adresse de son maître :

- Nous ferons ce qu’il faut pour la retrouver. Vous pouvez compter sur nous.

Bergerac partit sans un mot de plus, libérant au passage Dexter qui se leva précipitamment. Dak’ aurait mis ça main à couper qu’être rabaissé comme il l’avait été le touchait plus que des blessures physiques. Cette hypothèse fut vite confirmée lorsqu’il rabroua le pauvre James avant de cracher par terre et de partir fier comme un coq. La blondinette lui jeta un regard de dégoût et de profond mépris et siffla entre ses dents alors qu’il quittait la pièce :

- Très classe… sans parler du fait qu’il vient d’affirmer être un agent double.

Elle leva les yeux au ciel et secoua la tête de dépit. Ce mec était vraiment, mais vraiment un cas. L’adolescente reporta ensuite son attention sur James afin de répondre à sa question qui méritait réflexion. Vu l’heure tardive n’importe qui serait allé se coucher en reportant leur mission à demain, mais si la satyre était vraiment dans ce « salon » de Sextus, il y avait fort à parier qu’elle y officiait de nuit. En prenant ça en compte ils ne devaient pas perdre de temps et prendre immédiatement la direction de la ville, ce qu’elle ne manqua pas d’expliquer de son habituelle voix monocorde.

- Oui, on y va. Si elle y est, elle doit travailler en soirée, voir jusqu’au petit matin. C’est le moment idéal, elle dirigea son regard perçant vers Zephyr pour ajouter, Tu viens avec nous ?

Sans attendre de réponse elle se mit en route vers la porte d’entrée qu’elle ouvrit en grand. La nuit tombait déjà, le soleil disparaissant derrière l’horizon pour l’embraser. Bien que proche, il leur faudrait au moins une demi heure à pied pour rejoindre Sextus, Dakota pressa donc ses camarades d’un geste de la main. Elle s’imposait un rythme rapide et son estomac vide ne la dérangeait pas le moins du monde. De toutes façon elle avait l’impression qu’elle ne pourrait rien avaler tant que cette histoire ne serait pas réglée.

La route était caillouteuse mais les nouvelles sandales dont elle avait hérité faisait bien l’affaire pour une balade nocturne, le vent envoyant ses cheveux ondulés voler dans son dos telle une bannière. Sans veste le temps était frais, et la petite voix dans sa tête lui soufflait qu’elle pourrait avoir peur d’avoir peur d’attraper froid mais Dak’ la chassa sans vergogne, bien consciente cette fois ci que les températures était trop douce pour que ces angoisses soient fondées. Après une demi heure comme elle l’avait estimé, les voyageurs foulaient déjà les pavés des rues sexturi…

- Bon, il ne reste plus qu’à trouver ce Sumaerian…

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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Ven 15 Oct - 0:35

Dexter et Zephyr entrèrent enfin dans la Propriété de Bergerac. Le pyromane jouait son rôle à la perfection, la tirant par le bras entre les rangs de vignes jusqu’à la salle où discutaient déjà Dakota, James et leur maître.

- Bonjour Maître.

Ce fût la seule phrase qu’elle pût prononcer… Une douleur fulgurante lui traversa l’épaule. Ses yeux se tournèrent vers Dexter et elle poussa un gémissement de douleur, en se laissant tomber à genoux. Le fou ne tarda pas à l’imiter et à débiter une de ces tirades de vieux manipulateur riche.

Zephyr gardait les yeux baissés, en bonne petite soumise qu’elle avait toujours été. Son épaule la faisait souffrir mais ce n’était rien en comparaison avec ce qu’elle avait déjà vécue. Elle remercia mentalement son compagnon de voyage de ne pas avoir été trop brutal dans ses gestes. Finalement, ce n’était pas quelqu’un de méchant et la jeune fille commençait réellement à l’apprécier.

Un bruit mat sortit la voyageuse de ses pensées. Les gardes venaient de plaquer le pauvre de Dexter contre le mur froid de la grande salle. Il ne tarda pas à tomber sous les coups des gardes.

La jeune fille se redressa. Elle se sentait coupable vis-à-vis de Dexter, c’était son plan qui le mettait dans une telle situation. Et quand Bergerac attira Zephyr contre lui, elle ne put regarder le fou dans les yeux, au contraire elle préféra se concentrer sur leur maître adoré. Ainsi ce n’était pas lui qui avait tué la Satyre, dans un certain sens, cela la rassurait. Cependant le fait que Bergerac n’est plus de nouvelles n’arrangeait en rien la situation. Panpan ne croirait jamais à cette histoire, Dexter non plus d’ailleurs.
Après son discours, le propriétaire repoussa son esclave avec délicatesse et ordonna qu’ils termine leur mission, à savoir, retrouver la Faune disparue. Puis il tourna les talons, accompagné de l’argonienne.

Les gardes infligèrent au Pyromane un dernier coup de pied et sortirent de la pièce, non sans glisser à l’adresse du fou quelques paroles que la traumatisée n’entendit pas. Quand Dexter se releva, Zephyr le regarda intensément dans les yeux. Elle voulait savoir si il allait bien et si il la pardonnait.


Ce fût à ce moment que James pris la parole. En effet, l’idée de fuir lui était passée par la tête, mais ce ne sont que les faibles qui fuient.

* Je suis faible *

Elle tourna les yeux vers Dexter.Le pyromane répondit à l’invitation de James avec un dédain hors du commun et Zephyr se demanda comment elle faisait pour supporter un être aussi orgueilleux. La jeune fille baissa la tête.

- Tu n'as pas compris Dakota, il veut protéger Bergerac contre les satyres et non pas Panpan...

Elle réfléchit un instant à la proposition de Dak'. Partir maintenant ? A cette heure-ci ?

- Je vous aurai bien accompagnée, seulement je n'ai pas pris le temps de me reposer et je suis extenuée. Excusez-moi.

Elle ajouta ensuite :

- Je reste ici. J'en profiterai pour surveiller le Pyromane.

Elle prit congé de Dakota et James et entra dans le dortoir où s’alignaient les paillasses des esclaves. Cherchant Dexter des yeux, elle le trouva enfin allongé dans un coin de la pièce. Elle se coucha près de lui et le regarda .

- Je suis désolée de ce qu’il s’est passé… J’aurai dû… J’aurais dû intervenir.

Elle réfléchit quelques instants et ajouta:

- Comme tu le sais James et Dakota sont partis pour le salon.. A toi de me dire ce que tu veux faire et je me plierai à tes exigences.

Elle lui sourit et enfin posa un baiser sur son front.

- Passes une Bonne Nuit, sale Manipulateur.

Elle se lova contre le fou et s'endormit presque aussitôt.
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Ven 15 Oct - 22:04

Misérable cafard…? Il avait de la chance que Jules ne soit pas dans les parages sinon il lui aurait fait son compte à ce c*****d . Comment osait il l’insulter alors que l’adolescent ne faisait que lui demander ce qu’il comptait faire ? En plus comme venait de siffler Dakota, Dexter avait annoncer qu’il travaillait pour les satyres. Et que dire de Zephyr qui devait à mon avis vivre dans le mensonge aussi…Comment faire confiance à quelqu’un qui venait de défendre monsieur grosse tête ? C’était impossible. A moins d’être vraiment très naïf pour croire ce que disait l’homme. Enfin bref, c’était tant mieux si la jeune fille ne venait pas avec eux deux. James préférait rester seul avec Dakota, du moins Jules en plus évidemment.
Contrairement aux deux voyageurs qui venait de quitter la salle, les deux autres avaient décidé d’aller directement à Sextus en pensant que la fille de Panpan travaillait le soir comme venait de dire la blondinette.
Le trajet parut durer une éternité pour James surtout dans un silence aussi complet. La seule personne avec qui il avait parlé était son meilleur ami mais la conversation s’était arrêté très vite n’ayant pas grand-chose à raconter. Ce fut donc avec soulagement que les lumières d la ville apparurent dans le champ de vision de l’adolescent et encore plus lorsque ses pieds y foulèrent enfin les rues. Trouver l’endroit où bossait la satyre ne serait pas facile dans un endroit aussi vaste mais Bergerac leur avait dit le nom et surtout que la fille y avait eu un franc succès. Pourquoi ne pas demander à un passant tout simplement ?
L’adolescent s’approcha d’un monsieur qui avait l’air sympathique et lui demanda :

- Bonsoir, excusez moi savez où se trouve le Sumaerian ?

L'interpellé le regarda d'un œil torve et continua son chemin sans même avoir prit la peine de lui répondre ou dire un mot. C'était quoi cette éducation ?

- Et bien ils sont sympa les gens d'ici...

Souffla t-il à Dakota.
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Sam 23 Oct - 18:00

- Debout Petite ! Alors comme ça on désobéit au Maître ?

Une violente secousse réveilla Zephyr. Deux gardes se tenaient près de son lit, l'un la tenant fortement aux épaules, l'autre hurlant comme un Fou à lier.

* Quelle comparaison. *

Elle se redressa, toujours secouée par les deux sbires et aperçu enfin l'argonienne. Elle se trouvait près de la paillasse de Dexter et parraissait extremement soucieuse, d'ailleurs, où se trouvait le Pyromane ?! La pièce était déserte mis à part la voyageuse, les deux gorilles et Li'Nessa . L'absence du fou déplut fortement à la Traumatisée.

- Cessez, s'écria Li'Nessa à l'attention des deux gardes. J'espère que tu as compris qu'il est formellement interdit de désobéir à Bergerac.

Zephyr opina du chef et baissa les yeux. Elle n'avait pas la tête à polémiquer.

* Dexter, où es-tu bon sang ?! *

- Ton cher camarade a déserté cette nuit. Nous ne savons pas comment mais il a pu retirer son bracelet et à l'instant où je te parle, il est loin. Du moins, nous le croyons. Toujours est-il que maintenant tu es seule jeune fille. Bergerac aurait pu t'envoyer dans les vignes jours et nuit si il n'avait pas eu autant de bonté. Il a décidé de t'offrir une nouvelle chance. Tu dois rejoindre tes compagnons déja partis en mission, en l'occurence Dakota et James. Et puisque tu as eu toute la nuit pour te reposer, tu pars sur le champ. Bonne route.

Quelques minutes plus tard, la folle était sur le chemin qui mène à Sextus. Elle ne savait pas combien de temps elle allait marcher comme cela, elle laissa vagabonder ses pesnsées. Ainsi, le Pyromane l'avait laissé tombé ? Il était parti, s'était enlevé le bracelet et avait disparu ? Tout cela n'avait aucun sens ! C'est alors que Zephyr se rappella de quelque chose... Lorsque Dexter avait été corrigé par les gorilles, il avait été menacé par ces derniers. Se pourrait-il que Bergerac est donné l'ordre de ... La Voyageuse n'était pas certaine mais, il était étrange que le fou ai réussi à enlever le bracelet. Surtout que, selon Subrogation, il était impossible de le faire. Zephyr leva son poignet, et regarda attentivement l'étrange objet. Il n'y avait aucun fermoir, aucun mécanisme.. Non, Dexter n'avait pas pu s'enfuir. On lui avait menti. Et si leur maître avait apprit pour leur plan ? Si il avait décidé de les séparer ? Le Pyromane pouvait être encore dans la propriété après tout... La Traumatisée hésita. Elle avait une envie folle de retourner aux vignes pour vérifer ses hypothèses mais elle savait que si Dexter était encore chez Bergerac, cela leur causerait des problèmes à tous les deux. Elle préféra donc continuer son chemin.

* Après tout, j'espère que ce que m'a dit l'argonienne est vrai. Tout ce qui compte, c'est qu'il soit libre *.

Alors que les premiers batiments apparraissaient à l'horizon, la jeune fille pensa à un tout autre problème.

* Et maintenant ? Où je vais ? Qu'est-ce que je fais ? Dak' et James ne vont plus me faire confiance après ma réaction d'hier soir... *

Elle entra enfin dans la ville. Se laissant guider par la foule, elle chercha les deux autres voyageurs du regard. Il faisait jour, ils ne pouvaient donc être au salon. Elle traversa Sextus, en long, en large et en travers. En vain.
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Sam 23 Oct - 18:46

Leur première demande de renseignement n’avait mené à rien, et pour cause. Si James n’avait pas entendu le grommellement de l’homme qu’il avait questionné, Dakota elle avait l’ouïe fine et avait pu saisir les propos de l’homme. « Qu’est-ce que ces esclaves me veulent à la fin ? ». Il fallait s’y attendre après tout, leur tenue même moins dénudée restait de la caste des asservis, il ne fallait donc pas s’attendre à recevoir des gens autre chose que de la condescendance. La blondinette regarda l’inconnu s’éloigner, un mépris profond peint sur son visage. Ils n’auraient rien de lui mais du prochain peut-être, s’ils s’y prenaient autrement.

- On est des esclaves, ne l’oublis pas. Pour eux nous sommes aussi peu humains que des animaux. Il s’est probablement senti outragé de ta familiarité… ils doivent s’attendre à des supplications et des courbettes. Enfin je présume, rétorqua-t-elle d’un ton cassant.

Son regard bleu iceberg balaya la rue du regard ainsi que les quelques badauds qui y éraient encore. Après un bref instant de réflexion elle finit par porter son choix sur un homme de la quarantaine à l’air jovial et au ventre proéminent. Elle s’avança vers lui d’un pas vif et une fois qu’elle l’eut rejoint elle se courba devant lui avec raideur avant de se mettre à débiter le texte auquel elle avait murement réfléchis pour éviter tout refus de coopérer :

- Excusez mon impertinence monseigneur, mais mon maître Tyrano de Bergerac m’a donné une tâche que je ne peux accomplir sans votre aide. Si vous pouviez m’indiquer l’endroit où se trouve le salon du nom de Sumaerian, il saura probablement vous montrer sa gratitude par l’envoi de quelques bouteilles de bon vin.

L’homme la toisa quelques secondes, pour discerner le vrai du faux mais il finit par baisser les bras devant le visage impassible de la gamine. La réputation et l’extravagance de Bergerac n’était plus à faire, il était donc fort probable qu’il se soit pris de la lubie d’envoyer ses esclaves en courses à Sextus. La promesse du fumet capiteux de l’alcool ne faisait qu’hésiter d’autant plus le noble qui se grattait le bouc sans quitter des yeux le duo d’esclaves. Après tout il ne perdait rien à répondre non ? Alors autant tenter…

Il tira de sa poche un papier sur lequel il griffonna son nom et son adresse avant de le tendre à Dakota qui le glissa sous la bande qui lui servait de ceinture. L’homme lui sourit alors d’un air contrit avant de répondre sans cacher son scepticisme :

- Le Sumaerian se trouve à deux rues de là, sur votre droite. Avec son enseigne ostentatoire vous ne pourrez le manquer mais sachez que si vos paroles se révèlent être des mensonges je saurais vous faire payer le prix de votre impudence. Est-ce clair ?

- Très clair monseigneur. Encore merci de votre aide et bonne soirée à vous.

Ramper devant de tels imbéciles était un vrai supplice pour la fierté démesurée de la phobophobe, mais c’était nécessaire pour servir ses objectifs, tout comme le fait de mentir. D’ailleurs il n’y avait peut-être pas mensonge, après tout le maitre pourrait bien céder une ou deux bouteilles pour le bien de leur cause non ? Il n’était pas si pingre et bien trop intelligent pour s’arrêter à ce genre de considérations. Dak’ après une dernière courbette rejoignit James et l’invita à la suivre dans les rues pavées de la capitale du sexe de Dreamland. A cette heure tardive la plupart des gens se trouvant dehors l’étaient pour rejoindre des bordels, et leurs regards lubriques n’annonçaient que trop leurs opinions libérales sur les relations avec des mineures. Il était plus que temps de trouver ce salon, autant pour régler leur problème que pour y trouver refuge. Les hormones des gens d’ici étaient décidément bien trop actives.

Au bout de quelques minutes de marche le duo finit par atteindre une bâtisse grande et respectable dont l’enseigne avait l’air d’être faite de jade et d’or pur. Le simple nom de l’établissement avait dû couter les yeux de la tête et l’instinct économe de la gamine réprouva aussitôt cet étalage de richesse. Ce la ne l’empêcha malgré tout pas de pousser la porte pour pénétrer dans le salon… et être aussitôt arrêtée par un homme musculeux vêtu d’une toge courte et qui se révéla être un vigile.

- Les enfants ne sont pas admis ici. T’es bien trop jeune pour tenir compagnie à nos clients… susurra-t-il, le menton de Dakota entre ses doigts.

- Je ne viens pas pour ça. Je cherche quelqu’un, lâcha-t-elle sèchement en repoussant la main de l’homme, l’air agacée.

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Dim 24 Oct - 18:13

Ah oui c'est vrai il avait oublié que lui et Dakota en étaient au stade d'esclaves. Même si le monsieur aurait pu lui en faire part au lieu de ne dire aucun mot. Enfin bon maintenant l'adolescent savait que c'était à force de courbette et autres démonstrations d'infériorité qu'ils obtiendraient quelque chose.
James suivit Dakota auprès d'un homme rondouillard et tout comme la voyageuse se courba. On se serait crut au Japon tiens...Fort heureusement leur interlocuteur eut la gentillesse de leur répondre, au moins lui il était bien éduqué, et il il prit même le temps de noter l'adresse sur un papier avant de le donner à la phobophobe.
Les deux voyageurs se mirent alors en route en direction du bordel, passant par une rue qui n'inspirait pas du tout l'adolescent avec les regards des gens sur eux. James se rapprocha de Dakota histoire de se rassurer un peu. Ses lèvres formèrent un parfait "o" lorsque ils arrivèrent devant l'entrée du Sumaerian. C'était un endroit de luxe on dirait bien.
A peine les deux esclaves eurent posés un pied dans le bâtiment qu'un homme musclé les arrêta. Génial un vigile. En plus il croyait qu'ils venait pour..."ca" , c'était vraiment dégoutant. Enfin bref, James effaça ce malentendu de sa tête et se courba, après tout même si ce type ne faisait que garder il était quand même plus haut qu'eux dans la hiérarchie non ?

- Nous venons de la part de notre maître Tyrano de Bergerac qui nous a envoyé dans ce lieu à la recherche d'une satyre travaillant ici. Serait il possible de la voir ?


Dernière édition par James Brooks le Jeu 28 Oct - 20:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Mar 26 Oct - 16:10

James qui commençait à se faire la main avec les courbettes prit l’initiative d’expliquer le but de leur venue au vigile, et Dakota apprécia grandement ce fait. Quoique le plus correct de ses compagnons, l’adolescent n’avait jusqu’alors prit ce genre de décision uniquement sous l’apparence de sa seconde personnalité, alors voir l’original se démener pour une fois soulageait la phobophobe. Après tout c’était fatiguant à la longue d’être toujours celle sur qui reposaient toutes les responsabilités… qu’elle prenait sans demander l’avis des autres bien sûr, mais dans la tête de la donzelle c’était la seule alternative possible tant les gens lui paraissaient stupides et obtus. A commencer par ce grand échalas musculeux d’ailleurs ! Celui-ci les observait l’air sceptique en se grattant le menton dans un bruit de râpe à fromage. Il finit par lâcher abruptement après de très longues secondes :

- Qu’est-ce qu’il lui veut, Bergerac ?

Le visage de Dak’ se ferma un peu plus, si c’est possible, devant l’entêtement de l’homme. Il n’y avait plus à douter désormais qu’il connaissait la fille de Panpan, mais il n’allait pas les laisser remplir leur mission facilement. Elle en aurait mit sa main à couper. Vu comment c’était fini l’histoire d’amour entre Tyrano et Fifille il y avait de fortes chances pour que la satyre se soit ensuite largement épanchée, clamant ses malheurs à qui voulaient bien lui prêter attention. Le point de vue des gens d’ici étaient donc totalement subjectifs, et à la complète défaveur de leur maître. Ce molosse les croirait-il s’ils lui racontaient la vrai raison de leur présence ? Ils n’allaient pas tarder à le savoir… et dans le pire des cas se retrouver à la porte.

- Il s’inquiète pour elle, et Panpan aussi. On vient ici principalement pour s’assurer qu’elle va bien, et j’aimerais pouvoir vérifier ça de visu.

Les bras croisés et l’air décidé, l’adolescent tenta de passer le rideau de velours rouge derrière le vigile mais celui-ci la retint de sa grosse patte, provoquant une vague de peur dans le corps frêle et sous-alimenté de Dakota. La peur d’avoir peur d’être saisie trop fermement et que l’os fragile de son bras cède, celle d’être jetée sur les pavés dehors au risque de se faire rouler dessus par une carriole… mais rien de tout cela n’arriva. Le mastodonte se contenta de la ramener au niveau de James non sans laisser sur le bras pâle de la gamine la marque rouge de ses 5 doigts.

- On ne passe pas. Je t’ai déjà dit que c’était pas pour les mioches.

- Je ne compte ni vendre mes services ni acheter ceux d’un autre, espèce de bœuf au cerveau de mouche atrophié ! Sifflât-elle entre ses dents, la mâchoire crispée.

L’insulte sembla passer au dessus des oreilles du vigile, à moins qu’il n’en comprit simplement pas le sens. Il se contenta de la fixer de son regard bovin et vaguement courroucé, formant un mur humain entre le duo et leur objectif. Dakota à qui l’ont finissaient toujours par céder d’une manière ou d’une autre ne supportait pas le manque de jugeote de l’homme. Qu’est-ce que ça lui coûtait à la fin de leur laisser voir cette fille ?! C’était purement un exemple de mauvaise volonté qui la mettait sur les rotules. Jamais elle ne se serait interposée dans les projets de quelqu’un sauf si elle y trouvait un intérêt, et cet homme n’en avait visiblement pas d’autre que la satisfaction de la voir fulminer.

- Le père de Fifille la croit morte, bougre d’imbécile ! Il met tout à feu et à sang pour la venger parce qu’il croit que notre maitre l’a tué, alors qu’elle est ici ! Ou du moins elle y était jusqu’à peu… alors bon sang laissez nous la voir ou dites nous où elle est ! Si vous ne le faites pas pour nous, faites le au moins pour son père !

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James Brooks
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Jeu 28 Oct - 22:03

James regarda la vigile comme si il venait de sortir la question la plus débile du siècle. Heureusement ce dernier ne semblait pas l'avoir remarqué, trop occupé à toiser Dakota qui venait de lui répondre. Cette dernière tenta de passer mais monsieur muscle l'a saisit par le bras, prise qui ne devait pas être des plus douces. Leur obstacle entêté ne semblait pas être d'accord pour les laisser enfin voir la satyre. Est ce qu'ils étaient au courant de son statut ici ? L'adolescent n'eut pas le temps de se poser davantage de question car Dakota se mit à exploser , insultant le vigile d'imbécile. A mon avis ce dernier s'en foutait royalement des arguments que venaient de hurler la blondinette vu la tête qu'il affichait. Se faire traiter ne devait pas lui avoir plut.

- Ecoute moi bien la gamine ! Tu va me parler sur un autre ton !

Mais qu'est ce qu'il était chiant celui là. James en avait assez d'attendre. Ce dernier regarda derrière le baraqué mais il n'apercevait personne , l'entrée du grand salon étant caché par un rideau en velours rouge. Si seulement Jules était là , son ami aurait pu le réduire en peluche et l'histoire aurait été réglé. Il aurait suffit qu'il le regarda comme il le faisait maintenant et de l'imaginer avec des boutons à la place des yeux, une peau en tissu cachant du coton et...L'adolescent écarquilla les yeux devant la transformation qui venait de se passer devant lui. la vigile était à présent une simple peluche qui n'avait plus rien de méchant.

- Oh merde...

James souleva le jouet plaquant sa main sur la bouche pour ne pas qu'elle hurle. Ce souvenant bien que même réduit à ça , ca parlait et bougeait toujours. D'ailleurs sa victime se débattait pour rien. L'adolescent regarda Dakota , affolé :

- Qu'est ce qu'on fait ???

Le stress monta en lui complètement paniqué. Et si on les découvraient ? Même si c'était les esclaves de Bergerac c'était des voyageurs. Pensé qui fut de courte durée remplacé par celle de Jules aussi bien mentalement que physiquement.
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Dim 31 Oct - 20:12

Mais bon dieu comment quelqu’un pouvait-il être aussi stupide ?! L’indifférence du vigile à ses arguments pourtant fondés mettait Dakota dans un état de frustration terrible. C’était dans ces moments là qu’elle ne regrettait pas d’avoir passé toutes ces années enfermée dans sa chambre comme une ermite. A cet instant elle aurait d’ailleurs tout fait pour y retourner et ne plus voir la face rougeaude du molosse qui lui postillonnait au visage en réclamant un ton plus correct. L’adolescente qui arrivait au terme de sa patience s’apprêtait à lui cracher quelques remarques bien senties au visage avant d’appeler Mary mais James la prit de vitesse. La vue de leur ennemi rétréci et ridicule était si jouissive qu’elle réussi à tirer un sourire à la phobophobe, même s’il tenait plus du rictus féroce qu’autre chose.

Son comparse ne perdit pas une seconde et se saisit de la peluche, une main plaquée sur sa bouche couturée pour ne pas qu’il hurle. Tant de bonnes initiatives d’un coup faisaient monter l’adolescent en flèche dans l’estime de Dak’, mais l’ascension s’arrêta brutalement lorsqu’il paniqua en revenant à son statut de suiveur. Bon, c’était déjà mieux que rien.

- Et bien on ent… commença la blondinette avant de s’arrêter net.

Jules venait de faire place à James, transformation qui n’était pas vraiment pour le goût de l’adolescente. Même s’il était plus vif il avait aussi tendance à agir sur des coups de tête ce qui pourrait se révéler gênant dans de multiples situations. Mais le mal étant fait elle se contenta de pousser un soupir de dépit, une ride de contrariété creusant son front.

- Bon. Je suppose qu’on continuera tous les deux.

Elle haussa les épaules et se tourna vers l’épais rideau rouge avant de l’écarter d’une main pour jeter un œil de l’autre côté avec prudence. Son geste dévoilait une sorte de hall marbré qui donnait sur deux différents salons au rez-de-chaussée mais aussi à l’étage par le biais d’un escalier imposant. De nombreuses tentures pourpres, vases, tableaux et cheminée où brûlait un feu soutenu rendait l’endroit chaleureux mais aussi étrangement lubrique. Un nouveau regard aux tableaux fit penser à Dakota que c’était peut-être principalement à cause du manque de vêtements des gens y étant représentés. La pièce était complètement vide mais des voix provenaient du reste de la bâtisse, nourrissant la réticence de la gamine à quitter l’entrée. Et si jamais elle se mettait à avoir peur d’avoir peur de se faire avoir ?

Elle n’eut néanmoins pas à réfléchir très longtemps pour arriver à la conclusion que les gens se trouvant ici avait bien autre chose à faire que de s’intéresser à deux pauvres esclaves, sans parler du fait qu’elle n’avait pas à s’inquiéter d’être trouvée vu qu’elle désirait justement mettre la main sur quelqu’un.

- CQFD, murmura-t-elle pour elle-même avant de passer le rideau et de faire quelques pas sur le tapis épais qui couvrait le sol.

L’adolescente fit signe à Jules de mettre la peluche dans une armoire histoire qu’elle ne gène pas leur progression puis s’avança vers l’escalier… avant de s’arrêter, horrifiée. Une sorte de tourbillon de lumière orangée, ricanant, venait de venir dont ne sait où, lui tourner autour et la revêtir de… d’un truc. Elle ne savait pas exactement ce qui la recouvrait mais vu la tête que tirait son compagnon ça devait être quelque chose, même si de son côté il n’avait rien à lui envier. Pourquoi portait-il donc une sorte de déguisement de sorcière coquine ? La tenue courte et rose était ridicule, et d’où tenait-il ce balai ?! Elle avait beau être à Dreamland depuis un moment elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle ne se ferait jamais à ce genre de bizarrerie. Ca lui rappelait le phénomène qui l’avait poussé à chanter comme tout droit sortie d’une comédie musicale un mois auparavant. C’était le genre de choses qu’il valait mieux ignorer jusqu’à ce que ça passe. Et Dakota se sentait capable de le faire avec dignité… du moins jusqu’à ce qu’elle croise son reflet dans l’immense glace qui surplombait la cheminée.

Spoiler:
 

Les yeux ronds, encore plus blême qu’à l’accoutumée elle n’arrivait pas à détourner le regard de cette humiliation. Cette sorte de « chapeau », ces gros sacs roses sur ses pieds, ce rose de la tête au pied, uniquement des détails ramenant à une unique réalité. Elle portait un costume de bite. Elle. Dakota Earnshow, héritière de la multinationale du même nom et dont le QI faisait rager n’importe qui. Elle était si mortifiée qu’elle ne savait pas comment réagir, elle finit néanmoins par se tourner avec lenteur vers son ami après quelques secondes, la bouche sèche.

- Dis moi que je ne porte pas ce que je crois porter. S’il-te-plait.

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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Lun 1 Nov - 14:45

Une étrange femme faisait claquer ses talons d'un pas vif le long du couloir satiné de rouge. Tout n'était que luxure ici, lumière tamisée, tapisseries évocatrices, meubles confortables pour plusieurs personnes. Cette étrange femme évitait de se montrer en publique, c'est pour cela que lorsqu'elle se rendit compte que deux gamins discutaient dans l'antichambre – mais que faisait le garde ?! - elle prit un autre chemin, pour contourner l'obstacle. Quoique... un détail l'avait choqué. Elle fit marche arrière et d'un voix chevrotante elle lança aux deux costumés :

« Je n'ai pas le souvenir d'avoir engagé des gamins, pour une animation que nous avons déjà fait l'année dernière il me semble. Enlevez moi ces costumes ridicules et venez dans mon bureau. »

Elle repartit d'un pas vif. Dakota et James purent se rendre compte que ce n'étaient pas ses talons qui claquaient au sol, c'étaient ses sabots. Cette étrange femme en tailleur avait des jambes fort velues, et des petites cornes élégantes au somment de son crâne. Au bout de deux minutes, elle parvint enfin à son bureau. Elle s'assit derrière son bureau, prête à passer un savon à ses employés.
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Lun 1 Nov - 20:55

Jules haussa un sourcil suite à la gueule que tirait Dakota. Apparemment elle était pas contente de le voir. Et bien tant pis pour elle, elle devrait faire avec. Tenant toujours la peluche mais cette fois ci plus durement, l'adolescent suivit la blondinette à travers le rideau rouge et dans l'immense bâtiment. Il se débarrassa du jouet dans la cheminée, tant qu'à faire plutôt que dans une armoire au moins il ferait moins de bruit.
Le duo arriva au pied des escaliers et ce qui suivit fut encore plus inimaginable que tout ce qu'il avait pu imaginé. Dakota était maintenant vêtu d'un costume en un rien hors sujet puisqu'il s'agissait d'un pénis. Ce qui fit pouffer l'adolescent, sans savoir que lui aussi avait été transformé. Ce n'est que lorsqu'il vit son reflet dans le même miroir dans lequel la gamine s'était vu qu'il en prit connaissance.

Spoiler:
 
C'était tout simplement immonde. Moins que se balader en bite humaine mais tout ce rose et puis ce bouton sur le nez. Et ce balai , bon ca encore ca allait, c'était toujours utile pour se barrer. Mais merde quoi...

- Ah si...

Mais il avait pas le choix de faire avec, encore un débile qui avait usé de son pouvoir sans lui demander la permission. Heureusement cette fois ci il n'y avait pas de beau gosse à l'horizon susceptible de lui piquer son meilleur ami.
Pour ne rien arranger à leur situation une femme, du moins une pseudo, vint leur crier dessus les invitant à la suivre dans leur bureau. Quelle chance...il devait s'agir de Fifille. Jules regarda Dakota et haussa les épaules avant de suivre la satyre , en essayant d'enlever son chapeau mais celui ci semblait coller à sa tête comme une seconde peau. Génial.
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Dakota Earnshow
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MessageSujet: Re: Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre   Mer 3 Nov - 12:45

Vu la réaction la totalement dénuée de compassion de Jules, ni le reflet dans la glace ni les sensations du tissu autour d’elle étaient factices. Ça aurait été utopique de le penser mais devant la montagne de honte qui menaçait de tomber sur ses frêles épaules Dakota avait voulu y croire, pour n’être que mieux déçue ensuite. Bon, soit. Il suffisait d’enlever ce costume non ? Elle attrapa à deux mains le gland qui lui servait de chapeau et tira, tira de toutes ses forces jusqu’à avoir l’impression de se décoller le cuir chevelu mais rien ne se passa. On aurait dit qu’un petit rigolo avait enduit l’intérieur de super glu. La blondinette poussa un soupir qui fut interrompu par le bruit de talons qui se rapprochaient. C’était probablement une fille qui travaillait ici et qui pourrait les informer, mais elle ne les prendrait probablement pas au sérieux dans un tel accoutrement. Un simple regard vers les jambes poilues de son camarade qui dépassaient de sa jupe rose lui fit hocher la tête. Oui, aucune chance.

Lorsque la femme émergea dans l’antichambre pour leur lancer une remarque désagréable suivit d’un ordre, la gamine se rendit compte de deux choses. Non seulement cette fille devait être la patronne et non une employée, mais de plus… c’était Fifille. Ou du moins une satyre mais il y avait peu de chances que deux humanoïdes travaillent dans le même établissement, surtout s’ils étaient considérés comme des sous-hommes par la population locale. Elle les avait apparemment prit pour des employés et Dak’ se décida bien vite à profiter de cette opportunité, emboitant le pas à son camarade. Elle était couverte de ridicule mais le destin avait décidé de lui filer un petit coup de pouce, les deux étaient peut-être même liés. Vu sous cet angle être une bite humaine la dérangeait beaucoup moins, devenant presque supportable pour son orgueil démesuré.

Elle suivit du mieux qu’elle put la satyre en tailleur, gênée dans ses mouvements par son costume. Elle n’atteignit d’ailleurs le bureau qu’une bonne minute après que la responsable de la guerre des clans locale n’y soit rentrée. Jules était déjà à l’intérieur, Dakota pénétra donc dans la pièce pour s’arrêter sur le pas de la porte, son visage sérieux contrastant de manière comique avec sa tenue. Elle s’éclaircit bruyamment la gorge et se mit à parler de sa voix monocorde, franchement blasée :

- Désolé, j’ai bien essayé de l’enlever mais quelqu’un a mit de la colle dedans, je pense.

Elle fit deux pas en avant, ferma la porte derrière elle et se décida à entrer dans le vif du sujet.

- Nous sommes d’ailleurs bien là pour le travail, mais ce n’est pas vous qui nous employez. Vous êtes bien Fifille, la fille du chef des satyres Panpan ?

Dakota planta son regard glacé dans les yeux de la satyre, conservant son apparence de marbre. Elle embraya aussitôt pour ne pas laisser à leur « cible » le loisir de nier et de les mettre dehors par la force. Enfin si c’était encore possible avec le vigile qui se consumait dans la cheminée.

- A l’heure actuelle, votre père vous croit mort. Il est persuadé que votre décès est dû à Tyrano de Bergerac et par conséquent s’est mit en tête de brûler son domaine, ses esclaves, avant de le pendre par les tripes. A cause de ce conflit stérile et sans fondement, il y a déjà eut des blessés des deux côtés dont votre frère Subrogation. Nous sommes donc ici afin de mettre un terme à tout ça. Nous savons bien que vous en voulez probablement à notre maitre pour ce qui s’est passé, mais la situation dépasse aujourd’hui l’entendement et j’aime à penser que vous désirez autant que nous mettre un terme à cette folie.

L’adolescente s’arrêta, reprenant sa respiration tout en jouant avec le tissu rose de la sorte de robe qui la couvrait. Elle espérait que même rancunière la satyre comprenne et leur vienne en aide, au moins pour sa famille. Elle avait volontairement joué sur la corde sensible en parlant de son frère et espérait ne pas l’avoir fait pour rien. Ce genre d’argument ne marchait pas pour elle, mais elle savait bien qu’il n’était pas sans effet sur la plupart des individus. L’amour de la famille était obscur, mais réel. Il n’y avait plus qu’à attendre que la magie opère.

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Les traitres d'un côté, les fidèles de l'autre

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