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 L'ambition de Bénificcus

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Dr. Parkinson
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MessageSujet: L'ambition de Bénificcus   Ven 18 Juin - 12:25

« Oh uui oh uui oh uui ! »

Bénificcus trépignait d'impatience, de joie, et de tout et n'importe quoi. Il était drôle de voir cette masse parfaitement ronde qui dépassait facilement les 120 kg, sautiller et siffloter conne une gamine dans sa toge rose. Des idées le traversaient de toutes parts, comment n'y avait-il pas pensé avant ! Un spectacle dramatique, plein de suspense, de passion ! Ca allait déchaîner les foules ! Il regarda une nouvelle fois ses nouvelles acquisitions. Quatre filles, un garçon et un... truc.

« Hey, comment tu t'appelles déjà ? Hein ? Yoru ? D'accord ! »

C'est vrai que la main d'oeuvre coûtait cher pour entretenir le Colisée, surtout les lendemains de grands spectacles. Heureusement que les gens étaient prêts à payer pour assister aux spectacles publiques. Et puis il y avait ces salauds de gladiateurs qui avaient fait grève : plus d'argents, une prime de risque, un capital décès pour l'éventuelle famille et des femmes ou hommes pour se détendre après les combats... Peuh !
Autant de soucis qui s'étaient envolés à l'achat de ces esclaves. Béneficcus était aux anges, il avait dépensé beaucoup d'argent certes, mais celui-ci serait vite amorti.

« Bien, vuus allez commencer par vuus présenter, et après vuus allez vuus atteler à vos tâches de l'après-midi : Ah, il y a tant à faire, comme nettoyer les écuries, brosser les ânes, décrotter les bottes du personnel, nettoyer les gradins, et réconforter les gladiateurs ! Ah que vuus êtes chanceux. Moi j'ai tellement de responsabilités. Allez hop ! On s'active ! »

Les grandes écuries du Colisée étaient constitués de divers box, une partie abritait des chevaux de courses magnifiques et musclés, mais légèrement farouche, une autre était habitée par une race d'âne particulière, l'âne salace. L'écurie entière était tapissé de foin et de terre retournée, et fertilisée à la fiente de canasson. Il y avait diverses outils, dont des fourches, des bêches et des pelles contre un mur, et des brouettes. Autant dire qu'il y avait des armes à votre disposition, mais cette arène n'avait pas vraiment besoin de gardiens... il y avait suffisamment de gladiateur pour mener une guerre dont ils sortiraient probablement vainqueurs.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 23 Juin - 16:22

Si il n’y avait pas eut les regards des passant pour la détailler comme un animal sans une once de dignité, la manière de Benificcus d’exprimer sa joie aurait peut-être pu dérider la jeune necrophobe qui ne quittait plus son expression morne. La petite file, précédée par son acheteur en toge rose gai comme un pinçon, atteint un grand colisée où ils furent enfin libérés des entraves qui les reliaient. Plus par reflexe que par nécessité, Melena se massait le cou de ses deux mains en observant Jade se tourner vers elle. L’irlandaise voulut lui faire un petit sourire de soutien, mais le regard haineux d’Elie vint lui éclater à la figure en un flash qui la fit se détourner vers Benificcus, qui énonçait les tâches à accomplir avec le même sourire qui ne semblait n’appartenir qu’à lui. Au fur et à mesure qu’il parlait, le visage impassible de la brunette avait de plus en plus de mal à ne pas trahir révolte qu’elle étouffait depuis un moment. Elle aurait voulut crier quelque chose chose « Non mais tu rêves ?! Et pendant qu’on fait les bonniches tu seras occupé à siffloter avec sa rue dans ta robe rose c’est ça ?! » mais en vérité, c’est réellement ce qui allait se passer, c’est pour cela qu’ils avaient été acheté.

- Melena Autumn. Répondit-elle froidement. Et j’opte pour les écuries, je préfère nettoyer la merde des ânes plutôt que celle des habitants de cette ville et il est hors de question que je m’occupe des gladiateurs.

La jeune fille questionna Jade du regard pour lui demander de ne pas la laisser tomber. Elles se firent indiquer les box puis quittèrent hâtivement la compagnie irritante de leur acheteur. Il régnait une chaleur étouffante malgré les tenues minimalistes et la peau blafarde de l’adolescente n’appréciait qu’à moitié les morsures impitoyables du soleil sextusien. Déjà, la sueur perlait dans sa nuque, l’incitant à s’attacher les cheveux en chignon rapide pour la dégager.

Malgré toute sa détermination à sauver les apparences, la necrophobe ne put réprimer une grimace de dégout quand elle fut parvenue à destination et que l’odeur pestilentielle qui s’en dégageait lui empli les narines. Elle pénétra l’écurie presque en apnée et balaya d’un œil circulaire l’étendue de la tâche qu’il allait falloir accomplir. Contre un mur se tenaient tous les outils nécessaires. Melena s’en approcha doucement, quelques idées vagues fleurissantes dans son esprit indomptable qui n’arrivait manifestement pas à se résigner à sa condition d’esclave. Quand son amie l’eut rejoint, elle se pencha au dessus de son oreille.

- Tu vois, ces outils pourront facilement nous servir d’armes… et on les a à disposition. Et…, elle fit un geste bref du pouce vers les chevaux de courses imposants qui regardaient les nouvelles d’un air curieux. On a même des moyens de transports. Il suffit juste de bien prévoir notre coup, et on pourra s’échapper d’ici ! T’en penses quoi ?

Sans attendre, l’adolescente revigorée par ses bribes de plan saisit une fourche avec dans l’idée de se mettre au travail. Elle prit une brouette avec elle et ouvrit précautionneusement un box où logeait un superbe cheval à robe blanche occupé à manger du foin dans un coin. Melena resta un moment figée dans l’entrée, surprise par la taille et la silhouette de l’animal. Il semblait largement assez puissant pour la piétiner sans merci si jamais elle était prise sous ses coups de sabots, et cette idée n’était pas pour la rassurer ; on ne savait jamais dans ce monde, peut-être que les animaux aussi étaient fous.
Sans quitter la bête des yeux, elle s’approcha lentement autant pour être prête à réagir vite que pour ne pas l’effrayer – ou l’énerver – puis elle se mit à fouiller la paille sèche à la recherche du crottin qu’elles étaient sensées nettoyer. Comme il fallait s’y attendre, ses pieds chaussés de ballerines blanches s’enfonçaient dans la paille, qui lui démangeait alors désagréablement les chevilles. Quand l’irlandaise trouvait ce qu’elle cherchait, son trésor se retrouvait illico dans la brouette et elle recommençait sa quête, pour l’instant en prenant soin de ne pas déranger le cheval gourmand qui n’avait pas cessé de manger.

Jade semblait s’être mise à la tâche dans le box voisin. Melena aurait voulut briser le silence ; ou en tout cas, se distraire avec autre chose que le bruit des fourches ; mais qu’avait-elle à dire ? Dans le monde réel, ce serait le moment rêvé pour deux amies de toujours - libres - de se partager les derniers ragots, de s’échanger leurs secrets les plus neufs, et de rire de tout et de rien pour travailler en s’amusant, selon la devise de Marie Poppins’. Mais le fait est que les deux adolescentes se connaissaient depuis moins de 48h, qu’elles étaient des captives sans aucun commérage à échanger et que rien ne saurait les faire rire assez pour dissiper les points négatifs de leur situation.
Après avoir confié à sa brouette un nouveau crottin, la necrophobe planta sa fourche dans la paille de manière à s’y appuyer, essuya du dos de sa main son front déjà humide.

- Dis-moi… Ta… jumelle, elle a quelque chose contre moi ?

Qu’est-ce qui l’avait poussé à poser cette question ? Elle-même n’en était pas bien sûre. D’ordinaire, l’opinion des autres ne lui important pas plus que les chaussettes de l’archiduchesse, mais… apparemment, dreamland exposait les choses différemment. Peut-être que c’était simplement le fait de voir de la haine à son égard sur son seul visage ami qui la tracassait au point d’avoir peur de la voir apparaitre sur les traits de Jade. Dans un soupir, Melena jeta un regard à l’extérieur. Il faisait magnifiquement beau… mais elle était esclave.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 24 Juin - 20:01

La vue du corps rond comme une bille de Benificcus qui sautillait en jubilant était un spectacle hypnotique, même pour Jade qui avait déjà eut le loisir d’observer le phénomène. Le ventre du bonhomme ne semblait pas soumis à la gravité, il avait l’air d’être soutenu par des muscles invisibles, dressé comme les seins siliconées des nanas sur les couvertures du magazine Playboy. Ses sautillements l’avait entrainé, lui ainsi que ses esclaves fraichement acquis, vers l’écurie du colisée qui empestait littéralement. Il leur énonça brièvement les différents travaux à accomplir avant de leur demander de passer la seconde.

- Vous savez très bien qui je suis, mais si ça vous fait plaisir je vais me présenter de nouveau : je m’appelle Jade Martins. Et je suivrais Melena.

Sur ces brèves paroles motivées par le regard interrogateur de l’irlandaise, et lui emboita le pas jusqu’au tas d’outils qui les attendaient sagement dans un coin de la pièce. Elle préférait largement ce genre de tâches à ce qu’elle avait dû faire lors des festivités de la ville. Tant qu’on ne la ferait pas monter dans un char, sur un bateau pour une bataille navale ou se battre contre une chimère elle était prête à toutes les bases besognes.

La réaction que sa camarade avait eu à la vue des fourches et des pelles était bien compréhensible, des objets qui pouvaient se révéler utiles pour une évasion. Sauf que… le fait de leur fournir de tels outils et l’absence de gardes rendaient la chose trop… facile. Et même carrément louche. Après tout ça donnait presque l’impression qu’ils pouvaient sortir de là aussi facilement qu’ils y étaient entrés. Vu le prix qu’ils avaient couté cette option était improbable, c’était donc que l’endroit recelait des défenses et la brunette n’avait aucune envie de se retrouver face à un monstre ou une troupe de gladiateurs aux muscles huilés dans sa fuite.

Elle répondit donc avec une moue circonspecte tout en attrapant une fourche, sans regarder la nécrophobe dans les yeux de peur de voir dans ses yeux gris qu’elle passait pour une lâche :

- Je crois que si c’était si facile, on serait une bande de cocus. Rien n’est simple ici, dans ce monde. J’ai déjà bossé ici, et si tu savais ce que j’ai dû combattre tu te poserais deux fois la question, quant à partir sur un coup de tête juste parce qu’on a à disposition des fourches et des chevaux qu’on ne sait même pas monter.

Elle jeta un regard dans un coin de l’écurie où s’entassaient des chars, vue qui lui permit d’ajouter à peine audible :

- En plus y’a pas de selles, monter ces trucs à cru c’est même pas la peine, je tiens à la vie.

Jade pénétra dans un box et poussa doucement la bête imposante qui l’empêchait de faire son boulot. Une fois la fière monture reléguée dans un coin, elle se mit à ramasser les crottins pour les fourrer dans une brouette à l’instar de Melena qui ne semblait pas avoir été démontée par ses remarques pessimistes, mais néanmoins réalistes. Peu habituée au travail manuel il ne fallut pas longtemps avant que son corps de se couvre de sueur et que ses muscles deviennent douloureux. D’ailleurs elle était prête à parier que des ampoules naitraient bientôt sur ses mains blanches pour parfaire le tout.

La douleur qui envahissait son corps était lancinante et ajoutée à la chaleur qui troublait sa vue elle en oubliait presque sa condition d’esclave, se contentant de penser à sa prochaine brouettée dans un silence maussade. Un box finit on passait à l’autre, on allait vider sa récolte sur le tas de fumier quand ça s’imposait et elle aurait pu continuer ainsi longtemps dans le mutisme, mais sa camarade en avait décidé autrement.

- Bah… elle s’accorda quelques secondes de réflexion avant de soupirer, Elle a quelque chose contre à peu près tout le monde. Elle aimait pas Maxim parce que… elle était persuadée que je m’intéressais à lui, elle aimait pas Lily parce qu’elles avaient des caractères incompatibles, elle aimait pas… pas grand monde. Elle trouve toujours une bonne raison.

A l’évocation du scarifié le visage de Jade avait tourné au rouge pivoine, une chance que Melena ne l’ai pas vu à cet instant. Changer de sujet devenait pressant, l’adolescente se mit donc à raconter sa vie pour détourner l’attention d’un sujet qui la mettait mal à l’aise étant donné qu’elle ne comprenait pas elle-même ses propres sentiment. Un simple coup d’œil à l’étalon à ses côtés, le nez dans son auge lui servit une idée de discussion sur un plateau.

- Ça me fait bizarre, quand j’étais plus jeune j’adorais les chevaux ! Je voulais en faire mais mes parents me disaient qu’ils n’avaient pas les moyens, que c’était un sport de riches, et il a fallut que j’arrive à Dreamland pour pouvoir en voir de si près. Je me rappelle encore comme je les avais harcelé pendant des semaines pour avoir un poney, comme on réclame une poupée. J’étais capricieuse non ?

Elle éclata de rire tout en prenant une pause, s’asseyant contre le mur pour souffler un peu.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 24 Juin - 21:30

Le labeur se poursuivait toujours, à tel point que Melena avait l’impression que l’on rajoutait des box au fur et à mesure qu’elles les nettoyaient. A l’évocation de Maxim, son cœur s’était pincé et elle s’était mordue la lèvre inférieure pour retenir tout autre débordement émotionnel qui serait sans doute malvenu. C’était tellement évidement que son amie était hétérosexuelle qu’elle s’en voulait de s’être laissé aller à l’attirance inexplicable qui avait naquit sur le Slavedog Millionnaire. Elle aurait été trop chanceuse de tomber comme par hasard sur une autre adolescente qui aimait les femmes, et comme l’irlandaise le savait depuis déjà plusieurs années, la chance avait très souvent oublié de lui verser un peu de sa substance sur la tête. Le silence qui était retombé était tellement lourd que la necrophobe était plus que reconnaissante à Jade d’avoir embrayé sur un autre sujet qui lui permettait de reléguer au second plan ses questionnements amoureux en l’occurrence très loin d’être les bienvenus.

- C’est vrai que c’est super les chevaux, acquiesça-t-elle avec un sourire, j’aime beaucoup les animaux en général en fait. Moi c’est pour avoir un chat que j’ai harcelé ma mère pendant de nombreuses années. Elle n’a jamais voulu, mais je passais beaucoup de temps dans une forêt tout près de chez moi… et il y avait un petit chat que je retrouvais souvent là-bas… j’avais fini par l’appeler Gribouille parce qu’il était tout blanc et continuellement sale…

Le regard dans le vague, la jeune fille s’arrêta une nouvelle fois pour essuyer son front couvert de sueur. Son organisme habitué aux températures britanniques trouvait intolérable une chaleur aussi étouffante et elle priait intérieurement que Benificcus laisserait ses esclaves profiter de bonnes douches, sans quoi elle serait capable de commettre un meurtre en échange d’un peu de fraicheur.

- N’empêche que je trouve plus sain de faire un caprice pour un poney que pour un jeu vidéo par exemple. Mais ça n’engage que moi.

A son tour, elle avait eut un bref éclat de rire ; et puisqu’elle venait de terminer son box, elle posa sa fourche contre sa brouette et se rendit aux cotés de la psychotique qui souriait encore à l’évocation de ses souvenirs. La lumière qui parvenait jusqu’à elle luisait sur sa peau humide, alors qu’elle se massait doucement les bras pour récupérer. Melena aussi commençait à ressentir des courbatures, mais il faut croire que les interminables séances de lessive sur le bateau de Georges Mikles l’avaient endurci plus qu’il n’y paraissait. L’irlandaise s’assit aux cotés de Jade et débarrassa de ses jambes quelques brins de pailles restés collés par la sueur avant de reprendre la parole.

- En fait… Tu as quel âge ? Tu faisais quoi dans le monde réel ?

Elle fit une petite pause, chassant un souvenir douloureux qui frappait à sa porte.

- Moi j’ai 17 ans… j’étais fin de cycle secondaire. Heu… j’habitais à Londres… je ne sais pas si chez toi, le système était identique. J’étais juste en vacances à San Francisco pour voir un peu de famille… j’ai eut une petite crise phobique après avoir manqué de me faire écraser par une voiture… voilà comment j’me suis retrouvé chez Parkinson plus ou moins pour quelques séances "d’essais"…

Melena poussa un soupir. Tous ces souvenirs lui paraissaient tellement lointains, comme si elle avait vécu une autre vie dont elle percevait les réminiscences. Quelque part, c’était exactement le cas. A Dreamland, elle n’était plus une adolescente lambda qui tissait son petit train train d’existence en faisant avec sa maladie comme d’autres personnes vivaient bien avec des soucis différents. Elle était désormais une voyageuse, une créature qui sortait de l’ordinaire, pour l’heure réduite en esclavage pour le simple fait de sa nature.

- C’est un peu bête non ? Ajouta la jeune fille en se grattant une cuisse.

Elle eut un petit sourire avant de défaire son chignon pour renouer ses cheveux plus serrés. Ce petit instant d’échange lui ferait presque oublier la colère qu’elle ressentait avant de commencer son travail.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 24 Juin - 22:13

Le fait de se poser n’avait que lui donner encore plus chaud et elle ruisselait maintenant littéralement. Les voiles translucides qui composaient ses vêtements collaient à sa peau en une vague parodie des blondes en t-shirt mouillé à la plage, à la différence que même sans eau ses vêtements permettaient déjà de la détailler sans pudeur. Tout en coinçant quelques mèches de cheveux rebelles elle tendait une oreille au babillage de Melena qui semblait enfin souffler un peu.

La conversation tournait vers des sujet tellement classique que Jade avait l’impression d’être de retour à la maison, discutant avec l’une de ses amies comme si de rien n’était. L’irlandaise semblait s’épanouir au fur et à mesure que son flot de paroles se déversait, comme quelqu’un n’ayant jamais eu l’occasion de parler et qui trouvait brusquement une oreille amie. Son rire était clair et lui rappelait celui d’Amber, pensée qui tira un sourire nostalgique à la brunette qui soupira, laissant tomber sa tête sur l’épaule de son amie avec tout le naturel du monde.

- J’ai aussi 17 ans, je suis au 12ème grade… même si ça ne veut probablement pas dire grand-chose pour toi ! Je suis une américaine, de San Francisco… j’ai pas eu besoin d’aller bien loin pour trouver Parkinson. C’est mes parents qui m’y ont envoyé, parce que mes crises de dédoublement de personnalité devenait assez embarrassantes, et dangereuses. Si je les tenais tu peux être sûr qu’ils passeraient un mauvais quart d’heure, quelle idée franchement, quand on voit où ça m’a mené !

A la question de Melena elle haussa les épaules, dans une mimique d’étonnement sincère. Bête ? Mais en quoi ? Ils étaient bien tous aussi bêtes les uns que les autres alors, si rendre visite au docteur était un signe de stupidité.

- Nan c’est pas bête du tout ! Et puis tu sais je ne suis pas vraiment en position de juger la condition mentale de qui que ce soit !

Jade fut à nouveau secouée d’un rire bref qui fit cascader sa chevelure brune sur ses épaules. En levant de nouveau les yeux elle se rendit compte que l’irlandaise avec encore de la paille dans les cheveux, elle se pencha alors sans réfléchir vers elle, son visage à quelques centimètres du sien avec un air concentré. On aurait presque cru qu’elle allait l’embrasser… mais elle se contenta d’ôter une herbe et de reprendre sa place avec un air satisfait, jetant le fétu sur le sol avec négligence.

- Ces trucs ça se glisse partout, une vraie plaie ! Bref, qu’est-ce qu’on disait déjà… ah oui, on parlait de nos « vraies » vies.

Elle avait fait le signe des guillemets avec ses mains, son regard signifiant bien que Dreamland restait malgré tout bien trop réel à son goût.

- Avant d’aller chez Parki ma vie était quand même relativement normale. Des amies, des sorties et les éternelles histoires de cœur… quoi que, je n’ai jamais eu de vraie relation. Je finissais toujours par me sentir menacée et Elie se chargeait bien de les faire fuir à sa manière. Je crois qu’à San Francisco je suis ni plus ni moins vouée au célibat jusqu’à ce que mon problème soit réglé. Triste hein ? Destinée à finir vieille fille, entourée de ses chats… je t’engagerais pour me fournir des gribouilles si ça te dit !

Un coup d’œil rapide à sa montre l’informa que le temps filait et que si quelqu’un passait en les regardant discuter de la pluie et du beau temps ça allait chauffer pour leurs miches, elle se mit donc debout avant de s’étirer longuement ce qui causa une série de craquements qui lui tira une grimace.

Jade attrapa alors sa fourche, ses mains rendues sensibles n’apprécièrent d’ailleurs pas ce contact mais ça ne l’empêcha pas d’entrer dans un box pour reprendre le boulot. Elle justifia sa réaction par l’évocation d’un souvenir qui était loin de donner envie :

- On ferait mieux de s’y remettre, parce que je le connais le Benifficus. Avec ses expressions imagées comme « enfilez ça ou je vous enfile », j’ai pas vraiment envie de tester sa patience.

La bonne jumelle força donc ses muscles endoloris à se remettre en mouvement, de manière si machinale qu’elle ne sentait presque plus la douleur. Elle avait beau être resté plusieurs semaines sur le SM, éplucher des patates et faire la vaisselle était loin de l’avoir musclé, malheureusement. Mais travailler n’était pas une raison de se taire, d’ailleurs ça rendait ses efforts plus faciles à supporter.

- Dire que je me plaignais quand on devait faire un tour de stade, les profs d’EPS n’ont qu’a en prendre de la graine ! Ce sont des p’tits joueurs à côté des Dreamlandiens…
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Jeu 24 Juin - 23:27

Avant de répondre, Jade avait laissé sa tête tomber sur son épaule avec un naturel déconcertant. Perdue dans ses pensées qui cherchaient avec peine à retrouver une référence dans sa vie réelle qui aurait un jour fait preuve de la même proximité amicale que la psychotique, Melena ne fut ramenée sur terre que lorsque sa comparse eut un bref éclat de rire avant de se pencher vers elle. La necrophobe prise au dépourvu se raidit en retenant son souffle, son cœur battant si fort qu’elle était persuadée qu’on pourrait voir sa bande de tissu sursauter à chacun des coups. Ses sens soudain si aiguisés que la moindre goutte de sueur roulant sur la peau blême lui procurait un léger frisson, l’adolescente ferma les yeux dans l’attente de l’inévitable rencontre avec les lèvres de Jade. Quand elle sentit son amie s’éloigner, l’irlandaise rouvrit les paupières pour constater avec déception la mine satisfaite de la brunette qui jetait un fétu de paille sur le sol. Honteuse de s’être autant montée à la tête pour si peu, Melena dû rougir sensiblement en détournant les yeux pour se découvrir une soudaine fascination pour sa brouette au quart pleine de crottin de cheval. Contrainte de regarder à nouveau son amie quand elle reprit la parole, elle ne put cette fois éviter d’être captivée par son corps moulé par ses voiles trempés et détacha ses cheveux pour que leur masse sombre vienne masquer ses joues rosies.

Un autre pincement piqua son cœur quand Jade évoqua sa vie d’adolescente apparemment nettement plus remplie que celle de la necrophobe. Toujours sous le choc de sa méprise amoureuse, la voix de cette dernière semblait s’être figée sur off. Elle se mit debout à la suite de sa comparse et fit avancer sa brouette jusqu’au box qui jouxtait le sien, obligée de remuser plusieurs fois les lèvres avant d’enfin pouvoir acquiescer sa remarque sur les professeurs d’EPS.

En vérité, Melena était gênée d’évoquer sa propre vie, qui lui apparaissait aussi vide que les gradins du colisée à cette heure. Mais elle n’avait jamais eut d’amie proche, ni de confidente ; et dans une situation pareille, si elle n’attribuait pas ce rôle à Jade, alors personne n’aurait jamais l’occasion de prêter ses oreilles aux récits personnels de la jeune irlandaise.

- Moi en fait je… je ne me suis jamais vraiment bien entendu avec les gens de mon âge… avec les gens tout court en fait. J’étais un peu toujours celle qu’on mettait à l’écart, celle qu’on utilisait comme bouc émissaire ou sur laquelle on testait de « superbes » farces… avec le temps, j’ai appris à ne pas me laisser faire et à rendre coup pour coup ce qu’on me faisait…

Elle eut un nouveau rire, comme si cet œil objectif sur sa propre personnalité lui laissait voir la scène d’une œil amusant.

- Je t’accorde que ce n’était peut-être pas le plus louable et que je n’y ai gagné qu’à caractère de cochon insupportable… le jour où j’ai envoyé une camarade de classe à l’hôpital pour lui avoir sérieusement ouvert l’arcade sourcilière avec un coup de règle – je devais avoir 12 ou 13 ans – on a fini par me laisser tranquille… mais j’en étais pas moins seule.

Melena marqua un silence, une désagréable sensation descendant le long de son dos. Ce n’était peut-être pas la meilleure des choses pour liée une amitié que de raconter comment elle répliquait aux personnes qui entrait en conflit avec elle… mais cette épisode lui avait échappé dans son flot de parole. Elle n’avait que très rarement eut l’occasion de parler d’elle à d’autres personnes… peut-être si rarement qu’on pourrait les compter sur les doigts de la main ; elle se laissait emporter dans son calme serein du moment, qui tempérait les ardeurs colériques qu’elle n’avait cessé de voir flamboyer en elle depuis son arrivée à Dreamland. Elle-même avait oublié comme parfois, elle pouvait se montrer sociable et gentille si on lui en laissait l’occasion.
Après une grosse prise de sa fourche qu’elle avait déversée dans sa brouette non, elle décida de poursuivre pour évoquer un passage critique mais sûrement obligatoire dans la discussion de deux adolescentes du même âge qui apprenaient à se connaitre.

- Je crois qu’amoureusement, je n’ai pas vraiment eut de chance non plus… ça ne m’a jamais passionné en fait… des quelques audacieux qui ont bravé mon caractère pour oser quelques approches, je n’en ai retenu qu’une fois… aux alentours de mes 15 ans… un type de deux ans plus vieux que moi qui a trop vite voulut me voir dans son lit… je me suis enfuie de chez lui avec ma chemise à moitié déboutonnée en fuyant du même coup toute autre trace de relation.

La necrophobe poussa un soupir coupée par un très bref éclat de rire.

- C’est pas un truc pour moi…

L’irlandaise retint sur le bout de ses lèvres sa fin de phrase qui consistait en « les mecs ». Elle estimait avoir déjà parlé plus que de raison pour en plus se permettre de sous-entendre son attirance féminine qui s’était affirmée d’année en année.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Ven 25 Juin - 0:50

Jade écoutait avec attention les paroles de Melena. Elle n’avait pas eu une vie facile apparemment, et l’impression d’être la première à qui elle venait se confier était probablement fondée. C’était triste, cette fille était gentille après tout, il y avait vraiment de quoi se demander ce qui avait motivé la méchanceté de ses camarades. C’était fou comme les enfants pouvaient être méchant entre eux. On disait toujours qu’ils étaient purs et innocents mais mon œil oui, on comprenait la vie bien assez tôt et ces démons en profitaient. Dieu seul savait comme les railleries de cours de récrée pouvaient être blessantes.

Pourtant Melena était plutôt jolie, elle n’avait pas de lunettes ce qui enlevait pas mal d’insultes faisant partie du registre des gosses… non vraiment, elle ne comprenait pas. La brunette agitait d’ailleurs la tête de gauche à droite tout en donnant des coups de fourche pour exprimer son incompréhension croissante.

- Pourtant t’es mignonne et gentille, je vois vraiment pas de quoi ils pouvaient se moquer…

C’était sûrement pour ça que l’irlandaise était autant étonnée de la conduite amicale de Jade. Enfin l’adolescente n’y pouvait pas grand-chose si elle n’avait rencontré que des imbéciles sur son chemin. D’ailleurs Jay laissa échapper un rire bref lorsque sa camarade raconta son altercation qui s’était réglée à coup de règle.

- Ce n’était que justice, comme dirait l’autre. Et puis je suis sûre que ça t’a fait du bien de te défouler !

L’adolescente jeta une nouvelle pelletée de crottin dans sa brouette et admira son travail. Elle avait enfin fini son dernier box, ce qui lui permit de ne pas rater une miette des aventures amoureuses de Melena maintenant qu’elle n’avait plus le grattement du métal sur le sol qui lui emplissait les oreilles. L’anecdote de la fuite à gilet ouvert fit perdre tout sourire à Jade dont le visage se rembrunit soudain. Les mecs… pas un pour rattraper l’autre. Ils pensaient tous avec leur queue, et quand c’était poussée à l’extrême ça donnait des Liam ou des types comme celui de l’histoire de son amie, bons pour le bûchers.

- Y’en a pas un pour rattraper l’autre, tous des cons…

**Sauf Maxim, n’est-ce pas ?**

A cette pensée la brunette prit une jolie teinte pivoine qu’elle tenta de masquer en filant vider sa brouette à l’extérieur le temps de retrouver des couleurs plus normales. Après avoir vidé sa récolte elle inspira et expira profondément plusieurs fois avant de revenir dans la pièce avec une foule d’efforts pour paraître naturelle. Elle leva même pathétiquement ses mains dans un sourire crispé en faisant le V de la victoire tout en s’exclamant :

- On a vaincu ! Plus qu’un coup de balais et on en a fini avec les écuries !

Aussitôt dit elle troqua fourche contre balais et se mit à faire voler la poussière plus ou moins dans le sens de la porte. Pas facile avec leur truc antiques… ils n’avaient jamais entendu parler de l’aspirateur ?!

- Je déteste faire le ménage… c’était toujours Amber qui le faisait, maniaque qu’elle était… ça m’arrangeait bien ! Mais bon depuis j’ai dû prendre le relais, bien obligée…

Se rendant compte qu’elle en avait trop dit, elle se tut brusquement tout en continuant de balayer en fixant le sol avec un intérêt nouveau. Elle se flagella mentale d’être trop bavarde, expédiant sa tâche au risque de la bâcler pour filer s’asperger le visage d’eau à une sorte de robinet fontaine qui trônait à un bout de la pièce. Le contact de l’eau glacé sur son visage la remit d’aplomb, et elle en profita pour boire un peu et éviter la déshydratation qui arrivait comme un cheval au galop.

Une fois rafraichie, désaltérée et les idées un peu plus claires elle s’assit une nouvelle fois au sol dans un soupir motivé par la fatigue, mais pas seulement.

- Bref, tout n’est pas négatif. Regarde… on s’est rencontré ! Tu es l’une des rares personnes qui m’acceptent en connaissant mon problème, et je suis l’une des seules personnes qui ne te martyrisent pas. C’était peut-être le destin, qui sait si ce monde ne nous réserve pas d’autres bonnes surprises au milieu de son horreur habituelle !
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Ven 25 Juin - 2:11

Melena achevait de ratisser son box alors que Jade fit sa remarque négative à l’égard des hommes. La necrophobe acquiesça d’un « je ne te le fais pas dire » plus ou moins noyé dans le bruit de la paille qu’on agitait alors que sa comparse filait dissimuler son teint rougi à l’extérieur avec sa brouette pleine de crottin pour lui fournir un alibi indiscutable. Pendant son absence, l’irlandaise essayait de détailler cette sensation qui se développait en elle de plus en plus depuis qu’elle parlait avec la psychotique ; ce petit fourmillement qui traduit une joie discrète, un bien-être, une nouveauté. Finalement, la brunette n’avait pas été choquée de son anecdote, ni ne s’était moquée de ses mésaventures. Pouvoir se confier avec la certitude d’être écoutée mais sans la crainte d’être raillée… voilà une chose que Melena avait dû venir chercher jusqu’à Dreamland. Son amie reparut avec une mine étrange, mais son exclamation eut pour effet de dessiner un sourire si sincère sur le visage de la necrophobe qu’elle en oublia de l’interroger.

A son tour, elle prit sa brouette pour l’entrainer à l’extérieur alors que Jade commençait à balayer l’intérieur. Elle n’en revenait pas… même le simple fait de sourire naturellement lui paraissait étranger ; pourtant, elle était bien. Ce temps à nettoyer des écuries en compagnie d’une amie l’avait complètement lavé des impressions colériques et hargneuses de tout ce qu’elle avait vécu jusqu’à lors… si sa tenue ridicule ne lui rappelait pas sa condition d’esclave, elle se serait presque crut dans un club équestre dans le monde réel, après une bonne séance d’équitation. Le soleil bien que brûlant sa peau pâle devait sûrement contribuer à sa manière aux ondes de bonne humeur qui se diffusait dans le corps de l’adolescente. Elle revint vite à l’écurie pour écouter Jade évoquer une certaine Amber. Quand celle-ci se fut tut, Melena aurait presque demandé plus de précisions si elle n’avait pas vu la mine fermée de sa comparse qui semblait noyer une peine refoulée dans son coup de balai vif. Compréhensive, et surtout se doutant que cette personne devait être liée à un évènement tragique qui avait boulversé la jeune fille, l’irlandaise suppléa rapidement le balayage en soutien à son amie, pour ensuite se mettre la tête sous le robinet et s’ouvrir le jet sur le crâne.

Le contact glacé la fit sursauter, avant de lui procurer un soulagement intense. Elle continuait de se rafraichir et de se désaltérer en écoutant attentivement les déclarations de la psychotique. Finalement, les cheveux trempés, le visage frais et des filets d’eau froide ruisselant sur son corps en sueur, Melena sourit à Jade sans la quitter de ses yeux clairs. Elle agita vivement ses mains mouillées pour l’éclabousser.

- Je suis d’accord avec toi !

Sans prévenir, la brunette rouvrit le robinet pour répliquer en aspergeant copieusement l’irlandaise. Après un instant de surprise, elle éclat de rire et fondit sur son amie pour la tenir par le poignet d’une main en lui balançant des giclés d’eau de l’autre. Finalement, les tentatives de dégagement de la psychotique eurent raison des forces de la necrophobe qui s’écroula sans cesser de laisser entendre son rire clair, qu’elle n’avait pour ainsi dire jamais jusqu’à ce jour laissé s’exprimer. Elle était allongée sur le dos, Sa chevelure noire en auréole, son voile bleu adhérant à son corps comme une deuxième peau et les tissus blancs de ses « vêtements » rendus eux aussi presque transparent par l’altercation mouillée des deux adolescentes. Comme si cela ne suffisait pas, Jade profita de cet instant de faiblesse pour remplir vivement le fond d’un sceau qu’elle balança sur son amie en guise de coup final. Melena bondit sur ses genoux pour saisir sa comparse hilare et l’entrainer au sol avec elle.

Si l’un des hommes du personnel du colisée passait dans le coin à cet instant, il trouverait deux brunettes esclaves affalées par terre en train de s’esclaffer comme des adolescentes après une bonne plaisanterie au lycée. Mais à vrai dire, ce détail avait totalement échappé à l’esprit de l’irlandaise, tant ce petit moment de complicité l’emplissait de joie dans une situation désastreuse. Pendant son fou rire, elle s’était plus ou moins involontairement tournée jusqu’à faire face au visage rayonnant de Jade. Son éclat s’estompait au fur et à mesure que son cœur s’accélérait. Parmi les mèches qui tombaient voiler les joues de la psychotique, l’une d’elle s’était éprise d’un fétu de paille oublié par le balai. D’un geste hésitant, en s’efforçant de ne pas rougir, la necrophobe tendit une main pour le retirer, sans pouvoir s’empêcher de laisser une fraction de seconde son pouce effleurer la peau de son amie. Elle agita sa trouvaille pour expliquer son audace, avant de bafouiller des excuses :

- Tu avais euh… dans tes cheveux… de la paille.

Confuse et consciente que son regard allait la trahir avant même la couleur qui montait à son visage, ce fut cette fois à son tour de se lever en s’étirant, puis en essayant de rendre – avec grand renfort de grimaces insatisfaites – à ses vêtements le minimum de contenance qu’ils n’avaient plus. Elle en profitait pour laisser le rythme de son cœur reprendre une allure normale, puis elle put lancer un sourire à sa complice.

- On devrait se remettre au travail tu ne crois pas ? Je ne tiens pas à ce que Benificcus nous « enfile »…
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Myia Be
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Ven 25 Juin - 22:53

Le trajet avait été assez court entre la sortie de leur piège à rat et l’entrée dans la cage aux lions. Sans doute Monsieur BN avait-il anticipé leur éventuelle tentative de fuite pendant ce laps de temps.
Comme s’ils avaient été à leur premier jour de classe, il leur demanda de se présenter devant l’assemblée réduite. Puis il leur exposa leur emploi du temps. Melena et Jane Doe faisaient surement erreur lorsqu’elles énoncèrent clairement leur volonté de ne QUE nettoyer les écuries. D’après son cours pourtant, le reste des activités ne semblait pas être en option.

- Je m’appelle Miliana, mais vous pouvez m’appeler Mili monsieur B… euh, monsieur.

Les deux adolescentes, en bonne élèves, s’attelèrent sans attendre à leur tâche. Myia, en petite rebelle qui avait toujours son apparence d’adolescente, rechigna dans son coin. Elle s’attachait à faire trainer dans un crissement les divers instruments sales et poisseux mis à leur disposition.
Les possibilités de s’échapper étaient un peu trop nombreuses et faciles comparées à leurs maigres chances dans les navires. L’option de prendre la fuite grâce aux chevaux semblait tout simplement im-po-ssi-ble.

- C’est quoi ces chevaux ?!?

Pour attraper ses instruments de guerre, elle avait du approcher le box de l’un des animaux. C’était limite s’il ne l’avait pas sifflée à son passage devant lui. Une étrange lumière éclairait son regard hagard. Il reluquait de bas en haut, surtout en haut ET en bas en fait, l’adolescente. Voilà que même les animaux étaient pervers. Elle veillerait à ne pas s’approcher de nouveau de l’une de ces étranges bestioles. Hors de question de travailler dans les écuries! Les gradins seraient toujours mieux!

Située non loin des deux jeunes filles, elle capta les lignes principales de leurs échanges intimes, se gardant bien d’y prendre part. Faire face au regard hargneux de Melena, passe encore, mais d’une autre comme elle, impossible.
En comparaison, la haine non retenue de Yoru ne pouvait que provoquer sa sympathie. D’ailleurs où était-il ? Myia l’imaginait sans peine courant sur place, retenu par le foulard autour du coup.
Elle aussi aurait bien aimé parler avec d’autres voyageurs. Depuis le début de son voyage elle n’avait pas eu cette occasion. Puis du moment qu’elle travaillait, ce droit ne lui serait pas ôté non ?
Finalement elle s’approcha du jeune homme boudeur, désireuse plus que jamais d’entamer la conversation. Il attendait décomposé devant les gradins dans un état pitoyable. Une armée d'éléphants n'aurait pas été plus sale.

- Depuis quand tu es un voyageur, Yoru ?

A bien l’observer, on devinait sans peine qu’il avait un peu d’expérience avec ce monde. En dehors de son refus d’obtempérer, il se sentait à l’aise dans l’environnement. C’était du moins l’impression qu’il donnait à Myia.
Dans l’attente de sa réponse, elle enfourna à deux mains la simili-pelle qu’elle avait dénichée et débuta son travail. Les gradins de ce monde se rapprochaient plutôt de dépotoirs. Les sacs immenses qu'ils avaient à leur disposition n'étaient pas de trop.

* Allez, hop ! Un nouveau défi ! *

Sextus… Sextus… Myia avait déjà vu ce nom quelque part. C’est entre deux coups de pelles qu’elle retrouva la mémoire. Les fameuses places pour assister aux jeux de l’arène. Voilà qu’elle se trouvait de l’autre côté du rideau. Génial.
A bien y repenser, sa question était bien naïve à voir l’état outré dans lequel Yoru était. Son regard se révulsait à voir la saleté qui décorait le lieu et l’odeur repoussante qui s’en dégageait. En avait-il peur ? Etait-ce CA sa maladie ?

- Je ne sais pas à quel stade tu en es, mais je me demande ce qui peut être le pire entre nettoyer des combattants pervers ou nettoyer ce sol puant. Notre tâche ici sera de purifier ce lieu et de le rendre meilleur. En ce qui concerne les personnes du Colisée, je doute que l’on puisse y faire quoique ce soit.

Etant donné son état, elle n’insista pas, se contentant de soupirer discrètement et de continuer sa tâche. Seul le temps la séparait de sa liberté maintenant.
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Kalyss Loveless
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Dim 27 Juin - 18:45

Remettons vite fait les choses au clair.

Kalyss été au bord de ce bateau, le sans nom, il y avait fait le clown pendant quelques heures, c’était retrouver a Sextus pour un genre de vente d’esclave et se retrouver maintenant, une pelle a la main à décrotter les écuries en compagnie de quelques personnes qu’il avait déjà aperçu…a oui il y avais aussi la jumelle sans caractère, mais apparemment son double vulgaire avait été vendu a quelqu’un d’autre...Tant Mieux, Jade était sans doute la plus supportable des deux… Si on enlever le fait qu’elle était bavarde.
Mais bon sang de dieu…Ou était Lou ?

Perdu dans ses pensée, Kalyss ne fit pas attention au caillou dans lequel se planta sa pelle, le choc lui fit perdre l’équilibre et il tomba justement sur la dite jumelle, déjà occuper avec sa fourche, il en fallut de peu pour embrocher quelqu’un, mais personne n’eu de mal…


« Aouch…Pardon… »

Oui, Oui vous avez bien entendu, l’insupportable Kaul c’est excuser… Il faut dire qu’après tout les derniers évènements, il avait bien compris que son foutut caractère ne lui servirait a rien, même s’il rêvait encore d’envoier un ou deux méchanceté au gens au alentour de lui… Pour l’instant, il valait peut être mieux se faire des amis, en espérant ne pas retomber sur un Liam N°2 ou autre espèce de ce genre.

« Ehm ! Salut Jade, ca va depuis la dernière fois ? Il fait beau hein ? »

Instinctivement il rapporta ses mains a la bouche ! Il avait oublier ce foutu pouvoir ! Il essaya de s’éloigner du mieux qu’il put, mais malheureusement pour lui, l’écurie qu’ils avaient choisi n’était pas assez grande pour faire disparaitre l’effet philtre d’amour ambulant.

« Désolé, désolé j’avais oublier… »

Il attrapa donc sa pelle, et se remit au travail, en les regardant avec un air de chat potée de Shrek… Déjà qu’a l’origine il n’avait aucune facilité a se faire des amis, par peur que tout le monde ne rêve que d’une chose : le violer, Alors, avec ce pouvoir de mes deux (sans mauvais jeux de mot XP) ca compliquait grandement les choses, car, justement, les gens penser vraiment a cette possibilité !

Sans parler de cette tenue qui le mettait pas vraiment a l’aise, et laisser voir la plus grande partie de son anatomie… Cruel destin.

« qu’est-ce que je donnerai pas pour avoir été acheter par les taré du nord. Au moins, ils doivent mieux s’habiller que les taré du sud… » dit il pour lui-même après un énième coup de pelle.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Dim 27 Juin - 22:53

Elle était détendue, elle était bien, elle avait une amie… et Kalyss était arrivé. Jade n’eut même pas le loisir de voir la rougeur de Melena qui venait de lui ôter de la paille de ses cheveux ou d’apercevoir que les voiles de sa tenue collait sa peau pour offrir un spectacle que certains auraient jugé érotique. Tout ce qu’elle savait c’était que ce mec qu’elle avait déjà rencontrée elle ne savait où venait de lui rentrer dedans, de s’excuser et… qu’elle avait envie de lui.

Un grand moment de solitude s’ensuivit.

Au beau milieu du tumulte hormonal elle se souvint vaguement l’avoir vu au feu de camp, perché dans un arbre, probablement lors de sa dispute avec Elie au sujet de la mort d’Amber. Elle se souvint qu’il s’était alors montré très désagréable envers tout le monde et donc qu’il semblait de bien meilleure humeur aujourd’hui malgré leur vente. Puis une dernière réminiscence émergea à la surface de sa conscience pour éclater comme une bulle d’air : son pouvoir.

- Je… euh… ca va… je… bredouilla-t-elle rouge comme une tomate.

Melena à qui le garçon n’avait pas adressé la parole n’était pas sous l’effet de son don et ne pouvait donc pas comprendre le combat qui se déchainait dans les entrailles de la brunette. Jade était en proie à deux désirs, deux pensées totalement opposées, ce qui lui donnait l’air d’un poisson hors de l’eau ouvrant et fermant la bouche les yeux ronds.

Elle le voulait, elle voulait son corps, s’offrir à lui… mais elle ne l’aimait pas, elle savait que c’était faux, et elle savait aussi que le mot sexe lui donnait la nausée depuis sa nuit avec Liam. Elle voulait que les mains de Kalyss parcourent sa peau diaphane, mais elle était secouée de spasmes à l’idée que quelqu’un la touche. C’était comme mourir de faim en sachant qui si l’on mangeait quelque chose on finirait empoisonné. Autant dire que c’était pas la joie.

Le garçon sembla se rendre compte du problème qu’il venait de causer et s’excusa, mais le mal était fait. La brunette n’eut même pas le temps de lui dire que ce n’était pas grave même si son visage démontrait le contraire, car il s’était déjà éloigné en lui lançant un air désespérément triste qui ne lui donnant que plus envie de le serrer dans ses bras… et de pleurer d’impuissance.

Elle recula tremblante jusqu’à heurter Melena à qui elle jeta un regard de profond désespoir. Elle vibrait comme une feuille face au vent, le regard perdu et les lèvres pincées tout en tentant de réprimer la chaleur qui se rependait inexorablement dans son bas ventre.

- Je… il faut que je sorte… tu viens ?

Jay accompagna sa demande d’un regard suppliant et fila à l’extérieur ou enfin elle ressentit un soulagement. Le désir s’était enfuit avec la distance, laissant place à un résidu de malaise et une paix relative. Elle se dirigea ensuite vers les gradins pour se saisir d’une paire de gants en caoutchouc et d’un sac plastique posé au premier rang à leur intention, parmi du matériel identique. Elle enfila ses nouvelles mains en inspirant et expirant profondément pour calmer les battements de son cœur avant de souffler à l’adresse de l’irlandaise, le teint livide :

- Kalyss, ce mec… son pouvoir est horrible… j’espère qu’il pourra le contrôler, je supporterais pas ça longtemps…

Elle grimpa ensuite sur les sièges de pierre pour commencer à les nettoyer tout en grimaçant à la vue d’un préservatif usager trainant dans une allée. Le pire était peut-être qu’un coup d’œil lui informa qu’il avait aussi des frères, des sœurs, des cousins…

** C’était pour ça alors, les gants **

Heureusement ils ne constituaient pas les seuls déchets et avait en adversaire de taille les restes de nourriture et de récipients à boisson locaux. Jade ramassa la capote, son visage plissé par le dégoût et le glissa dans le sac avant de continuer sa triste besogne. Un long moment de silence s’écoula avant qu’elle ne reprenne la parole, trop perdue dans ses pensées pour avoir remarqué si la nécrophobe lui avait parlé pendant ce temps :

- Si j’avais su qu’un jour j’aurais à ramasser des capotes pleines… c’est dégueulasse…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Lun 28 Juin - 0:18

Jade n’eut pas le temps d’approuver ou de rejeter la proposition de la necrophobe, car un jeune homme armé d’une pelle venait de trébucher sur elle et de lui adresser la parole, la plongeant immédiatement dans une transe étrange. Quand son teint vira au rouge et qu’elle se mit à s’agiter comme une enfant timide de primaire qui venait de voir débarquer son amoureux, Melena se dessina le tableau au quart de tour et fut piquée d’un élan de jalousie qui la fit détester l’adolescent qu’elle ne connaissait même pas. En le voyant plaquer ses mains sur ses lèvres en s’excusant, comme si il avait laissé s’échapper quelque chose qu’il ne devait pas, avant de se mettre à farfouiller dans la paille d’un box, l’irlandaise prit un rictus méprisant et lui lança cinglante :

- Tu faisais quoi depuis tout à l’heure ? On a déjà terminé de faire le nécessaire ici. Tu peux remballer et aller bosser ailleurs, sauf si tu as envie de te retaper tous les box à chercher des crottins qui n’existeront sûrement pas.
Aie !


Jade venait de la heurter en lui marchant sur le pied. Qu’est-ce qui lui prenait à la fin ? Son regard désespéré bien que fragilisant la théorie qu'elle puisse être amoureuse de Kalyss – ce qui rassura silencieusement la necrophobe – n’explicitait pas plus que ça la bataille intérieure qui semblait lui donner d’interminables frissons.
Lorsque la brunette fila prendre l’air lourd du début d’après-midi sextusien, pour ensuite se diriger vers les gradins blanche comme un linge, Melena la suivit, toujours irritée mais intriguée. Elle tirait sur ses voiles bleues transparent pour qu’ils cessent de mouler son corps fin et prit elle aussi une paire de gant qu’elle enfilait en écoutant la psychotique.

- Un pouvoir ? Comment ça, qu’est ce qu’il t’a fait ?

Sa question resta un moment en suspend et pour cause… elle venait à son tour de voir la quantité industrielle de préservatifs usagers luisant sous le soleil brûlant qui jonchaient les rangées de sièges. La chaleur aidant, l’odeur caractéristique qui s’élevait, étouffante, donnait la nausée à l’irlandaise qui vit on teint blême pâlir encore plus qu’on ne l’aurait crut possible.
Melena se saisit d’un sac en réprimant ses grimaces de dégoût et commençait à ramasser les restes de nourritures et les récipients à boisson.

- C’est pire que dégueulasse, souffla-t-elle elle cherchant à minimiser la quantité d’air qu’elle inspirait de peur d’être empoisonnée par tant d’immondices au mètre carré, les gens d’ici sont vraiment des porcs. Et encore, je suis sûr que c’est une insulte que je fais aux cochons…

L’intervention de Kalyss et les apparences peu ragoutantes de leur nouvelle corvée avait anesthésié leur espèce d’euphorie complice qui les avait transporté loin de la réalité du moment. Cette dernière venait de réapparaitre avec la force d’une bonne claque.
En levant les yeux, la necrophobe aperçut Myia et Yoru dans une autre portion lointaine des gradins. L’immobilité de l’hypocondriaque était presque inquiétante, comme si il se trouvait pétrifié devant la monstruosité crasseuse de l’arène. Pour le coup, la jeune fille se sentit prise d’un élan de solidarité pour lui, avant de jeter un œil aux alentours pour voir si un ouvrir du personnel était dans le coin. Personne. Poursuivant sa besogne en évitant pour l’instant soigneusement de toucher aux préservatifs, Melena reprit tout bas.

- Je ne me vois pas passé ma vie ici… autant l’entretien des écuries était acceptable en comparaison des horreurs auxquelles je m’attendais… autant ramasser les capotes pleines d’une population de goret me donne envie de tout planter là et de m’enfuir…

Elle s’interrompit pour boucher son nez : elle venait de croiser le chemin de reste d’aliments innommables sur lesquels le soleil avait tapé allègrement. Elle chassa vivement les mouches qui tournaient autour avec avidité, saisit la petite boite qui contenait le plat avant de la balancer dans son sac poubelle et de rependre doucement sa respiration, des fois que l’odeur nauséabonde soit toujours assez forte pour la plonger dans le coma.

- On dirait qu’il n’y a personne pour surveiller la porte mais pourtant ça ne me dit rien qui vaille… qu’est-ce que tu en penses ?

En soulevant une tunique empestant la sueur qui avait été abandonnée sur un siège, l’adolescente vit deux bourses de cuir de tailles égales remplies de petites gemmes dorées sur lesquelles étaient inscrits des chiffres. Elle savait ce que c’était pour avoir vu Georges Mikles en compter des quantités faramineuses lors de leur vente. Entre les deux petits sacs, deux papiers rectangulaires sur lesquels étaient inscrits à l’encre noire sur une réplique miniature du colisée : « Place gratuite pour assister au spectacle de l’arène des jeux de Sextus ».

- Tiens, murmura-t-elle, on dirait qu’à force de gymnastiques, certains ont laissé tombé des trucs de leur poche…

Le problème était qu’elle, elle n’en avait pas. Etant donné qu’il lui était impossible de porter ses trouvailles sans arrêt, elle du se résoudre à les glisser dans la bande qui protégeait sa poitrine, lui donnant tout de suite un volume inhabituel aux tendances difformes. Melena ne savait pas pourquoi elle conservait les tickets d’entrée puisqu’elle était déjà à l’intérieur et qu’une fois dehors, elle doute d’avoir envie de revenir ; mais son intuition lui conseillait de les conserver, au cas où.
L’irlandaise regarda Jade en rougissant avant de se remettre au travail.

- C’est pas du tout pour une question de complexe hein ?! J’veux juste garder tout ça, ça pourrait servir…

Cherchant à détourner l’attention de sa nouvelle poitrine artificielle, la jeune fille posa à son amie la première question qui lui passait par la tête.

- Qu’est-ce que tu ferais… une fois sortie d’ici ?
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Ven 2 Juil - 21:26

La question de Melena vis-à-vis du pouvoir de Kalyss lui arriva avec un temps de retard, peut-être le temps nécessaire pour l’info monte au cerveau. Elle se sentait encore si troublée que ça n’avait à vrai dire rien d’étonnant. Le temps d’organiser ses idées elle laissa l’irlandaise commenter l’état des lieux à grand renforts de comparaisons porcines avant de se lancer sur un terrain qu’elle semblait grandement apprécier : la concoction de plan machiavélique pour se tirer.

Jade de son côté était bien moins à l’aise sur ce genre de conversation tout simplement parce qu’elles évoquaient un danger. Son côté froussard répugnait ne serait-ce qu’à imaginer s’enfuir comme une voleuse de peur de se faire rattraper. Elle aurait parié que ce qu’elle aurait à faire en punition serait bien pire que de ramasser des capotes pleines.

D’ailleurs en parlant de capotes la nécrophobe les évitait soigneusement, laissa à sa camarade le loisir de les ramasser. Jay observa cette manie une longue minute en silence avant de lâcher en appuyant sur les mots pour marquer sa contrariété, un sourcil haussé :

- Euh… ça veut dire que c’est à moi de me taper la récolte des préservatifs ?

Son visage exprimait bien son refus catégorique de ce taper la sale besogne à elle seule, aussi gentille que soit Melena. Si elle savait à quoi elle pensait à chaque fois qu’elle ramassait un de ces trucs son « amie » réfléchirait peut-être à deux fois avant de lui imposer ce boulot dans son intégralité.

Mais Mel’ ne semblait pas l’entendre, trop occupée à… mettre des bourses dans sa bande, à la place des nichons. Le sourcil haussé de Jade monta d’un cran, et les excuses étranges de la brunette n’aidaient pas. D’accord vouloir garder l’argent que ces cochons avaient laissé tomber était une chose mais… de là à les glisser à cet endroit il y avait de la marge ! Et puis leur forme irrégulière donnaient un résultat assez… mystique. Ca lui rappelait son enfance ou elle glissait chaussettes, oranges et à peu près n’importe quoi dans les soutiens gorge de sa mère pour se donner l’impression qu’elle était une adulte à la poitrine très fournie.

La dernière question de l’irlandaise intervenant en plein milieu de ces réflexions tira à Jade une réponse pour le moins particulière, sa jolie bouche déformée par un moue sceptique.

- Je crois que je te payerai de vrais implants mammaires. Là c’est… vraiment space.

Tout en parlant elle continuait de ramasser toutes les horreurs qui trainaient et ne s’étonnait même plus de voir une poupée d’enfant abandonnée à côté de pot de gel lubrifiant vide. Il ne valait mieux pas essayer de se pencher là-dessus de toutes manières.

- Nan… je ne sais vraiment pas. Chercher Elie probablement, et Max… mais ils ne sont même pas ensemble. Je ne sais même pas si je pourrais en retrouver un seul alors deux ça me parait utopique. Mis à part ça je crois que je me chercherais un bon vieux fast-food et je me paierai un hamburger dégoulinant de sauce avec tellement de calorie que Paris Hilton s’évanouirait sur place. Oui, ça me paraît bien. Et toi ?

L’adolescente se rappela alors qu’elle n’avait jamais répondu aux premières questions de Melena, ou plutôt que celle-ci avait eu un tel débit de paroles qu’elle n’en avait pas eu la possibilité. Elle en profita donc pour ajouter avant que la nécrophobe ait ouvert la bouche :

- Ah oui au fait, pour ce que tu as demandé tout à l’heure, le pouvoir de Kalyss est assez particulier. En fait quand il te parle ça… te donne envie de lui. C’est vraiment dérangeant, que tu sois hétéro ou gay, peu importe ton sexe t’es dingue de lui dès qu’il ouvre la bouche. Et quand tu sais que c’est pas un sentiment naturel je te dis pas le bordel dans ta tête !
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 3 Juil - 0:34

La réplique de Jade au sujet des implants mammaires la piqua au creux de la poitrine en la figeant sur place, ne sachant si elle devait répliquer ou laisser couler. Que pensait-elle ? Que Melena était une de ces filles complexée par la taille de ses seins ? Elle n’en avait surtout parfaitement rien à faire, et l’idée qu’on puisse lui prêter les précédents caractéristiques ne lui plaisait pas tant que ça. Mais la brunette avait déjà poursuivit son travail en répondant à ses interrogations.
Une chose était certaine, c’est qu’avec un pouvoir pareil, elle n’était pas prête de s’adresser à ce dit Kalyss. De toute manière, il ne lui avait pas parut plus sympathique que la majorité des autres voyageurs, alors il n’y avait aucune raison qu’elle ait pour lui un traitement de faveur.

- Je ne sais pas ce que je ferai une fois dehors…

C’était la stricte vérité, et sa voix trahissait la tristesse qui se dégageait de ce constat. La necrophobe n’avait aucun ami à retrouver, aucune mission à accomplir. Elle était seule, et sans doute n’espérait-elle seulement que s’échapper de son cauchemar d’esclave l’éloignerait du même coup de Dreamland pour la renvoyer à sa vie normale. Cependant, elle ne voulait pas quitter Jade et s’enquit silencieusement de la suivre dans ses recherches une fois à l’extérieure.
Prenant conscience de la l’irritation de l'adolescente de devoir se farcir le ramassage des préservatifs, Melena prit une grande inspiration, mit de coté son orgueil et son égo pour attraper une capote pleine du bout des doigts et la jeter dans son sac.

- Ecœurant…, souffla-t-elle en réitérant l’action malgré tout.

Le nettoyage se poursuivait alors que le soleil sextusien descendait lentement mais sûrement derrière l’horizon, projetant sur la ville des jouissances une flamboyante lumière rouge qui devait sans aucun doute être en parfait accord avec la passion des "bonnes choses" qui dévoraient ses habitants. Au détour d’un siège couvert d’un attirail étrange de sex toys locaux que l’irlandaise jeta sans état d’âme, elle trouva une sorte de grande toge noire déchirée et marquée de tâche blanchâtre dont il fallait mieux garder l’origine inconnue, sur laquelle était encore à demi nouée une sorte de ceinture de corde retenant une poche en cuir assez ample. Celle-ci était vide, mais Melena opta pour s’approprier la chose et de l’attacher autour de sa taille, afin d’y déposer ses faux implants mammaires à 1815 rubz et ses deux billets d’entrée. En réajustant sa bande, elle lança à Jade avec un sourire, espérant se rattraper :

- Voilà ! J’ai l’air moins chimérique ?!

Bien que ceci étant dit, la ceinture n’était pas de la même catégorie esthétique de sa tenue minimaliste, ce qui n’améliorait pas vraiment son apparence. Des rougeurs étaient apparues sur sa peau pâle couverte de sueur, ses cheveux qu’elle avait renoués pendaient en mèches abimées de part et d’autre de son chignon, et elle devait embaumer une odeur qui n’était pas des plus agréables. En observant les alentours, elle s’aperçut qu’elles avaient pas mal avancé, mais compte tenu de la grandeur du colisée, on aurait put croire que des sièges souillés avaient été rajoutés au fur et à mesure qu’elles progressaient. La jeune fille poussa un soupir et saisit une autre capote pour reprendre la cadence. Avec le temps, elle avait cessé de penser à ce qu’elle ramassait, elle ne songeait à vite terminer, souhaitant intimement que les esclaves auraient droit à une douche ou à défaut à un minimum d’hygiène.

- Je me demande vraiment quel genre de spectacle ils regardent ici pour que le public soit si… réactif. Lâcha la necrophobe en jetant son énième pot de lubrifiant.

Elle estima alors que son sac était devenu trop lourd à porter dans les allées des gradins. La jeune fille le ferma du mieux qu’elle put et le redescendit près de l’endroit où étaient restés les sacs vides prêts à être remplis d’immondices. En bas, elle croisait l’un des membres du personnel qui la dévisageait d’un air évaluateur, l’air de se dire « hum… voyons voir ce que j’aurai peut-être l’occasion de me faire moi… » ce à quoi Melena répliqua d’un « quoi ?! » aboyé qui donnait sûrement tout sauf envie de l’approcher. Ceci dit, en remontant les marches pour rejoindre Jade, une série de pensées s’étaient mises à la turlupiner : elle s’était faite à l’idée de ramasser des préservatifs usagers, mais il était hors de question qu’elle aide qui que ce soit à en remplir un de plus. Et l’idée qu’elle puisse y être forcée sans même avoir la possibilité de se défendre ou de s’échapper lui laissait des sueurs froides qu’elle avait été heureuse d’oublier jusque là.
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Yoru Nakatomi
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Sam 3 Juil - 2:43

Dagon ball c'est toute l'enfance de Yoru (lol) et se retrouver devant Boubou là comme ça.. Ça faisait un choque!
Blague à part, la simple pensée de Yoru quand à l'héro de sa série préférée lui fit apparaitre un sourire malgré lui. La suite était beaucoup moins marrante. Le gros gras tout rose énumérait à présent les tâches à accomplir au sein du Colisée et il y en avait beaucoup.. Des les premiers mots Yoru se dissipa et n'écoutant pas, leva les yeux au ciel. C'est lorsque Melena partie vers les écuries qu'il sortie de ses pensées d'évasion et tourna la tête vers bouboule pour lancer:

-Ouep moi c'est Yoru mais tu le sais d'jà...

Il souffla pour lui:

-Il est pas question que j'reste une éternité ici, ça pue la mort.. (de nouveau fort) Bon bah moi j'ai pas envie de masser des mecs hein.. euh les chevaux et leur merde j'en ai rien à foutre, les deux la s'en occuperons, quand aux bottes c'est mort alors bah j'vais aller aux gradins!

D'un air lasse, Yoru venait de donner son avis sans trop grande conviction. Il était hors de question pour lui de bosser, de ramasser des déchets, décrotter des bottes ni de s'occuper d'animaux.. manquerai plus que ça tiens.. L'asiatique s'éloigna donc du groupe pour commencer à monter des escaliers menant aux gradins. Lorsqu'il vit l'état de ces derniers il bondit en arrière horrifié par tant de saletés, un petit cri aigu s'échappa malgré lui de sa gorge de sa gorge. Des déchets, de la nourriture abandonnée ou même en train de pourrir, des vêtements sales et puant la transpiration, le tout entassé en quantité inimaginable dans un même lieu, Yoru n'en revenait pas.

Tout ça lui donnait la nausée et l'odeur lui monta à la tête si bien qu'il fit directement un malaise. Une espèce de crise d'angoisse qui le paralysa entièrement. Sa respiration devint saccadée et sa vision se brouillant, l'asiatique devait pouvoir se contrôler pour rester vigilant et ne pas s'effondrer dans les escaliers. Le jeune homme prit alors les gants mis à sa disposition et les enfila. La sensation d'être protégé le rassura un moment mais son visage blêmit de nouveau lorsqu'il rouvrit les yeux et du être obligé de revoir ces immondices, jamais.. même envisageable auparavant, par Yoru. Un bruit attira son attention et c'était Myia qui approchait.

L'air pitoyable de Yoru face à ce spectacle pouvait en faire rire plus d'un et il était sûr que si Melena ou Jade le voyait, elles seraient mortes de rire ou en train de le critiquer comme elles savent si bien le faire. Mais Myia ne le fit pas. Peut-être un élan de pitié, de la compassion ou de la solidarité? Toujours est-il qu'elle entama la conversation avec l'asiatique qui je crois avait besoin de s'écarter de la tache à accomplir. Elle lui demanda depuis combien de temps il se trouvait a Dreamland.. Il répondit alors:

-Depuis quand? (rire nerveux) J'en sais trop rien.. J'ai l'impression que ça fait une éternité... Si tu veux savoir... J'ai parcouru des tas d'endroits, rencontré pleins de gens tous aussi différents les uns que les autres, vécut des tas de situations bizarres et enchainé les boulettes.. Toujours.. J'ai bien faillit mourir plusieurs fois (rire nerveux)! J'suis pas fait pour vivre dehors, voir du monde.. Et pourtant j'suis la à essayer d'avancer sans trop savoir ou je vais.. j'suis pas fais pour ça..


Tandis que Myia commençait à ramasser tout ce qui trainait un peu partout, l'asiatique se tenait à l'écart le sac poubelle encore vide à la main quand elle lui fit une remarque. Il répéta:

-Purifier ce lieu..

Rien ne le forçait, encore, à accomplir sa tâche, le Colisée était étrangement calme et le soleil se faisait couchant. Tout ça était louche mais Yoru, fonceur dans l'âme, n'y voyait qu'une opportunité. Comme absorbé par la soif de liberté, il fixa la sortie non loin et trainant son sac, il commença à se diriger lentement vers elle. Il lança doucement, comme dans un état second:

-Excuses moi Myia.. Je dois vraiment prendre l'air la (? lol >.<).. J'ai envie de partir.. tout de suite..

Sans s'arrêter et incroyablement calme et silencieux, il avança vers les portes ouvertes de la sortie et se penchant de droite à gauche après chaque murs et ne voyant personne ressemblant à des gladiateurs musclés prêt à le plaquer au sol, il tenta de les franchir. C'était trop facile mais tellement tentant. Qui sais, si Yoru avait un peu de chance (pour une fois dans sa vie -__-), sa discrétion ne le ferai pas repérer.. En plus il se présentait pour une fois comme non violent (A moins que l'on trouve violence en un sac poubelle et des gants qu'il avait gardé =o). Yoru y croyait, il voulait croire en sa liberté, qu'il ne finirai pas sa vie en esclave. Mais lui n'était pas un esclave, lui ne voulais pas travailler à la différence des autres qui s'activait comme si la liberté allait venir a eux au bout de tout leur effort. En ce monde, tout était possible, alors pourquoi pas être libre ?
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 6 Juil - 12:25

Yoru avait ce qu'on appelle l'espoire. Mais vraiment ! Car il s'y prenait de la mailleur manière ne plus, marcher d'un pas tranquille vers la sortie en se faisant le plus discret possible. Il passa haut la main les portes de l'arène, traversa le couloir incognito et trouva le seuil de la sortie des employés. Quelques pas le menèrent sur le pas de la porte, prêt à franchir la limite entre esclavage et liberté. Et liberté il trouva.

Enfin, jusqu'à ce qu'il rebondisse malencontreusement sur un obstacle de taille, le ventre de Benificcus qui affichait quelques annonces de service pour ses employés. Le choc fit reculer l'asiatique de deux pas, le plaçant à une distance idéale pour la porté de bras du patron de l'arène qui décocha avec un sourire gai une sacrée droite dans la gueule du pseudo fuyard. Autant dire que se prendre un coup de poing de Beneficcus, c'était se prendre un coup de masse lesté avec une enclume. Yoru tomba lourdement sur le sol poussiéreux, renversant sur lui les tas de débris qu'il avait consciencieusement ramassé dans son sac. Une chance que sa mâchoire ne fut pas fracturé, mais ce n'était vraiment pas passé loin.

Toujours avec le même sourire, il décréta :

"Et ba alors ??? On veut prendre l'air ? Mon zozio aussi à besoin de prendre l'air, c'est pas pour autant que je le sooors !"

Il attrapa l'asiatique par les cheveux et le traîna impitoyablement le long du chemin inverse. Retour à l'arène. Il prit position sur un siège des gradins, et maintint Yoru ventre sur ses cuisses... Il leva une grosse main étirée et humilia l'asiatique en lui mettant une grosse fessée. Le fouet aurait été préférable. Après une bonne vingtaine de coups il abandonna les fesses rouges du petit mal élevé.

"D'autres veulent-ils fâcher tonton Béni ?"

Voyant qu'un tel accident ne se reproduirait pas ce jour, il repartit d'un pas léger afficher ses annonces.

Le soleil commence à se coucher. Les nombreuses torches éclairent joyeusement le Colisée qui prend une apparence différente une fois la nuit venue. La journée, il est le repaire de la lutte dans la sueur et le sang, la nuit, il est un lieu festif et détendu. Les gladiateurs joyeux de vivre une nuit de plus boivent et se repaissent à n'en plus tenir, la cantine ouvre le banquet pour toutes les fourmis contribuant à la bonne marche de ce lieu de spectacle. La nuit, il n'y a plus de travail, juste l'amusement... enfin, pour l'équipe de jour. Parce que l'équipe de nuit va trimer jusqu'au lever du jour. Mais cela ne vous concerne pas, vous, vous suez que lorsque le soleil se lève. Allez où vous voulez, au banquet, dans vos chambres (comprenez box inoccupé dans l'écurie) prenez une douche (comprenez tuyau d'arrosoir pour nettoyer les ânes), faites vous une aventure avec les esclaves de nuit... etc
Ou consolez Yoru XD. Ah oui, la nuit, toutes les portes sont closes.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 6 Juil - 15:02

Visiblement la patience de la jeune femme était largement supérieure à celle de Yoru. Pris dans un élan de folie (oO) qui l’empêcha de se débarrasser et du sac et des gants, il prit la direction de ce point lumineux qui semblait encore si loin et totalement hors d’atteinte. Sans désespérer il errait lentement mais surement vers la sortie, si bien que Myia mit quelques instants avant de comprendre l’idée qu’il avait derrière la tête. Comment pouvait-il y croire encore? Cette situation n’était absolument pas propice à se faire la belle. Il fallait qu’elle réagisse avant qu’il ne se fasse violemment punir par un gladiateur ou pire, par ce bibendum ambulant. Qu’importe s’il rejetait sa colère sur la jeune femme, au moins il éviterait une punition humiliante. Cependant, son temps de réaction avait été lent et c’est dans le ventre de mister BN que le voyage de Yoru prit fin. La pire des situations se produisit lorsqu’il lui flanqua de belles fessées.
Prendre une fessée passe encore, mais par les mains potelées et difformes de cette chose énorme, quelle horreur ! Et lui qui n’aimait pas le contact physique, l’humiliation devait tourner au supplice.

Myia repensa alors à ce qu’il lui avait dit avant de tenter une fuite. Serait-elle condamnée elle aussi à errer sans fin dans ce monde malsain et violent, subissant mésaventure sur mésaventure ? Vouloir échapper à un état mental ou physique valait-il la peine de se donner autant de mal ? Est-ce que ce qu’ils vivaient là était une solution à leur calvaire ? La jeune femme était convaincue d’une chose, faire face à la violence d’une crainte ou d’une maladie quelconque était une lame à double tranchant. Melena et sa crainte de la mort par exemple. Elle qui s’était tant de fois confrontée à la mort n’allait-elle pas finir par vraiment mourir ou tomber dans un état de folie la coupant de toute réalité ? Pour Yoru c’était pareil, ses crises n’allaient-elle pas être de plus en plus fortes, de plus en plus violentes, de plus en plus dangereuses ? Finalement ce docteur Parkinson devait bien rire de leur situation, tel un dieu sadique et pervers qui contrôle le fil fragile de leur misérable existence. La colère et la rancune envers lui ne cessa de monter en elle tandis que le bruit sec des mains continuait de frapper le corps de Yoru. Ses mains vinrent se poser sur ses tempes alors que ces ongles longs s’enfonçaient légèrement à la surface de sa peau. Son corps se recroquevilla sur elle-même tandis qu’elle prenait son apparence de gamine de huit ans, à la fois apeurée et en colère contre ce monde répugnant. Sous ses ongles, sa peau avait rougit et ses yeux retenaient des larmes de dégoût. Pourquoi ce bruit lancinant n’arrêtait pas ?

Pire qu’une horloge, les coups portés auraient aussi bien pu marquer vingt heures. La nuit s’annonçait, et une fois l’autre idiot de monsieur BN rassasié il se débarrassa du corps blessé de Yoru. Il en profita pour annoncer à la joyeuse troupe qu’il avait toute la nuit pour se reposer et profiter des festivités. Vu le bruit que dégageait le lieu, il leur serait difficile de trouver la paix en un sommeil bien mérité. Myia, toujours dégoûtée par la scène qui avait eu lieu s’agenouilla près du jeune homme, en veillant à ne pas le toucher.

- J’aurais dû intervenir plus tôt, tu aurais évité cette situation. Ce docteur ne nous évite rien, je le déteste… vraiment. Mais demain, au lever du soleil, nous ne serons plus ici.

Son regard avait perdu toute tristesse et fixait la faible ouverture qui les séparait de l’extérieur. L’esclavage est quelque chose qui avait disparu dans le monde, et ça n’était pas pour rien. Leur société ne leur avait pas non plus apprit à tolérer telle humiliation et mépris de la vie humaine. La détermination et l’envie de valoriser sa pauvre existence se ressentait dans les membres tremblants de Myia. Il fallait retrouver Jade et Melena, et les autres d’ailleurs. La nuit serait leur amie.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 6 Juil - 16:00

Jade nettoyait encore et encore, ce boulot ne semblait pas avoir de fin et la simple vue de la taille des gradins suffisait à réduire à néant sa déjà faible motivation. Elle se sentait comme Sisyphe, qui poussait encore et toujours son rocher jusqu’en haut de la montagne pour toujours retomber. C’était frustrant, elle n’en voyait pas le bout et elle n’avait pas la chance de Melena qui consistait à trouver des milliers de rubz et des objets utilisables entre chaque siège. Pour sa part l’adolescente trouvait juste des capotes pleines et des déchets variés comme… comme ce dentier qu’elle jeta avec dégoût dans son sac poubelle avant de descendre son sac plein pour en prendre un nouveau.

Quand elle revint Melena avait transvasé sa fortune dans sa sacoche nouvellement acquise, lui rendant une silhouette normalement formée. Il n’y avait pas à dire elle était beaucoup mieux comme ça, elle hocha donc la tête en signe d’affirmation avant de lâcher avec un regard entendu :

- C’est beauuuucoup mieux. Vraiment.

Enfin… mieux… il fallait tout de même avouer que leur aspect actuelle n’avait rien de bien folichon. Elles étaient transpirantes, couvertes de poussière qui collait à leur corps comme un dragueur insistant, échevelées, cernées… non, il fallait vraiment avouer que niveau esthétique on faisait largement mieux. Mais la brunette n’eut pas le temps d’évoquer son point de vue sur la question car son amie posa une question dont elle connaissait partiellement la réponse.

Pour une fois qu’elle savait quelque chose sur ce monde elle se ferait un plaisir de partager ses connaissance. Plus on en savait sur Dreamland plus on était préparé au pire, et il valait mieux que Melena sache en quoi consistait le spectacle dans le cas ou Bénifficus manquerait de combattants le lendemain. Jade n’était que trop bien placée pour savoir qu’on ne réagissait pas forcément de la bonne façon quand on se retrouvait dans cette arène devant un danger inconnu.

- Humm… quand j’ai bossé ici c’était pour une fête, un évènement exceptionnel mais je suppose que la routine ne doit pas être si différentes. On a dû raconter des blagues salaces, faire une course de chars tirés par des ânes qui n’avançait qui si on leur soufflait des choses cochonnes, y’avait des combats de gladiateurs mais on n’y a pas participé… et y’a des bêtes aussi. Nous on a dû affronter une chimère, enfin j’ai pas fait grand-chose contre elle faut bien l’avouer. Et enfin… on a fait une reproduction historique, une bataille navale. Ils avaient transformé le colisée en une gigantesque piscine infestée de poissons carnivores. Après va savoir ce qu’ils trouvent d’excitant là dedans… on a pas les mêmes valeurs qu’eux je pense.

Son monologue lui avait donné soif, elle leva donc les yeux pour voir s’il y avait un point d’eau dans le coin et son regard tomba sur leur acheteur qui trainait derrière lui un Yoru sonné, par les cheveux. La brunette en resta figée d’étonnement, bouchée bée, alors que le sextusien posait l’asiatique sur ses genoux en une pose bien connue avant de lui octroyer une fessée dont il se souviendrait longtemps. Le spectacle de cet imbécile se faisant humilier dans la douleur aurait dû la réjouir, lui permettre de se sentir vengée mais…

… tout ce qu’elle ressentait à la question de Béni était de l’angoisse.

Elle avait eu raison de penser qu’il n’était pas si facile de partir après tout, car c’était bien pour ça qu’il avait été puni non ? La brunette dégluti donc péniblement, ne lâchant pas des yeux la silhouette grotesque drapée de rose et celle prostrée de Yoru. Elle finit par souffler plus pour elle-même qu‘autre chose, le visage blême :

- Si ce mec me touche je le supporterais pas. Je peux… je peux pas m’enfuir. Trop dangereux. Impossible. Impossible…

Le soleil se couchait déjà et la nuit apportait avec elle une fraicheur dont les esclaves n’avaient que trop besoin. Les torches s’allumaient de ci de là, illuminant le lieu pour le rendre presque accueillant, aidé par la délicieuse odeur de nourriture qui envahissait l’atmosphère. Le ventre de Jay gargouilla, ne trahissant que trop sa faim. C’était le signal de fin de journée non ? Rien de tel qu’un bon repas pour chasser ses craintes, ça et s’éloigner de Yoru dont la vue lui rappelait inlassablement la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux.

L’adolescente entendit les portes se fermer, bruit qui la réveilla et la poussa à descendre des gradins pour abandonner gants et sac plastique à moitié plein. Elle fit un large signe de la main à Melena pour qu’elle vienne la rejoindre, un demi sourire sur les lèvres qui ne dissimulait pas assez son angoisse.

- Allez viens ! Je crois que la journée et finie… et je ne sais pas pour toi mais moi je meurs de faim !
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 6 Juil - 17:41

A peine Melena fut-elle de retour avec son sac vide pour se remettre au travail que Jade répondait à sa question. Au fur et à mesure qu’elle l’écoutait, ses gestes machinaux ralentissaient, jusqu’à se figer un instant quand elle parvint au chapitre de la chimère et de la reproduction historique. Autant l’idée de raconter blagues salaces à un public d’obsédés pour ensuite concourir avec un âne qui carburait aux cochonneries lui apparaissait – maintenant qu’elle avait passé une grande partie de sa journée à ramasser des capotes – envisageable si sa vie en dépendait – quitte à ce qu’elle s’arrache elle-même la langue ensuite – ; mais combattre une créature carnivore ou risquer de se faire dévorer par des poissons était sans doute encore trop demander à son état de necrophobie. Bien sûr si elle y était confrontée, elle se défendrait comme une diablesse pour ne pas mourir, mais si sa peur devenait trop grande, comme à l’accoutumé, elle risquait de se transformer en charogne, faisant d’elle une proie facile.

Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas que Jade était captivée par le spectacle de Yoru qui se faisait ramener par les cheveux, et n’entendit que la première fessée qui résonna dans le colisée qui se plongeait peu à peu dans les ténèbres de la nuit. Après les dires de son acolyte, le traitement que recevait l’asiatique apparaissait comme une démonstration tombant à pic qu’ils n’étaient pas ici dans un jeu de rôle où les erreurs leurs seront pardonnées. Les déclarations suivies de Benificcus et de la psychotique firent comprendre à l’irlandaise que l’hypocondriaque avait essayé de s’enfuir et qu’il s’était manifestement fais rattraper. Melena aurait pour le coup presque été d’accord avec son amie, mais elle se passa bien de lui dire, considérant simplement d’un air angoissé la silhouette de leur acheteur qui s’éloignait, alors que Myia s’élançait aux cotés du mauvais élève.
Oui, s’échapper était potentiellement dangereux, et cela le serait vraiment s’ils s’y prenaient comme des manches. Mais ça n’était pas impossible. Rien ne l’était, ou en tout cas, la jeune fille se forçait à y croire pour ne pas sombrer. Mais ce qui était certain, c’est qu’à deux, elle n’y arriverait pas. Jade s’était déjà éloignée, mais la necrophobe regardait toujours la scène qui se déroulait entre la borderline et son ami. Ses iris grises restaient froides, pourtant quelque chose la touchait et l’incitait à ne pas les ignorer. Peut-être que dans la main que Myia tendait à Yoru, elle voyait le reflet miroir de ce que la brunette à personnalité double lui avait offert. Sans pour autant se départir de son ton duquel ne perçait aucune émotion, elle héla ses deux comparses jusqu’à ce que la jeune femme lève les yeux.

- Rejoignez nous au banquet.

Elle se dirigea ensuite vers son amie qui l’attendait en lui confiant les désirs de son estomac. Elle-même n’avait pas spécialement faim, ses dernières activités dégoutantes lui ayant nettement coupé l’appétit, mais elle sourit à Jade et la suivit après avoir déposé à son tour gants et sac. Melena aurait préféré commencer par trouver de quoi se laver étant donné son apparence déplorable, mais elle ne dit mot et suivit un dédale de couloir, occupée à observer le jeu d’ombre et lumière que les torches mettaient en scène sur les murs de pierre. Les deux adolescentes devaient avoir des mines effrayantes, mais cela n’empêchaient en rien les multiples hommes qu’elles croisaient de les reluquer sans aucune discrétion, certains approuvant même d’un hochement de tête en se penchant à l’oreille d’un compagnon, sans doute pour lui confier qu’il se délecterait bien d’une ou deux de ces paires de fesses. Quand elle réalisa l’attention que leur duo concentrait en tant qu’esclaves féminines en petite tenue moulante, l’irlandaise se rapprocha encore plus de son amie jusqu’à lui prendre la main.

A l’entrée de la cantine, une autre fontaine se dressait timidement, et certains membres du personnel s’y mouillait symboliquement les mains, tandis que d’autres l’ignorait tout autant que les murs. La necrophobe grommela qu’ils n’avaient aucune hygiène, avant d’entrainer Jade avec elle se laver les mains du mieux qu’elle put. Il n’y avait pas de savon, et c’était assez problématique quand l’intention était de faire disparaître l’odeur de vieux caoutchouc plein de sueur qu’elle avait hérité de ses gants de travail, mais il fallait sans doute se dire que c’était mieux que rien.
A l’intérieur s’étendait une grande table sur laquelle trônaient des plats chauds copieux et de grands tonneaux de vin et autre alcool du pays. Beaucoup de viandes, des patates énormes, des poissons et autres fruits de mer, des accompagnements que Melena peinait à identifier, des fruits connus et inconnus, des sauces en tout genre, et seulement dans un petit coin, une carafe d’eau ignorée de tous reflétait timidement la lueur d’une torche. La jeune fille s’y approcha avec deux verres qu’elle avait attrapé sur une pile prévue à cette effet, les remplie autant que leur grande forme le permettait, et revint vers sa comparse lui en offrir un, avant de vider le sien cul-sec. Un gladiateur apparemment déjà passablement éméché profita de cet instant pour poser une de ses grosses paluches sur son derrière en affirmant quelque chose comme « Tu veux pas essayer avec ça ma jolie ?! » et de lui tendre sa choppe pleine d’un liquide ambrée. La concernée sentit le rouge lui monter aux joues, mais eut assez tôt la lumière d’esprit l’informant que frapper son assaillant n’était peut-être pas la meilleure des choses à faire. Elle se contenta donc de s’éloigner de son étreinte, puis de lever la main dans un geste pseudo-naturelle pour jeter sa boisson à terre.

- Oups, désolé…

Sur ces mots, elle s’éclipsa en vitesse sans que le gladiateur soul n’ait le temps de réagir pour se servir une cuisse de poulet, attrapa une pomme, et se dirigea vers une petite table déserte dans un coin que les torches éclairaient à peine. Elle était loin du banquet, c’est peut-être la raison pour laquelle les autres membres du colisée l’ignorait royalement. Mais pour Melena, c’était parfait. Leur équipe de voyageur pourrait se réunir tranquillement et qui sait… peut-être parvenir à mettre de coté leur animosité mutuelle pour trouver ensemble une manière de s’en aller. Elle savait que ça ne serait pas pour tout de suite, mais cette idée que sa détermination ne faiblissait pas l’aidait à garder encore un soupçon de son moral intact.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mar 6 Juil - 18:49

Visiblement, Melena avait eu la même idée puisqu’une fois la fin des corvées annoncées, elle appela non sans prendre son habituel air supérieur et méprisant Yoru et Myia. C’est vrai que l’estomac de la jeune femme la torturait depuis tout à l’heure, et l’annonce d’un repas convivial ne pouvait la repousser. Il devait surement en être de même pour Yoru. Elle attrapa le tuyau d’arrosage et se frotta avec conviction les mains, à défaut de trouver du savon digne de ce nom. Puis sans attendre la réaction du jeune homme, elle saisit sa main et prit la même direction que Melena.
Avec la pénombre grandissante, elle les perdit rapidement de vue. Tant pis, elle devrait improviser. Par chance, des torches allumées guidaient sa route. La chance se transforma vite en erreur lorsqu’elle déboucha dans une pièce remplie de clients. Ils étaient entourés par des esclaves féminines dont il ne restait plus beaucoup de tissu pour recouvrir leur corps. Myia déglutit avant de faire demi-tour. Il était hors de question qu’elle termine en casse-croûte. La présence de Yoru calma les ardeurs des nombreux soulards qu’ils croisèrent dans les couloirs étroits. La jeune femme ne pu éviter cependant des mains baladeuses de frôler le bas de son dos. Bien trop occupée par le concert insistant de leurs estomacs, elle se contenta de repousser leurs avances.

- Ah ! Regarde Yoru, ça doit être ici !

Autre erreur, voilà qu’ils venaient de débarquer dans les loges des gladiateurs. Et le pire c’est qu’ils s’exhibaient sans leurs tenues de guerriers. Des horreurs transpirant dans une boîte à sardines. De quoi dégoûter de tout repas pendant plusieurs jours. C’est donc en mettant la main devant sa bouche qu’elle leur fit faire demi-tour. Ils enchainèrent les erreurs jusqu’à ce que le jeune homme se décide à demander le chemin à une esclave.
Honteuse, Myia garda le silence jusqu’à ce qu’ils déboulent enfin dans la cantine non sans jouer des coudes.

* On ne retrouvera jamais les filles dans cette foule. *

Ronchon, elle ne lâcha toujours pas la main de Yoru qui en dehors de son teint blême affichait une mine dégoûtée. Allez, la torture serait de courte durée maintenant. Le buffet émettait de larges émanations de viande cuites en sauces où flottaient des légumes de saisons. Plus loin trônaient ce que Myia attendait avec impatience : les desserts. Elle aurait bien le temps de s’en préoccuper. Il fallait que tous les deux, ils trouvent un endroit à l’écart, où ils auraient plus de chance de trouver Jane et Melena. Elle distingua dans l’une des cruches posées sur la table de fortune, de la vodka. Excellent pour les beuveries, mais aussi pour désinfecter. Elle s’empara donc du récipient et adressa un sourire satisfait à Yoru tout en le lui confiant. Voilà qui devrait le calmer. Elle s’attarda à remplir deux assiettes en écoutant l’avis hésitant du jeune homme. Partager de la nourriture avec des soulards malpropres, c’était un gros travail sur soi.
Finalement, ils se dirigèrent vers un endroit isolé où ils retrouvèrent la trace des deux jeunes filles. Voilà, ils partageraient la même table. Se retrouver tous ensemble revigora Myia qui afficha une mine rayonnante, effaça du même coup toute trace de fatigue. Oh et puis profiter d’un si bon repas sucré, quel bonheur !

- Bon appétit !

Sans attendre une seconde de plus, la jeune femme engouffra ses nombreuses parts de gâteaux aromatisés au rhum, où encore sa salade de fruits imbibés d’alcools divers. Les crèmes étaient quand à elles à tomber parterre ! Que demander de plus ? Ah oui, un plan pour fuir.

- Vous avez vu tout à l’heure, quand… bref, il me semble assez facile de s’échapper du Colisée. En comparaison avec les épaves marines, c’est un véritable jeu d’enfants ! Et je sais de quoi je parle ! On pourrait se cacher parmi les clients du Colisée jusqu’à l’aube et profiter de l’ouverture des portes pour s’enfuir. On peut toujours essayer de déclencher une émeute mais ça pourrait faire des dégâts dans nos rangs…

Sans s’intéresser plus longtemps à sa brève analyse, elle fit promener sa fourchette improvisée avant de la planter violemment dans son gâteau au chocolat qui lui criait d’une toute petite voix « mange-moi, mange-moi ». Myia s'exécuta avec plaisir.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 7 Juil - 17:19

Lorsque Melena proposa à Yoru et Myia de les rejoindre au banquet Jade en perdit son sourire l’espace d’une dizaine de secondes. Elle n’avait rien contre la jeune femme immature mais la vue de l’asiatique lui hérissait franchement le poil, et l’irlandaise le savait bien ! Alors quoi, c’était une sorte de main de l’amitié parce qu’en tant qu’esclaves ils devaient se serrer les coudes ? Tout ce que la bonne jumelle savait c’était que ce mec ne savait pas être solidaire et qu’on ne pouvait pas compter sur lui, tout ça était donc peine perdu. A part lui couper l’appétit manger en sa compagnie n’aurait aucun effet, du moins aucun de positif.

La seule raison qui poussa Jade à fermer son clapet était ce qui venait d’arriver à hypocondriaque. Elle voulait bien consentir à sa présence pour cette fois, sans parler du fait qu’elle n’avait aucune envie de passer pour quelqu’un de froid et cruel aux yeux de la seule amie qu’elle avait actuellement à ses côtés. L’adolescente n’avait vraiment pas la force de tracer son chemin en solo dans ce monde de dingue.

Elle resta donc muette quand elles se joignirent sales et dépenaillées à la foule sous les regards lubriques des gladiateurs et autres travailleurs du colisée, hommes et femmes confondus. Elle ne pipa mot quand Melena glissa sa main dans la sienne en quête de réconfort, pas plus que lorsqu’un mec visiblement saoul posa sa grosse main de pervers sur le postérieur rebondi de la nécrophobe. Elle se contentait de prendre sur elle, d’oublier, et tout ça en regardant fixement ses orteils pour s’assurer que personne ne leur marcherait dessus dans cette foule compacte.

Après avoir vidé son verre d’eau accueillit d’un « merci » murmuré, la brunette attrapa une assiette qu’elle remplit de légumes et de viande qu’elle ne chercha même pas à identifier. De toutes manières elle avait trop faim pour faire la difficile. Elle suivit ensuite Melena jusqu’à une table un peu à l’écart, y posant son repas avant de se laisser tomber sur une chaise, exténuée.

Jade se mit alors à manger sans chercher à engager une discussion, peut-être parce qu’au fond d’elle malgré ses bonnes résolutions elle n’arrivait pas à pardonner à son amie d’avoir invité Yoru à leur table. D’ailleurs en parlant du loup on en voyait la queue, l’asiatique arrivant sur les pas d’une Myia légèrement éméchée qui fendait la foule comme un brise-glace la banquise. Celle-ci, à peine assise, se mit en route en bon moulin à parole qui se respecte, sautant du « bon appétit » à la théorie de l’évasion vaseuse. Elle avait visiblement oublié qu’ils portaient des habits d’esclaves, des colliers d’esclaves… et donc que question discrétion ils pouvaient repasser. Dans le doute Jade préféra mettre ça sur le compte de son alcoolémie plutôt que sur un manque de jugeote.

- Tu devrais pas boire autant, ça te fait perdre de vue la réalité.

Jay, fixant toujours son assiette avait parlé d’une voix profondément blasée. La fuite elle n’y croyait pas, elle n’y croyait plus. Si elle avait eut Elie tout aurait été différent, mais là c’était peine perdue.

- On peut pas se mêler à la foule, regarde ce qu’on porte… on détonnerait autant que des rondelles de chorizo sur une pizza végétarienne.

Elle finit par lever les yeux de son plat pour regarder son interlocutrice dans le blanc des yeux lorsqu’elle repéra près du buffet quelqu’un qu’elle aurait préféré ne jamais revoir. Peut-être parce que cette personne avait failli la tuer à plusieurs reprise et que cette même personne avait accueilli son départ sous une pluie de menaces et d’insultes. A cette vue Jade sursauta et plongea sur la table comme si elle venait de repérer une bombe sur le point d’exploser tout en glapissant :

- Merde, Félindra !

L’adolescente savait bien qu’elle devait avoir l’air parfaitement ridicule mais elle s’en fichait bien. Mieux valait être honteux et vivant et fier et mort. Elle jeta un œil par-dessus la table en soufflant avec une pointe geignarde :

- J’aurais dû le savoir… si elle me voit je vais me faire tuer… et si Raoul et Miasme sont là aussi je peux déjà creuser ma tombe ! Quoi que… Raoul avait plutôt l’air de m’apprécier, il m’en avait pas voulu quand il avait foncé dans le mur quand je lui avais montré mes seins…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 7 Juil - 19:31

Tout en mangeant, Jade semblait, en plus d’être exténuée, en proie à une sorte d’irritation, ou en tout cas à un mutisme sombre dont l’humeur contrastait avec sa conduite diurne aux cotés de Melena. Celle-ci se doutait bien de la raison de cela, tout comme elle-même ne portait pas l’asiatique – qu’elle voyait comme un trouillard exhibitionniste – dans son cœur. Mais dans une telle situation, quatre cerveaux et huit mains valaient toujours mieux que la moitié du compte, même si au finale, que ses deux acolytes s’en sortent avec elles lui importait peu. Un court instant, la necrophobe s’interrogea sur la raison qui la motivait tant à fuir. Après tout, jamais encore elle n’avait put avoir un temps libre dans dans une telle festivité détendue et bien que son travail était éreintant et écœurant, elle n’était pas sans cesse sous les regards irascibles de marins aux manières rustres et brutales. Peut-être étaient-ce simplement sa fierté et son orgueil qui lui refusaient d’accepter la soumission, mais la solution était peut-être ailleurs. Quoiqu’il en soit, l’adolescente retourna chercher la carafe pour se servir à boire et avant que Yoru et Myia ne fassent irruption dans son champ de vision, elle se pencha sur son amie en murmurant :

- Je ne te demande pas de les aimer ou de leur pardonner quoique ce soit. Ce n’est pas mon cas. Mais on aura peut-être besoin d’eux… mieux vaut au moins se les mettre dans la poche, plutôt que de les voir jouer au mouchard pour Benificcus. Je te promets de ne pas faire de tentative inespérée et bâclée, mais je voudrais essayer de sortir d’ici, au moins une fois.

Entamant sa cuisse de poulet d’un air morne, Melena regardait ses deux comparses s’assoir à leur table. Kalyss n’était pas là apparemment, et quelque part, c’était un soulagement car la jeune fille n’avait ni envie de lui adresser la parole, ni envie qu’il parle. Pourtant, pour rester conforme à sa pensée initiale et à ce qu’elle avait dit à la psychotique, il aurait été préférable qu’il se joigne à leur petite bande… d’autant que son pouvoir était taillé pour de bonnes diversions.

Observer Myia engloutir ses pâtisseries avec voracité l’encouragea à terminer ce dont elle s’était servit. Après tout, c’est vrai que ramasser des détritus des plus immondes l’avait dégouté, mais elle n’avait pas eut la chance de pouvoir s’offrir un tel festin depuis longtemps et ce serait bête de ne pas profiter de l’occasion pour se remplir correctement l’estomac. Avec l’intention de se lever pour aller combler les manques de son assiette, la borderline la coupa en enchainant avec une théorie d’évasion des plus bancales. Non seulement la necrophobe ne voyait pas ce qu’elle entendait par « clients », mais en plus, les répliques pertinentes de Jade lui apparaissaient toutes pleines de sens.

- Elle a raison… accoutrés comme ça, on va tous gagner une bonne fessée avec ton plan. Répondit-elle avec une esquisse de sourire. Et même si on arrivait à voler des vêtements, il reste les colliers en fer qu’on ne peut pas retirer. Et pour finir, si jamais ils ont des clients qui profitent d’activités nocturnes, je suppose bien qu’ils en font un contrôle aux entrées et aux sorties.

C’est ce moment que son amie choisit pour plonger sous la table en la faisant au passage trembler assez fort pour que le verre d’eau de Melena tombe en déversant son contenu sur les cuisses de Myia et roule jusqu’à s’éclater au sol dans un fracas de verre qui parvint résonna assez fort dans le brouhaha pour faire se retourner quelques têtes curieuses. L’irlandaise grogna un juron en se penchant sous la table pour s’adresser à sa comparse.

- Mais qu’est-ce qui te prend ?

Que ce soit pour lui répondre ou simplement pour penser à haute voix, sa déclaration fit l’effet d’une gifle à la jeune fille qui ne cherchait désormais plus à nier le béguin qu’elle avait pour l’américaine.

- Montré tes seins ? Comment ça ?

Elle ne prêtait plus aucune attention aux deux autres voyageurs, qui devaient sans doute voir d’un œil angoissé les deux ou trois gladiateurs qui s’approchaient de ces étrangers fraîchement arrivés qui baptisaient leur première soirée en cassant déjà le couvert. L’un d’eux, mais cela Melena ne le savait pas encore, était le dénommé Raoul que Jade semblait connaitre plus ou moins intimement. Malgré la pénombre du lieu, les hommes surent étudier les traits des esclaves, jugées assez jolies pour mériter qu’ils se tirent une chaise jusqu’à elles. Ou en tout cas, c’est ce qu’ils avaient l’intention de faire, mais un de leur comparse à la mine rouge et enjouée conviaient tout le monde à boire avec lui pour fêter sa dernière victoire dans l’arène. Avisant particulièrement l’air tendu de Melena qui s’était redressée lentement après leur arrivée, Raoul eut un sourire qui indiquait que sa requête était indiscutable et fit un signe d’invitation galante significatif :

- Venez donc boire avec nous ! Vous êtes nouveaux, alors on trinquera aussi à votre santé.

Il fit un clin d’œil à la necrophobe qui eut soudainement envie de se jeter aux cotés de Jade pour se cacher.

- Ne t’en fait pas, pour les petites gâteries sous la table, je pourrais vous donner un coup de main un peu plus tard.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 7 Juil - 20:12

Si ça avait été Elie et non Jade, elle aurait probablement répondu à l’exclamation indignée de Melena en mimant le geste ici-même, sans pudeur mais non sans humour. Mais ce n’était pas la mauvaise jumelle, et la bonne se contenta d’explications si bafouillantes qu’elles en devenaient totalement incompréhensibles. De toutes manières l’irlandaise n’auraient pas eu le temps de les écouter car aussitôt le verre brisé de nombreux regards se tournèrent vers leur table, et attirer l’attention n’était pas chose à faire.

Ce qui devait arriver arriva… Raoul et deux de ses amis complètement torchés eurent la bonne idée de venir compagnie à ces demoiselles bruyantes. Lorsqu’elle le reconnu Jade se cacha un peu plus sous la table, paniquée au point de ne plus réussir à réfléchir convenablement. Il était hors de question pour elle de boire en leur compagnie, ni même d’offrir au gladiateur l’occasion de la reconnaître. L’adolescente était donc bien décidée à élire domicile sous la table pour l’éternité, résolution bien vite envolée lorsque les mots « petites gâteries sous la table » furent prononcées. Elle en jaillit aussitôt comme un diable de sa boîte avec le visage rouge pivoine.

L’homme saoul mit quelques secondes à la reconnaître et ses lèvres s’étirèrent en un étrange sourire en coin qui n’avait rien de rassurant, ses yeux passant du visage de la brunette à sa poitrine dont il se souvenait encore parfaitement. Il écarta les bras comme pour accueillir une vieille connaissance et s’exclama avec jovialité :

- Et bien, comme on se retrouve ! Une belle paire de seins comme ça, ça ne s’oublie pas, ni comme toi, ta jumelle et vos amis avez failli nous tuer pendant la reconstitution…

La fin de son discours tirait vers la menace et Jade ne put réprimer un tremblement nerveux qui ne fit que réjouir le gladiateur. Elle décida de faire comme si de rien n’était, c’était probablement le choix le plus sûr, et de détourner la conversation vers des rives plus clémentes. Le mode « chatche » activé Jay se para d’un sourire un poil nerveux qui trahissait la peur qu’on ne sentait pourtant pas dans sa voix.

- Raoul ! C’est… un plaisir vraiment ! Tu ne nous en tiendras pas rigueur hein, c’était le jeu ! Comme je suis sûre que ces pauvres gladiateurs morts n’en veulent pas à Félindra au paradis non ? Tu veux nous tenir compagnie ? Un homme beau, grand et fort comme ti à notre table ça ne se refuse pas ! N’est-ce pas Melena ?

L’adolescente assena un coup de coude bien placé dans les côtes de la nécrophobe pour qu’elle la soutienne, sans se départir de son sourire forcé. Poussée par sa prestation et malgré le dégoût qu’elle ressentait au plus profond de ses entrailles elle se saisit du bras musclé du gladiateur, le tirant vers un siège où elle le poussa à s’asseoir avant de remplir généreusement son verre d’une boisson ambrée.

Elle revint ensuite vers son amie qu’elle saisit par la main avant de filer vers une table croulant sous la viande, lâchant par-dessus son épaule :

- On va te chercher à manger ! On revient tout de suite !

Que ce gros balourd pervers mate son postérieur à travers les voilages bleus était la dernière chose qui l’importait, tout ce qu’elle voulait étant s’éloigner, vite et loin, très loin de lui. Une fois près de la table elle se saisit d’une assiette et fit mine de réfléchir à quoi prendre pour la remplir tout en soufflant à l’adresse de l’irlandaise, réponse à retardement :

- Je… je lui ai montré mes seins pendant la course de char à âne, pour qu’il aille droit dans le mur. Ca a marché d’ailleurs, bref, je ne sais plus quoi faire ! J’ai l’impression qu’il hésite entre deux options, me violer et me tuer, et ni l’une ni l’autre ne me plaise… alors je fais quoi hein ? Le faire boire jusqu’à ce qu’il tombe raide ?

Elle poussa un profond soupir en posant dans l’assiette une énorme tranche de ce qui ressemblait à s’y méprendre à du bœuf. Son visage était crispé en un masque d’angoisse qu’elle n’arrivait plus à contenir, jetant régulièrement des regards dans son dos pour s’assurer que Raoul ne cherchait pas à les rejoindre pour voir ce qui leur prenait tant de temps.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 7 Juil - 21:24

Aussitôt l’invitation de Benificcus formulée, Jade jaillit de sous la table rouge de honte, et le gladiateur finit par l’identifier avec un sourire qui n’engageait rien de rassurant. Sa remarque mit un nouveau coup à l’estime que la necrophobe portait à son amie mais jeta un œil à Myia et Yoru qui assistaient à la scène en spectateur, comme pour les défier d’oser penser quelque chose de vaseux au sujet de la psychotique. Celle-ci opta d’ailleurs pour une leçon nerveuse d’embobinage tout en ralliant l’irlandaise à sa cause d’un coup de coude dans les côtes. Elle reprit discrètement son inspiration, accrocha un sourire hypocrite à ses lèvres, et dit :

- Oh oui ! On ne pouvait pas être mieux accueillit dans ce superbe colisée.

Malgré tous ses efforts, l’ironie de sa voix devait être palpable, et c’est une chance que les hommes étaient déjà trop souls pour la relever. La brunette fit s’assoir Raoul aux cotés de la borderline tandis que toute la cantine s’était mise à trinquer à force de coups de chope qui rependaient de l’alcool un peu partout. Entrainée jusqu’au buffet pour choisir de quoi sustenter le gladiateur malvenu, Melena écoutait les explications de sa camarade, déjà plus claires que celles qu’elle lui avait bafouillé sous la table. Restait de savoir si la victoire à une compétition justifiait de se dénuder devant un pervers né, mais elle remit cette réflexion philosophique à plus tard car Jade soulevait une interrogation à laquelle il allait falloir répondre vite. Peu convaincue, l’irlandaise fit une mou qui trahissait son avis.

- Tu crois qu’il faut combien de verre à un gladiateur sextusien endurci comme lui pour tomber ?

*Si jamais cela était possible* Pensa-t-elle sans oser en faire la remarque à haute voix.

Pouvaient-elles le tuer ? Le poignarder discrètement alors que le pouvoir de la necrophobe se chargerait – bien que cela la répugnait au plus haut point – de le faire quitter le réfectoire avec autant d’entrain que pouvait emprunter un cadavre manipulé par magie, puis se jeter quelque part pour leur laisser le temps de s’éclipser. Non, mauvaise idée. Un homme de sa carrure ne se laisserait pas avoir par deux adolescentes de leur corpulence sans se défendre, et à moins d’avoir des bras d’une tonne chacun, il devait être impossible de lui assener un coup mortel à main nue.

Les réflexions morbides de la necrophobe furent coupées court car celle que son amie avait précédemment désignée comme une certaine Felindra qui lui fichait les jetons s’approchait en longeant le buffet à la recherche de quelque chose digne de remplir son verre. Sans se poser plus de question, Melena attira Jade à elle pour l’écarter du chemin de la femme, si près que leurs lèvres n’était plus qu’à quelques centimètres. Le rose montait aux joues de l’irlandaise alors que la chaleur des cuisses de son amie contre les siennes la détendait en lui faisant peu à peu oublier l’endroit où elles se trouvaient. Si proche, elle mourrait d’envie de s’approcher pour voler un baiser à ces lèvres qui la narguaient, mais elle se força à fermer les yeux et fit un signe de tête en direction de Felindra qui venait de trouver un tonneau plein.

- Désolé… apparemment il faut éviter qu’elle te voit alors…

Des sifflements appréciatifs retentirent devant la proximité des deux adolescentes, ce qui poussa Melena à brusquer son amie pour qu’elle s'en retourne vers la table où devaient l’attendre ses acolytes voyageurs en compagnie des gladiateurs souls. Elle saisit au passage une grande bouteille de ce qui ressemblait à un alcool très fort, puis murmura à l’oreille de Jade avant de parvenir à la table où Raoul poussa une exclamation qui exprimait à la fois son impatience et sa satisfaction.

- On va essayer de le faire boire oui… mais si jamais ça ne marche pas, il va falloir trouver autre chose.

La necrophobe prit une grande inspiration, résignée à surmonter son dégoût et à jouer son rôle à la perfection, puis posa une main dans la nuque moite de leur hôte et la laissa glisser jusqu’à son épaule alors qu’elle prenait place à ses cotés pour verser dans sa chope déjà vide une bonne ration de sa boisson forte. Elle se retint d’essuyer sa main souillée de la sueur grasse de l’homme pour lui jeter un regard entendu qui ne lui ressemblait pas.

- Monsieur Raoul ! Désolé de cette attente, mais c’est un mal pour un bien ! Jade m’a fait l’éloge de vos qualités d’athlète et je dois admettre que vous êtes plutôt… enfin, que je suis tout à faire d’accord avec elle !

Son sourire forcé se crispa devant le fait que le mot « séduisant » était resté coincé au fond de sa gorge. Le concerné avala une grande gorge de sa chope en riant, laissant la brunette reprendre.

- Mais vous savez, il n’y a pas qu’elle qui dispose d’arguments tout à fait convaincants ! Oh, je ne parle pas de moi, qui n’ait pas vraiment été gâtée par la nature ; je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps ; mais…

Son regard dévia discrètement mais clairement vers Myia, de manière à ce que l’attention du gladiateur et de ses amis qui buvaient le déroulement de la scène pour le moment silencieusement soit détournée. Ce n’était évidement pas très sympa de sa part de refourguer le problème à la borderline, mais il ne s’agissait que de faire diversion pour gagner du temps. Si l’homme tombait raide, personne n’aurait à faire à son intimité, et c’était le but recherché. Mais dans le cas contraire, à court de solutions miracles… Melena préférait sacrifier la santé de la femme-enfant plutôt que celle de son amie.
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MessageSujet: Re: L'ambition de Bénificcus   Mer 7 Juil - 21:27

Ces deux filles étaient bien désespérantes. Myia avait certes un plan bancal, mais plutôt que de directement le jeter à la trappe, elles pouvaient très bien proposer des améliorations. Piquer des vêtements n’était pas chose impossible. Et qui prendrait la peine de vérifier la présence de leur collier en cas d’émeute… ou d’incendie. Son esprit ne s’attarda pas bien longtemps sur ce détail qui aurait pu l’énerver, et elle se contenta d’engloutir une nouvelle part de gâteau. Jane avait parlé de chorizo et son appétit s’était réveillé.
La remarque de Jade cependant la fit bien rire. L’avait-elle vu boire ? Myia afficha une moue amusée. Son attitude un peu désinvolte et légère était constante, rien d’affolant.

- J’ai pas bu, c’est pour Yoru ! Ca désinfecte l’alcool. (^^’’…)

A défaut de savon il fallait bien trouver quelque chose. Sans doute pour esquiver son manque de discernement, Jane Doe se rua sous la table et fit exprès de renverser un verre, d’eau heureusement, sur ses genoux. Myia, désespérée, roula des yeux, se leva pour noyer si peu de gentillesse dans un bon gâteau. Manque de chance, elle tomba nez à nez avec un type arrogant qui ne manqua pas l’occasion de la reluquer.
La jeune femme pencha la tête de curiosité et observa ce nouveau personnage. C’était donc lui que Jane connaissait ? Pas très intéressant au premier abord. Ignorant ses remarques, elle prit la direction du buffet, le frôlant au passage sans tenir compte plus longtemps de sa présence.
Malheureusement pour tout le monde, ils n’avaient pas bougé alors qu’elle avait volontairement attardé ses recherches au niveau du buffet. Peut-être cherchaient-ils un prétexte pour créer une émeute ? Dans ce cas là les filles ne manqueraient pas l’occasion de ce servir de ces zigotos. Pendant son absence, d’autres individus peu recommandables avaient rejoint le fameux Raoul. Un prénom à coucher dehors, encore.
Si Jane ne pouvait cacher sa crainte, elle prit sur elle pour rester polie. Faire la lèche-botte permettait de sauver sa vie quelques fois. Myia jubilait en l’imaginant s’adresser à elle de la sorte. Un doux rêve, qui le resterait d’ailleurs.
Finalement, les deux adolescentes prirent la fuite de manière grandiose, laissant en plan la jeune femme seule en compagnie d’un Yoru muet comme une carpe et d’hommes repoussants sur les crocs.
Une envie subite de vengeance s’empara d’elle, mais malgré tout, les mots « je ne connais pas ses filles » restèrent bloqués dans sa gorge. Trop bon, trop…
Elle tourna le dos à Raoul et sa clique pour se replonger dans son assiette qui ne lui faisait plus tant envie que ça maintenant.

* Parler de seins à table, quelle belle brochette de pervers. Je déteste cette ville ! *

Inquiète pour sa propre survie, et curieuse de connaitre le passé commun entre Jane et Raoul, la jeune femme jeta un regard en biais vers le duo en fuite. Pourquoi les inviter et parler de fuite si c’est pour les tenir à l’écart au premier danger apparent. Melena avait intérêt à lui faire comprendre la situation ! La pauvre bouchée fondante de gâteau ployait sous les coups de piques acharnés de la jeune femme.
Une idée n’arrivait pas à s’échapper de son cerveau. Ces trois bonhommes serviraient leur fuite. C’était peut-être l’espoir.
De façon plutôt surprenante, elle se retourna violemment vers le trio infernal.

- Vous faites quoi ici ? Vous venez d’où ?

Et qu’elle n’en rajoute pas une couche Jane Doe. Si elle le connaissait, autant le lui présenter. Ca lui aurait peut-être évité des question aussi banales !
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